Le topic des Angoissées

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par Wayzea, le 9 septembre 2009.

  1. Wayzea

    Wayzea
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    Ridonkeylus

    'Il parait que les crises d'angoisse touchent une personne sur trois. Ben c'est tombé sur moi... Pas de bol!', Wayzea, 9 Septembre 2009.

    Un topic pour que toutes les Mads angoissées puissent parler de leur(s) angoisse(s), se rassurer et échanger leurs impressions. Parce que, sans même arriver à la crise d'angoisse, c'est une sensation assez handicapante.

    Je propose quelques pistes pour en discuter : qu'est-ce qui vous angoisse? A quel moment ça vous arrive, plutôt le soir, le matin, en hiver, la nuit? Qu'est-ce que vous ressentez? Quels sont vos petites astuces pour vous calmer?
     
    Mioulou et Eilinel Myrdun ont BigUpé.
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Un topic tout frais pour moi ça.

    J'ai toujours été une véritable angoissée de la vie, au sens propre comme au figuré. Mes angoisses sont multiples et omniprésentes, car j'angoisse d'angoisser, de la vie, de la mort, d'une foule de choses purement paradoxales et en tous points excessives. Je constitue une véritable Peur sur pattes, tout simplement.
    Il suffit d'un rien pour que mon stress vienne s'y ajouter au grand galop, à renforts de crises existencielles et d'interrogations. Je me remets en cause en permanence, réfléchis à l'excès à tout ce que je fais ou peux ressentir.
    Je prie bien souvent pour qu'un être vienne enfin inventer un point Zéro du cerveau, un temps-mort qui me sauverait de mes petits poisons personnels. Un entre-deux. N'importe quoi pour finalement me sentir apaisée, au-delà de la simple mélancolie que je m'obstine à creuser pour en observer les tréfonds.

    Je crois que mes angoisses se montrent principalement lorsque je ne parviens pas à m'endormir (ou est-ce parce que j'angoisse que je n'y parviens pas ? Le mystère est non-encore résolu). Je pense, remue, brasse, joue avec mon vrac pour finalement arriver au même constat désespérant : j'ai peur. Du passé, du présent, de l'avenir. Et tout cela ne fait donc que renforcer mon sentiment d'insécurité à me voir "inancrée", intemporelle, instatuée. C'est un cercle sans fin et d'un vice au delà du commun.

    Je n'ai pas encore trouvé le remède miracle qui me sauverait de moi, je tente juste de me rassurer en incarnant un pur pastiche de relativisme et en me blottissant dans le creux de mon homme, l'un de mes seuls repères dans le flou. J'angoisse toujours au final, mais j'en parle, je le murmure et le partage. Dès lors tout cela ne m'appartient plus qu'à demi et je me sens soutenue.
     
  3. Wayzea

    Wayzea
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    Ridonkeylus

    Je me reconnais assez dans ce que tu écris Zinzoline (d'où le big-up).


    J'ai commencé à angoisser il y a un 2 ans. Et je ferai tout pour retourner dans le passé, au moment où j'étais insouciante et où ça me faisait sourire de sentir battre mon c?ur dans ma poitrine le soir en m'endormant.

    Tout a commencé par un sentiment de fatigue, des tremblements lorsque j'étais debout, des difficultés à respirer, et du coup, à m'alimenter (l'impression d'étouffer quand j'avale de la nourriture ou que je bois). Et puis une nuit, je n'arrivais pas à dormir, mon c?ur battait beaucoup trop fort, ça m'inquiétait. Jusqu'à un point de non limite, je me suis cru mourir. Mon c?ur battait à 140 pulsations/minute, alors que j'étais allongée tout bêtement dans un lit.

    J'ai consulté un généraliste qui m'a prescrit du magnésium et de l'homéopathie.

    Sur le moment, j'ai cru que j'avais un problème cardiaque, et limite, ça m'aurait arrangé. Un mal physique me paraissant tellement plus simple à guérir qu'un mal psychique. J'ai dû me rendre à l'évidence que je venais de faire ma première (et pour l'instant unique) crise d'angoisse. J'ai eu une période où j'étais angoissée chaque jour, maintenant c'est beaucoup plus diffus. Ça m'arrive moins violemment et moins fréquemment. Pendant mes périodes d'angoisse, je suis toujours en train de vérifier mon coeur, parce que (et c'est idiot) je flippe quand je le sens battre fort, et je flippe aussi quand je ne le sens plus. Donc j'suis pas aidée...

    (HS : en fait, ça me fait penser au topic sur les naissances. J'me demande si ça n'a pas un rapport avec mes arrêts cardiaques, je ne sais pas si vous avez lu).

    Ce qui m'angoisse, c'est avant tout la mort, et tout ce qui y touche par le fait : tomber malade, faire des activités dangereuses, etc. Je suis également angoissée par le futur, tout ce qui ne peut pas être prévu. J'angoisse de rater ma vie, de ne pas prendre les bonnes décisions. Et la seule personne avec qui je me sens bien dans ces cas là, c'est Dou. Lui seul me calme, je suis sereine avec lui, peu importe l'endroit. C'est en cela que je me rapproche de Zinzoline.
     
  4. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je suis une personne assez angoissée aussi, depuis un an / un an et demi. Allez savoir pourquoi tout à coup je suis devenue une angoissée de la vie. C'est peut-être depuis que j'ai pris conscience de ce qu'est la vie hors de chez papa/maman, la vie seule, en autonomie.

    Je me pose toujours pleins de questions sur tout. La vie, l'amour, les études... Je peux me pourrir pour pas grand chose au final. Mais lorsque je suis en vacances, je suis étonnamment relaxée et libérée de mes angoisses.

    La pire de mes angoisses repose dans le fait que je suis très très inquiète pour tout ce qui relève de la santé. Dès que j'ai un pet de travers, une douleur ci ou là, je me vois mourir. Et comme j'angoisse, j'ai des douleurs intercostales, qui me donnent l'impression d'une douleur au coeur ; le truc le plus flippant possible. Et je suis comme ça pour tout, tout, tout, quand il s'agit de santé. Est-ce parce que j'ai vécu mon adolescence dans un climat médical difficile, mon père ayant été assez malade à cette période, sans doute. Il m'a imprégné, comme il a imprégné ma soeur, de cette inquiétude perpétuelle du corps et de la maladie.

    Bref, ça c'est pour mon angoisse face à la maladie. Depuis peu je suis assez angoissée face aux choses simples de la vie, aller en cours, réussir, que ferais-je de ma vie ? Aurais-je un job qui me plaira ? Gagnerai-je ma vie ou cette dernière sera-t-elle un désastre total ? Etc, etc... Questions existentielles qui te pourrissent le moral pour quedal, au final.

    Depuis peu j'angoisse aussi pas mal par rapport à la mort, la mienne mais surtout celles de mes proches.

    Moi, mes angoisses se traduisent par un profond sentiment de détresse et de tristesse, et de crises de larmes plus ou moins fortes/longues.
     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Quand je me sens mal dans ma peau, j'angoisse. J'angoisse et je pense directement à la mort. Et là, je me pose un tas de questions, je me dis qu'après il n'y a rien, et plus jamais je ne vivrai. Rien que d'en parler, je me sens toute chose. Et dans ces moments-là, je pleure (non, pas en ce moment, je vous rassure).

    J'angoisse aussi pour des choses toutes bêtes, comme par exemple comme en ce moment, lorsque je vois mon portable sonné et que je vois que c'est mon "ex" qui appelle.
    Sinon, je suis assez calme et j'essaie de ne pas stresser pour un rien. D'ailleurs, je ne stresse presque jamais.
     
  6. Pantoufle

    Pantoufle
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    Reine Sperme des Neiges

    J'étais à l'origine une personne tip top zen (oui je sais l'expression est ridicule mais chut ;) ), et puis je me suis lié d'amitié avec une fille et on a eu une relation malsaine, c'était mon amie mais elle se plaisait à me rabaisser, à me critiquer, à descendre ma famille ...
    Les 4 années du collège ont été dures pour moi à cause d'elle, et je ne savais pas comment sortir de cette relation. A l'aube de ma rentrée en 3ème, en rentrant de vacances j'ai fait ma première crise d'angoisse, j'étais devant ma TV et d'un coup je n'arrivais plus à respirer, j'ai cru que j'allais m'étouffer. Et pendant plusieurs jours j'étais comme en pleine crise d'asthme. Je pouvais plus rien manger sinon je m'étranglais, je me nourrissais seulement de soupe. Mon appréhension à l'idée de repasser une année avec cette fille dans ce calvaire se manifestait comme ça.
    Mes parents pensaient (et pensent toujours) que je faisais du cinéma, ne l'ont pas pris au sérieux. J'ai gardé des séquelles de cette crise, encore 6 ans après. J'ai un blocage avec la viande (que je trouve dure à avaler sans s'étrangler) et d'autres aliments.

    Mon "amie" se foutait de moi ouvertement parce que désormais je mettais énormément de temps à manger, en mâchant bien pour ne pas m'étouffer, et j'ai commencé à manger moins et à ne pas finir mes assiettes, elle me culpabilisait (devant ma famille) en disant "Mais manges, tu penses pas aux petits africains qui meurent de faim !". Personne ne comprenait, je l'ai extrêmement mal vécu.

    Par la suite j'ai pu me libérer de cette amitié, et ma vie a complètement changé. Mais ça a ancré des angoisses en moi qui ressortent de temps en temps. J'ai eu encore une amitié malheureuse 2 ans plus tard, une fille qui ne cherchait pas à me nuire mais qui me transmettait tout son stress, je l'absorbais comme une éponge pour qu'elle se sente mieux. Au bout d'un moment j'ai craqué et j'ai refais une crise (mais moins forte). Depuis ce temps là je suis très stressée, ce que je n'étais jamais avant.

    Désormais, je n'ai heureusement pas d'angoisses chaque jour, ni même régulièrement. Je n'ai jamais refait de grosse crise comme la première. Je fais plutôt désormais des petits moments de mal-être où j'ai du mal à respirer, la gorge serrée mais pas à point d'en être hystérique. Quand ça m'arrive, je réussis désormais à passer plus ou moins outre jusqu'à ce que ça s'en aille.

    Cependant j'ai encore des angoisses. Un troisième épisode, l'an dernier (où j'ai extrêmement angoissé pour mon amoureux qui faisait une dépression loin de moi), a fait que de quelqu'un de solitaire je suis passé à quelqu'un de très dépendant et qui ne supporte pas de se retrouver seul, en particulier quand la distance concerne mon amoureux. Le mois dernier j'ai été séparé de lui un mois, et comme je n'avais rien à faire de mes journées et que j'étais plus ou moins coupée du monde, je l'ai très mal vécu, je me suis senti abandonnée et extrêmement seule (bien qu'étant avec mes parents). J'avais du mal à respirer, et mon moral était vraiment bas. Mon gros problème est que si j'ai pas de nouvelles de mon amoureux pendant plusieurs heures et que c'est inhabituel (par exemple qu'on était sensé s'appeler ou autre) je deviens extrêmement anxieuse voire même hystérique, et comme mon cher et tendre est un peu tête en l'air ça m'arrive 2-3 fois par an et c'est éprouvant pour moi.

    Dans 9 mois je vais devoir partir 2-3 mois à l'étranger. J'appréhende beaucoup ça parce que je serai seule, et que si mon amoureux ne me donne pas de nouvelles je n'aurai aucun moyen de me rendre sur place le voir, et comme il vit seul personne ne pourra me renseigner.

    Quand je ne suis pas confrontée à ce genre de situation épisodique, mes angoisses sont quasi absentes et je le vis très bien. Mais je pense tout de même aller voir un psychothérapeute pour en parler et voir si je peux apprendre à gérer mes peurs et le fait de passer un long moment seule.

    Ah oui je voulais rajouter que comme certaines des demoiselles qui ont écrit ici, je suis hypocondriaque et je m'imagine toujours avoir une maladie quelconque. Et j'ai, quand je suis angoissée, des douleurs intercostales, parfois très fortes, qui me font penser avoir un problème cardiaque. J'ai fait des examens, je sais que je n'ai rien et que c'est d'origine psy, alors ça me permet de me calmer.
    Mais ma propre mort ne m'angoisse pas du tout. Celle de mes proches par contre si, mais j'arrive à ne pas me focaliser là-dessus (sauf quand je n'ai pas de nouvelles par exemple).

    Bon, voilà j'ai raconté ma vie, désolé Wayzea d'avoir un peu polluer ton topic ^^ en tout cas chapeau pour l'idée ! Ca fait du bien de confronter nos expériences.
     
  7. Wayzea

    Wayzea
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    Ridonkeylus

    Je fais une différence entre stress et angoisse.

    Pour moi le stress, c'est une appréhension par rapport à quelque chose de connu : un examen, une rencontre, avant de monter sur scène... Et finalement, c'est quelque chose d'assez positif puisque ça permet de se motiver davantage (de revoir ses leçons encore +, etc). Et l'angoisse, c'est une appréhension beaucoup plus forte, et pour une raison floue voire carrément inconnue, et ça 'paralyse'.

    Vous faites la différence entre les deux aussi? Et si oui, laquelle?

    Et Lavana, your are very welcome :fleur: Comme tu dis, ça fait du bien d'en parler, on se rend compte que ça touche du monde finalement.
     
  8. kawli

    kawli
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    Je suis une grande angoissé de la vie, le stresse,l'angoisse, et le fait d'être très anxieuse rythme mes journées.

    Ça devient très problématique, car parfois la nuit je ne dors pas car mon cerveau est tjrs en marche et je me pose toujours tt un tas de questions.

    A cause de ça j'ai des sentiments et des réactions de gêne dans certaines situations, ou je ne me sent vraiment pas bien.

    D'ailleurs ça me provoque de grosses migraines, des bouffés de chaleur.

    Mes angoisses font que je me renferme sur moi même, et je n'arrive pas à être bien. Faut tjrs que je visualise, cerne..

    Avec le temps j'ai réussit à prendre de l'assurance, mais c'est vraiment pas évident a gérer.
     
  9. Pantoufle

    Pantoufle
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    Reine Sperme des Neiges

    Je trouve ta définition bonne. Sauf que moi je distingue 2 sortes de stress, celui dont tu parles, positif. Et un stress qui découle des angoisses, et qu'il est négatif parce qu'on ne connaît pas la cause, ou elle floue comme tu disais.
     
  10. Pantoufle

    Pantoufle
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    Reine Sperme des Neiges

    Oh Adreena. Mon amour aussi a très peur de faire une rupture d'anévrisme dans son sommeil. Il en parle de temps en temps, il est persuadé qu'il ne vivra pas vieux et que ça le tuera (d'ailleurs dès qu'il a quoi que ce soit à la tête, un ganglion ou autre il dit "c'est un anévrisme de toute façon je vais mourir de ça" je trouva ça horrible) et c'est sa hantise de mourir dans son sommeil sans le savoir. Il y a quelques mois il s'est évanoui après un mal de tête (qu'il a constamment), il était tout seul chez lui et s'est réveillé 5 heures plus tard. Il a fait plusieurs examens (cardiaques, IRM etc ...) et on a rien trouvé. Je pense que c'est sa peur qui a fait ça, en tout cas j'espère que ce n'est rien de plus grave. Je pense que tu n'as pas à t'inquiéter, même si je comprends que c'est angoissant. On a tous ces choses qui nous obsèdent et nous font angoisser alors qu'au final y a pas forcément lieu.

    Pour ma part, j'ai un peu de mal à aller au lit aussi, mais c'est parce que je n'aime pas dormir seule. Quand je suis avec mon amour, je peux aller me coucher tôt ça ne me dérange pas, et je dors vraiment très bien (contrairement à quand je suis seule, enfin parfois).

    Bon faut que j'arrête de devenir une habituée de ce topic ;)
     
  11. Cygnus

    Cygnus
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    Sous-marin

    Wayzea ce topic est pour moi, merci beaucoup (tu créé des sujets supers tu le sais?). Je reviendrai faire mon pavé et puis j'ai à vous lire toutes d'abord.
     
  12. KittyKiller

    KittyKiller
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    Penistration Crew

    Je trouve que c'est une définition intéressante, mais je pense que parfois, même lorsqu'on connaît la cause, le stress ne peut pas être positif. Je sais que chaque fois que je dois voir ma mère, je stresse, et ça se manifeste corporellement, j'ai des plaques rouges, des boutons sur les doigts, la gorge serrée, des douleurs dans la poitrine et dans la tête, je dors mal, j'ai la nausée, mon corps fait tout pour empêcher que ça se produise. Je sais très bien pourquoi je stresse, mais ça ne m'apporte rien, je n'ai pas à me dépasser, ou à me motiver, je n'ai pas le choix et ce stress ne fait qu'empirer les choses.

    J'angoisse très souvent de peur d'être malade. Je sais que j'ai des tendances hypocondriaques donc je rationalise mais c'est pas toujours évident.
    A côté de ça je suis parfois angoissée, sans raison évidente. J'ai peur, mais je ne sais pas de quoi, je sens qu'il y a quelque chose qui cloche, quelque chose d'anormal, mais je ne sais pas ce que c'est. Comme si j'étais censée faire quelque chose, mais je ne sais pas quoi.
     
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