L'économie de la guerre

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par L. M., le 3 août 2012.

  1. L. M.

    L. M.
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    Member of ze Rédac'

    Ce sujet est dédié aux réactions concernant cette actu : L'économie de la guerre.

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  2. Apaloosa

    Apaloosa
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    Justement, l'article explique explique, chiffres à l'appui, qu'à long terme la guerre ne favorise pas le développement économique. Pour ce qui est des 2 GM, voir notamment la crise des années 30 qui est apparue au tournant de la première. Quand aux Trente Glorieuses, elles sont le fait du boom démographique et de l'avènement en France de la société de consommation, je ne vois pas bien le rapport avec la guerre.
     
  3. VII

    VII
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    Ca te regarde pas

    Ben pour garder des prix bas?
    Je veux dire, pour produire beaucoup pas cher mieux vaut faire des affaires dans un pays en guerre, a part l'OPEP qui a contrôle les prix du pétrole si on payait toutes nos matières premières chères et de façon respectueuse on aurait pas une tel développement économique, on aurait pas autant de biens et on ne consommerait pas autant. Finalement la société de consommation s'appuie sur la pauvreté des pays exportateurs de matière première et souvent on leur fait la guerre pour garder la mainmise sur les prix (Irak mais aussi l'instabilité entretenue dans les pays d'Afrique, l'Amérique latine il y a quelques années).
    La guerre est une composante importante de l'impérialisme, elle peut être "directe": on envoie les bombes et avions mais aussi "indirecte": on fait tomber un chef d'état, on finance des "révolutionnaires" ("contras" à Cuba et ailleurs), et puis il y a l"industrie de l'armement (pays riches).
    Au final, la démocratie et la disparition des armes sont les ennemis du libéralisme, et un danger pour les pays "occidentaux" au sens ou ils perdraient leurs privilèges et leur mode de consommation.
     
  4. Apaloosa

    Apaloosa
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    Je suis entièrement d'accord avec toi sur la manière dont tu résumes (fort bien) le phénomène de l'impérialisme occidental ! Pourtant comme tu le dis, la guerre est un élément important de l'impérialisme, en tant que moyen d'assoir son pouvoir, ou de diviser pour mieux régner, mais elle n'est pas la cause direct de l'enrichissement ;d'ailleurs des fois ça faile (voir l'explication sur les guerres en Afghanistan et en Iraq par exemple). Dire que la guerre est pourvoyeuse de richesse, ce serait comme dire que voyons... que les nuages nous abreuvent :)

    Après je comprendrais que tu dises que c'est du chipotage rhétorique, car in fine, un pays ne déclarerait évidemment jamais la guerre s'il n'estimait pas avoir quelque chose à y gagner.
     
  5. Apaloosa

    Apaloosa
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    Effectivement, la reconstruction a été un des facteurs concourants de la prospérité économique de l'époque, mais au vu du tournant pris par l'industrie (taylorisme et fordisme), et de l'évolution du mode de consommation, je pense que les Trente Glorieuses auraient eu lieu, même sans la WW2. Peut-être plus tôt, peut-être plus tard, peut-être selon des modalités différentes...

    Même comme tu dis, ce n'est pas si simple, c'est sûr que c'est facile de faire de l'histoire-fiction ! :rotate:
     
  6. VII

    VII
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    Ca te regarde pas

    Merci ^^
    En fait je pense que ce sont des phénomènes trop complexes pour être résumés, comme tu le dis ça dépend des pays, de la situation géopolitique antérieure, des bélligérants (les nombreuses guerres civiles africaines ne rendent pas les africains plus riches, au contraire même) et on ne peut pas parler "d'une" économie de la guerre mais l'envisager d'un point de vue historique.
    Et puis l'économie est aussi une question plus vaste que qui gagne combien en faisant la guerre, il y a aussi le cas ou la guerre permet d'installer durablement un "impérialisme culturel" (les US avec le Japon) qui a long terme rapport beaucoup et l'industrie de l'armement produit énormément de richesse pour des armes qui ne servent pas (le Brésil, le Qatar ne se servent pas de leurs chars et avions etc).
    Sans compter que la guerre chez les "civils" entraîne des traumatismes importants voire des problèmes de santé publique (US et leurs vétérans mais aussi les mines/ armes chimiques), je dirais que la guerre rapporte à quelqu'un mais pas "à la société", elle rapporte à des entreprises et intérêts particuliers mais depuis la seconde guerre mondiale aucune guerre (que ce soi du coté de celui qui la déclenche que de l'autre) ne produit de richesses économiques/ "psychologiques" aux populations.
    Je suis partie loin la haha
     
  7. Hole

    Hole
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    Aaah ce qu’il nous faudrait c’est une bonne guerre ! Un bon gros conflit thermonucléaire et zou, on rebâtit tout sur un sol lisse !

    Sauf qu’on sait depuis cent cinquante ans, avec Bastiat et sa fameuse vitre brisée, qu’une destruction est toujours un désastre, macroéconomiquement parlant. @VII vise juste. Même si elle procure des avantages temporaires à quelques agents, la société sort toujours appauvrie de la guerre, car la mobilisation d'une certaine quantité de travail et de capital pour revenir au niveau de richesses d’autrefois constitue un coût, non un bénéfice.

    C'est autant de ressources non déplacées vers un investissement productif.

    Vendre des armes à des pays pauvres qu’on a pris soin de déstabiliser pour qu’ils s’entretuent est une vision à court terme typiquement made in USA.
    On empile des deux côtés des montagnes de dettes qui nuisent à l’épargne et à l’investissement tout en privant l’ensemble de la planète des bienfaits d’un pays démocratique, pacifié et intégré dans le commerce international.


    Cela étant, on confond trop souvent le libéralisme, tel qu’il a été théorisé et appliqué avec succès (Hong Kong, Suisse, Australie…), avec le capitalisme de connivence et néoconservateur américain, composé d'une clique de bureaucrates stipendiés par les lobbies et drogués à l’interventionnisme. L’État belliqueux est systématiquement tentaculaire, donc anti-libéral. Comme l’impérialisme d’ailleurs (Herbert Spencer).

    J’oubliais : évoquer l’aube de la Première Guerre mondiale comme une période libérale c’est à la limite du délit intellectuel.
     
  8. Apaloosa

    Apaloosa
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    Je crois que jte kiffe toi :worthy:
     
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