Les abus sexuels à l'UNEF révélés dans une enquête de Libération

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mymy, le 20 février 2018.

  1. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    #1 Mymy, 20 février 2018
    Dernière édition: 20 février 2018
  2. PousseMoussue

    PousseMoussue
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    Better to be a wolf of Odin than a lamb of God

    Personnellement, c'est malheureux à dire mais je suis loin d'être étonnée.
    De ce que j'ai compris en parlant avec des potes engagées/militantes qui ont côtoyé l'UNEF de près ou de loin c'était connu qu'il faisait pas bon être une meuf là bas. De même, je suis régulièrement le tumblr "Salut Camarade Sexiste !" qui dénonce le sexisme dans la communauté militante de gauche (+certains syndicats du coup), et il y a eu plusieurs posts qui les concernaient. Entre la protection généralisée des violeurs, harceleurs et agresseurs (voir leur montée en grade), leur venue à des ateliers sur les violences sexuelles, la silenciation des victimes, les abus de pouvoir, et plus simplement : le sexisme généralisé dans ses rangs, visiblement c'était loin d'être un secret...

    Du coup, quand je lis dans l'enquête : «Blâmer l’organisation c’est trop facile: il s’agit de comportements individuels, explique Lilâ Le Bas, l’actuelle présidente de l’Unef. » je ris un peu jaune. Certes, ce n'est pas "l'organisation" en tant qu'entité abstraite ou l'intégralité de ses membres qui est responsable de ces actes immondes. Par contre je le répète : c'était connu par beaucoup, on protégeait les agresseurs et on faisait pression sur les victimes pour qu'elles se taisent. C'est un euphémisme selon moi de parler de "comportements individuels" quand tu sais que certains violeurs multi-récidivistes montaient en grade (ce qui leur conférait plus de pouvoir) et ce même après avoir été dénoncés par les victimes. C'est l’entièreté du syndicat qui est à revoir, afin d'empêcher que ce genre de trucs s'y reproduise.

    J'espère en tout cas que tout ces tas de merde font dans leur froc et qu'ils subiront les conséquences de leurs actes.
     
    #2 PousseMoussue, 20 février 2018
    Dernière édition: 20 février 2018
    Euphrosyne, AprilMayJune, Lacus_Clyne et 14 autres ont BigUpé ce message.
  3. Calipo

    Calipo
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    Perso ça m'a fait tiquer aussi ce refus de "blâmer l'organisation" = à partir du moment où ton organisation facilite et protège l'impunité des violeurs, que ceux-ci trustent les plus hautes positions et que tout le monde les laisse faire dans la joie et la bonne humeur, on dépasse clairement le cadre de simples comportements individuels. Je ne sais pas ce qui me choque le plus, cette culture de syndicat complètement perverse (bah oui c'est normal que la direction d'un syndicat s'invite d'office chez des militantes pour dormir), ou le fait que tant de gens aient su au niveau régional et national (femme et hommes compris) sans que ça ne semble poser véritablement de problème. En même temps il ne devait s'agir pour eux que de "petites meufs" provinciales qui ne valaient pas la peine de faire des remous et de mettre en péril leur futur au sein de l'écurie Unef ..

    Dans l'article il est indiqué que l'un des agresseurs qui a été couvert pendant des années est devenu enseignant. Donc on a un violeur récidiviste qui est potentiellement en charge d'adolescentes pour la simple et bonne raison que comme d'habitude les "camarades" préfèreront toujours se protéger entre eux.
     
    Flowercream-, Lacus_Clyne, jjul et 4 autres ont BigUpé ce message.
  4. Ivy-Vinyl

    Ivy-Vinyl
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    Chrysalide

    J'ai travaillé pendant un temps dans le milieu associatif étudiant d'une fac et soyons clairs j'y ai été témoins d'agissements plus que répréhensibles pas forcément liés à des agressions sexuelles
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    A chaque fois les structures censées "encadrer" les activités ce sont dédouanées en disant qu'il fallait uniquement punir les personnes fautives et pas la structure en soi. Il ne faut pas se leurrer ces agissements se transmettent comme on transmet une tradition pour ainsi dire. L'effet de groupe le "tout le monde le fait" banalise ce genre de choses malheureusement et la pression fait que les gens ne parlent pas de suite de peur d'être mis à l'écart de leur cercle social basé souvent sur leur appartenance à une asso, un syndicat étudiant.
    La culture du silence existe au sein de l'UNEF comme ailleurs et il faut en revoir le fonctionnement. Si on se contente de punir les agresseurs connus actuellement ce sera juste histoire d'apaiser la presse et les victimes sans travailler sur le vrai problème de fond.
     
    Peace&Love&It;3, Thinocephale, Lala Piriou et 7 autres ont BigUpé ce message.
  5. Skojune

    Skojune
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    Putain mais ça me sidère l'attitude de ces flics aussi... Lui demander de raconter son viol, devant le commissariat...
    N'hésitez pas à prendre le numéro RIO (celui écrit à droite sur la veste) et à en référer à l'IGPN (ils ont un site pour les "bavures policières" ou vous pouvez les saisir). Pareil si un flic vous refuse une plainte, dites lui que vous avez noté son RIO et que vous allez en référer à l'officier. Bref petit HS mais ça m'agace !!!
     
    Chips, cryhouse, Pau La et 3 autres ont BigUpé ce message.
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