Les cours d'éducation sexuelle — Appel à témoins

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 19 mars 2015.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Whats

    Whats
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    PAS LE MALEFUUUUCK!

    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e) ?
    Alors c'était en 4ème il me semble. On avait eu les cours sur la reproduction avec la prof d'SVT mais d'un point de vue purement anatomique, pour la sexualité et la contraception on a eu deux intervenantes extérieures et c'était sur une seule fois.
    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?
    Je ne me rappelle pas exactement dans quel cadre mais je pense pas qu'il ait été question de mariage, ça m'aurait déjà choquée. Il a été question de plaisir mais abordé de façon très étrange, j'ai souvenir qu'une des deux femmes a dit quelque chose comme quoi quand on était excité-e tout le corps devenait hyper sensible et chaque mouvement devenait source de plaisir, c'était très awkward j'en suis sortie avec une image un peu à la 50 shades of grey où la fille a limite un orgasme chaque fois qu'il lui effleure le bras.
    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?
    Il a été question du consentement et du viol mais surtout autour de l'alcool (si la fille est bourrée, c'est du viol). Par contre pas du tout du viol conjugal et aucune info sur le fait que le violeur fait généralement partie de l'entourage proche.
    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?
    Je crois qu'on a parlé d'à peu près tout, on n'est peut-être pas rentrés dans le détail pour les stérilets hormonaux/au cuivre mais tout a été cité il me semble. Après elles ont beaucoup insisté sur le préservatif masculin comme permettant aussi d'éviter les IST.
    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?
    J'étais déjà pas mal informée en fait, donc personnellement ça ne m'a pas appris grand chose (à part peut-être les formes de contraceptions obscures type spermicide etc qui sont assez peu fiables). Par contre je me souviens qu'on était tous très gênés, que c'était plein de petits rires bêtes et que l'intervenante n'a pas réagi à un "mais madame une meuf qui suce c'est quand même un peu une salope" (:non::non::non:)
    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?
    Je pense que c'était pertinent et réaliste mais insuffisant et pas très bien amené. Je suis partagée sur la question de l'âge, où à la fois je me dis que ça serait peut-être bien d'en parler très tôt, à la fois les plus jeunes ne se sentiront pas forcément concernés par ces questions. Après je fais partie d'un programme de l'asso Léo Lagrange dans lequel on intervient en collège/lycée, il y a une journée de lutte contre le sexisme/l'homophobe et d'éducation à la sexualité et je trouve que c'est pas mal fait : ça passe par de l'éducation populaire donc on évite d'être descendants, on aborde la notion de genre, des oppressions qui passent à travers les insultes, et ensuite on part directement des questions des jeunes (posées de façon anonyme), on répond à tout, on a quelques messages de prévention à faire passer en plus, et on leur laisse un petit bouquin qui est pas mal fait qui répond aux questions courantes et qui insiste sur le consentement. C'est pas parfait-parfait mais je pense que j'aurais préféré que ça soit fait un peu comme ça, de façon plus interactive, et en utilisant toutes les blagues qui fusent dans ce genre de situation pour apporter l'explication qui va avec.

    J'ai l'impression d'avoir juste fait de la pub pour mon truc maintenant mais c'était pas le but hein :lol::shifty:
     
    Adios Badmoizelle et A2 ont BigUpé.
  3. A2

    A2
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    Bonjour

    Voici donc mon expérience de la chose.

    J'ai eu un cours d'éducation sexuelle en 4ème, au collège donc, vers 13 ou 14 ans si je calcule bien.

    C'était comme une conférence, on était toute la classe, et c'est notre CPE qui s'est collé la discussion gênante, avec tous les gloussements dès qu'un mot "interdit" était prononcé.

    Je ne me souviens pas du tout qu'on nous ait parlé de mariage, ou de normalité. On nous a présenté ça sous forme de statistiques (premières relations généralement vers tel âge pour les fille, tel âge pour les garçons), on a bien insisté sur la contraception (les différents moyens qui existent) et LE PRÉSERVATIF (il nous a montré comment l'enfiler sur un pied de chaise, glamour...) masculin et féminin.

    Nous avons eu en face un interlocuteur très ouvert et "moderne". Donc oui, on a parlé du plaisir, des relations hétéros et homosexuelles, nous avons même chacun pu poser des questions anonymes (sur un papier dans une boîte, qui étaient lues tout haut et auxquelles il répondait calmement, sans tabou).

    Je ne me souviens pas qu'on ait parlé consentement ou viol. Par contre c'est un sujet qui a été abordé plus tard lors de la journée d'appel, donc à 17 ans.

    Pour ma part, ce cours est intervenu trop tôt, je n'étais pas du tout dans cette optique là encore, cependant c'était le bon moment : beaucoup de mes amies étaient prêtes à sauter le pas. Mais du coup pour moi, j'avais comme "oublié" tout ça quand ça m'est arrivé. Ma famille est très secrète pour tout ça, je n'ai donc eu aucune autre information à ce sujet (sauf des copines, mais c'est un peu trash, elles m'ont surtout fait peur).

    Nous avons eu la chance d'avoir un interlocuteur ouvert à tout type de relation, ce qui, je pense, n'est pas le cas de tous. Je pense que c'est le bon âge pour en parler, mais il devrait y avoir des "cessions de rattrapage" plus tard...
     
  4. Lunia

    Lunia
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    Petite oui, mais espiègle

    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)
    J'ai eu un premier cours sur l'éducation sexuelle en CM2, la maitresse nous avait demandé de noter sur un papier une ou plusieurs questions sur le sujet. Puis on avait dépouillé ensemble les questions et tenté d'y répondre tous ensemble.
    Puis en 4e l'infirmière du collège est venu nous voir (nous étions filles et garçons dans 2 pièces différentes). On nous a présenté les différents types de contraception (pilule, preservatif (feminin et masculin), sterilet...) et leur mode d'utilisation. On a aussi discuté des règles et de la grossesse.
    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?
    Je n'ai pas trop souvenir du cadre dans lequel les relations sexuelles étaient présentées. En CM2 ça devait être à base de "quand un homme et une femme s'aime très fort, ils peuvent faire l'amour" après en 4e aucun souvenir (il n'y avait peut être même pas de cadre) en tout cas il ne me semble pas que le mariage est été abordé,
    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?
    La grossesse, la contraception, les phénomènes de la conception (spermatozoide feconde l'ovule), les règles, la puberté.
    Pas de souvenir de la question du consentement ni du viol (mais ma mémoire me fait peut être défaut...)
    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?
    Préservatif masculin (avec démo sur banane ^^) et féminin (avec démo de comment ça marche), pilule, stérilet
    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?
    En CM2 il y avait beaucoup de rires ((la question : "les spermatozoides peuvent ils remonter jusqu'au coeur?", je m'en souviens encore) mais j'ai trouvé que le système de poser des questions anonymes étaient très bien !
    En 4e, l'ambiance était beaucoup plus sérieuse (malgré toujours quelques gloussement) j'ai eu l'impression d'apprendre des choses notamment sur des moyens de contraception dont je n'avais jamais entendu parler

    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?
    Je trouve que j'ai bien été informé, le système des questions anonymes est une bonne idée.
    Après la question de l'age est délicate, parce que nous ne grandissons pas tous au même rythme, je pense qu'une première session au collège est nécessaire pour expliquer les phénomènes de la puberté et commencer à parler d'éducation sexuelle. Une deuxième session au lycée ou les choses deviennent peut être plus sérieuse et concrète.
    J'aurai aimé qu'on aborde les notions de plaisir, de consentement, de viols, d'homosexualité etc..
     
  5. Ewina

    Ewina
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    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)
    J'ai eu au moins un cours, en 3e, par un intervenant extérieur. Puis quelques notions éparpillées en 1ere, par le prof de SVT.
    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?
    La notion de plaisir a été évoquée, mais aucune raison n'a été donnée pour avoir des relations sexuelles, si ce n'est l'envie. Ça m'a paru assez sain.
    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?
    La contraception, la confiance, des notions d'anatomie, et la définition "technique" du viol (pénétration). Je ne me souviens pas qu'il y a eu d'insistance sur la notion de consentement, ni d’attouchement ou d'agression sexuelle. Et une grande partie sur les différences (y compris psychiques) filles/garçons, comme quoi nous ne pensions pas de la même façon, toussa...
    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?
    Le préservatif, et sans doute un tour d'horizon rapide au moins de quelques autres moyens, mais très rapide comparé au temps passé sur le préservatif.
    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?
    Nous avons été gênés surtout je crois. L'explication de la définition du viol a un peu parasité toute la discussion pour moi. Certains ont listés à haute voix une liste des objets avec lesquels on pouvait violer, et ces images m'ont hanté quelques années après ! Et même à l'époque, j'avais été très gênée par la partie "différences filles/garçons". J'ai plus appris avec les BD informatives que ma maman laissait "négligemment" trainer (contraception, consentements, risques et prévention).
    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?
    Je pense qu'il faudrait plusieurs interventions, étalées sur plusieurs années, par des personnes extérieures ou non, pendant le collège. Plus d'insistance sur la notion de consentement, et peut-être un peu de dédramatisation. Une phrase comme "tant que tout le monde est d'accord, et que tu n'enfreins pas la loi, tout est possible, et rien n'est mal" m'aurait bien aidé !
    Une affiche dans l'école indiquant qui contacter pour avoir plus d'infos/un accès à la contraception... serait aussi un plus (planning familial &co; voire même des vidéos comme Sex+). Au collège une infirmière était tout le temps présente, mais je n'aurais jamais osé, et au lycée elle n'était là qu'une demi-journée par semaine ! Et je n'aurais jamais pensé non plus à aller voir dans une pharmacie, alors que je me suis rendue compte plus tard que ce pouvait être une vraie source de réponses !
     
  6. LostButterfly

    LostButterfly
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    I love Food

    Alors pour ma part, c'est bien simple, je n'ai eu AUCUN cours d'éducation sexuelle !
    J'ai fais mes années collège dans un établissement privé, mais sous contrat, et visiblement les cours sur la sexualité ça leur passait bien au dessus de la tête. J'ai bien eu les cours sur la reproduction en SVT, on y a vite fait énuméré les différents moyens de contraception, on avait parlé des règles (je m'en souviens bien puisque tous les mecs avaient eu cet air mi-choqué mi-géné en mode "les règles c'est dégueu on en parle pas") puis la prof nous avait distribué des serviettes hygiéniques, que certains mec avaient piqué aux filles pour les humilier en les collant sur leur sac à dos... bonjour le moment sooooo awkward (et quelle bêtise quand j'y repense !)... évidemment, elle n'avait pas distribué de préservatif hein ;)

    Je n'avais pas de cours sur la sexualité, en revanche j'avais bien des cours de religion ! En moselle cela existe toujours mais ce n'est pas obligatoire dans les établissements publics, en revanche dans les établissements privés, même si tu es athée (comme je l'étais) tu es obligé d'y participer. Au premier abord ça n'a rien à voir avec la choucroute et pourtant ! En 3e notre prof était TRES orienté religieusement et pas du tout ouverte, et je pense assez bien la décrire en disant qu'à mon avis elle a manifesté avec la LMPT ces dernières années. Et donc, cette femme a eu la bonne idée un jour, en cours de religion donc, d'aborder le thème du sexe. Ou plutôt de "faire l'AMOUR" puisque le sexe c'est moche mais si c'est avec et uniquement avec amour alors ça passe. Nous avons eu droit au florilège ; l'avortement c'est mal et si tu te fais avorter t'es un enfant de satan, la sexualité c'est sale, sauf dans le cadre du mariage et avec amour, le viol... ben c'est forcément la faute de la fille hein, voyons, elle a qu'à pas s'habiller aussi court ! etc. etc. Cette "prof" nous a ensuite expliqué en détail ce qu'était un IVG et comment il se déroulait. Elle avait bien choisit ses arguments, à base "d'aspirateur" de "bébé qui souffre" de "vie humaine qu'on détruit" etc. Elle nous a donc dressé, selon, son avis, ce qu'était un avortement,tout en étant bien culpabilisatrice vis à vis des femmes qui y avaient recourt. A aucun moment elle n'a précisé que c'était son opinion. Aujourd'hui encore, j'ai le sentiment que ce cours était une propagande des pro-vie, une sorte de lavage de cerveaux.
    J'en suis ressortie complètement chamboulée. Ma mère m'a éduquée avec une pensée féministe, le droit à disposer de son corps, le droit à l'IVG et j'avais l'impression que tout ce qu'elle m'avait inculqué venait de partir en fumée. Au sortir de ce cours, j'ai longuement interrogé ma mère (qui travaille dans le milieu médicale) et qui a su me rassurer sur beaucoup de points et notamment sur le fait que "non l'IVG ce n'est pas le mal". Quoi qu'il en soit, ce cours m'a énormément perturbé à l'époque.

    ça n'a pas de lien direct avec le sujet, mais je voulais juste témoigner de ce manque d'éducation sexuelle dans les établissements privés, ou en tout ça celui-ci, et surtout cette réappropriation par les "religieux" et autres conservateurs...
     
  7. KrissdeValnor

    KrissdeValnor
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    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)

    Je me souviens de 2 moments dans ma scolarité, un premier en fin de primaire (CM2), c'était une demande de notre part et notre maitresse remplaçante (qui était vraiment trop cool) y a répondu favorablement. Je me souviens qu'elle a commencé par nous donner une fiche avec des questions, pour voir se qu'on savait déjà. Une des questions était de dessiner les organes reproducteurs masculins et féminins, et elle s'est rendu compte (ça m'a marqué) que si la plupart savait à quoi ressemble l'intimité d'un homme, pour la femme c'était plus souvent un tas de poils. Il me semble que ça parlait surtout pratique, anatomie, le cycle des femmes et comment faire un bébé. C'est à peu tout se que je me souviens.

    J'ai eu une seconde approche au collège, à travers les cours de SVT. Encore une fois c'était presque uniquement pratique, comment on fait les bébé, le cycle, oui le plaisir existe mais aucun développement. La contraception je me souviens surtout du préservatif, et on a abordé le sida et les MST. Homosexualité c'était plus anecdotique, masculine uniquement. Bien sur tout cela sous fond de commentaires stupides, rires gras, et de quelques insultes.

    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?

    Il me semble que c'était uniquement dans le cadre de la reproduction. Le plaisir a été évoqué mais pas du tout développé.

    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?

    Je n'ai absolument aucun souvenir, pour ces 2 moments qu'on ait abordé des thèmes comme le désir, le viol, le consentement, la mastrubation, les démarches pour l'IVG, ou d'autres formes de sexualités.

    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?

    Je pense qu'on les a plus ou moins tous passé en revue, mais surtout insister sur le préservatif.

    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?

    Pour le session en primaire, il me semble qu'on était tous attentif, c'était tellement inconnu et notre maitresse répondait à toutes nos questions.

    Pour la session en collège, j'étais plus gênée que curieuse. Les réactions, surtout celles de certains garçons étaient surtout des rires gras, des questions et commentaires stupides, malgré les efforts de la prof pour les faire taire.

    Avec le recul je penses ne pas avoir été suffisamment informé, au collège (en primaire je considère que c'était déjà pas mal d'aborder le sujet). Je regrette que des choses fondamentales comme le consentement n'ai pas été dites ou que des sexualités différentes existent (l'asexualité notamment).

    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?

    Je penses que se qui a été dit était réaliste, et sans préjugés aucun. Je pense simplement que cela est trop resté dans la cadre "le sexe c'est pour faire des bébé et attention il existe des maladies sexuellement transmissible". Pour l'âge je pense que le collège c'est bien, peut-être même en début de collège, histoire d'en parler avant d'être vraiment concerné, surtout pour ceux dont les parents ne veulent pas en discuter. Après je pense aussi que le faire par petit groupes ce serait mieux, pour permettre de poser plus facilement les questions et éviter les comportements négatifs.
     
  8. Kathy Nine Panda

    Kathy Nine Panda
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    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)
    Au collège, en 5 e, j'avais 13 ans, puis au lycée en 1ère, j'avais 16 ans. En tout, j'ai assisté à trois interventions de ce type. Deux étaient faits par des intervenantes extérieures, et le dernier, par l'infirmière du collège (en 5e).
    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?
    Les relations sexuelles étaient présentées dans le contexte des relations amoureuses, cependant, le discours était focalisé sur les risques de grossesse et d'IST-MST. La notion de plaisir était totalement absente, excepté lorsqu'on nous expliquait que le rapport se terminait une fois que le partenaire masculin avait joui.
    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?
    Les sujets abordés : les risques de grossesse donc la contraception, l'avortement, de MST et d'IST, les pratiques considérées comme extrêmes et dangereuses (fist-fucking, SM et même sodomie ...) : avec le recul je me rends compte de l'ignorance dont ce discours témoignait. Le consentement a été très peu abordé : en réalité, j'avais l'impression qu'on parlait d'une sexualité désincarnée, mécanique ; le consentement n'a été que très peu abordé car on ne parlait que du rapport lui-même et cela d'un point de vue très "fonctionnel". Le viol a été abordé lors d'une seule des interventions pour dire que c'était mal mais sans développer sur le sujet.
    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présentés ?
    Pour les femmes : la pilule a été présentée comme une évidence lors des trois interventions, tout comme le préservatif masculin. Les autres techniques ont été très peu évoquées : on avait l'impression qu'il s'agissait plus de solutions alternatives à la pillule que de solutions équivalentes. Le stérilet ne nous était pas présenté comme adapté à nous dans l'immédiat ; les autres ont été mentionnés mais très peu explicités tandis que la pilule a bénéficié de longues explications : comment fonctionne la plaquette, combien ça coûte, quelle efficacité ... mais rien sur les effets secondaires.
    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?
    Mes parents ne m'ont pas parlé de contraception ni de sexualité, ma soeur avait quant à elle tenu à m'informer un peu sur le sujet ; j'avais fait 95 % de mon éducation sexuelle moi-même, je n'en parlais jamais avec mes amies, et ces interventions ne m'ont à vrai dire rien appris. A l'époque, j'ai cru le discours très moralisateur sur les pratiques sexuelles et je me sentais un peu coupable, notamment en terminale à un âge où j'avais déjà eu des rapports sexuels un peu SM. J'avais l'impression que j'étais critiquable pour avoir fait ça.
    En ce qui concerne la réaction de mes camarades de terminale, j'étais à la fois mal à l'aise et consternée car je les trouvais très immatures : fellation, sodomie, vagin ... étaient des mots qui les faisaient beaucoup rire. Je pouvais le comprendre en cinquième, mais là je ne comprenais plus comment on pouvait réagir de cette façon. Je pense qu'il y avait aussi un certain malaise liée à la présence d'adultes, notamment lorsqu'il s'agissait de personnes qui avaient l'âge de nos parents.
    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?
    Les explications concernant les IST et les MST, la contraception, sont toujours pertinentes et importantes, mais le discours à l'égard de la sexualité était pour moi complètement déconnecté de la réalité des rapports sexuels et humains. J'aimerais qu'on tienne un discours moins moralisateur, notamment concernant les pratiques ; qu'on nous présente les différents moyens de contraception en les plaçant sur un pied d'égalité et non en faisant l'éloge de la pilule de façon incessante sans nous informer de ses conséquences potentielles. J'aimerais qu'on parle vraiment de sexualité et pas de mécanique, de maladie ; j'aimerais qu'on parle du rapport humain qui encadre le rapport sexuel et notamment des problématiques de sexisme, de consentement, de partage ... Tout nous est présenté du point de vue masculin et hétérosexuel : un homme doit pénétrer une femme, si elle mouille, c'est pour qu'il la pénètre ensuite, la femme doit s'occuper de la contraception pour que l'homme puisse éjaculer tranquille, le rapport commence et se termine quand l'homme le décide : une fois qu'il a joui, tout est fini. J'aimerais que le discours sur le sexe soit moins hétérocentré, moins focalisé sur le pénétration vaginale, qu'on nous parle du plaisir féminin, du clitoris ... Ca me paraît fou de devoir dire ça mais on ne nous a rien expliqué du tout sur le clitoris. La jouissance féminine n'avait pas d'importance dans ces discours. Je pense qu'il faut commencer dès le début du collège car nous sommes déjà très intéressés par le sexe à cet âge là et nous croyons beaucoup d'idioties car on est mal informés et pétris de préjugés. Les cours d'éducation sexuelle devraient lutter contre ça, et à la place, ils confortent une grande partie de ces préjugés.
     
  9. Camouille la grenouille

    Camouille la grenouille
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    FROGET ABOUT IT !

    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)
    Si je me souviens bien, j'en ai eu 2 ou 3 au collège, sur un créneau d'une petite heure dans l'année (je trouve que c'est peu, même si on avait les cours d'SVT à côté). Donc j'avais entre 12 et 15 ans
    c'était une sorte de présentation, par deux intervenantes d'un centre familial, mais à l'air tout de même bien coincé
    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?
    Les relations ont été exposés comme une activité mutuelle, de plaisir bien sur (histoire de choquer nos petites ouailles chastes holala) mais donc le but final (évidemment) plus tard était pour fonder une famille, une fois qu'on avait les garanties d'une vie stable (revenus, conjoint à relatif long terme...) :stare:
    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?
    En premier lieu, de vérifier que les parents nous informe de "comment on fait les bébés" en dehors des fleurs et des petites abeilles, comment on appelle les organes sexuels, en dehors de zizi et zezette
    en y repensant je suis déçue parce qu'on a très peu parlé de consentement, ça s'arrête souvent à une phrase pour rappeler l'accord mutuel de la chose mais ça n'ai jamais élargi (bien sur, on nous a expliqué qu'un non c'est un non, quand c'est pas consenti c'est un viol mais jamais d'agression, uniquement de viol par pénétration, par d'harcèlement quand une fille est en jupe, bourrée, drogue du violeur...)
    et après la présentation a tourné sur la fonction des centres familiaux, dans quels cas on y allait (pilule du lendemain, dépistage, demande d'avortement et dans quelles conditions (accompagnement d'un adulte pour les mineures, sans forcement prévenir les parents))
    et une présentation es règles aussi, vite fait parce qu'on en parlait en SVT
    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?
    seul les préservatifs, féminins et masculins ont été présentés, ainsi que les pilules contraceptives et les pilules du lendemain, c'est tout (avec des échantillons youhou on en retrouvait pleins par terre dans la cour après !)
    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?
    Forcement à cet âge ça gène plus qu'autre chose, mais si j'en ai appris plus sur la fonction des centres familiaux, niveau contraception/consentement j'en savais plus par mes parents
    J'étais plus énervée par la réaction des garçons qui ont passé une heure à rigoler sans rien écouter
    se moquant des intervenants au look très "catho", elles même gênées de montrer l'utilisation d'un préservatif masculin (jamais de démonstration avec un préservatif féminin)
    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?
    il était pertinent pour moi que ce ne soit pas un prof qui fasse une présentation mais bien un intervenant, comme pour la sécurité routière
    ici, l'utilisation des centres familiaux était important à connaitre, savoir qu'on peut partager ses problèmes sans forcement en parler aux parents (même si elles nous inviter à en parler mais si on ne le sentait pas, aller au centre), voire des gynéco à disposition, dépistage, contraception gratuite, accompagnement..
    Il était réaliste de préciser que oui, un rapport sans contraception peut amener à un polichinelle dans le tiroir, même à 14/15 ans
    pour moi, il faudrait parler plus directement de ces sujets, pour ne pas les faire perdurer en tant que tabous, sujets gênants comme c'était le cas ici (vu qu'on en parlait pas entre amis)
    on devrait pouvoir montrer des images en dehors d'un concombre ou d'une banane, sans avoir un tour de force des parents qui disent leurs pauvres enfants traumatisés (le seul bébé né dans un chou !), interagir plus, sans forcement donner la parole à ceux qui veulent parler pour dire des bêtises et prendre aussi à parti les personnes les plus gêner, pour libérer la parole justement
    Ne pas en faire qu'une dans un cursus est assez bénéfique, parce qu'une seule ne suffit pas à encrer ses idées dans les esprits, encore moins quand il s'agit de parler de consentement
    Et pitié, en parler à la maison, le nombre de pauvres petites en centre de loisirs à qui tu es obligé d'expliquer pourquoi elles saignent parce qu'on leur a jamais parlé de règle (et se faire engueuler par les parents après :facepalm: )
    Donc pour moi il faudrait commencer en primaire avec les règles, les questions de harcèlement (jugement physique, ne pas soulever les jupes des filles ou faire des remarques très déplacées (qu'on minimise trop alors que ça commence tôt !) jusqu'en une fille est en robe/jupe, ils connaissent déjà le mot salope à 7/8 ans !
    Et avec l'âge expliquer les fonctions des organes reproducteurs, les moyens de contraception (tous), les centres familiaux, la notion de plaisir (et expliquer aux garçons que le porno, c'est pas la vraie vie !)
    Voilà :drama:
     
  10. Hormiguita

    Hormiguita
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    · Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)

    J’ai eu plusieurs interventions sur la sexualité et la contraception au collège surtout, en 5e et en 4e il me semble. Ça consistait en une ou deux heures par an, présentées par l’infirmière du collège, dans le cadre de la semaine « Santé et citoyenneté » qui regroupait pas mal d’interventions sur des thèmes divers et variés (sécurité routière, sport et handicap, harcèlement scolaire, drogues, etc...). On en a aussi parlé en 4e en cours de SVT, au moment du fameux chapitre sur la reproduction et la puberté.

    · Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?

    · Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?

    L’infirmière qui présentait ce cours était très à l’aise avec le sujet, ce qui est plutôt rare d’après ce que j’ai cru comprendre. Il n’y a pas eu de tabou, on a pu poser toutes les questions qu’on voulait (par écrit et anonymement, pour éviter que certains n’osent pas poser les questions qui leur tenaient à cœur). Elle nous a parlé de quasiment tous les sujets qui se rapprochent de près ou de loin de la sexualité : puberté, plaisir, contraception, avortement, masturbation (féminine et masculine), complexes… Les relations sexuelles n’étaient pas présentées dans un cadre particulier, on nous a bien spécifié que ce n’était ni une obligation, ni quelque chose de sale, que chacun devait pouvoir garder le contrôle de la situation pour pouvoir se faire plaisir ; d’où la question du consentement et du viol, d’ailleurs ça a été une des rares fois où j’ai entendu quelqu’un en parler aussi clairement. Au lycée par exemple, on n’a jamais eu de sensibilisation ou quelque chose comme ça. Je tiens aussi à préciser qu’elle a parlé aussi bien du viol féminin que du viol masculin, tout comme du sentiment de honte et culpabilité des victimes, de la pression sociale…


    · Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?

    La pilule, le préservatif masculin et féminin, le stérilet, l’implant… L’objectif n’était pas tellement de nous faire une explication exhaustive mais plutôt de nous faire comprendre que si on avait besoin d’une contraception, on devait savoir qu’il en existait plusieurs et qu’on devait se tourner vers un médecin pour trouver celui qui nous correspondait.

    · Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?

    Entre amis, surtout au collège, on ne parlait pas vraiment de ça, ou alors c’était pour faire des blagues grasses et souvent basées sur des trucs complètement faux, c’était des idées reçues. Du coup, ces interventions ont permis de clarifier pas mal de choses et de répondre aux questions qu’on se pose tous sans parfois oser en parler, de peur de passer pour un idiot. Quant à mes parents, ils n’ont jamais été très à l’aise avec ces sujets et se sont limités à me dire que je devais utiliser un préservatif pour ne pas tomber enceinte et ne pas attraper le SIDA. Du coup, pour tous ceux qui comme moi n’avaient pas la chance de pouvoir parler librement de tout ça avec leurs parents/frères/sœurs/proches, ça a été extrêmement utile ! Ne serait-ce que pour qu’enfin je comprenne ce qu’étaient les règles et en quoi ça consistait, par exemple.

    Finalement, dans le collège où j’étais, on a toujours été très bien informés sur pas mal de sujets « sensibles » à notre âge, que ça soit les drogues ou la sexualité, notamment grâce à cette infirmière qui était vraiment impliquée dans son rôle de prévention. Je me rappelle qu’on avait toujours le droit de venir à l’infirmerie à n’importe quelle heure pour lui poser des questions ou récupérer des préservatifs.

    · Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?

    D’après ce que j’ai pu lire et entendre, la plupart des cours sur la sexualité ne sont absolument pas complets et précis comme ceux que j’ai eus. En fait je considère que c’est vraiment le genre d’informations qu’on devrait faire passer aux collégiens, c’était très complet et l’infirmière a répondu à toutes nos questions, même celles qui paraissaient les plus « bêtes ». Je pense qu’on devrait commencer à en parler dès la 5e, voire même avant (6e ?), parce qu’à cet âge-là certains ont déjà commencé leur vie sexuelle et ils ont besoin d’être informés.
     
  11. Louarn

    Louarn
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    Be fucking polite.

    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)
    Au collège vers mes 12-14ans ,on a eu 2 "cours" d'une heure par des intervenantes d'un centre familial très coincées qui avaient des idées préconçues et ne nous donnez pas du tout envie d'en savoir plus.
    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?
    Comme un fait naturel obligatoire pour la reproduction (oui oui comme ça ,par des intervenantes extérieures) ,bien sur c'est mieux quand on est stable ,mariée évidemment etc...BIG :facepalm: ! Plaisir très peu abordé, mais ont nous a tout de meme dit de ne pas le faire avec n'importe qui pour n'importe quoi. Et que oui on pouvait avoir un peu mal la première fois. Donc plaisir bof,douleur sentimentale et physique oui.
    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?
    Le consentement a été très peu abordées(voir si il a été abordé nous n'en n'avons pas eu conscience) ,et pour le viol a par qu'un non est un non on a rien vu d'autre a part le fait que c'est mal . On a aussi vu qu'un vagin d'appelle un vagin et qu'une bite peu aussi s'appeler penis .
    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?
    Les préservatifs,masculins et féminins ont été présentés, et pilules contraceptives et les pilules du lendemain, c'est tout.

    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?
    Hihi ,haha ,hoho. C'était les seules réactions instructives que nous avons eu malheureusement. Nous n'avions pas été informés du tout ,ce n'était pas pédagogique et vu par tout le monde comme une obligation.
    Je n'ai rien appris de plus et je ne parlais pas de ça avec mes amies a l'époque (car certaines été a peine au courant des règles donc parler préservatif et sex était "interdit" (même si on ne ce gênais pas avec certaines mais on allait pas plus loin que :bisous ,caresse .Car on le connaissais pas le reste )
    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?
    Les explications n'ont pour moi pas été pertinentes du tout car les intervenantes avaient un avis très tranché sur la question. (les profs n'avaient a mon avis pas eu le choix des intervenantes) , j'ai juste appris que je pouvais aller dans un centre gratuitement si j'avais besoin sans forcement en parler avec mes parents.
    Pour en parler plus correctement il faudrait déjà enlever les tabous ,et les présentation naze pas représentatives du tout. Ne pas cacher tout ça jusqu'au collège mais commencer avant,car oui c'est la vie et elle ne commence pas a 14ans,autant commencer quand on commence a ce poser des questions sur la vie (comment on fait les bébés ...)
    . Dire a des garçons que que même si elle est petite n'est pas grave ,mais insinuer qu'une plus grande c'est mieux créer des blocages et des compétitions entre eux /: ,et il faudrait peu être aussi montrer qu'il n'y a pas qu'une forme de vagin.

    Voila je pense avoir oubliée des trucs comme d'hab ,mais c'est dit ou sera dit dans les prochains témoignages :)
     
  12. MorganeGirly

    MorganeGirly
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    Si tu veux avoir quelque chose que tu n'as jamais eu, il va falloir que tu fasses quelque chose que tu n'as jamais fait

    • Quand as-tu eu un cours sur la sexualité et la contraception ? Quel âge avais-tu ? Était-ce juste un cours, était-ce sur plusieurs cours ? Qui t’a fait ce cours ? (Un•e prof, un•e intervenant•e extérieur•e…)
    J'ai eu plusieurs semaines de cours sur la sexualité en 4e et aussi en 3e, on avait plusieurs chapitres à étudier sur le sujet et des contrôles. J'avais donc de 13 à 15 ans. C'était la prof de bio qui s'en chargeait.
    On nous a passé un film un peu ringard aussi.
    • Dans quel cadre les relations sexuelles étaient-elles présentées ? Le mariage, pour avoir des enfants ? La notion de plaisir a-t-elle été évoquée ?
    On n'a pas du tout parlé de mariage. On a beaucoup parlé de procréation mais ce n'était pas le seul angle. On parlait des relations sexuelles en général en prenant bien en compte que ça nous concernait directement (donc qu'on allait pas projeter d'avoir des enfants de sitôt).
    La notion de plaisir a été évoquée puisque je me souviens avoir appris les mots masturbation et orgasme à cette occasion, je ne savais pas qu'il y avait des termes pour ça mais ça avait dû quand même être présenté comme quelque chose de très "scientifique" parce que je me souviens que j'avais réutilisé les mots sans gêne dans une discussion avec ma mère le soir même. Même si ça rendait le truc un peu lointain, cet angle scientifique avait un côté très sain par rapport à la masturbation : après ça, même si je tombais sur des trucs conservateurs qui conseillaient de "se contrôler", je savais qu'en réalité c'était "naturel" de se masturber.
    • Quels sujets ont été abordés ? A-t-il été question du consentement ? Du viol ?
    On a parlé de contraception, de procréation, de MST, des règles, des modifications du corps à la puberté, de relations sexuelles...
    Je ne me souviens pas qu'on ait abordé le viol et le consentement, l'angle du cours c'était plutôt d'insister sur la normalité d'avoir des relations sexuelles et sur tout ce qu'on doit savoir pour ne pas attraper de maladie ou tomber enceinte, enfin c'est ce que j'ai retenu... J'imagine qu'on nous a dit qu'on ne devait pas se forcer mais sûrement pas qu'on ne devait pas forcer les autres.
    • Quels moyens de contraception t’a-t-on présenté ?
    Tous il semble, des "méthodes naturelles" au stérilet, en passant par le spermicide, le préservatif masculin et féminin, la pilule (y compris pilule du lendemain et où on pouvait l'acheter) etc. (je ne connaissais pas le patch mais je sais pas si ça existait déjà?) Je ne sais plus si c'était résumé dans notre manuel de cours ou si on nous avait donné un petit fascicule sur le sujet mais je me souviens bien d'une sorte de listes et il fallait qu'on dise quels étaient les avantages et les inconvénients de chaque contraception (pas seulement par rapport à leur fiabilité mais aussi leur côté pratique ou non).
    Ce n'est plus très clair mais il me semble qu'on avait aussi parlé d'avortement, du délai légal, de si on devait avoir l'accord d'un adulte ou pas... Je ne pense pas qu'on avait expliqué comment ça se passait vraiment par contre.
    • Quelle a été ta réaction et celle de tes camarades ? Vous êtes-vous senti•e•s suffisamment informé•e•s ? Est-ce que cela t’a apporté quelque chose de plus que ce que tes parents avaient pu te dire ? Ou de ce que vous vous disiez entre amis ?
    En 4e, la plupart des garçons gloussaient énormément, ils faisaient des blagues lourdes sur chaque thème mais les filles écoutaient avec beaucoup d'intérêt et le fait que ce soit présenté de manière "scientifique" et comme un cours qui sera noté donnait une légitimité pour écouter attentivement du haut de nos 13-14 ans. Beaucoup de filles disaient aux garçons de se taire et qu'ils étaient gamins. En 3e, plus personne ne rigolait car c'était perçu comme de l'immaturité par les autres.
    Personnellement, je considère que sur les sujets que ça a abordé, ça m'a beaucoup instruite.
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    • Est-ce que les explications qui t’ont été fournies à cette époque te paraissent pertinentes et/ou réalistes ? À ton avis, quelle serait la bonne façon d’en parler, qu’aimerais-tu qu’on dise aux jeunes en guise d’éducation sexuelle, de contraception ? À quel âge ?
    Je pense que sur les sujets qu'on a abordé, c'était totalement pertinent et réaliste, mais il manquait beaucoup de choses, et puis ça restait hétérocentré. J'espère que maintenant avec le mariage pour tous les profs qui font ce genre de cours avec cette même absence de jugement penseront au fait qu'il y a différents types de couples.
    A l'époque, l'angle biologique avait bien fonctionné parce que ça retirait tout jugement à la question des relations sexuelles, ce n'était pas un cours destiné à nous faire la morale ou nous présenter un mode de vie mais à expliquer des faits. En plus, ça permettait une certaine distance neutre entre le sujet, le profs et les élèves. On n'avait pas l'impression de parler de trucs intimes avec des gens avec qui on ne se sent pas forcément à l'aise, on parlait "de science". Et heureusement, nos profs ont totalement exclu les réflexions de comptoir sur les psychologies hommes/femmes, on s'en tenait juste aux caractéristiques physiques, génitales et biologiques.
    Par contre, c'est vrai que cet angle biologique empêchait de traiter de notions clés comme le consentement. Mais je pense qu'en restant sur le plan scientifique, on peut parfaitement parler d'identité de genre ou des différentes orientations sexuelles même si ce n'est pas forcément à la biologie qu'on fera appel.

    Je pense qu'il faut commencer à parler de sexualité très jeune mais bien sûr pas de la même manière à chaque âge. Par exemple, aux enfants en Primaire (je pense que pour certains sujets, il faut commencer dès 7/8 ans), il faut surtout parler des notions de consentement : leur apprendre à respecter le corps de l'autre, leur dire que leur corps leur appartient et qu'ils ont le droit de dire quand ils ne veulent pas quelque chose, qu'on doit leur expliquer à chaque fois pourquoi on touche à leur corps quand ils n'ont pas demandé (ça en fait ça devrait être enseigné dès la Maternelle de manière continue mais en faire un vrai cours en CE1/CE2 ne serait pas un mal). On peut même leur dire que la loi interdit de toucher les organes sexuels de quelqu'un d'autre sans son accord, qu'on peut aller en prison pour ça. Pour les enfants de cet âge, on peut aussi expliquer brièvement la procréation avec des termes simples, sans trop de détails, rappeler qu'il y a différents types de couples, que deux femmes peuvent faire un couple par exemple, et aussi parler du changement du corps avec la puberté parce que certaines filles commencent leur puberté à l'école Primaire. Simplement, je trouve qu'à moi on m'avait parlé de la puberté sous un angle très flippant à la fois dans les cours et les bouquins pour enfants : règles, érections pas contrôlées, voix qui mue, cheveux gras, acné, poils qui poussent, disputes avec les parents... Il faudrait un peu dédramatiser l'affaire et pour moi, c'était la partie la plus essentialiste de mon cours car c'est soi-disant l'époque où la différence garçons/filles se grave dans le marbre...
    Ensuite, il faut en parler au collège bien sûr, en 5e-4e ça me parait un bon âge pour aller plus en détails comme on l'a fait avec moi et là on développer sur les différentes sexualités.
    Puis ne surtout pas oublier le lycée et refaire des cours vers 17 ans où on reparle de consentement, de contraception, de MST, de différentes identités et sexualités, où on essaye de dédramatiser la virginité, où on rappelle qu'il n'y a pas de normes etc. A 17 ans les ados savent déjà plein de trucs sauf que de mon expérience, c'est l'âge où ils commencent à construire leur attitude vis-à-vis du consentement, où certains garçons flambent le plus devant leur copain dans une attitude de machos, où ils sont un peu inconscients des MST et sont paniqués à l'idée que leur sexualité ou leur identité ne soit pas "comme tout le monde".
    Je pense aussi qu'à cet âge parler de certaines questions gynécologiques ne serait pas inutiles pour informer les filles et responsabiliser les garçons en couple hétéro.

    PS: Sauf sur la dernière question, je préfère qu'on ne cite pas mon pseudo dans un article, comme ça je peux mieux contrôler :)
     
    #12 MorganeGirly, 19 mars 2015
    Dernière édition: 20 mars 2015
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