Les femmes souffrant d'acné révèlent ce qu'elles seraient prêtes à faire pour s'en débarrasser

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Marina, le 29 mars 2017.

  1. Marina

    Marina
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  2. LaubeD

    LaubeD
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    Certaines réponses paraissent extrêmes mais je peux les comprendre d'une certaine façon. A 25 ans j'ai encore une acné de dingue, notamment en période de stress ou lors de mes règles. En ce moment quand je me regarde dans la glace, j'ai un ras-le-bol immense puisque je me tape des boutons sur la partie droite de mon visage qui semblent ne jamais partir depuis décembre-janvier. Dès qu'ils partent (en laissant des cicatrices) de nouveaux apparaissent. Donc bon autant dire que ça affecte la confiance en soi. En plus je parais plus jeune que mon âge donc l'acné me fait paraître encore plus gamine.
     
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  3. Peutwishia

    Peutwishia
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    Je crois que tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne peut pas comprendre.

    J'ai eu le droit à quelques boutons pas bien méchants durant mon adolescence, je n'y faisais pas vraiment attention, après tout c'était un peu un "passage obligé". Puis j'ai eu 19 ans et j'ai commencé à prendre la pilule. BIM ! dans ma gueule. J'ai eu le droit à une poussée d'acné tellement sévère que j'en ai pleuré chaque jour, chaque heure, pendant trois mois. Je n'oublierai jamais ces sentiments de honte et d'angoisse à l'idée de voir un nouveau bouton apparaître. Je pouvais me scruter dans le miroir jusqu'à 20 fois par jour pour analyser l'évolution de ma peau. J'usais de tous les stratagèmes possibles pour camoufler le désastre. Impossible de sortir sans mon précieux fond de teint, je me cachais autant que possible derrière mes cheveux et il était hors de question de rester dormir ailleurs que chez moi. Après avoir changé de pilule, le carnage s'est arrêté mais j'en ai quand même gardé les traces pendant plus d'un an. Je m'estime chanceuse car j'ai vite identifié la source de mon problème et pu le résoudre relativement facilement. Mais je vous jure que ça m'a transformé, après cette épreuve, mon hygiène de vie n'a plus jamais été la même.

    Je souhaite bien du courage à tou.te.s ceux/celles qui passent par là :fleur:
     
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  4. Nekoshka

    Nekoshka
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    J'ai de l'acné depuis plus de 10 ans, et je confirme tout ce qui est dit dans cet article. Je serais personnellement prête à faire tout ça pour me débarrasser de mes boutons, qui me font souffrir à chaque fois que je me vois dans un miroir. Impossible de sortir sans maquillage, l'horreur lorsque je dors ailleurs que chez moi, les malaises en soirée ou en vacances, le stress que ça cause de manière générale et l'impression que le gens ne voient que ça... Alors bien évidemment il y a pire. Mais c'est quand même super difficile à vivre.
     
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  5. Kaus Australis

    Kaus Australis
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    Stupéfiant.

    Quand la beauté devient plus importante que tout le reste :eh:
    C'est déjà un gouffre financier bien pourri de base, si en plus on m'amputait de mon salaire pour avoir une belle peau, j'aurais intérêt à aimer les pâtes.

    Peau moche ici, acné tardive, peau sèche et marquée (coucou la ride du lion!!), cernes bleues et points noirs. Certains jours j'ai juste envie d'approcher mon briquet plus près pour tout cramer, après avoir aspergé d'essence. La majorité des autres jours je m'en fous, j'en ai que sur les côtés des mâchoires et personne ne voit de quoi je parle quand je dis «mon problème d'acné».

    Je sortirai sans problème avec quelqu'un qui a de l'acné. Ça me dégoute pas chez les autres. Alors pourquoi ce diktat de la belle peau HD est une contrainte pour moi? Chépas. Ne plus vouloir sortir à cause de son acné c'est très très grave, ça en dit long sur les injonctions quant à l'apparence physique.
     
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  6. Calliopea

    Calliopea
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    Moi, je comprends tout à fait. Je ne me rendais pas bien compte avant de ce que c'était détester sa peau à ce point mais l'année dernière, je suis entrée en M2 loin de chez moi et entre le stress et la fin de l'été un peu brutale, j'ai eu la poussée de boutons de ma vie. Quand je vois des photos de moi de cette période là, ça me dégoûte toujours un peu. Je sais que je ne sortais jamais de chez moi sans être maquillée et, pendant un moment, (j'habitais en coloc), je ne m'aventurais même pas hors de ma chambre sans avoir mis une solide couche de fond de teint.
    Ça s'est calmé avec la baisse du stress et plusieurs traitements dermato mais je sais vraiment ce que c'est que d'avoir honte de son visage comme ça.
     
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  7. Heran.

    Heran.
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    La vie est un état stable de non équilibre.

    J'ai toujours de l'acné malgré toutes mes tentatives pour m'en débarrasser et même si c'est moins important que pendant mon adolescence, ca revient de temps en temps en poussées moches sur les tempes et la machoire. Dans mes pires moments, je ne me regardais pas dans le miroir, je crois qu'à un moment j'ai passé deux ans en mode déni "Non non je regarde pas à quoi ca ressemble :fear:" Et le jour où j'ai accepté de regarder à nouveau l'état de ma peau, j'ai découvert que c'était bien moins pire que ce que je pensais (bon, ca avait du diminuer entre temps quand même si je me fie aux photos :hesite:). Du coup je pense que c'est comme pour le reste des complexes, on s'en fait un montagne alors que les autres 1) ne voient rien 2) s'en foutent. :dunno: Personnellement le seul moment où je remarque ca chez les autres, c'est quand ils sont vraiment couverts de boutons et dans ce cas là le seul truc qui me passe par la tête c'est de la compassion extrême parce que je me rappelle à quel point c'est douloureux.
    Au final, je m'en fiche maintenant. :shifty: Je porte jamais de maquillage, j'ai une peau pleine d'imperfections, points noirs, blablabla. Mais je l'ai accepté (en même temps pas le choix vu que les boutons n'ont jamais voulu partir alors que bon, l'adolescence c'est fini hein :lunette:), j'aurais jamais une peau nickel et puis c'est pas bien grave après tout. C'est sur que c'est chiant quand j'ai une poussée parce que ca fait mal, mais le regard des autres j'en ai plus rien à cirer. (Bon juste pour les boutons hein, bizarrement j'ai d'autres complexes qui persistent :lol:). Le seul truc qui m'énerve, c'est quand je vais voir un dermato ou autre professionnel de santé pour un truc et qu'ils s'imaginent direct que je viens à cause de mes boutons. A chaque fois je les regarde en mode "Non mais ca va je les supporte bien :cretin:".

    Du coup, je vous souhaites à tout•e•s d'avoir moins (ou même plus du tout, soyons fous :cretin:) de boutons, mais surtout d'accepter votre peau comme elle est en attendant, je vous jure que la plupart des gens s'en fichent/ne voient pas le problème. Je sais que ca prend du temps, je connais le sentiment de honte ultime quand on a l'impression que notre visage est un repère de cratères dégueux alors j'espère vraiment que vous arriverez à aller mieux d'une manière ou d'une autre. :fleur:
     
    Giacomo, yuyunaâ, ChansonMuette et 5 autres ont BigUpé ce message.
  8. Radley

    Radley
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    Mieux vaut vomir que périr.

    Ah, acné mon amour.
    Quelque part, ça fait du bien de savoir qu'on est pas seule dans cette foutue merde. Vraiment.
    L'acné, je la subis depuis que j'ai trois ans. Les dix-huit premières années de ma vie, c'était "juste" continuellement des poussées de points noirs, et je ris très très jaune en me revoyant me plaindre à l'époque. Parce qu'à dix-huit ans, boumbadaboum ; il a suffi d'un petit coup dur et de stress dans ma vie pour me provoquer une sale poussée d'acné rétentionnelle qui n'a jamais à ce jour trouvé d'issue. Et vous savez quoi ? L'acné, ça peut très vite devenir une maladie psychologique. Parce qu'avoir une sale peau marquée par les cicatrices et les boutons, les creux, les bosses, les kystes, ça devient vite intenable. On sort plus sans maquillage, ou on doit se faire violence pour le faire. On ose plus aller à la piscine. On se couche une demie-heure et on se lève une demie-heure avant ses potes pour être certaines d'avoir enfilé le masque cosmétique qui nous permettra de nous sentir plus ou moins normale. Mais le pire, vous savez ce que c'est ? C'est les réactions des autres. Peut-être qu'il y a des gens qui s'en tamponnent profondément le macaroni de votre peau, mais je compte même pas le nombre de remarques que j'ai pu avoir sur le sujet.

    "Pourquoi tu mets du fond de teint ? Tu sais que ça arrangera pas ton acné ?"
    Oui, je sais ma biche. C'est pas que ça me fait plaisir de jouer au ravalement de façade tous les matins et d'avoir l'impression d'être plus peintre en bâtiment ou ingénieur en BTP plutôt qu'une nana normale. C'est juste que si je veux passer une journée normale et pas avoir envie de me couvrir la gueule d'un sac poubelle dès que je croise une surface réfléchissante, c'est pour l'instant la seule solution que j'ai trouvé.

    "T'es très mûre pour ton âge. Mais effectivement, on voit que t'es encore toute jeune, avec tes boutons que t'essaies de cacher."
    Parce que oui, consciemment ou inconsciemment, c'est comme ça qu'on vous voit ; une éternelle ado, une nana qui a pas encore fini sa puberté. Pas facile de se sentir femme. Pas facile de se montrer comme femme, vraiment je vous jure.

    "Mais t'as consulté ?"
    Oui j'ai consulté. Oui, je suis allée voir cette dermatologue aux dépassements d'honoraires scandaleux en pompant sur mon putain de budget étudiant qui me permet à peine de m'acheter un pull Zara pendant les soldes. J'y suis allée quasi tremblante, mais déterminée à trouver une solution, à me battre, à me faire aider. Et elle m'a bien envoyée chier.
    Ah bah c'est pas possible votre acné faut soigner ça ! Qu'elle m'a dit. Ah ouais ? J'aurais pas deviné seule, pardon. Mais voilà, vous voyez mam'zelle, vous avez des microkystes et franchement je sais pas trop comment arranger ça. Prenez ce truc là, et puis cet antibiotique là, et puis on verra bien. Pouf. Soixante-dix euros. Merci. Bonne journée. On ne prend pas la carte vitale par contre.
    Ah.
    Merci.
    Ouais, c'est très agréable d'aller voir un spécialiste la queue entre les jambes et d'entendre qu'à ce qui vous pourrit la vie, y'a pas de solution concrète.

    Je suis en colère.
    Je suis en colère tous les jours, je vous jure. Contre ces dermatologues et même toutes ces personnes qui vous regardent de haut comme si c'était votre faute si vous avez la peau capricieuse alors que c'est quand même vous qui vous tapez la vision de votre visage avec les cratères de la lune en filigrane tous les matins, dans le miroir. Que c'est vous qui tous les matins, guettez la moindre amélioration sans succès. Qui cachez au maximum la misère tous les matins pendant vingt minutes pour parvenir à continuer à vous aimer un peu. Qui vous battez contre les miroirs, le regard des autres, votre propre regard, qui essayez de relativiser, qui vous battez pour vous aimer. Vous qui avez l'impression de vous battre contre un truc impalpable auquel personne ne semble capable de donner une solution. Vous qui claquez une fortune monstre en produits médicaux de qualité parce que, il faut pas abandonner, parce qu'on sait jamais, parce qu'il faut essayer. Parce que l'espoir qu'un jour peut-être. Et puis vous qui parcourez les photos d'il y a quelques années en se disant que vous saviez pas la chance que vous aviez.
    Je suis en colère contre moi même aussi pour parfois me dire que je devrais avoir honte de sortir comme ça, d'être comme ça. Mais j'y travaille. Parce que ce qui est très dur dans cette histoire, c'est que c'est un combat à la fois physique et psychologique. Parce que l'acné, ça vous bouffe votre amour propre, et que continuer à s'aimer, à être capable de se regarder et apprécier ce qu'on voit là, devant nous, c'est parfois très compliqué.
     
    Kaus Australis, cherrycordia, Chouette-Culotte et 29 autres ont BigUpé ce message.
  9. LaubeD

    LaubeD
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    Radley tu as très bien résumé tout ce que je pense de l'acné et de ce que ça engendre.

    J'ai pas encore trouvé le courage de demander un traitement à un dermato, parce que j'ai pas envie de prendre quelque chose qui peut me flinguer la peau à côté (plus que ce qu'elle n'est déjà), mais vu son état en ce moment je pense me faire violence.
    En plus d'avoir une mauvaise image de soi, on a droit au regard des autres qui semblent penser que l'on manque d'hygiène ou je ne sais quoi. La mère d'une amie m'a dit une fois "Ah mais tu te maquilles maintenant?" (oui parce que je ne portais pas de maquillage jusqu'à il a peu). Bah comment dire que je supporte plus trop ma tronche avec des boutons. J'aimerais bien ne pas avoir à me maquiller, surtout que j'ai conscience que ça n'aide pas, sauf que dès que je sors de chez moi, bah c'est devenu un automatisme.
     
    Dorri, Solidshnek et Radley ont BigUpé ce message.
  10. Roanne

    Roanne
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    Sincèrement, les réponses à l'enquête ne m'étonnent pas.
    Sauf peut-être le fait que "Presque 15% des femmes entre 18 et 24 ans seraient prêtes à annuler des sorties, des rendez-vous, à cause d’une poussée d’acné."
    Honnêtement, je m'attendais à un chiffre plus élevé !
    (et qu'en est-il des plus de 24 ans ?...)
     
    Toooonks, Ubiquitine, Tippi et 5 autres ont BigUpé ce message.
  11. pink.bubble

    pink.bubble
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    Une margarita a la main

    Ça fait plus de 10 ans que j'ai de l'acné, j'ai suivi deux traitements de Roacutane, essayé des dizaines de crèmes, médicaments, pris la pilule et puis un jour j'en ai eu marre, j'ai tout arrêté et j'ai changé ma routine en adoptant des soins plus naturels et en changeant mon alimentation (j'ai arrêté le lait de vache notamment) et depuis je n'ai plus de nouveaux boutons. Mais j'ai encore des cicatrices, des points noirs et de la rosacée donc c'est loin d'être parfait.
    Le pire c'est effectivement les gens pleins de bons conseils du genre "Mais tu ne devrais pas mettre de fond de teint pour laisser ta peau respirer", oui merci sauf que je n'envisage même pas de sortir comme ça vu l'image que ça me renvoie de moi-même. Et le bon vieux dermato que tu vas voir depuis 10 ans et qui te dit, "Bon bah ça va mieux quand même, allez cette fois on va essayer une nouvelle crème (qui se révélera inefficace, oh surprise !)", et qui ne comprends pas pourquoi tu t'effondres dans son bureau parce que après 10 ans de traitements tu t'attendais à avoir une peau à peu près normale. Ça a vraiment été la goutte d'eau, ce manque de considération de la part d'un professionnel, comme si c'était si difficile à comprendre que ces boutons nous empoisonnent l'existence.
     
    melumelo, Arenaria, yuyunaâ et 8 autres ont BigUpé ce message.
  12. Sassegra

    Sassegra
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    Besoin de changement

    Les femmes souffrant d’acné révèlent ce qu’elles seraient prêtes à faire pour s’en débarrasser... Les réponses vont vous etonner !!
    Faut que j'arrete ce topic...
     
    Chouette-Culotte, yuyunaâ, Tippi et 5 autres ont BigUpé ce message.
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