Les 'gender studies', c'est quoi ?

Sujet dans 'Culture Générale' lancé par AnonymousUser, le 11 avril 2009.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    En cours de réécriture.
     
  2. Cygnus

    Cygnus
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    Sous-marin

    Ce sujet m'intéresse enormément. Je n'y connais pour ainsi dire quasiment rien, mais il me tarde de lire ce que je vais y apprendre/comprendre.
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    ça fait plaisir :happy:

    Estella : la philosophie d'Aristote c'était pour illustrer mais zut ce n'est franchement pas l'essentiel de mon propos. En plus ce n'est pas TOUTE la philosophie d'Aristote, mais UNE de ses conceptions. Dire que les "gender studies" s'opposent à telle ou telle chose ce n'est pas dans le sens "s'opposer à" comme une confrontation. Les "gender studies" n'ont pas été créées pour s'opposer à telle ou telle chose ! Si j'ai cité ça, c'est pour comparer conceptuellement, pour mieux situer ces études par rapport à ce qui existe déjà. D'ailleurs l'hylémorphisme je ne connais pas, pour ça j'ai fait confiance à Wikipédia. Au pire je peux le zapper en effet.

    Pour "Mais que font ces théories de la réalité biologique qui fait qu'on naît avec des attributs masculins ou féminins ?", je ne comprends pas, tu pourrais m'expliquer quelle est la question ? Ou développer ?
    Personne ne nie les réalités biologiques. D'ailleurs tout le monde ne naît pas avec des attributs masculins OU féminins, puisqu'il existe des personnes intersexuées (ex-hermaphrodites) qui naissent avec les deux.
     
  4. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    (et merci pour vos réactions !)
     
  5. June Caufield

    June Caufield
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    Parce que.

    C'est plein de sens cette théorie. Mais je sais que plusieurs tests ont été faits où on offrait à de jeunes enfants des jouets contraires aux marges sociales. Des poupées et barbies aux ptits gars et des petites voitures et des fusils en plastiques aux fillettes. La plupart des garçons délaissaient leurs jouets ou les transformaient en armes jouets.
    D'ailleurs je me souviens d'un petit garçon qui jouait aux barbies avec nous quand j'étais petite. C'est lui qui en avait le plus, on voulait toute jouer avec lui. Et ben, aux dernières nouvelles, il est gay.
    Je crois que certains trucs restent innés.
    Mais j'aime beaucoup l'idée, c'est même très logique au fond comme théorie :)
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    J'ai modifié mon article ;)
     
  7. matigresse

    matigresse
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    Obsédée qui s'assume

    Oui, je cois que pour les néophites dont je fais partie, tout cela est assez complexe et abstrait. N'y aurait il pas moyen d'expliquer avec des mots plus "simples" pour que tout le monde saisisse? Meme si je me doute que sur ce genre de sujet c'est loin d'etre évident.
     
  8. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Moi en tout cas, non, je ne peux pas. J'ai épuré au maximum :-/ (c'est peut-être ça d'ailleurs qui fait que c'est encore plus difficile à comprendre).
     
  9. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Bon, de part la complexité du sujet, j'ai choisi de vous donner une liste d'auteur-e-s qui ont bossé sur le genre et le système social. Pour la théorie Queer, je pense que je reviendrai plus tard, ou alors je passerai le flambeau à quelqu'un qui se sent capable d'expliquer le Queer.

    Patrick Califia-Rice (ex Patricia Rice) : activiste transgenre Queer SM, ancien-ne lesbienne butch. Je recommande Sexe et utopie pour une première lecture.
    Beatriz Preciado : Queer encore. A écrit Testo Junkie et Manifeste contra-sexuel.
    Virginie Despentes : logiquement tous ses livres, en particulier King-Kong théorie (Queer).
    Kate Bornstein : transgenre lesbienne qui prône une bannière du "troisième" (toutes les formes d'identités hors-la-loi du genre classique). A écrit notamment Gender Outlaw.
    Monique Wittig et sa Pensée straight.
    Marie-Hélène Bourcier : Queer zones 1 et 2.
    Judith Butler : beaucoup de livres, surtout Trouble dans le genre.
    Leslie Feinberg : transgenre Queer, ses livres ne sont pas traduits en français à ma connaissance.
    Georges-Claude Guilbert : C'est pour un garçon ou c'est pour une fille ? bouquin le plus accessible pour comprendre les théories constructionnistes du genre.
    ...

    Plus généralement : Foucault et Derrida.

    Je mets des liens vers des articles Wikipédia et autres :
    La théorie Queer (Wiki)
    Gender studies (Wiki)
    Cet article sur le Queer.

    Blogs :
    Le Bûcher
    Red is undead
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    J'oubliais... Wendy Delorme, performeuse (Cinquième Génération, Insurrections ! en territoire sexuel).

    Il y en a tellement !
     
  11. KittyKiller

    KittyKiller
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    Penistration Crew

    Je trouve ça très intéressant. Je n'ai jamais compris les théories qui rejettent le paramètre culturel pour expliquer les différences de construction et de comportement. Surtout qu'aujoud'hui, de nombreuses études comparatives de cultures (organisationnelles au sens large, dont nationales) ont été menées, faisant ressortir des disparités dans les comportements attendus et "normés" des personnes de chaque sexe. Ça m'intéresserait beaucoup d'en apprendre d'avantage sur les mécanismes qui façonnent les références et modèles normatifs des genres, à partir de quel moment cela entre en jeu dans le développement de l'enfant. Par analogie aux codes culturels généraux, je dirais que c'est par le biais de comportements inconscients déjà ancrés dans l'environnement, qui se perpétuent en imprégnant l'éducation directe mais aussi indirecte, et c'est là que c'est plus délicat car impossible à contrôler et difficile à observer à moins d'un observateur extérieur au système de pensées. Ce n'est pas tant la compréhension du phénomène qui m'intrigue (car plusieurs théories permettent de s'en approcher), mais les éventuelles portes de sortie pour "faire" évoluer les mentalités (pas en terme d'action individuelle car je pense que leur pouvoir est limité, mais conceptuellement parlant, en terme de transition culturelle, comme il y a par exemple les chemins du changements en sociodynamique pour agir sur la culture d'entreprise).
     
  12. Elfamelie

    Elfamelie
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    Insolente de facilité

    C'est une question intéressante mais très vaste, j'ai réfléchi à ma réponse mais je n'arrive pas à organiser mes idées comme je le voudrais.

    J'ai un peu abordé les gender studies dans leur application à l'histoire de l'art, pour moi il s'agit maintenant d'un paradigme théorique qui cherche à s'appliquer à l'ensemble des sciences humaines, depuis maintenant plus d'une trentaine d'années.

    A mes yeux, et c'est sûrement un peu sévère, les gender studies du début sont maintenant un peu datées, elles s'inscrivaient dans une vague de militantisme féministe qui n'a plus le même sens aujourd'hui. Et je pense d'ailleurs qu'il faut s'interroger sur les origines militantes de ce type d'approche qui se veut "scientifique" (j'entends la science au sens de science humaine), j'ai le sentiment que les gender studies sont potentiellement une "idéologie", plus qu'une méthode de questionnement, mais un raisonnement qui viserait à donner toujours les mêmes résultats : notre histoire culturelle est hétéronormée et c'est regrettable, par exemple.

    En tout cas, dans le domaine de l'art, les gender studies ont eu le mérite d'apporter des questionnements encore peu abordés jusqu'alors : le statut des femmes artistes, la vision de la femme dans l'art masculin, l'homosexualité dans l'art, mais elles ont eu le défaut d'avoir souvent une idée préconçue des choses (par exemple, les portraits de femme ont servi essentiellement à susciter un désir masculin et illustrer la soumission de la femme, etc) et d'avoir chercher à rattacher des oeuvres du passé à un combat "actuel", ce qui est une erreur fondamentale dans les sciences historiques, même si l'on ne peut pas se passer totalment de préjugés.

    S'interroger sur la construction d'une identité masculine et féminine me semble vraiment passionnant et enrichissant mais c'est la connototation idéologique et politique qui me gêne.

    Il faudrait je pense se demander ce que sont exactement les gender studies : une méthodologie ? Une branche de l'anthropologie ? Un combat ? Les choses se mélangent un peu et il y a très souvent un très fort investissement personnel, émotionnel là-dedans qui fausse le débat. Le fait que les gender studies soient "défendues" et illustrées par des personnes sensibles aux questions du transgendrisme par exemple rend les choses délicates car il y a un enjeu intime qui empêche parfois de remettre les choses en question sans blesser. Ce que je veux dire aussi, c'est que les gender studies ne se contentent pas d'analyser les mécanismes culturels qui façonnent le genre, le sexe social, mais qu'elles cherchent à devenir un paradigme méthodologique pour toutes les sciences humaines, une philosophie de l'existence, et cherche du coup à annexer toutes sortes d'approches et de disciplines en risquant de les "réduire". La question d'Estella sur Aristote (je n'ai pas compris à quoi elle faisait référence exactement) me semble soulever ce problème là.

    Voilà pour le moment :)
     
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