Les presque Manic Pixie Dream Girls

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par ladydandy, le 2 mai 2014.

  1. ladydandy

    ladydandy
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    Licorne Guest

  2. Sophroniska

    Sophroniska
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    I haven't even begun to peak.

  3. Fun Culture Pop

    Fun Culture Pop
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    Merci pour la mention ! :)
     
  4. Yoow

    Yoow
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    Un bel dì vedremo

    @<a class="mention" href="http://jesuis.madmoizelle.com/sophroniska/">Siphroniska</a>

    Merci pour la vidéo je connaissais pas !
    :yawn::yawn::yawn:

    Haha j'en peux plus, surtout ce moment :

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  5. ladydandy

    ladydandy
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    Licorne Guest

    @_selavy 

    Je ne comprends pas trop ton problème mais je vais essayer d'y répondre ahah. Désolée si je suis à côté.

    Alors, disons qu'en temps qu'apprentie raconteuse d'histoires moi-même, j'ai tendance à appréhender la fiction en terme de mécanismes et de motifs et entre les personnages de différentes fictions je vois tout de suite des similitudes car je les perçois comme des représentations limitées dans leur existence et leurs caractéristiques à un espace de fiction. 

    Au début de l'article, il y a une définition de la MPDG :

    "Bref, la Manic Pixie Dream Girl est devenu le terme pop pour parler de toutes ces filles pleines de joie de vivre, légèrement délurées, un peu mélancoliques, tendrement excentriques qui aiment écouter des groupes alternatifs en chantant à tue-têtes les oreilles cachées par leurs gros écouteurs.

    Toutes ces filles avec des hobbys qui semblent étranges au commun des mortels. Toutes ces filles indifférentes à la pression sociale et au qu’en-dira-t-on. Toutes ces filles qui refusent toute forme de cynisme préférant l’idéalisme et l’optimisme."

    A part le "groupe alternatif" qu'on retrouve difficilement dans Luna Lovegood par ex et les différents équilibres entre mélancolie et joie de vivre... tous les personnages cités correspondent à cette description. 

    Sauf que l'essence de la MPDG et ce qui pose problème à Anita Sarkeesian (et à bibi par la même occasion) c'est que la MPDG existe par et pour les hommes. Leur seul but dans la fiction où elles apparaissent et de redonner la joie de vivre à un gus, de l'inspirer, d'être sa muse. 

    Or, les personnages que je cite, parce qu'on adopte leur point de vue et parce qu'elles vivent autre chose qu'une comédie romantique (dans laquelle les MPDG font légion), dépassent le cliché de la MPDG auquel on peut les assimiler.


    Après évidemment, si on appréhende la fiction d'une façon plus personnelle, en identifiant par exemple, les personnages à de vrais individus et non à des représentations limitées, on peut dire, par exemple, de la MPDG jouée par Kirsten Dunst dans Elizabethtown : "dans le film elle tourne autour d'un gus mais c'est évident qu'elle est autre chose"... Sauf qu'un personnage n'existe que dans un film et que le rôle qu'il tient dans le film a des répercussions sur notre vision des choses et nos attentes dans la vraie vie etc.

    (J'avais eu ce problème quand j'ai critiqué Elsa dans Frozen qui se libère et se délivre en secouant son popotin pour la caméra avec une jolie démonstration de Male Gaze. On m'avait sorti : "Non mais Elsa s'éclate, donc oui, elle est libérée délivrée".
    Peut-être qu'elle s'éclate... mais au bénéfice de qui ? Du mec qui regarde et qui en sortant du cinéma n'aura retenu que ça du film : "elle est sexy Elsa")

    Les filles qui ressemblent aux MPDG dans la vraie vie ne sont évidemment PAS des MPDG parce que nous ne sommes pas des personnages. Donc ton amie n'en est pas une même si, si quelqu'un écrivait une comédie romantique avec un personnage inspiré par elle dont l'existence ne tournerait qu'autour d'un homme, là, le personnage en serait une.

    Voilà.
     
    #5 ladydandy, 3 mai 2014
    Dernière édition: 3 mai 2014
  6. Zute

    Zute
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    La MPDG est un concept et existe dans les films, elle est déterminée par le fait qu'outre son côté fantasque et "féérique" elle n'existe pas pour elle-même et n'est qu'on objet qui sert à un mec à redécouvrir les bons côtés de la vie, retrouver l'inspiration, etc

    Dire qu'on connait une MPDG dans la réalité n'est pas forcément juste, parce qu'elle ne se résume pas juste à son côté décalé et joyeux, etc, le propre de la MPDG est justement de ne pas exister, d'être un "trope", pas une personne, d'être un fantasme pour les garçons qui ont besoin d'une personne qui dédie sa vie à redonner le sourire aux autres et n'ait pas de réelle personnalité, elle ne peut pas vraiment exister en vrai à moins qu'il existe réellement une fille belle, fantasque et pleine de joie de vivre qui s’intéresse à un garçon désabusé au point de n'exister que par et pour lui, mais ça c'est plutôt ce que les films veulent faire croire !

    C'est donc pour cette raison que l'article précise que tous les personnages cités sont bien des personnages à part entière, avec une personnalités, et qu'il ne suffit pas d'être créative et enjouée (et de se teindre les tifs) pour être une MPDG au ciné

    Edit : Excuse LadyDandy je te paraphrase un peu, je n'avais pas vu que tu avais (très bien) répondu...


    Et pour ce qui est de 500 days of summer, une vidéo très intéressante :

     
    #6 Zute, 3 mai 2014
    Dernière édition: 3 mai 2014
  7. ladydandy

    ladydandy
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    Licorne Guest

    @_selavy je suis assez d'accord pour dire que Summer n'est pas une MPDG dans 500 days of Summer (par contre j'ai pas vu The New Girl), j'ai l'impression qu'un peu comme avec le personnage de Marla dans Bref (même si je trouve ça beaucoup moins réussi) on a une déconstruction de ce trope justement.

    Le sens que j'ai perçu du film 500 days of Summer a l'air d'être : un mec perçoit une fille comme sa MPDG sauf que cette fille n'est pas une MPDG, les MPDG n'existe pas, elle est une vraie personne. Leur histoire ne peut pas marcher... Mais le film est peut-être un peu ambiguë à ce niveau parce que beaucoup de mes amies qui l'ont vu prennent le parti de Gordon-Levitt et ne supportent par Summer.

    (la fin du film serait positive si tu prends le parti de JGL, mais si comme toi et moi on prend le parti de Summer, la fin est déprimante style : oh mon dieu, le revoilà parti pour une histoire d'amour ratée à idéaliser une fille qu'il ne connaît pas réellement)
     
    cryhouse a BigUpé ce message
  8. Furie Nocturne

    Furie Nocturne
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    Expecto patronum !

    Hum :hesite: Je viens de me rendre compte que c'est le genre de personnages que j'adore et qui m'inspirent (je ne savais pas qu'il y avait un terme pour les désigner) ! Après, je ne suis pas d'accord sur le fait que leur vie tourne autour d'un gars. Je pense que ce qu'elles veulent c'est changer la vie des autres, la rendre meilleure (et pas spécialement celle d'un gars). C'est un peu comme Ally McBeal ou Jess dans New Girl. Elles ont des histoires d'amour et croient même au grand Amour mais elles veulent rendre le monde meilleur avant tout... Bref, moi je les aime <3<3<3 et c'est exactement le genre de fille que j'essaye d'être à ma façon :)
     
  9. super-flue

    super-flue
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    C'est systématiquement débile, mais c'est toujours inattendu

    Ben, dans ce cas là on s'éloigne de la MPDG ! Parce que le soucis de ce personnage c'est justement que dans les scénarios où elle est présente elle ne fait QUE mettre des paillettes dans la vie des autres. La MPDG n'a pas de famille-amis-but-problème personnel dans la vie. C'est le centre du problème, c'est un personnage unidimensionnel, présenté constamment comme un idéal féminin !


    La vidéo est géniale @Zute  !!! j'ai l'impression de passer ma vie à expliquer le message de ce film à des gens qui sont passés à côté, je transfererai le lien maintenant :icon_4laugh:
     
  10. WardaBulle

    WardaBulle
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    Et ta soeur?

    J'ai parfois l'impression d'être une MPDG. Souvent ça m'amuse, j'apprécie l'idée, je peux trouver ça gratifiant, mais parfois, notamment quand je suis triste, ça me saoule. J'ai l'impression que pour mes copains, je dois toujours être au top mais avec quand même une part de sensibilité(parce que si je ne suis pas sensible, je ne suis pas une fille).
     
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