Lettre ouverte aux profs dont l'attitude n'a pas su me décourager

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Une madmoiZelle, le 6 juillet 2015.

  1. Une madmoiZelle

    Une madmoiZelle
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  2. Lerena

    Lerena
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    C'est un sujet difficile, les profs, leur attitude, leurs compétences... D'un côté, il y a des parents qui attribuent trop de crédit aux propos de leurs enfants sans en discerner les mensonges, au détriment des profs qui ont mis une mauvaise note ou puni un comportement parce que c'était mérité, et, de l'autre, il y a les profs qui ont leur bouc émissaire, qui vont partir sous peu à la retraite, qui sont en plein breakdown, qui en ont marre... ou qui sont juste sadiques, allez savoir.

    Je n'étais pas une mauvaise élève, loin de là, mais cela ne m'a pas empêchée d'être brimée par certains de mes professeurs. Pour l'une, c'est parce que je n'avais pas apprécié un film qu'elle nous avait montré (Pedro Almodovar est ma bête noire) et qu'elle m'a demandé de lui dire franchement ce que j'en avais pensé (et je l'ai dit, j'ai supposé qu'il fallait que je sois sincère). Ca a suffi pour qu'elle me haïsse et me descende à chaque conseil de classe. Une autre n'appréciait pas mon écriture. Elle a décidé de m'ignorer, de me noter absente quand j'étais présente, de me rabaisser sans cesse et de me donner toujours la même note, quel que soit le travail accompli (elle a, plus tard, avoué qu'elle n'avait pas la patience de lire ma "sale écriture".).

    Ecriture qui, soit dit en passant, n'est probablement pas mauvaise par ma faute, étant donné qu'on a récemment décelé un trouble neurologique dont il reste à identifier la nature... Bref, elle a essayé de saboter mon année de bac, mais elle a échoué. Reste que j'ai fait des crises d'angoisse avant chaque contrôle et que j'ai dû être transportée à l'hôpital plusieurs fois.

    Et il y a tous les autres. Le directeur que j'appelais à l'aide, en CP, parce que deux filles m'avaient violemment et à plusieurs reprises collé la tête contre le mur, et dont la seule réponse a été de m'enfermer dans son bureau pour le reste de la récréation. Mon prof principal qui a constaté que j'étais brimé par la fille la plus populaire du collège, qui était dans ma classe, et qui n'a rien trouvé de mieux que de demander aux autres élèves de voter à main levée mon départ de la classe...

    J'ai eu de très bons profs. Des profs qui m'ont donné l'amour des lettres, de l'écriture, de l'histoire et même des mathématiques (enfin, l'arithmétique, quoi). Seulement, j'ai bien plus de souvenirs désagréables et de séquelles qu'un véritable bon ressenti de mon expérience scolaire... Résultat, j'ai peur d'avoir des enfants. Peur qu'ils vivent la même chose. Et peur que je ne puisse pas les défendre, comme ma mère n'a pas été en mesure de le faire...

    Bref, je comprends tout à fait. Bravo pour ton témoignage. Je suis contente que tu aies réussi à dépasser tout ça. Personnellement, je lutte encore, mais je m'accroche ^^...
     
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  3. Maud Kennedy

    Maud Kennedy
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    Mon dieu,je te trouve bien courageuse! Les profs sont soumis à pas mal de pression mais ils ont aussi un énorme pouvoir sur leurs élèves dont certains abusent.
     
    Alicia89 a BigUpé ce message
  4. artemis-diane

    artemis-diane
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    Geekette métalleuse

    J'ai eu 2 profs dans ma scolarité qui m'ont "traumatisé"
    En 6ème, j'avais un an de moins que tout le monde, j'étais timide, discrète et j'avais vraiment du mal en math. Plutôt que de m'aider, ma prof (une petite vieille avec un nom de foie gras) m'a rabaissée, humiliée devant toute la classe tout le long de l'année. Ca allait du "je t'envoie au tableau avant la sonnerie et personne ne sort tant que tu n'y arrives pas" ou encore la fois ou elle m'a demander de lever la main, paume ouverte. Je m’exécute et là elle lance un "regarder sa paume est pleine de poils, c'est une feignante ! Vous voyez, ne faites pas comme elle, sinon vous aurez plein de poils a la main"

    Puis en 3ème j'ai eu une prof de français horrible, qui rabaissait aussi, balançant des "débile" a la moindre erreur à l'oral, donnant des heures de colle pour les mauvaises notes en conjugaison ou les oublies de livres. j'en ai eu tellement peur que j'ai plusieurs fois angoissée au point de me sentir nauséeuse avant son cours, et finis a l'infirmerie.

    Sinon au lycée, mon prof de philo m'a mis 7/20 toute l'année a toute les dissertations quelque soit mon travail. Il me répétait que je n'aurais pas mon bac a chaque fois.
    Je l'ai finalement eu et grâce a la philo en plus ^^
     
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  5. Amo31

    Amo31
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    Ah les professeurs, je pense que bien qu'il soit effectivement difficile pour un prof de trouver le juste milieu, ou de ne pas se laisser dicter ses choix par le devenir de sa réputation au sein des éleves, c'est très difficle de trouver la bonne attitude mais il y en a qui clairement sont doués pour appuyer là ou ça fait mal ou pour ne pas réaliser qu'ils sont à côté de la plaque. Au lycée j'étais vraiment nulle en math , déjà au collège mais je n'oublierais jamais ce prof de lycée qui m'as regarder droit dans les yeux en me disant " tu sais amandine dans la vie il faut faire des choses pour lesquelles on est doué" . Il m'a écoeuré complétement , après cela je n'avait même plus envie d'essayer, pourquoi? Pour qu'on me dise que clairement ce n'était pas mon point fort? Et pourtant changer de prof peut changer vos résultats d'une manière fulgurante! L'année suivante j'avais un professeur vraiment patient, pédagogue , passionné , le genre rare qu'on espère toujours avoir mais que l'on voit rarement et je suivais =) je n'était pas dans les meilleures c'est certain mais je comprenais la matière, je finissais toujours par comprendre comment procéder avec lui, tout semblait bien plus simple. Un professeur peut vraiment vous tirez vers le haut ou vers le bas! J'en ai également fait l'expérience avec une professeur principale, j'étais à la limite de la dépression nerveuse et très seule lors de ma première année de lycée, j'étais victime de harcélement scolaire même si il était bien moindre que ce que j'avais pu connaitre auparavant , mais j'étais à bout de tout cela et très seule. Elle ne faisait que m'enfoncez, m'engueler a tout les cours pour tout et rien du livre oublié au moindre échange de parole avec un éleve qui se foutait de moi c'était toujours de ma faute. Mes parents ne réagissait pas et j'étais tellement désespérée que j'ai voler dans un magasin pour attirer l'attention de mon père, du coup je n'ai pas pu assister au contrôle de français et lorsque j'y suis retourner elle m'a hurler dessus de dos dans le couloir , et moi qui ne lui avait jamais manquer de respect je lui ai hurler de me foutre la paix, j'étais tellement choquée par sa façon de réagir dans sa tête j'avais séché le contrôle exprès et le pire dans tout cela c'est qu'elle disait que je n'était pas a ma place au lycée que je devait me réorientez vers un BEP ou un CAP. Je suis fière de la claque que je lui ai mise lorsqu'elle m'a a nouveau croisée plus tard et que je lui ai dit que j'étais en première année de droit et que je l'avais eue =). Je ne pense pas qu'elle était une mauvaise prof mais qu'elle ne prenait pas assez le temps de réfléchir , elle m'avait tout de suite placée dans une catégorie sans se donner la peine d'en savoir plus et je pense que nombreux sont ceux qui font cette erreur
     
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  6. PtitePlume

    PtitePlume
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    Merci à tous ces profs à la vocation extrêmement douteuse ... particulièrement celle qui m'avait assuré que si elle avait été correctrice du bac d'anglais, elle m'aurait enlevé un point sans hésitation pour que je ne l'ai pas... j'ai aimé cette prof de toute mon âme, tellement que j'ai eu 15 pour bien la faire :caca:

    Merci aussi aux sadiques lanceurs de craie et de brosses en bois, à ceux qui vous hurlaient dessus, vous tapaient sur les doigts, aux profs qui s'en foutaient de voir les plus faibles du troupeau se faire malmener, à ceux qui ont eu l'idée du conseil de classe en présence de l'élève (oui oui ça existe, superbe leçon d'humiliation), j'en passe il y aurait trop à raconter...
     
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  7. LyannaSnow

    LyannaSnow
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    Il y en a aussi des purement sadiques, une grosse connasse de prof m'a bien marqué au lycée, son plaisir était réellement de me harceler et de m'humilier devant les autres. Une fois une fille se met à pleurer, elle lui demande pourquoi, la fille répond que c'est car elle a l'impression d'être la plus nulle, et voilà cette chère prof qui dit "oh mais non Claire, regardez, il y a LyannaSnow" . Gné, et encore c'est la plus soft
     
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  8. Alicia89

    Alicia89
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    Ce que je n'ai jamais compris avec les profs, c'est pourquoi ils s'en prenaient bien plus volontiers aux élèves en difficulté sur le plan social (style bouc-émissaire) et parfois scolaire, plutôt qu'aux fouteurs de merde. Être la timide qui bégaie quand on l'interroge et ne se fait pas remarquer en classe était apparemment plus grave et nécessitait plus de punitions (humiliations au tableau, ect. A la grande joie des élèves harceleurs) aux yeux des profs que d'être un gros fouteur de merde qui mettait le bordel dans la classe.

    Lire ce témoignage et les commentaires qui en découlent me confirme que je n'étais pas la seule dans le cas.
     
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  9. bat-momo

    bat-momo
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    @Alicia89 Par lâcheté... Ma soeur, c'était pareil. La pauvre était toute timide et avait des difficultés à l'école. Son prof de SVT s'est juste acharné sur elle et sur une autre fille super timide également. Mais les fouteurs de merde super grands et costauds, eux, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient... Son lycée était dans le centre-ville, donc son bus avait des retards parfois. Pour 5min de retard, elle n'avait pas le droit de rentrer en classe, alors que les élèves très grands et costauds pouvaient rentrer même s'ils avaient plus de 20min de retard... ça m'énerve ce genre d'attitude...
     
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  10. madenoiselle

    madenoiselle
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    Always look on the bright side of life !

    J'ai deux profs de seconde qui m'ont assurée que je ne réussirais jamais en filière générale car trop "médiocre". Ils m'avait affectée sans demander mon avis en STG alors que j'avais demandé un redoublement au cas où mon cas serait jugé trop fragile compte tenu que j'avais été malade toute l'année. J'ai finalement été acceptée par le proviseur en ES et j'ai retrouvé ces profs en première. Ils m'en ont fait bavé et même accusée de plagiat aux épreuves de TPE (alors que c'était faux !).

    J'ai toutefois tenu jusqu'au bout, eu mon bac du premier coup, fait cinq ans d'études universitaires et depuis je suis... prof. Je me suis depuis jurée de toujours être bienveillante avec mes élèves.
     
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  11. PtitePlume

    PtitePlume
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    C'est tellement plus facile de choper les plus timides/fragiles que de s'en prendre à un élève qui ne se laissera pas malmener sans réagir. J'imagine le sentiment de supériorité qui en découle. C'est la jungle en fait...
     
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  12. Amedeo

    Amedeo
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    Mélange instable

    Je suis assez abasourdie par ce que je lis, que ce soit l'article où les commentaires.
    J'ai bien conscience que certains profs peuvent effectivement dépasser les limites et mal agir, rabaisser certains élèves ou ne pas agir quand ceux-ci sont attaqués par les autres, ce qui est tout à fait condamnable. Je comprends qu'on peut ressentir de la rancoeur, voire de la haine (d'où les insultes lues plus haut, je suppose). Mais à côté de ça, je crois que la grosse majorité de la population n'a aucune idée de ce qui constitue le travail d'un professeur et de ce à quoi celui-ci est confronté tous les jours.
    Payés une misère au regard de l'investissement qui a été le leur (5 ans d'études au minimum, puis des concours particulièrement difficiles et sélectif, pour être payé 1500 balles à l'arrivée avec une formation sommaire et sans intérêt), les professeurs, quand ils choisissent de ne pas se montrer tyrannique avec leur classe en début d'année pour s'imposer par la force, mais aimables et compréhensifs, sont face à des élèves qui sont souvent peu respectueux, insolents, passifs, simplement parce qu'ils sentent une brèche, une petite ouverture dans cette amabilité, qui permettra de faire n'importe quoi en classe et de la transformer en zoo. Sommes nous si loin que ça de la brimade, de l'agressivité gratuite? C'est simplement que celle-ci est dirigé contre l'adulte et non plus contre l'ado ou l'enfant. Mais le prof est payé pour ça, pour se montrer compréhensif face aux insultes, pour subir. Et il devrait garder le sourire, en plus, et ne jamais montrer la moindre faiblesse.
    Puis la question des brimades, bien sûr, avec en filigrane celle de la passivité du professeur : que le prof agisse et protège un où une élève contre une classe entière (oui, je suis d'accord, cela devrait être la moindre des choses), et on lui reprochera de l'avoir fait. On se retournera contre lui. Ses propres élèves d'abord, puis les parents d'élèves où l'administration qui lui reprochera de s'être mêlé de ce qui ne le regarde pas. Aucun soutien pour ce qui est une action louable et nécessaire. Non, au contraire on reproche encore. Reproches, reproches, reproches. Allez aider qui que ce soit dans ces conditions.
    Revenons sur le « De toute façon, vous êtes là au fond, mais vous vous en foutez, autant rentrer chez vous.» Cela a été perçu comme une parole humiliante de la part de l'auteure de l'article, ce qui peut se comprendre. Je m'étonne cependant que le recul qui est désormais le sien ne lui a pas permis de voir que cette phrase sonnait comme un appel. Imaginez, vous avez préparé vos cours pendant plusieurs jours (cela prend un temps hallucinant, croyez-moi), corrigé des paquets de copies, sacrifié votre week-end, vos moments avec votre famille ou vos amis parce que oui, malgré ce que pense les trois quarts de la population, vous en avez quelque chose à foutre. Vous arrivez devant votre classe. Et tout ce qu'on voit comme réaction face à son travail et son envie de partager son savoir, c'est au mieux un silence fatigué de la part d'élèves endormis, qui ont l'air de n'en avoir rien à foutre, au pire des cris, des bavardages, des remarques insolentes (Monsieur/Madame, c'est pas intéressant ce que vous dites/on s'en fout/j'aime pas). Vous avez juste envie de leur dire FUCK, et de rentrer chez vous,et c'est ce que n'importe qui de censé ferait, d'ailleurs. Mais le prof devrait le supporter, c'est son boulot, de se prendre des tartes par des ados.
    Alors oui, il faudrait accorder plus de place à un accompagnement personnel, pour chaque élève, mais dans une classe de trente, dont la moitié fait n'importe quoi dès qu'on les perd de vue (Soyez honnêtes. On a tous profité du fait que le prof avait le dos tourné pour aller faire le zouave), comment faire? J'ai plusieurs amis qui me disent qu'ils se réjouissent quand ils s'aperçoivent que deux ou trois élèves dans la classe ont compris leur cours, que c'est mieux que rien, qu'au moins ils auront réussi à en toucher quelques-uns. C'est beau, dis donc! C'est motivant!
    Passons sur les attaques personnelles (sexisme, racisme, etc...), les parents d'élèves qui n'abondent que rarement dans votre sens (montrant ainsi à leur gamin qu'il n'y a pas à respecter cet adulte qui tente pourtant, malgré ce qu'on pense souvent, d'aider), les médias, le monde entier qui vous voit comme un fainéant qui fait grève ("mais il a pourtant des vacances!") incapable d'élever les enfants de la Républiques, enfants dont les troubles viennent souvent de problèmes familiaux sur lesquels ils n'ont aucune possibilité d'agir, passons donc sur tout cela. On ne demandera pas aux élèves d'être toujours avides de savoir et adorables, mais d'être respectueux et de considérer ne serait-ce qu'un minimum le travail que fait cette personne humaine qu'il y a en face, c'est la base et un bon cours ou chacun sera épanoui ne pourra se faire que grâce à cela. Et puisque cela ne change pas, c'est terrible à dire, mais ce sera par l'humiliation, par la crainte qu'il inspire, que le prof arrivera à faire cours. Pas par de la gentillesse. Le jour où on respectera enfin le travail des professeurs et qu'on considérera que ce sont des êtres humains, tout ira mieux, vous pouvez me croire.
    Les profs aussi ont envie de bouffer le monde. Ils ont des ambitions, ont des envies de partage, des rêves, des projets. Mais quand on ne cesse de vous répéter à la télé, dans la bouche des parents, de l'administration, des directions d'établissements, du ministère, même de vos proches, que vous êtes un gros nul et que votre boulot est à chier; quand tous vos projets dépendent du bon vouloir des mutations (et encore, vous n'êtes même pas sûr d'être un prof assigné à un établissement spécifique! Vive le statut bien précaire de remplaçant!) et du salaire minable qu'on vous donne, quand EN PLUS les personnes avec qui vous voulez partager votre savoir sont la plupart du temps complètement hermétiques et parfois agressives, oui, vous en devenez malade, vous êtes fatigués, et vous dites des choses que vous n'auriez jamais dit en temps normal.
    Je respecte les sentiments de l'auteure de l'article. Mais je suis juste vraiment touchée par l'absence totale d'empathie, d'un minimum de compréhension, pour ce qui au yeux de tous est un monstre de cruauté et qui n'est pourtant qu'un humain: le prof.
     
    Lullabulle, Coco.lalie, Alecto et 25 autres ont BigUpé ce message.
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