Lettre ouverte d'une crevure néolibérale aux jeunes chômeurs

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Fab, le 7 janvier 2011.

  1. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

  2. Annelise

    Annelise
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    Human pot de crème

    Je sais pas, j'ai trouvé cet article agressif... le fait de "donner de la voix", c'est tellement contradictoire. Il faudrait hausser la voix, mais en même temps accepter de se rabaisser parce qu'on est devant un patron. Il faudrait montrer qu'on est motivé, mettre la main "dans le cambouis", parce que de toutes façons on a que ça à faire on est au chômage (j'ai trouvé ça gratiné pour le coup) et qui plus est, l'expérience vaut mieux que le diplôme, mais bien souvent sans le diplôme, on a du mal à se faire refiler de quoi nourrir l'expérience...
    Tout comme le cas des CV accrocheurs. Entre ceux qui vont te dire que sans photo on ne sait pas si tu as la tête de freddy krueger ou non (et donc, si on peut te faire confiance), ceux que la fantaisie fait gerber, ceux qui s'endorment devant une mise en page classique...
    non, je ne suis pas d'accord. il y a une nette différence entre être motivé et tout simplement venir dire "je suis prêt à être larbin, tu sais quoi ? ce serait un honneur puisque j'ai rien d'autre à foutre de ma vie, c'est bien connu".
    pour un job, un mec m'avait gueulé dessus comme un malade car je lui avais dit que non désolée, j'étais pas disponible immédiatement. pour ensuite ajouter "haha, vous répondez, ça me plait, venez me voir tel jour". eh bah il est allé se faire voir.
     
  3. Grawrrr

    Grawrrr
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    Manger. Maintenant.

    Tiens c'est marrant, cet article je l'ai lu hier soir, étant dans la dite situation, ça m'a interpellé... Elle va quand même dans l’extrême, elle se lâche, avec le ton provoc' pour bousculer et mettre le pied dedans... mouais bon. Comme certains le disent dans les commentaires, ça fait plus discours de coach-la-bave-aux-lèvres. Même s'il y a peut-être un poil de vrai dans le fond...
    Braaaef, pour répondre, ma "stratégie", c'est d'essayer au max de démarcher en candidature spontanée les agences le plus "directement", soit en me déplaçant, soit par courrier, histoire de laisser une trace palpable (même si ça part direct à la poubelle papier). Mais faut avouer que vu les retours négatifs, on se décourage vite. Et comme je cherche dans le créatif, je réfléchis à la forme autant qu'au fond de mes candidatures (papier, forme, mise en page etc. originaux, texte sympa sans être pouet-pouet).
    Mais bon à la lecture de cet article, du coup je me demande si c'est vraiment bien la peine :d
     
  4. Al-éa

    Al-éa
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    Come on.

    La statégie pour rentrer sur le milieu du travail, je n'y songe pas encore puisque je suis toujours étudiante et pas encore diplômée. Néanmoins cet article me donne envie de réagir.

    Malgré le ton second degré plus ou moins de bon goût, il y a des choses qui me "choquent" (m'énervent, me révoltent, appelez ça comme vous voulez).
    - Je trouve qu'on fait une généralisation du "jeune fainéant qui veut arriver sans bouger le petit doigt et démarrer avec un super salaire". Ben oui, notre génération veut du fric, la vie coûte cher et on nous pousse à la surconsommation, comme on le dit l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue bien... Et ce n'est pas pour autant qu'on est des flemmards, on est prêts à mettre la main à la pâte, seulement en entretien les patrons semblent préférer des gens qui vont leur étaler de belles phrases et montrer leur soi-disant audace, pour se révéler des branleurs dans le boulot, plutôt que des gens sincères mais un peu moins sûrs d'eux. That's life il paraît.

    - On ne veut pas employer des gens sans expérience et on en a rien à foutre des stages. Mais puisqu'on ne veut pas nous employer, COMMENT est-on censé acquérir de l'expérience sans faire de stage ? Je veux qu'on m'explique cette solution miracle, ça m'a l'air passionnant.
    Et qu'on ne me dise pas que les stagiaires n'ont pas de réelle expérience du travail, il y a des petits boîtes qui n'ont pas d'employés et recrutent des stagiaires tout l'année pour faire le boulot de ces employés inexistants (et je peux vous dire que j'ai des exemples concrets)

    Bref, il y a encore d'autres points que je ne rejoins pas mais je m'arrêterai là, puisque globalement je trouve les commentaires de l'article plus pertinents que l'article lui-même. C'est facile de rire quand on ne cherche pas de travail, j'aimerai bien voir cette chef d'entreprise couler sa boîte à 50 ans et rechercher du boulot à son tour, je pense qu'on se fendrait bien la poire aussi.

    Enfin bon, mes remarques ne restent que très superficielles puisque je suis une jeune conne idéaliste pas encore sur le marché du travail, donc je m'y connais moins bien que cette dame. Mais je trouve ça tellement petit de se moquer des erreurs de la jeunesse quand on est "dans" la vie active. Y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d'erreurs. Alléluia.

    (Désolée pour le pavé !)
     
  5. kaddenzia

    kaddenzia
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    Etat larvaire

    Moi je suis d'accord avec elle sur son emploi du terme "crevure", qui est tout à fait approprié pour le coup.
     
  6. Marie Obrigada

    Marie Obrigada
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    en construction...

    Je ne sais pas trop quoi en penser, cela me fait quelque chose de lire ça mais je ne sais pas quoi... je suis à la fois un peu d'accord avec elle (l'exemple cité me hérisse les poils) et en même temps elle m'a un peu énervée, parce que oui, avec mon master je postule à des offres niveau bac et niveau Smic (et le poste pourrait vraiment m'intéresser) mais non, je n'ai pas envie de surprendre le recruteur, de créer de nouvelles méthodes de marketing "juste" pour avoir un poste / une mission intérimaire.

    Je n'ai probablement pas assez la niaque pour elle, mais au final j'ai été prête à m'éloigner de mon projet initial pour saisir une autre opportunité et ajouter des compétences et expériences complémentaires à mon CV, et de ça, je suis plutôt fière même si je n'ai pas l'impression de m'être battu pour.
     
  7. Cass0u

    Cass0u
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    <a href='http://www.madmoizelle.com/mode/marques/fiche-mode_2006-03-21_hm.html'>H&M</a> Lover

    ... enfin si avec justement.
    Comment dire, je crois que cet article m'a hérissé au plus haut point !

    J'ai détesté le ton, cette ironie, cette leçon donnée, ce non respect prétentieux ! Je ne suis en rien d'accord avec l'auteure de l'article si ce n'est le problème des fautes d'orthographe et de grammaire.

    Toujours ce même stéréotype du jeune fainéant qui a bien mérité d'être au chômage et de galérer pour trouver du blé pour se loger et se nourrir !

    Pour l'instant je suis encore étudiante, mais c'est pas pour autant que le marché du travail ne me concerne pas. J'ai cherché un boulot " d'été ", je m'y suis prise en février, et j'ai ENFIN trouvé en juin après moult CV, lettres de motivation, entretien d'embauches, épluchage d'annonces quotidiens. Je me foutais royalement de la tâche qui me serait attribuée et je ne demandais que le SMIC... Après tout je n'avais pas de qualifications particulières.
    Mais maintenant je sais bien une chose si je m'acharne dans mes études c'est bien pour ne pas avoir à chercher CENT ans un boulot, pour un salaire misérable ! Je ne comprends pas qu'après 5 ans ( voire plus ) d'études difficiles il soit inconcevable de prétendre postuler à des postes à responsabilité, bien payé, avec des perspectives d'évolutions de carrière. Si je fais des études c'est bien pour éviter d'avoir à galérer à chercher petit boulot sur petit boulot, à remplir des tâches minables qu'un non diplômé pourrait aisément réaliser !
    Certes je ne viserai pas un CDI à la sortie de mes études, mais à un moment donné faut pas déconner, et accepter tout et n'importe quoi; il faut arrêter de croire que " le jeune " est un être qui considère l'employeur comme un " grand méchant loup " ( qui profite de son statut et du pouvoir ainsi conféré ). Ce n'est pas parce que la génération précédente a morflé qu'on doit morfler à notre tour...

    Bref j'ai tellement encore à dire, mais je m'arrête là, je suis trop énervée par cette généralité faite et surtout cette condescendance !
     
  8. lenah

    lenah
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    Pintade your life

    Punaise, on parle d'un boulot de chef de projet web, pas d'un poste de DG ! C'est pas non plus un poste ultra crucial avec des responsabilités de dingue (même si bien sûr, le chef de projet porte sur ses épaules la bonne conduite du projet).
    De plus c'est un métier assez ingrat où l'on se fait crier dessus non seulement par les clients qui veulent qu'on avance plus vite, mais aussi par les équipes de prod qui sont rarement disponibles. Le chef de projet sert de tampon, de bouc émissaire, bosse 12h par jour (parfois même le week end) pour un salaire rarement gratifiant, il est usable, jetable et facilement remplaçable : bref c'est un métier fait pour les jeunes (on est bien d'accord, pour certains projets et dans certaines boîtes, il est primordiale d'avoir des chefs de projet plus expérimenté).

    J'ai été embauchée comme chef de projet en sortant de l'école, sans stage dans ce domaine, seulement avec de bonnes connaissances et de nombreuses expériences en marketing. J'ai commencé avec des petits projets et j'ai appris sur le tas. Je ne vois même pas quel emploi d'un niveau inférieur j'aurai pu occuper.

    Et puis, je veux bien postuler pour des postes qui acceptent les "débutants" mais IL N'Y EN A PAS !!! Même des postes "juniors" réclame du 5/6 ans d'expériences. J'ai toujours répondu à des offres nécessitant plus d'expérience que ce que j'avais et pourtant j'ai réussit à me faire remarquer des recruteurs.

    Bref, cette dame et son discours moralisateur m'énervent au plus haut point... et apparemment, vu les réactions sur madmoizelle et sur rue89, je ne suis pas la seule !
     
  9. Lady Von Duck

    Lady Von Duck
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    Blame It On The Boogie

    ahum ahum ...
    Je trouve ça assez ambivalent de demander de l'enthousiasme aux jeunes en reconnaissant qu'on leur propose des jobs médiocres. Ce genre de ton en mode "leçons et morale sur la vie" m'exaspère
     
  10. ~Heather~

    ~Heather~
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    Moi, moche et méchante

    Si je parviens à finir mes études de médecine, je ne devrais pas être vraiment concernée par ce problème.
    Y a juste les 3 années d'externat où, n'ayant aucun statut réel, on est sous payé (les gardes payées une misère [30?, je crois], on gagne 100 à 250 ? par mois, youhou !). 'Fin bref, les études de médecine, c'est assez particulier mais cette période précaire de l'externat est un passage obligé.

    Pour réagir à l'article, comme les autres madz, son ton me déplaît.
    Quand je pense au parcours de mes cousins, je me rend compte que c'est la parcours du combattant pour trouver du boulot. L'un, possédant un master, a préféré prendre le risque d'attendre une offre en accord avec ses diplômes plutôt que de faire un boulot de merde. Il cherché pendant un an.
    Une autre cousine, sortant d'une école d'ingénieur (soit 5 ans après le bac), a cherché pendant 6 mois, puis a décidé de se réorienter pour être professeur des écoles.

    'Fin faudrait que cette "dame" soit un peu plus ouverte d'esprit : elle est trop réductrice quant aux difficultés des jeunes a trouver un emploi.
     
  11. DestyNova_

    DestyNova_
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    Monde de Merde.

    Ce qui m'a le plus plu dans l'article....ce sont les commentaires!!!!!!!!!!

    Je cite :
    Autre citation (très vraie pour ma part, ce qui ne m'aide pas pour autant à trouver un job):

    Et enfin (le plus pertinent) :


    Oui c'est un peu facile pour l'employeur de sortir tous ces beaux discours, c'est un peu lui qui est naif de croire que Le Jeune n'en est qu'à sa première candidature, et de ne pas soupçonner que son manque de confiance viendrait PEUT-ÊTRE du fait qu'il n'en est pas à son premier "baissage de froc" en échange de ...rien du tout, même pas un vulgaire CDD qui nous entrainerait dans la spirale de la précarité (et avec le sourire s'il vous plait!).



    PS : Ah oui et l'image du jeune branleur qui veut tout sans se bouger le cul de son canapé...MERCI, ça fait CINQ ANS que je mange des pâtes et que je bosse au MacDo pour me payer l'eau chaude dans mon 16m² Rue des clochards, et j'ai eu mon diplôme comme tout le monde (ben ouai SURPRISE les jeunes bossent deux fois plus, combien de fois tu t'es remis à bosser en rentrant chez toi?), par contre j'aurais moins de retraite alors OUAI j'accepterai de bosser pour moins que le SMIC, mais là C'EST MOI QUI TE FAIS UNE FAVEUR CONASSE !!!!!
     
  12. nordavind

    nordavind
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    Crise d'ado

    J'ai le sentiment que beaucoup ont mal interprété les intentions de la rédactrice de l'article. Selon moi tout ce qu'elle essaie d'expliquer est que lorsqu'on demande un emploi largement au dessus de ses qualifications (une licence infocom n'est pas un bac+5 dans une grande école d'ingé...), il faut se donner les moyens de ses ambitions, prouver qu'on a l'audace et le talent nécessaire pour assumer des fonctions pour lesquelles on a pas encore d'expérience. Malheureusement certains candidats semblent avoir du mal à différencier audace et arrogance.

    Vouloir encadrer une équipe de webmasters alors qu'on ne l'a jamais été soi-même et qu'on a aucune expérience d'encadrement me paraît bien utopique, et je pense que c'est la raison pour laquelle l'article a un ton si cynique. Si ce garçon avait juste postulé pour un poste de webmaster, la "consultante" n'aurait probablement pas mis en avant l'importance d'être "surprise", et de prouver qu'on est un "winner de la précarité" (oui ce passage là de l'article était un peu nul...).

    Et en ce qui concerne le fait d'éviter que la candidature ne soit ignorée, il ne faut pas perdre de vue que pour se démarquer, il suffit parfois uniquement de faire un CV clair et une lettre de motivation synthétique et sans fautes d'orthographe.
     
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