louna69 a dit...

Sujet dans 'Forum Ecriture' lancé par louna69, le 19 juillet 2010.

  1. louna69

    louna69
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    For the watch.

    Bon je m'essaye à l'écriture, je n'ai que rarement écrit dans un autre contexte que l'école alors voilà mes créations!
    Soyez le plus honnête avec moi, ça m'aiderait vraiment.
    Voili voilou, en espérant que vous apprécierez!
     
  2. louna69

    louna69
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    For the watch.

    Bon j'ai pas pu m'en empêcher, j'ai mis un ou deux mots avec un e dedans (bouh je sais) et j'ai mis de l'anglais mais sinon je suis clean


    "I'm coming back soon, mon amour, m'a-t-il dit.
    - Quand? dans un mois? un an?
    - I don't know, look, I gotta go, ciao!"
    Il prit son pantalon, son t-shirt, puis disparut.
    Son nom? John, mon anglais à moi. Il m'a fait la cour durant trois mois, trois mois si parfaits qu'ils m'ont paru incroyable. Il fut si chamant, un garçon fascinant, viril mais doux, plaisant à voir, un amant tout droit sorti d'un roman. Au bout des trois mois, nous fïmes l'amour; il partit pour mon plus grand chagrin à Birmingham aussitôt. J'avais 17 ans, lui 23.
    Cinq ans plus tard, John m'apparut dans un bar. Toujours aussi plaisant à voir, toujours aussi charmant. Connard.
    J'offris un scotch au connard; ravi, il m'accompagna jusqu'à mon studio. Là-bas, il but aussi un scotch. Il paru moins plaisant à voir qu'avant, mais alors pas du tout. "Bah alors, ça va pas, l'anglais?
    - What did you do? Ahhh!
    - Du poison! Hahahaha! à mort l'anglais! Hahahaha!
    - Ahh! You crazy bit...
    Il n'a jamais fini son mot. Il avait qu'à revenir. Connard.
     
  3. louna69

    louna69
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    For the watch.

    "Aujourd'hui, nous avons un nouvel arrivant: je vous présente Aurélie!
    - Bonjour Aurélie! dirent-ils tous en coeur.
    - Aurélie, tu veux bien nous raconter ton histoire?
    - Oui, bien sur. Je pense que mon addiction semble plutôt évidente, un ami m'en avait parlé il y a quelques temps et m'en a vanté les mérites alors j'a voulu essayé. J'étais dans une période de ma vie assez difficile, j'avais envie de changement alors j'y suis allée. La première fois, c'était gratuit, ça s'est vraiment bien passé, et tout le monde avait l'air d'apprécier le nouveau moi: plus ouverte, plus drôle, moins déprimée.
    Puis tout s'est accéléré: je ne vivais plus que pour ça, j'y ai dépensé toutes mes économies, ça a détruit ma vie je...
    Ses yeux étaient baignés de larmes.
    - Calme-toi, Aurélie, tout va bien.
    - Le... le regard des gens n'était plus le même, je sentais bien qu'ils se moquaient de moi, mes propres parents m'ont dit d'arrêter mais je n'y arrivais pas. Et quand bien même j'essayais, ils m'attiraient à coup de réductions et... et je ne pouvais pas résister, j'avais perdu la raison...
    Alors un jour, j'ai décidé d'arrêter net, et mes parents m'avaient déjà parlé de vous donc je suis venue, et j'ai la ferme intention de mettre fin à mon addiction!
    - Bravo Aurélie, je pense que cela mérite d'être applaudi, n'est-ce pas? allez, on applaudit tous Aurélie!
    Ils tapèrent tous dans leurs mains.

    - Dans notre programme, nous avons tous l'habitude de commencer en formulant de manière claire notre problème, car la reconnaissance de notre problème est le premier pas vers la guérison, alors, Aurélie, j'aimerais que tu te lèves et que tu dises haut et fort ton addiction! Ca ne te dérange pas?
    - Non, bien sur que non.
    Aurélie se leva, regarda une dernière fois, inquiète, le responsable, qui lui répondit d'un regard confiant. Elle contempla l'assemblée, puis déclara:
    - Je suis accro aux UV!"
     
  4. louna69

    louna69
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    For the watch.

    Ils m'ont traité de fou. Ils ne savent pas à quel point ils ont raison. Je ne peux rien y faire, elle est en moi, elle a pris contrôle de mon esprit et l'a lié au sien.
    Essayer de la combattre m'absorbe toute force vitale.
    Alors un jour j'ai rendu les armes. Je me suis glissé dans ses bras, j'ai fermé les yeux et je l'ai laissée prendre possession de moi. Elle m'a alors murmuré 2 mots, avec sa voix si douce, elle m'a murmuré: «Tue-moi.». Et je l'ai tué.
    Ils me traitent de fou; je suis fou d'elle.
     
  5. louna69

    louna69
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    For the watch.

    Mon texte est très long pour une fois, mais il se lit plutôt vite.
    Par contre il faut le lire avec cette musique en accomagnement (Sekhmet m'a donné l'idée de la bande-son pour texte - ouh la copiteuse :down:)

    "Oh putain, il se rapproche!
    - Il se rapproche mais genre beaucoup?
    - Mais oui idiot, mets la gomme... Oh non, il sort le fusil! Alex, je t'en supplie, vas plus vite!"

    Replaçons ce dialogue dans son contexte: Alex a volé de l'argent à son beau-père Bernard, mais beaucoup d'argent (10 000€ quoi), et il s'est enfui avec les sous avec sa meilleure amie Manouchka, ou Manny (parce qu'elle aime pas son nom), " mais cet argent, se justifie Alex, il était à ma mère, et il le lui a volé pour partir avec sa p..."
    Enfin bref, son père n'est pas content du tout mais alors vraiment pas, et depuis il les pourchasse à travers toute l'Auvergne en voiture pour le récupérer avec sa p... , mais bon ça fait deux mois qu'il les cherche, et vu qu'il est très très énervé, il a sorti le fusil (comme Manny l'a souligné plus haut) et Alex et Manny doivent à tout prix éviter ses tirs.
    Retournons à l'histoire, voulez-vous?

    "Arrête-toi petit merdeux! crie Bernard.
    - Alors ça tu peux toujours crever, murmure Alex.
    Il appuie sur la pédale de l'accélérateur subitement; 90, 100, 110, 120 km/h... les vitesses défilent de plus en plus vite, toujours plus vite. Manny a les yeux rivés sur le rétroviseur arrière, prévenant Alex à chaque salve de tirs de son père. Soudain, Alex change de direction et s'engage sur une petite route de campagne; son père le suit à la trace, mimant chacun de ses gestes , tournant à chaque fois qu'il tourne, slalomant et dépassant les voitures à chaque fois qu'il slalome et dépasse une voiture.

    ***​

    Un camion, un très long camion apparaît à une intersection. Il ne va pas très vite à vrai dire, il se traîne, on pourrait croire de loin qu'il roule au ralenti. Il s'arrête au stop de cette intersection, et attend longueument, très longtemps avant de s'engager enfin sur la voie.
    - Attention y'a un camion au stop, tu ferais mieux de ralentir un peu, non...
    - Il est proche de nous? la coupe Alex.
    - Euh quand même oui, indique Manny, mais fais attention Alex, y'a un camion juste devant...
    - Combien de mètres environ?
    - Euh... dix tout au plus, mais c'est pas le plus important, ya un cam... mais qu'est-ce que tu fous? Pourquoi t'accélères... mais arrête!
    - T'inquiète, je sais ce que je fais.
    Alors qu'il va de plus en plus vite et se rapproche dangereusement du très long véhicule, il tourne brusquement pour contourner le camion; son père n'a pas le même réflexe et fonce dedans. Manny regarde horrifiée la scène, et fait un signe de croix (parce qu'elle est très pieuse).

    - Oh mon Dieu, merde, merde, PUTAIN DE MERDE... ton père vient juste de se manger un camion, il doit avoir besoin d'aide!
    - Ouais sûrement, ouais.
    - Non mais je rêve, tu t'en fous ou quoi?
    - Euh non, non, mon père est... t'as dit qu'il a fait quoi déjà?!
    - Ton père vient peut-être de mourir et t'en as rien à foutre?
    - Hein?!
    - Mais fais demi-tour, putain, et vas l'aider!
    - Parce qu'il nous a aidé quand il nous tirait dessus avec son fusil?! T'as qu'à y aller toi, si tu l'aimes à ce point là!"

    Alex n'est plus là, son corps est là, mais son esprit est parti, il est comme possédé par le sentiment de puissance que lui procure la vitesse supersonique de la voiture. Il a vaincu son père, il a vaincu tout le monde, il dépasse tout le monde, tantôt par la droite, tantôt par la gauche, roulant sur l'herbe puis sur le goudron de la route, le vent accompagne sa course, il est invincible, sa vitesse le protégeant de tout. Plus rien n'existe, pas même Manny qui semble voir La Faucheuse s'approcher d'eux à chaque seconde, ni la bande de voitures de gendarmes qui le suit, encore moins l'hélicoptère qui filme sa course poursuite sur une route perdue d'Auvergne sans but.
    Manny est bien là, elle, le vent l'empêche de parler sans devoir crier, la vitesse, le regard d'Alex lui fait peur, il est animé d'une lueur de folie qui la terrorise. Elle l'implore, le supplie de ralentir, essaye de le raisonner, de lui faire remarquer que la police est à ses trousses, pleure, hurle à la mort, prie la Vierge Marie de les épargner et de ne pas les envoyer en enfer, puis crie à nouveau, l'implore, se met même à réciter le "Notre Père" et le "Je vous salue Marie" jusqu'à ce qu'il en ait marre d'elle et lui balance au visage: "Ta gueule, putain de merde!"
    Il l'a regardé d'un regard à vous glacer le sang, on pourrait croire qu'il veut la tuer; c'est d'ailleurs ce que Manny a pensé, hypnotisée par la folie toujours plus grandissante du conducteur.

    Passé le moment de choc, puis le moment d'angoisse, arrive le moment d'exaspération, où on en a marre de le voir faire n'importe quoi, et enfin le moment de colère, où on tente de reprendre le contrôle de la situation, même si cela implique qu'on perde toute sa raison, et qu'on fasse nous aussi n'importe quoi.

    Manny tente alors de s'emparer du volant.
    Ils se battent pour prendre le contrôle, et foncent tout droit dans un arbre.

    ***​

    Bilan des courses: 4 morts, et 10000€ couverts de sang.​
     
  6. louna69

    louna69
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    For the watch.

    Le style est vraiment fouillis, l'histoire est très sombre, bref c'est du grand n'importe quoi.
    Amusez-vous bien (si je puis dire)

    "Oups!" qu'elle a dit quand elle s'aperçut que sa victime était inconsciente. Ce n'était pas comme si elle voulait que sa victime perde connaissance, non, juste qu'elle comprenne qu'il ne fallait pas la chercher.

    Mais que s'est-il passé pour que Emma, jeune fille sans histoire, inconnue, invisible, insignifiante, se retrouve à rouer de coups Juliette, si joile, si géniale, bref si parfaite?

    Et bien, c'est qu'elle n'est pas si parfaite que ça, la Juliette. Vous savez, les gens qui ont du pouvoir aiment à ridiculiser les plus faibles; la pauvre Emma était son souffre-douleur. Chaque jour elle devait subir ses moqueries, ses humiliations en classe, hors de la classe, un harcèlement continuel depuis la primaire jusqu'au lycée. Elle encaissait sans rien dire jusqu'au jour où Juliette l'attaqua sur le terrain sensible qu'était le père d'Emma.

    Son père était schizophrène; un jour il était gentil, le lendemain il tuait quelqu'un au hasard dans la rue. Il était si persuadé que le monde cherchait à le détruire qu'il voulait le détruire en premier, jusqu'à ce qu'il fut envoyé en asile pour le restant de sa vie. Emma n'avait que 6 ans lorsqu'elle le vit pour la dernière fois, menotté jusqu'au cou, riant de bon coeur avec ses amis imaginaires.
    Ca, c'est la version que tout le monde connaît; ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'il existe un gène dans notre ADN qui prédispose certaines personnes à la schizophrénie, et Emma bien sur porte ce gène. Son double était, au début, une simple voix qui lui conseillait de se défendre face à Juliette, et puis elle a commencé à le lui ordonner, jusqu'au jour où cette voix devint une personnalité complètement distincte d'Emma (que nous appelerons Léa), sans sentiments, sans morale, sans une once d'humanité, qui décida ce jour-là de prendre les choses en main, et aussi le contrôle d'Emma.

    Alors qu'elle insultait le père d'Emma devant elle, Léa essaya de convaincre Emma de se défendre. Comme elle ne réagissait pas, Léa, plus qu'agacée, se sentit le devoir de lui montrer que faire. Elle attrapa Juliette puis lui donna un coup de poing qui la fit tomber par terre. Ne la laissant pas se remettre, Léa la bloqua à terre et lui asséna une série de coups de poing, toujours avec plus de force. Puisqu'elle était encore consciente, Léa n 'était pas satisfaite alors elle prit un pied de chaise cassé qui traînait à coté et la frappa avec la barre sur le crâne de toute des forces, de sorte que la pauvre enfant perde connaissance. C'est à ce moment là que les gens se décidèrent à éloigner cette furie de Juliette et appelèrent les secours.
    Léa, elle, riait d'un rire à en faire peur le pire de tous les psychopathes, et quand les gens essayèrent de lui faire comprendre la gravité de son geste, elle leur répondit seulement "Oups!" et s'enfuit.

    Personne ne revit ni Léa, ni Emma, mais un tueur en série sévit pendant un moment dans la région, peu de temps après l'incident. Quant à cette chère Juliette, elle demeure encore défigurée par l'attaque, et a perdu tout son pouvoir auprès des autres. Terrifiée, elle a déménagé à l'autre bout du pays, et prend des cours à domicile. Parfois, il lui arrive de distinguer dans la nuit une silhouette qui ressemble à celle de Léa, qui l'observe. Ses parents, bien sur, ne la croient pas, et l'envoient le plus souvent possible chez le psychologue.

    Enfin, jusqu'à ce qu'ils la retrouvent étranglée dans son lit.
     
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