Mon mec vient de me frapper pour la première fois, que faire ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Chloé P., le 30 mars 2016.

  1. Chloé P.

    Chloé P.
    Expand Collapse
    Ancienne rédactrice sur la rubrique Devenir Adulte

    Daredevil. et Lunafey ont BigUpé.
  2. Wrath

    Wrath
    Expand Collapse
    Oh, Ashley !

    Vachement bien, ce papier !
     
    Soledad M., Micomochi, elisabellissima et 7 autres ont BigUpé ce message.
  3. jorda

    jorda
    Expand Collapse

    Très bon article, bien décrit.
    En effet, le syndrome de l'infirmière est chez certaines personnes vraiment trop puissant, et l'amour aidant, c'est très difficile pour elles de ne pas réagir comme ça.

    Je me suis plusieurs fois posé la question, dans ce genre de cas, connaissant des personnes qui ont aussi été confrontées à ce genre de question.
    Auparavant, j'aurais été tentée de répondre : si la violence n'est "pas trop grave" (genre une gifle), on peut donner le bénéfice du doute, mais à partir de la 2e fois, il faut sérieusement réfléchir à partir.

    Mais après réflexion, j'avoue me demander s'il ne faut pas déguerpir dès la première fois, même si ça pourrait sembler peut-être excessif dans certaines situations.
    Mais le niveau de perversité de certaines personnes est tel qu'après la première fois, elles peuvent s'arranger pour que la personne ne puisse plus s'échapper. D'où le fait que je me demande très très sérieusement s'il ne faut tout simplement donner aucune chance de récidive à l'autre qui a eu un acte de violence.
    Mais c'est une question bien difficile...

    Pour les hommes victimes, pareil, et j'approuve totalement l'article. Ils auront tendance à être moins crus que les femmes (vu que dans l'esprit des gens, les hommes sont les agresseurs et les femmes victimes, et qu'ils ne représentent que 10% environ des victimes de violences conjugales).
    Et je leur dirais : si votre compagne vous baffe ou pire, ou encore vous traite psychologiquement comme de la m*** en vous disant que vous êtes un minable au point qu'il serait mieux pour vous de se tuer, ignorez les autres qui pourraient vous dire que ce n'est rien, et réfléchissez sérieusement à la quitter le plus vite possible.

    Personne, homme ou femme, n'a le droit de porter atteinte à l'intégrité physique ou psychologique d'une personne.
    Une personne, peu importe son sexe ou genre, qui se donne le droit de vous maltraiter de la sorte, ne mérite bien souvent pas qu'on lui donne une deuxième chance.
    Et si vraiment vous pensez que c'est quelqu'un d'exceptionnel et que ça ne se reproduira pas et que vous avez vraiment envie de lui donner une 2e chance, faites bien sûr qu'il/elle ait compris avoir été trop loin, mais s'il y a une récidive, s'il y a une 2e fois : partez!

    Sinon au niveau des liens, je me permets de rajouter des liens canadiens que je trouve géniaux :
    http://violenceconjugale.gouv.qc.ca/aider_accueil.php
    et même un scénario pour se protéger d'une violence conjugale :
    http://violenceconjugale.gouv.qc.ca/besoin_scenarios.php
     
    just_in_case, Mariviere, Cagouilleuse et 15 autres ont BigUpé ce message.
  4. Julicoeurne

    Julicoeurne
    Expand Collapse

    @Chloé P.
    Bien que les femmes soient les principales victimes de violences conjugales, et que les principaux coupables soient des hommes, j'aurais apprécié que l'article soit plus général et mentionne plus clairement les hommes victimes de violences conjugales (que le coupable soit une femme ou un homme), ainsi que les couples LGBT

    "Mon mec vient de me frapper pour la première fois, que faire ?" => Mon copain/ma copine vient...
    "Ton mec t'a frappée, t'a bousculée (...)" => Ton.Ta conjoint.e t'a frappé.e, t'a bousculé.e
    "(...) Il s’adresse à celles qui se posent la question (...)" => à celles et ceux
    etc.

    Ce contenu n'est visible que par les membres validés. Rejoins-nous ou connecte-toi !

    Mais sinon, bon article, très complet !
    La partie "C’est arrivé/ça arrive à une amie ?" est une bonne idée !
    D'ailleurs, elle m'amène à me poser une autre question : "Que faire lorsqu'on découvre que notre ami.e est la personne qui fait subir des violences, physiques et/ou psychologiques, à sa.son conjoint.e ?" :erf:
     
    #4 Julicoeurne, 30 mars 2016
    Dernière édition: 30 mars 2016
    Allitché, Mariviere, Faoxie et 31 autres ont BigUpé ce message.
  5. jorda

    jorda
    Expand Collapse

    @Julicoeurne je pense que c'est plutôt normal qu'on se concentre sur les femmes.
    Ce qui aurait été dégueulasse par contre c'est de ne pas faire mention du tout des hommes victimes. Quand on parle de violences conjugales, c'est bien rare d'entendre ou de lire ne serait-ce que quelques mots sur cette minorité.
    En parler, même en quelques mots, même à la fin d'un long article, c'est déjà un pas vers leur prise en compte. Et c'est bien mieux qu'il y a 10 ans où la personne qui avait le malheur d'en parler se faisait traiter de misogyne.

    Sinon en effet bonne question que tu poses si on connaît des gens violents.
    On peut essayer peut-être d'en savoir plus sur leur comportement ou de les rediriger vers des assos.
    Ici, il y a des assos pour les hommes violents mais aussi les femmes violentes :
    http://violenceconjugale.gouv.qc.ca/besoin_ressources.php
    Par contre, si la personne violente n'a vraiment rien à cirer de son comportement violent, peut-être qu'on peut essayer d'agir sur la victime en lui faisant prendre conscience qu'il faut qu'elle parte.
     
    Allitché, Lunafey, Daredevil. et 6 autres ont BigUpé ce message.
  6. Seenae

    Seenae
    Expand Collapse
    Mini truc à rayures.

    C'est bien qu'un tel article ai été écrit
    Parce que oui les violences psychologiques notamment c'est un cercle vicieux, d'où il est très difficile de se sortir..
    Parce que lea personne qui commet ça peut te balancer les pires insanités et 30 secondes après s'écrouler comme un enfant en te demandant pardon, qu'iel pensait pas ce qu'iel a dit, te demande de ne pas partir...
    Il faut partir, vite, loin, le plus loin et le plus vide possible en fait.

    Merci @Chloé P. :cupidon:
     
    Lord Griffith, ben quoi ?, Micomochi et 6 autres ont BigUpé ce message.
  7. Mymy

    Mymy
    Expand Collapse
    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    Hello ! Je te réponds car c'est ma décision de rédac chef adjointe d'angler l'article sur les femmes victimes d'un conjoint homme. On y a pas mal réfléchi en fait. Non-genrer l'article ? Inclure les hommes victimes, les femmes coupables, les couples non-hétéro ?

    J'ai fini par décider de cibler les femmes victimes. Déjà parce qu'une femme victime des coups de son conjoint homme, c'est la majorité des cas. Ensuite parce que c'est autour de cela que s'articulent beaucoup de recours légaux, de réactions sociétales etc. Un homme arrivant au commissariat pour dire « ma copine m'a frappé » ne sera absolument pas reçu de la même façon qu'une femme arrivant pour dire « mon copain m'a frappée ». C'est quelque chose que je déplore mais c'est la réalité du monde et l'idée était vraiment de faire un article pratique.

    Inclure à la fois les hommes victimes et les couples non-hétéro revenait à ajouter un tas de situations alternatives à un article déjà très long et à risquer de perdre les personnes ayant le plus de risques d'être concernées, à savoir les femmes victimes de violences conjugales par leur conjoint homme. Ce qui ne veut pas dire qu'on exclut l'idée de parler des autres situations dans d'autres articles, bien au contraire (y compris de celle que tu évoques à la fin : et si c'était mon ami•e le/la coupable ?) :fleur:
     
    Soledad M., Lunafey, KicheLeader et 32 autres ont BigUpé ce message.
  8. Julicoeurne

    Julicoeurne
    Expand Collapse

    Tu as éveillé ma curiosité :shifty: : comment ça "spécialisées" ? Quelle différence avec une entreprise de déménagement classique ?
     
    Daredevil., Lis, Azurhibis et 2 autres ont BigUpé ce message.
  9. jorda

    jorda
    Expand Collapse

    Bravo à toi. C'est bien difficile de pas en faire quand ça s'est mal passé pour nous.

    Je dirais aussi, si jamais même en étant accompagnées (ce qui a été mon cas) ça foire, tenter dans un autre commissariat/gendarmerie, jusqu'à ce que ça marche.
    Certaines personnes sont très facilement découragées dès le premier échec à la police/gendarmerie et n'osent plus retenter, persuadées que ça va finir de la même façon.
    Pour celles (et ceux) qui en ont le courage, retentez, encore et encore jusqu'à ce qu'on vous écoute. Et soyez entouré/e/s, en effet c'est très important. Les épreuves sont un peu moins douloureuses avec d'autres personnes nous soutenant que complètement seul/e/s.
     
    Daredevil., bleizez, Lis et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  10. helvira

    helvira
    Expand Collapse

    Un jour, j'étais petite (peut-être 6 ou 7 ans), maman (qui avait un caractère... pas facile) avait dit quelque chose d'excessif à papa (qui n'était pas facile non plus). Il a eu le réflexe de lever la main. Maman (1,59 m) s'est plantée devant lui (1,83 m) et lui a dit d'un ton glacial, à peine un murmure (mais je m'en souviens tellement bien) : "ose me toucher seulement une fois, tu ne me reverras jamais, ni les petites" (ma soeur et moi). Je ne sais pas si c'est la réponse à avoir, mais papa a baissé le bras et je suppose qu'ils en ont reparlé plus tard (ils sont restés mariés plus de 34 ans, jusqu'au décès de papa).
    Papa n'était vraiment pas du genre violent, mais maintenant je réalise à quel point ça peut aller vite.
    De toute façon, frapper est un geste intolérable, absolument inacceptable. Merci beaucoup donc pour cet article très intéressant, mais terrifiant en même temps.
     
    greenapple, ben quoi ?, Ovna et 12 autres ont BigUpé ce message.
  11. L0utrage

    L0utrage
    Expand Collapse
    N’obéir à personne est bien plus jouissif que de commander au monde.

    Moi j'ai une question qui va peut être, être un peu hors sujet. On parle ici de cas concrets et de solutions ( très bien expliquées/agencées d'ailleurs ). Mais si on a un doute ? Si on est sorti de ça mais qu'o ne sait pas soi même si c'était de la violence conjugale ou pas. Exemple : mon amie aujourd'hui célibataire garde des souvenirs, réactions, séquelles d'une ancienne relation, on en reparle, souvent, ça vient dans la conversation.
    Mais à partir de quand peut on poser le mot violence conjugale ? J'ai eu, un épisode assez troublant moi même et je pense que pour certains(nes) il serait bon de poser des mots dessus.

    Voilà je m'embrouille les pinceaux comme d'habitude mais j'espère que la question est claire.

    Des bisous !
     
    Lord Griffith, Allitché, Micomochi et 5 autres ont BigUpé ce message.
  12. L0utrage

    L0utrage
    Expand Collapse
    N’obéir à personne est bien plus jouissif que de commander au monde.

    Du coup dans le cas de mon amie comme le mien rien de physique à proprement dit, je pense qu'il y avait plus de psychologue.
    Jalouser les amis, faire du chantage, interdire de voir ses ami(e)s, entendre : " T'a pas envie donc tu m'aime plus. "
    C'est pas bien clair ce que je dis.
    Mais en parler à qui ? Parce que nous en parlons l'une avec l'autre mais.. on est fixée ni l'une ni l'autre.
     
    Daredevil., Lis, Azurhibis et 2 autres ont BigUpé ce message.
Chargement...