Mon papa s'est suicidé

Sujet dans 'Les trucs nuls de la vie d'adulte' lancé par Marion Smith, le 7 septembre 2018.

  1. Marion Smith

    Marion Smith
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    Bonjour,

    j'écris ici parce que je ne sais vraiment pas où écrire d'autre.
    J'ai l'impression d'être devenue une adulte depuis que ce drame m'a sauté en pleine gueule.

    Je m'appelle Marion et je viens d'avoir 24 ans. C'était le samedi 18 août. Je suis rentrée de chez mon frère où j'avais passé une soirée horrible la veille: tous le monde était bourré et je me suis faite insultée puis bousculée par le nouveau mec secret de ma mère dans l'indifférence la plus totale. Avouez que cette histoire commence bien, on sent qu'on va passer un excellent moment.

    Papa n'allait pas bien depuis 2 mois, depuis que maman était partie. Elle ne l'aimait plus et elle était très triste. Elle culpabilisait énormément et dépérissait à vu d’œil. Alors je l'ai beaucoup rassurée en disant que papa irait mieux avec du temps. Qu'il fallait qu'elle pense à sa vie à elle. Elle est donc partie, laissant mon papa inconsolable.
    Il a perdu beaucoup de poids, il pleurait dans mes bras, cassait des meubles. J'ai même dû téléphoner aux pompiers une fois pour qu'il se calme. Le temps passait, maman a trouvé une chouette petite maison en location et elle a commencé à vivre sa vie, à rattraper le temps perdu, à vivre sa jeunesse en quelque sorte. Ma petite sœur Estelle qui a 16 ans est restée chez papa, elle ne voulait pas le laisser seul.

    Revenons à ce samedi 18 août, je suis crevée et je passe chez mon papa pour récupérer mon chien qui y était depuis la veille. Nous buvons une bière sans alcool : papa est alcoolique et il est en sevrage pour récupérer son permis de voiture. Je lui demande si je peux lui emprunter une table de jardin car je reçois des amis chez moi le soir. Je vais donc dans l'abris à caravane, je prends la table et la charge dans mon coffre. Papa ne m'a toujours pas fêté mon anniversaire et je lui en veux un peu. Je comprends sa tristesse mais je viens d'avoir 24 ans, comment peut il avoir oublié l'anniversaire de sa grande fille ?

    Il m'accompagne à ma voiture, ferme le portail derrière moi et il a le visage le plus triste du monde. Je lui fait un signe de la main et je lui dit "je t'aime", il se retourne et ne réponds pas. Alors j'insiste, plus fort: "Je t'aime PAPA" !
    Il se retourne en trébuchant et me réponds : "Moi aussi".

    Je rentre chez moi, je prépare tout pour ma petite soirée. Tout se passe bien, le lendemain papa post ce mot sur facebook :
    "bonne an.aniversaire bis", j'y réponds par ce message : "Merci papa. C'était hier mais c'est pas important. Bises <3"
    Je précise que j'étais fâchée, triste. Que toute cette histoire avec ma mère passe avant moi, j'étais jalouse.

    Le soir il y a un feu d'artifice, un ami à moi demande sa chérie en mariage. La journée se termine en beauté.
    Le lundi matin je commence le travail à 8h, je pars donc avec un peu d'avance pour déposer mon chien chez papa.
    J'ouvre le portail, ferme derrière mon amour de canidé et j'hésite.
    J'hésite à m'arrêter pour aller voir papa, je sais qu'il est là car la 50 avec laquelle il se rend au travail est garée devant la maison. Je décide de ne pas y aller. Ma psy m'a conseillé de me détacher un peu de la situation en évitant de me replonger dans la tristesse de mon papa tous les jours. Tous mes proches me disent que ça va aller, il est grand, je dois penser à moi. Et puis de toute façon, quelqu'un qui menace de se faire du mal ne le fait jamais vraiment. Alors ce lundi matin je remonte dans ma voiture, je m'éloigne de la maison familiale et je prends la route du travail. J'y rejoins tous mes supers collègues à qui je raconte mon weekend, je fais mes blagues, c'est une bonne semaine qui commence.

    Avant de terminer le travail, je reçois ce texto de ma belle-sœur : "Je suis de tout cœur avec vous dans cette triste nouvelle, courage à vous tous".
    Je consulte mon téléphone de plus près, j'ai des appels manqués. Je tremble, je quitte la salle de production et je cours dans la salle de pause. J'appelle maman qui ne réponds, pas, ma petite sœur ne réponds pas non plus.
    J'appelle donc ma belle sœur. Je lui demande, "Qu'est ce qu'il se passe" ?

    Mais je sais déjà.
    Je sais.
    Elle se mets à pleurer, "Marion, c'est Fabrice, ta sœur l'a retrouvé pendu dans l'abris à caravane"
    Je jette le téléphone, je m'écroule, je hurle.
    On vient de m'arracher mon coeur brutalement. Je pleure comme une hystérique.
    J'ai peut être mal compris ? Je ne l'ai même pas laissée terminé, peut être que papa est dans un camion de pompier en direction de l’hôpital ? Mais je n'ose pas reprendre mon téléphone, si le doute est là, il y a encore de l'espoir.
    Mes cris alertent mon chef et un collègue qui viennent à ma rencontre, on m'attrape par les aisselles, on m’emmène en direction de chez moi. Ma mère décroche enfin, elle a dans la voix un râle assourdissant, elle suit le camion de pompier pour l’hôpital, ma sœur est en état de choc. Changement de cap, direction l’hôpital. Je ne suis pas sure de comprendre, je n'ai pas envie de comprendre.

    J'arrive aux urgences, j'explique que mon papa, ma sœur et ma maman sont là. Les infirmiers ne sont pas réactifs, ils m'installent dans un fauteuil roulant et j'attends une minute entière avant de leur dire : "laissez tomber vous êtes trop lents, donnez moi le numéro de l'étage". Je cours, je tremble, je tangue.
    J'arrive à l'étage pour les soins aux enfants, je n'y comprends rien, les soins aux enfants ?? On m'indique la chambre, je m'engouffre.

    Ma sœur est en pyjama, pieds nus et maman lui tient la main en se berçant frénétiquement.
    Elles me voient, leurs pleurs deviennent des hurlements. Maman s'égosille comme un animal blessé, Estelle semble ne plus pouvoir fermer ses lèvres. Mon monde s'écroue, où est papa ? Mon château s’effondre, je veux des réponses, je n'en veux pas.

    Papa s'est pendu ce matin là. Je ne me suis pas arrêtée car je ne voulais pas commencer ma journée en étant déjà triste. Papa s'est pendu.
    Papa s'est pendu.

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  2. Adopteunefolle.com

    Adopteunefolle.com
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    Je suis sincèrement désolée pour toi Marion. Paix à son âme.
    La perte de l'être cher, c'est une des pires douleurs qui soient dans ce monde, je t'envoie plein de courage pour supporter cette épreuve et si t'as besoin de t'épancher, écrire, pleurer, parler, n'hésites pas.
    Toutes mes condoléances

    Ne culpabilise pas de ne pas être passée le voir le matin, c'est pas de ta faute si ton père s'est suicidé, c'est le désespoir qui l'a mené à ça. Mais ne te dis pas "et si...", il n y a pas de "et si...", les choses se sont passées comme elles devaient se passer, c'est dramatique je sais.
    Ton père veille sur toi de là où il est.
     
  3. greenapple

    greenapple
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    Je ne suis pas exigeante, j'ai des valeurs fortes.

    Toi et ta soeur n'êtes pas responsable du bonheur de vos parents. Votre vie c'est votre vie, et ils font la leur et prennent leurs décisions comme ils veulent et comme ils peuvent.

    Le peu que tu as dit sur le nouveau compagnon de ta mère est inquiétant. Tu es forte, tu mérites qu'on prenne soin de toi. Marque tes limites et ne laisse pas le choix aux autres que de te respecter.

    Bon courage à toi. :fleur:
     
  4. Dame Verveine

    Dame Verveine
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    comme un posca dans les mains du Caravage

    Tout plein de câlins et de soutien.
    Je te le dis même si tu vas d'abord penser que ce n'est pas vrai : tu n'es pas responsable. Ce n'est pas de ta faute.

    Aime-le toujours.
     
  5. Patatartiney

    Patatartiney
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    Petite jaunisse

    Hello, toutes mes condoléances. C'est terrible ce geste mais tu n'y es pour rien, surtout rappelle toi en. J'espère que toi et tes proches pourront recevoir de l'aide pour faire votre deuil, c'est important d'être accompagné.
    Une montagne de câlins <3
     
  6. Marion Smith

    Marion Smith
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    Merci pour vos messages.
    Je suis navrée que mon premier post sur ce forum évoque un événement aussi douloureux. Lorsque je m'étais inscrite, je m'imaginais faire connaissance avec des nouvelles personnes ayant déjà des bases solides en matière de respect. J'en ai marre de devoir éduquer les gens pour qu'on puisse devenir amis. C'est curieux dit comme ça mais c'est ce que je ressens.

    Même dans cette épreuve, je ne parle pas à mes amis. Ni à mon entourage. L'être humain est maladroit et l'intelligence sociale se fait rare. J'ai peur que me confier m'expose à de plus grandes souffrances, à une immense isolation. Personne ne sait quoi dire.
    "Je suis là pour toi". Génial, mais qu'est ce que je peux te demander ? On a l'impression que la porte reste ouverte mais jamais je n'oserai l'effleurer.
    "Laisse-le partir" Comme si je le tenais en laisse depuis cette catastrophe. Comme si papa était un ballon gonflé d'hélium que je gardais par caprice et que j'empêchais de s'envoler pour atteindre le paradis.
    "Toi au moins il te faisait des câlins" OMG oui tu as raison, je suis chanceuse, ta vie à toi est horrible, on fait une compétition ?
    Et la palme d'or: "Il faut vivre pour lui maintenant" WTF ? Je ne vie pour personne d'autre que pour moi. Papa vivait pour maman, il était dépendant d'elle. Un jour elle est partie et il s'est pendu. Mauvais conseil.
    Qu'on soit bien clair, j'ai remercié toutes ces personnes. Etre triste ne me donne pas le droit d'être méchante.
    Personne ne sait quoi dire. Il faut dire que je cherche aussi, j'écris des poèmes que je publie sur mon facebook.
    Les gens se sentent obligés de répondre. Peut-être que c'est ce que je veux, j'en sais rien.

    Il y a un mois, nous revenions d'une virée en ville avec ma petite sœur et papa n'était pas là.
    Sur la table, cette lettre (vu son écriture, il avait bu) :
    [​IMG]

    Avec Estelle, nous avons fouillé chaque pièce de la maison, nous avons hurlé dehors à plein poumon "PAPA". Irréel était ce moment. Ma petite sœur a finalement réussi à le joindre sur son téléphone et je me suis effondrée de soulagement. J'étais en larme, en crise. Il a crié au téléphone : "Dis à ta sœur de se calmer et d'arrêter de chialer". Il a ensuite dit: "Vous n'étiez pas censées rentrer maintenant".

    Après ça je n'y suis pas retournée pendant 3 jours. Je ne répondais pas à ses textos. J'étais en colère. J'étais triste. J'avais peur. Mais j'ai joué au soldat. A la fille forte. Celle qui va lui faire avoir un déclic soudain. Mon frère et ma sœur se précipitait sur lui quand il pleurait, pas moi. C'était mon père, un homme. Il se devait d'être fort pour nous.
    Foutaises. Je l'ai obligé à prendre rdv avec un psy. Il a été à trois des ses rendez vous et j'étais soulagée.

    Le soir je suis rentrée chez moi, j'ai écris ce texte:

    "Tu es mort pendant quinze minutes.

    Tu n'étais plus là. Plus de blague grivoise, plus de grimace mythique, plus d'expression si singulière.
    Plus de ballade en forêt à la recherche de champignons.
    Plus de chanson à t'en couper le souffle. Plus d'invention étrange, de bricolage de survie.
    Plus de Louise Attaque en fond sonore.
    Plus de danse improbable : la tête qui bouge et une jambe en l'air. Plus de composition à l'accordéon.
    Plus l'odeur de gazole. Plus ton rire à se faire une entorse à la gorge. Plus de partie de palet, plus de presque victoire.
    Plus la joie de cuisiner enfin quelque chose que tu aimes. Plus de dérapage. Plus de "Que d'la gueule".
    Plus de vérité Coluchère. Plus de plage ni de mer trop froide pour toi. Plus tes yeux d'un bleu infini.

    J'ai perdu tout ça pendant quinze minutes. Les plus longues et dévastatrices minutes de ma putain de vie. Si le pire reste à venir, je ne réponds plus de rien."
     
    Mad_Ame et Pazzi ont BigUpé.
  7. Riun

    Riun
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    Bonjour à toi. Les mots ne suffisent pas, je le sais.

    J'ai une collègue qui a vécu une perte terrible récemment et je vais te dire la même chose qu'à elle: laisse les émotions circuler en toi, accepte les. De toute façon, tu ne pourras les empêcher d'être présentes en toi, car elles sont intenses, beaucoup trop puissantes. Les émotions vont te submerger, t'en faire voir de toutes les couleurs. Tu vas passer par divers stades, de la tristesse la plus profonde à la culpabilité pour enfin venir à l'acceptation.
    Laisse toi entraîner par le courant, car lorsque l'orage sera passé, tu te retrouveras dans des eaux plus douces, de moins en moins fortes, pour enfin te retrouver à flotter sur le dos, plus sereine. Et c'est seulement à cet instant-là que tu pourras petit à petit te libérer de ces émotions pour qu'elles deviennent une nouvelle part de toi, quelque part. Petit à petit, les choses vont reprendre leur cours, pas forcément comme avant, mais avec une nouvelle évolution.

    Courage à toi et toutes mes pensées dans ton épreuve <3
     
  8. Saganoan

    Saganoan
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    Je t'envoie toutes mes pensées. Courage, courage, courage. Ce n'est pas de ta faute ni celle de ta famille. Prends-soin de toi.
     
  9. MorganeGirly

    MorganeGirly
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    Si tu veux avoir quelque chose que tu n'as jamais eu, il va falloir que tu fasses quelque chose que tu n'as jamais fait

    Chère Marion,
    Je crois que dans tous les deuils, on se demande ce qu'on aurait pu faire d'autre avant qu'il soit trop tard, on se repasse les derniers moments en se disant "et si...", et c'est particulièrement lancinant dans le cas d'un suicide. C'est normal de passer par ces phases de culpabilité mais je crois que ce qui est surtout important de retenir ce n'est pas ce que tu n'as pas fait, mais ce que tu as fait et que beaucoup d'autres n'ont pas eu le temps de faire. Tu n'es peut-être pas repassée chez ton père mais votre dernier échange, c'était toi qui lui disais que tu l'aimais et lui qui te répondait qu'il t'aimait aussi, c'est le plus important des adieux, et je crois que tu peux vraiment te souvenir qu'il est parti en sachant que tes derniers mots pour lui, c'était ça. Et même si tu as éprouvé de la colère contre lui en lui écrivant ton post Facebook, ce n'est pas cette colère qu'il aura vu, mais surtout que tu l'embrassais.

    Pour ce qui est de tes proches, je pense que c'est absolument normal de te sentir incomprise dans les premières phases parce qu'à moins d'avoir un ami qui a vécu le suicide de quelqu'un d'aussi proche qu'un parent, les gens ne savent effectivement pas vraiment ce que tu ressens. Dans un premier temps, c'est souvent plus confortable et réconfortant de rester près des gens qui ont le même attachement que toi à la personne partie ou qui ont déjà traversé la même chose que toi.
    Mais quand ils te disent qu'ils sont là pour toi, sans savoir quoi dire d'autre, je pense que tu pourra vraiment ouvrir la porte quand tu en ressentiras le besoin. On ne sait jamais très bien comment réagir face au deuil d'un ami parce qu'on a tous nos histoires et nos façons de réagir. Tes amis ne savent peut-être pas si tu veux en parler, ou si parler te fait du mal, si tu veux les voir pour avoir du réconfort ou si tu n'as la force de voir personne. Alors si ces personnes sont un peu proches de toi, et qu'à un moment tu ressens le besoin d'avoir un réconfort hors de ta famille, je crois que tu peux vraiment prendre la porte qu'ils ont ouverte et dire "j'ai besoin que tu sois là pour m'écouter pleurer/crier/parler des bons souvenirs/rester en silence à côté de moi", ou tout ce qui te fera du bien.

    Je te souhaite beaucoup de réconfort et beaucoup d'amour de ta soeur, de ta mère et de tes autres proches <3
     
  10. Lya 2.0

    Lya 2.0
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    Mélomane acharnée.

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    (surtout on ne cite pas)
     
    #10 Lya 2.0, 9 septembre 2018
    Dernière édition: 9 septembre 2018
    Delah, Praeterae, UndoMiel333 et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  11. Patate douce

    Patate douce
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    Je viens de lire ton message et je suis en pleurs. Je vous adresse - à toi et à toute ta - toutes mes condoléances.

    J'ai perdu mon ex-beau-père le 19 août 2016 (il était en phase terminale d'un cancer généralisé) et j'étais devenue hyper proche de lui depuis l'annonce de sa maladie (il était devenu ce père à qui je ne parle pas beaucoup). J'étais en mini-camps avec des ados et on m'appelle le matin pour me dire la nouvelle. Au début, je n'y ai pas cru. Son ancien voisin me disait blanc, ma mère me disait noir, et moi j'étais entre les deux. Finalement, je décide de croire le voisin, de me dire que tout va bien. Je comptais aller le voir le dimanche 21 (ça faisait deux semaines que je n'y avais pas été parce que je ne le sentais pas). Et le soir, en rentrant des mini-camps, je prends ma douche, et j'entends mon téléphone. Je n'ai pas cherché à comprendre, je pleurais déjà.
    Je me suis dit avec le temps que j'aurais pu aller le voir, que j'aurais dû aller le voir durant ces deux semaines. Le dernier souvenir que j'ai de lui remonte à début août 2016, j'y avais été avec une de mes soeurs. Il était souriant et fatigué. J'aurais pu/dû aller le voir, pour l'apaiser. Et j'ai énormément culpabilisé de ne pas avoir été plus présente pour lui que je ne l'étais déjà (il m'hébergeait à titre gratuit chez lui, la seule contrepartie était que je devais aller le voir toutes les semaines et lui faire son linge). Culpabiliser est normal, car tu es en train de "dealer" avec tes émotions. La partie la plus dure du deuil est peut-être à venir, mais dis-toi qu'il voudrait que ta soeur et toi alliez mieux. Ne restez pas enfermées dans vos sentiments même si c'est dur.
    Et on se moque que ton premier post sur ce forum soit si grave. Tu as besoin d'en parler et c'est normal :) Si ça t'aide, tu peux tenter de tenir un journal intime. Ecris tes sentiments, ta haine, ta colère (car oui, tu auras sûrement cette période dans ton deuil où tu en voudras à tout le monde même s'ils n'ont rien fait), toutes les petites choses insignifiantes qui te font du bien.
    Bon courage à toi et à ta famille.
     
    UranusMarie et Christouille ont BigUpé.
  12. Serkhet

    Serkhet
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    dunes

    Je te souhaite bien du courage, et toutes mes condoléances, ainsi qu'à ta famille. Je sais que ce n'est pas grand chose pour toi, de la part d'une inconnue, mais j'espère que tu accepteras ces quelques mots, qui rejoignent mes pensées pour ton papa et pour toi.
    Je n'ai jamais connu une telle situation. Du coup, je ne pense pas avoir les mots pour peser la douleur que tu dois ressentir. Mais je tenais à laisser ce petit message, depuis que j'ai lu ton histoire, car même si on a pas vécu une telle perte dans sa vie, je pense que chacun, au fond de soi, peut ressentir ce point au cœur à l'idée d'une telle réalité.

    Courage, encore, toujours, et je sais qu'il en faut. Je te souhaite tout l'amour possible, pour traverser cette épreuve. <3
     
    Christouille a BigUpé ce message