Mon père est excessivement protecteur — Témoignage

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Une madmoiZelle, le 2 juin 2015.

  1. Une madmoiZelle

    Une madmoiZelle
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  2. Belcandiel

    Belcandiel
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    Long way to go !

    Salut Mad'z, je ne peux que t'encourager à t'envoler :calin:. Je comprend cette peur, alors vas'y!:cheer:Fais ce que tu peux, un pas à la fois.
     
    Ghost wind a BigUpé ce message
  3. Manea

    Manea
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    Je ne chante pas (que) pour passer le temps...

    Tu as eu beaucoup de courage de prendre ta vie en main comme ça. Je ne te souhaite que le meilleur pour ton envol :cupidon:
     
    Ghost wind a BigUpé ce message
  4. kaligan

    kaligan
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    Vacances éternelles !

    En lisant ton témoignage, je me rends compte que j'ai été élevée un peu comme toi. JE suis quand même partie de chez mes parents pour faire mes études, mais pas loin, seulement de l'autre côté de la montagne, à une heure de route. Je suis partie faire un voyage en Malaisie avec un ex copain il y a quelques années mais ce fut sans le soutien de mes parents qui étaient ABSOLUMENT contre le fait que je parte un mois à l'étranger alors que j'étais pas toute seule ! Le moment de prendre les billets a été un déchirement total :sad: Maintenant, je suis revenue habiter chez eux après 3 ans à vivre avec mon ex, et ben je peux vous dire que c'est pas facile. Après avoir goûté à l'indépendance, c'est vraiment très dur de revenir dans un environnement avec des règles qu'on a pas fixé nous.
    Enfin tout cela pour dire, prends ton envol ! Décide toi même de la manière dont tu veux vivre TA vie !!!
     
    Belcandiel, Siriusly Shark, Celesti-Nia et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  5. Marthe Nabi

    Marthe Nabi
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    Comme Annelee, je suis toute aussi admirative de ta compréhension envers tes parents, de relativiser la situation.. c'est beaucoup de courage je trouve.
    Je suis également très très admirative du fait d'admettre que ce sont tes parents et plus particulièrement ton père, qui a été dur, enfin très protecteur. .Je te remercie pour ce témoignage, car je retrouve un comportement similaire avec mon père également, mais malheureusement j'ai du mal à avouer la sévérité de mon père, j'essaie vraiment de me mettre à sa place mais j'hésite très souvent entre " j'ai un comportement normal/ j'agis bien" ou bien "je suis vraiment difficile comme il le dit"..
    En tout cas, encore une fois merci, j'hésitais à poster aussi quelque chose à ce propos, non un témoignage, mais plus sur un forum, poser des questions.. Et ta situation m'éclaire beaucoup!

    Je te souhaite beaucoup de courage et de patience et aussi "profiiiiiiiiite!"
     
  6. Grumpy Bunny

    Grumpy Bunny
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    "Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui" Saint Ex

    C'est marrant, je me faisais justement la reflexion que le jour ou on se rend compte des soucis qu'il y a pu avoir dans notre education mais qu'on realise aussi que parfois, nos parents ont fait ce qui leur semblait juste, on prouve une grande maturite (et dans am petite tete je me dis que c'est un peu comme ca qu;on devient adulte :red: quand on realise que ses parents ne sont pas infaillibles et qu;ils sont comme tout le monde)
    Ton recul et ta maturite sont impressionants et c'est un temoignage tres emouvant. C'est bien de voir que tu essayera pour tes enfants de ne pas reproduire ce que tu as vecu parce que tu a ete capable de l'analyser avec du recul.
     
    Lilou la licorne et soshishi ont BigUpé.
  7. Ratibulle

    Ratibulle
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    Grammar Nazie officielle du forum et Reine des Ovins&Caprins en Tout Genre

    Comme @Grumpy Bunny je trouve que tu fais preuve d'une grande maturité. Tu te situes dans une situation très délicate dans la mesure où tu es tiraillée entre tes besoins et les souhaits de tes parents, et pourtant tu as réussi à trouver le courage - oui, je dis bien le courage, car là il en faut énormément - de faire passer tes priorités avant les leurs. Je suis vraiment admirative de ce que tu parviens à faire!
    Mais c'est marrant comme ton témoignage est quasi à l'exact opposé de ce que j'ai vécu.
    Je veux dire, je sais que j'ai de la chance avec mes parents. Ils sont d'une ouverture d'esprit incroyable (elle m'étonne tous les jours) et ils m'ont toujours poussé à faire ce que je voulais.
    J'ai quitté le cocon familial au lycée car j'étais à l'internat, et le début a été difficile. Se retrouver dans un endroit nouveau, sans connaître personne, c'était compliqué pour l'anxieuse et l'associable que j'étais :lol: Aussi, j'espère vraiment que, lorsque tu auras trouvé ton appartement et que tu seras installée, tes parents ne couperont pas les ponts avec toi. Même s'ils ont fait des "erreurs", ils constituent un soutien qui peut être bienvenu dans les premiers pas de l'indépendance.
    Lorsque je me suis habituée à être éloignée de ma famille, mes parents (et surtout ma mère) me poussaient vraiment à sortir. Bien sur, ils m'ont appris les "rudiments de base" de la "sécurité pour les filles" (oui je mets des guillemets, parce que bon voilà). Genre ne rentre pas toute seule s'il est tard, ne monte pas dans la voiture de gens inconnus, etc. Mais passé cela, je me rappelle bien ma mère me dire "Ah mais il faut que tu en profites! Que tu sortes avec des amis! Va boire des coups, fait toi des restos/ciné/insérez l'activité de votre choix". Moi j'étais plutôt "T'es pas censée me dire de bosser plutôt? :lol:"
     
  8. Suricate suricatta

    Suricate suricatta
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    En construction

    Un beau témoignage, j'avais le coeur serré pour toi à certains moments car je me disais que ça avait vraiment dû être dur de voir tes copains/copines vivre leur vie et sortir alors que tu devais rester enfermée... Mais ce qui m'a vraiment fait de la peine pour toi c'est l'histoire des vêtements... ne pas pouvoir porter de robes ou de débardeurs, jupes, shorts, c'est quand même rude. Mais je suis sûre que, comme tu le dis, tes parents ne pensaient pas à mal et que ton papa voulait le meilleur pour toi. J'ai eu des parents très protecteurs aussi, ils avaient perdu une fille avant moi et ils m'ont sur-couvée, du coup. C'est seulement maintenant, à 26 ans, que je commence à me détacher de leur avis sur ma vie :pray:
    Je te félicite pour ton courage et te souhaite plein de belles choses dans ta prise d'indépendance :fleur:
     
  9. Amarantine

    Amarantine
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    You never own me again

    Très beau témoignage, et je suis admirative de ta compréhension envers tes parents. Je n'ai pas la même du tout envers les miens.
    Ici, c'est ma mère qui en plus d'avoir été hyper protectrice, nous rendait, mes soeurs et moi totalement dépendantes d'elle. je n'ai pu choisir mes fringues que vers 16 ans. Je n'ai su cuisiner que quand je suis partie de chez mes parents (mes premières pâtes ont été une catastrophe, et j'ai appelé ma mère des centaines de fois pour confirmer une recette, au début...).
    J'enviais mes (rares) copines qui rentraient chez elles et se faisaient leur goûter toute seule fa*UTpuisque leurs parents bossaient, alors que moi j'avais ma mère, au foyer, qui m'attendait au pas de la porte à l'heure où je devais arriver pour me donner mes gâteaux.
    le seul anniversaire que j'ai fêté avec mes meilleurs amis, à 10 ans, nous n'avons rien pu faire, jouer dehors, jouer avec les jeux de société, surtout pas trop de bruits hein, maman regarde sa série préférée et nous surveillait du pas de la porte de ma chambre. Je ne l'ai plus fêté après ce fiasco.
    jouer dans notre rue qui était une impasse? ah non alors! trop dangereux, on ne sait jamais! (que le voisin rentre plus tôt??)
    me maquiller à 15 ans, j'y ai eu droit, mais parce que je faisais une ou deux heures de cinéma, et je mentais pour me maquiller (mascara, quoi, rien de plus!) les autres jours.
    Je n'ai pas pu faire ce que je voulais dans mes études, j'avais un projet très précis (c'est rare, à 14 ans!), et j'ai du changer mon orientation en seconde en douce pour faire au moins un truc qui me plaisait (je ne vous raconte pas la tête de déception que ma mère a eue). J'ai du me battre pour faire un subterfuge à ce que je voulais faire, aussi. des études que j'ai presque fait jusqu'au bout, que j'ai arrété... pour faire finalement ce que j'avais toujours eu envie de faire...

    une phrase m'a fait sourire: le "tu verras quand tu auras tes enfants"... ma mère l'a souvent dit, c'était même sa phrase fétiche, car contrairement à toi, chaque dose de contrôle que ma mère voulait avoir sur moi, je me suis battue contre (et parfois, littéralement... j'en suis pas fière).
    Maintenant, j'ai 30 ans, et j'ai mes propres enfants.
    Et bien oui, j'ai vu en ayant mes enfants. J'ai vu surtout à quel point ma mère avait tort de vouloir nous élever comme elle l'a fait. On peut protéger ses enfants mais les laisser faire leur propre expérience. Leur faire confiance tout en ayant un oeil sur eux. leur expliquer les dangers possibles de la rue, faire confiance en leur jugement. leur expliquer que oui, certaines personnes peuvent être dangereuses. Mais toutes les personnes ne sont pas comme ça. Leur donner de l'autonomie tout en étant à côté d'eux. ma mère est horrifiée de savoir que mes garçons de 5 et presque 7 ans nous aident dans les tâches ménagères. pas grand chose, et surtout adapté à leur âge. Ou que je laisse mon aîné à la maison quand il est malade pendant que j'emmène son frère à l'école. Je le laisse 10 min, pas plus, il sait comment utiliser le téléphone, il sait ce qu'il ne doit pas faire, et je lui fais confiance. Et quelle fierté pour moi que de le voir fier de lui :). Mais j'ai compris aussi que ma mère ne pouvait faire autrement, et j'ai pardonné beaucoup de choses, parce que je sais maintenant à quel point c'est facile d'enfermer ses enfants dans un cocon protecteur, et qu'il faut parfois se faire violence.

    ce qui m'a sauvé, est que j'étais en perpétuelle rébellion: je savais dès toute petite que ce que faisait ma mère n'allait pas m'aider quand je serai plus grande. mes trois soeurs ont été pareilles que moi. Je suis partie assez jeune de la maison.
    J'ai toujours peu confiance en moi. mais ça arrive tout doucement.
     
    Themissfbi, Poupoup, wywitt et 5 autres ont BigUpé ce message.
  10. mariedu75

    mariedu75
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    Le problème avec les parents protecteurs, c'est qu'ils refusent d'admettre que leurs enfants grandissent.
    Ils oublient que plus on interdit, plus l'enfant aura envie de faire des conneries.

    J'ai connu ça, moi aussi. Une mère tellement protectrice qu'elle m'interdisait de sortir, d'aller à un anniversaire ou d'aller dans un club sportif.
    Je me suis bien vengé lorsque j'ai touché mes premiers salaires et que j'ai pris mon appartement. Sorties jusqu’à pas d'heures, fêtes, alcool... Maintenant, quand on se voit, j'ai le sentiment qu'elle regrette son attitude.
    Je pense que c'est ce qu'il risque de se passer avec tes parents. Le jour ou tu auras ton appart, ils auront le sentiment d'avoir élevé une inconnue. Parce que toutes ces années ou tu as vécu avec eux, ils n'ont jamais cherché à savoir qui tu étais ni tes ambitions dans la vie.
    Pour eux, tu es leur fille alors toutes choses te concernant leurs semblaient évidentes.

    Ce qui n'est pas logique, c'est cette histoire de petit copain. Comment tu peux rencontrer un homme sans avoir le droit d'en fréquenter?
    Comment réagiront-ils si tu te poses avec un homme, et ils te voient avec un visage tuméfié? Tu aurais pourtant fait les choses comme bon leurs semblaient!

    Les parents protecteurs oublient que notre génération n'est pas la leurs. Aujourd'hui, si tu ne te bats pas, absolument personne ne se poussera pour te faire de la place. Notre génération doit affronter un monde du travail redoutable (chômage en hausse, un CDI qui ne t'encourage pas à faire un crédit sur du long terme, un bac +5 qui ne te garantie pas un poste à la sortie de l'école), un loyer qui pèse de plus en plus lourd sur un budget, un mariage heureux ( qui se finira peut être par un divorce)... Bref, dans notre génération, il faut être fort mentalement! C'est pour cela qu'il faut entraîner ses enfants aux aléas de la vie pour qu'ils soient capable de réagir. Les surprotéger fera d'eux: des tanguys a 35 ans, des dépressifs ou des adultes immatures. Enfin, c'est mon point de vue.

    J'espère que tu trouveras ton appart et que tu leurs montreras que tu es tout a fait capable d'être autonome et bien dans ta peau. En gros, que tu sais affronter ce monde de fous, qui les effraye tant!
     
    wywitt et Jigsaw ont BigUpé.
  11. soshishi

    soshishi
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    super big up pour ce témoignage!

    tu es une fille vraiment mature et courageuse, et tu prends le temps d'essayer de comprendre tes parents. A un certain âge on comprends en effet ces réactions des parents qui sont dictées par leur éducation.
    Je me reconnais pas mal dans le commentaire de @Amarantine : "ce qui m'a sauvé, est que j'étais en perpétuelle rébellion"

    Plus le temps passe, plus c'est difficile de se "rebeller" (je mets des guillemets parce que se rebeller pour faire des trucs acquis par tout le monde naturellement, c'est une rebellion assez particulière et frustrante :d), et plus on culpabilise parce qu'on fait de la peine, plus on a peur parce qu'on a en face l'inconnue. Tu le dis toi même : "À la vingtaine, j’étais lassée de la situation dans laquelle j’étais et j’ai donc décidé d’arrêter d’obéir à tous les ordres de mon père. Mais il était trop tard, j’avais déjà développé une peur des autres et de l’inconnu."

    Avec des parents comme ça, quoi que l'on fasse, ils ne seront pas contents, et t'en demanderont toujours plus. Disons que tu rentres habituellement à 22h en général et que pour x raisons, tu rentres à 19h45 pendant un certain temps. Quand tu te remettras à rentrer plus "tard" à 22h, pouf t'auras des reproches du stress des coups de pressions etc.. Mon exemple est bidon mais ce que j'essaie de dire c'est que le curseur des parents qui ont une vision comme celle ci est très chelou, aléatoire et ne va jamais en s'améliorant si en face on ne s'impose pas.

    Alors impose toi et prends ton appart'. Il n'est pas du tout trop tard!!! Ce sera difficile? oui, mais on passe toutes par là, avec des parents compréhensifs ou non. Ta soeur l'a fait, et si vous êtes deux en mode "rebelle" ta mère n'aura d'autre choix que de revenir vers vous. Parfois, il faut à son tour "éduquer" ses parents au monde actuel.

    Et puis des fois, quand on est face à un mur, il faut savoir ruser :d mentir, ou omettre quelques détails de sa vie :P. Cela protègera autant tes parents que toi même. Par exemple pour les mecs... :) Je rejoins les autres sur le fait que pouvoir un jour s'installer avec un mec et donc quitter le foyer passe par la case "rencontrer quelqu'un => le fréquenter => s'installer", d'où ce que je disais sur le côté illogique et émotionnel des parents.

    Courage et tiens nous au courant quand tu partiras! ;)
     
    Themissfbi, Acathe, cherrycordia et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  12. Amarantine

    Amarantine
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    You never own me again

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    Même si je nuance: les enfants, indépendamment de comment on les élève, font des bêtises quand même. Mais ils feront peut être des bêtises moins graves pour eux ou pour les autres. Ici, adolescente, une fois que je suis allée dans mon lycée, et donc beaucoup moins dans le contrôle de ma mère, j'ai vraiment fait n'importe quoi. J'ai fait des mauvaises rencontres. Ca aurait pu mal tourner.
    peut être que si ma mère avait accepté le fait que je n'étais pas une suite de sa propre vie, peut être que si elle avait aussi accepté le fait que je grandisse, que j'ai mes propres opinions et mes propres envies, peut être que si elle me parlait comme a une presqu'adulte et pas comme un bébé alors que j'avais 16 ans, j'aurai pu moins me faire du mal. Je me rappelle qu'un soir, j'avais enfin eu une discussion avec elle, de presqu'adulte à adulte, sur mon comportement, le pourquoi du comment... après, elle ne m'a plus parlé pendant 3 jours. Pas un bonjour, au revoir, rien. aucune explication sur ses raisons. Je me suis sentie tellement mal, coupable de rien mais coupable de tout, que j'ai fait une croix sur une possible relation autre que mère-fille avec elle.
    Elle n'a jamais accepté le fait que je grandisse. J'ai 30 ans, mariée et trois enfants moi même, et quand elle me parle, un "bébé" lui échappe presque à chaque fois. C'était mon surnom quand j'étais chez elle.
    Je comprends très bien que c'est difficile de voir son enfant grandir, alors qu'on l'a porté pendant 9 mois, qu'on s'est levé un nombre incalculable de fois la nuit pour lui, qu'on l'a nourri et changé ses couches, et qu'on était la personne la plus importante pour lui pendant ses premières années... J'ai un gros vague à l'âme quand je pense au fait qu'il y a 7 ans, mon fils me donnait encore des coups de pieds... Mais je ne dois pas l'empêcher de grandir. Et je n'ai pas fait d'enfants pour qu'ils soient avec moi toute leur vie. Un jour, ils voleront de leurs propres ailes. On ne fait pas d'enfants pour les garder à soi, ni pour combler un manque; parce que c'est clairement ce que je ressens vis à vis de ma mère.

    Malgré tout, maintenant que j'ai mes enfants, et qu'elle voit comment nous les élevons chéri et moi, elle m'a sorti l'autre jour un "je suis fière de ce que tu fais avec tes enfants, ils sont bien élevés". J'ai failli avaler de travers mon café: ma mère ne m'a jamais dit qu'elle était fière de moi, et qu'elle me complimente sur mon éducation alors que c'est tout le contraire de la sienne ou presque! wahou!

    Vole de tes propres ailes chère madz! oui, ce sera difficile, tu auras peur, beaucoup, mais tu vivras enfin ta vie :)
     
    wearethefoxes a BigUpé ce message
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