Nicolas Sarkozy : "la crise n'est pas finie"

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Denis, le 26 septembre 2008.

  1. Denis

    Denis
    Expand Collapse
    En pleine digestion.
    Membre de l'équipe

  2. inconudfghjk

    inconudfghjk
    Expand Collapse

    Eh be fallait pas voter pour lui... :smile:
    J'vous en veux pas il est doué pour la manipulation de toute façon...
    on est pas au bout de nos surprises. :Pooh:
     
  3. Snow

    Snow
    Expand Collapse
    Eternelle optimiste

    Je préviens : j'ai écrit un pavé en réaction à certains passages du discours de Sarkozy, rien de très construit et qu'est pas forcément cohérent, mais j'avais envie de réagir tout de même.

    Haha, petit coucou à Besancenot :fleur:

    Marrant pour quelqu'un qui mène une politique aux penchants sécuritaires...

    Je suis cependant avec lui lorsqu'il dit que cette crise financière n'est pas la crise du capitalisme mais bien la crise d'un système, celui de l'économie de marché, d'un marché soi-disant auto régulé prôné par les néolibéraux qui ont réussi à s'imposer (je tiens d'ailleurs à préciser que Sarkozy n'est pas un ultra libéral)

    Il dissocie totalement les sphères financière et politique alors même que les deux sont étroitement liées, l'une n'allant pas sans l'autre. Je déteste sa façon de se poser comme un simple observateur, sa manière d'accuser sans jamais reconnaître sa propre responsabilité, ne serait-ce que la responsabilité des politiques en général qui ont laissé faire. On est bien loin du "je" omniprésent tout d'un coup (enfin, on le revoit apparaître par la suite, quand St Nicolas notre sauveur est de retour avec sa politique de la providence, hallelujah mes s?urs !). Quelle hypocrisie !

    Ce qu'il oublie d'important, et c'est bien dommage, c'est refonder le capitalisme sur une éthique de justice sociale, c'est de refonder le capitalisme sur une mentalité de modération (mais dans un sens, l'excès est inhérent au capitalisme, alors c'est peut-être pas possible...).

    Ce qui est drôle aussi (enfin, je ris jaune) c'est que toutes les "questions qui fâchent" qu'il propose de soulever, il aurait bien pu le faire avant, c'est juste que là il n'a pas d'autres solutions que de le faire, sinon il passe pour un incompétent. C'est par défaut et au vu de la crise qu'il soulève ces problèmes là, et non pas suite à une prise de conscience.

    Ca paraît peut être évident, mais fallait bien qu'il le dise. Au moins, il en est conscient et c'est une bonne chose que notre président dise tout en haut ce qui se disait tout bas. Allez, 1 point !

    Alors la phrase pleine de bon sens, l'argent des français blabla pas dépenser blabla, pour faire passer la pillule (qu'est quand même assez grosse faut avouer). Apparemment, faut faire passer la compétitivité de nos entreprises avant tout, grand gloups quand quelques instants plus tard, il nous dit qu'on va bientôt "réhabiliter la valeur travail" (parce que dit comme ça, ça englobe tellement de choses et va savoir ce qu'il veut nous dire - non en fait, j'ai pas vraiment envie de savoir...mais je suis sûre que c'est sur des bases très saines :rolleyes:).

    Au final, rien de très surprenant dans son intervention. Son discours sur le système financier était particulièrement prévisible puisque vu la crise financière, c'est celui que la communauté internationale tient aussi et qui devait arriver tôt ou tard.
    Ensuite, il ne fait que nous expliquer point par point comment sa politique est la plus adaptée, et nous dit gentiment qu'il n'a pas l'intention de changer quoi que ce soit. Vivement que tu vires de là...

    Quel soulagement...:stare:
     
Chargement...