Non, cher inconnu du métro, tu n'as pas été « violé »

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par chloevollmerlo, le 28 avril 2016.

  1. chloevollmerlo

    chloevollmerlo
    Expand Collapse
    La grande chose aux cheveux d'algues.
    Membre de l'équipe

    Khimeira, Doodz C., Grim et 15 autres ont BigUpé ce message.
  2. Anouk Perry

    Anouk Perry
    Expand Collapse
    Membre de l'équipe

  3. dreydrey

    dreydrey
    Expand Collapse
    Bretonne pur beurre exilée en Italie

    C'est comme les personnes qui disent qu'elles ont vécu tel truc "comme un viol" (je crois que Gad Elmaleh aborde cette utilisation dans un de ses spectacles), ça me débecte...:evil:
     
    Khimeira, Daredevil. et Lord Griffith ont BigUpé ce message.
  4. CowMyGod

    CowMyGod
    Expand Collapse
    La fleur en bouquet fane, et jamais ne renaît.

    @dreydrey Je suis d'accord avec le but de l'article, qui dit en gros de ne pas banaliser des termes "graves" pour les utiliser à tout bout de champ et pour des situations aussi anodines que celles du type en question.
    Par contre, dans son sens général, le viol ne définit pas uniquement une agression sexuelle, c'est pour ça qu'on parle de "viol de la vie privée" ou "viol du secret médical" etc. La maison de mes parents a été cambriolée dans mon enfance, et je peux t'assurer qu'on se sent "violé" dans le sens où des gens ont pénétré dans notre espace personnel sans notre autorisation, mais on ne fait bien sûr pas d'analogie avec le viol en tant qu'agression sexuelle. Ça me semblait bien de mettre une nuance :)
     
    lafillelabas, Monsieur B., Alanine et 57 autres ont BigUpé ce message.
  5. CowMyGod

    CowMyGod
    Expand Collapse
    La fleur en bouquet fane, et jamais ne renaît.

    @linkette C'est aussi comme ça que je l'interprète, je pense que tu as bien résumé !
     
    Daredevil., Adios Badmoizelle et linkette ont BigUpé ce message.
  6. la_chieuse

    la_chieuse
    Expand Collapse
    folle à lier

    Bon je vais sans doute me faire remettre à ma place mais autant je suis souvent d'accord avec les articles d'alerte à la culture du viol autant là je trouve que vous dépassez les bornes. Qui n'a jamais dit le soir en rentrant "je suis crevée" ou "ces chaussures sont une torture" ou "Ok, je vais me pendre" après une blague pourrie ou "3 jours pour rendre un dossier, mais c'est de l'esclavage!". Des expressions toutes faites qu'on ne prend jamais au premier degré, il en existe à la pelle, il peut arriver un moment où elles tomberont mal dans la conversation (entrainant souvent un grand moment de solitude), mais c'est le principe de ces expressions, l'exagération et le 3ème degré. J'ai été victime de viol et je ne me serais pas sentie offensée par cette réplique. Contrairement à des phrases beaucoup plus anodines et qu'on entend tous les jours. Le slutshamming est beaucoup plus insultant par exemple. Encore ce matin au déjeuner j'ai deux collègues qui ont parlé des cuissardes d'une fille à la cantine comme d'un appel à se prendre des réflexions en toute tranquillité et sans voir le problème. Je trouve que ce genre de remontrance tend à prouver qu'on n'a pas d'humour et qu'on surréagit à tout. Prenez un peu de recul quand même!
     
    TheFool2, lafillelabas, Monsieur B. et 80 autres ont BigUpé ce message.
  7. Zgu

    Zgu
    Expand Collapse

    Comme le fameux "pris en otage" des usagers des transports en commun pendant les grèves... Difficile d'empêcher les gens d'utiliser des grands mots pour exprimer leurs grands maux...
     
    lafillelabas, Camicamica, Fluotine et 10 autres ont BigUpé ce message.
  8. Kakumei

    Kakumei
    Expand Collapse

    Cet article m'a vraiment touché, parce qu'il m'ait arrivé une chose similaire la dernière fois.
    Je devais retrouvé ma meilleure amie pour déjeuner un midi et elle m'a envoyé un message pour me demander si ça ne me dérangeait pas qu'un de ses collègues nous accompagne (nous l’appellerons John pour cette petite histoire). Bien sûr, j'ai accepté et c'est ainsi que j'ai rencontré John pour la première fois. Le gars est franchement sympa et on s'est très bien entendu. En tout cas, jusqu'à ce qu'il est fini son assiette alors que ma meilleure amie et moi étions encore en train de manger et qu'il s'exclame, le plus naturellement du monde "putain, je l'ai violé!"
    ça m'a sincèrement glacé.
    C'est vrai que les circonstances étaient différentes et qu'il ne disait pas s'être lui-même fait "violé", mais l'emploi de ce mot, qui désigne un acte aussi choquant et violent, dans un tel contexte m'a mise incroyablement mal à l'aise et j'ai bien été incapable de finir mon repas.
    Ma meilleure amie riait, alors je n'ai rien dit, et peut-être que ma réaction est extrême vu le contexte, mais je n'arrive pas à accepter que "violer" soit utilisé avec autant de désinvolture.
     
    Khimeira, Shadeluna, Manea et 28 autres ont BigUpé ce message.
  9. LaBeletteMasquée

    LaBeletteMasquée
    Expand Collapse

    Il y a encore quelques jours, j'aurais été d'accord avec toi. Mais j'ai perdu un proche, qui s'est pendu dans son garage. En pleine période de rush pour la fac, ma binôme de mémoire m'a dit : " j'en peux plus de ce truc, je vais me pendre". Ben, ça m'a pas fait rire. Ca m'a fait frissonner même.
    Tu as raison, ce sont des expressions, utilisées inocemment. Mais je me rends compte qu'avec ce raisonnement, on peux justifier beaucoup de choses, dont le sexisme, l'homophobie ( les fameux: "c'est pas un truc de tapette", "avoir des couilles" ...).
    Alors oui, l'intention n'est pas de blesser qui que ce soit. Mais les mots ont un sens, et ce n'est pas anondin. Parce que oui, ce qu'on dit, même en pure bonne foi, ben ça peut blesser quelqu'un.

    Alors merci @chloevollmerlo de rappeler qu'il est bon parfois de prendre du recul sur soi-même et ce qu'on peut dire !
     
    Khimeira, Dovara, Clivia et 58 autres ont BigUpé ce message.
  10. Alstroy

    Alstroy
    Expand Collapse
    blablablabla

    Je peux comprendre qu'on trouve l'utilisation de ce terme déplacée dans ce contexte (ou plutôt hors contexte..). Mais personnellement ça ne me choque pas vraiment. Comme dire "passer de 20h à 40h de travail ça me tue", ne manque pas de respect à tous les tués (à mon sens encore une fois)
     
    -Loreleï-, Akanye, Zutto et 11 autres ont BigUpé ce message.
  11. la_chieuse

    la_chieuse
    Expand Collapse
    folle à lier

    @Zgu et @Kakumei, vraiment? Vous n'utilisez jamais d'expression toute faite? Quand quelqu'un s'étouffe et vous sort "je meurs" vous lui faites une leçon de moral sur toutes les personnes qui sont vraiment en train de mourir au même instant? On est d'accord, mourir, être pris en otage, être violer, c'est horrible, mais le fait que je me serve de l'expression "je vais mourir" quand j'ai du mal à atteindre le sommet de la montagne ne veut pas dire que je minimise cet acte ou que j'en fasse l'apologie!
     
    Akanye, Hadoniss, Wildgirl22 et 6 autres ont BigUpé ce message.
  12. LaBeletteMasquée

    LaBeletteMasquée
    Expand Collapse

    @la_chieuse : ce n'est pas une question de faire l'apologie de ce genre de chose, évidemment. Seulement, comme je le disais, les mots ont un sens, ce serait bien de ne pas l'oublier. Et surtout de comprendre et accepter que ça puisse faire remonter des choses douloureuses chez certaines personnes.
    Alors dans le cas de l'effort physique intense qui t'arraches un " je vais mourir" , je ne pense pas que tu choqueras grand monde, parce que la mort fait partie de notre condition à tous. En revanche, dans l'exemple cité, le sens du mot n'est anodin, et pas franchement pertinent dans le contexte. Donc tant qu'à faire, il aurait pu dire "épuisé", on aurait compris aussi.
     
    Khimeira, Shadeluna, Clivia et 23 autres ont BigUpé ce message.
Chargement...