« Nous aurions pu être des violeurs » - de l'importance de l'éducation sexuelle

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 27 juillet 2015.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Dalhousie

    Dalhousie
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    You may say I'm a dreamer... But I'm not the only one

    Super article! Je ne sais pas si c'est suite au débat dans les commentaires après l'article de Naya mais effectivement on peut se demander si la question d'être un violeur potentiel ne touche pas tout le monde (homme et femme) mais que la culture du viol rend cette idée plus (je mets mille guillemets) 'acceptable " ou du moins "accessible" pour un homme que pour une femme. En effet, l'éducation pousse les femmes à être douces, gentilles (donc potentiellement des victimes (je pense que c'est une idée développée par Virginie Despentes dans "King King theory")) alors que les garçons ne voient pas leurs comportements violents réprimés et ont peut-être plus difficiles à percevoir les limites par rapport aux comportements agressifs (tout comme pour une femme cela peut être difficile de poser ses limites au nom de la "normalité" comme l'explique bien l'article).
    L'idée d'"on est tous potentiellement des violeurs" apparait particulièrement bien dans le court-métrage 'Majorité opprimé" où les rôles étaient inversés (http://www.madmoizelle.com/majorite-opprimee-un-court-metrage-percutant-228470). On voyait bien que c'était le contexte qui rendait l'agression possible et non le genre, d'où effectivement la question de l'éducation pour éviter les comportements agressifs.
     
    Bouledenerfs, Cantor Métrique, Lord Griffith et 5 autres ont BigUpé ce message.
  3. naelia

    naelia
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    Be a rainbow, not a shadow!

    Très bon article! Très intéressant!
    Je n'ai pas la même expérience car tous les cours d'éducation sexuelle (y compris dans mon collège catho privé) étaient orientés sur la notion de consentement (et bien sûr de protection). Mon crédo a toujours été d'agir de la sorte qui ne me ferait pas regretter plus tard.
     
    lourobert et Dalhousie ont BigUpé.
  4. Enimo

    Enimo
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    Vous emmerde occasionnellement

    @naelia t'as eu des cours d'éduc sexuelle sur le consentement ??
    Moi tout ce qu'on m'a appris, c'est comment on fait les bébés... Ah oui, et que les capotes c'est super important parce que les jeunes baisent n'importe comment et chopent le sida. (C'est même pas une blague, au bureau de la mission locale chez moi les murs sont tapissés de cocardes rouges et les tables de préservatifs...)
     
    Lilli-Puce, Lord Griffith, loxlady et 6 autres ont BigUpé ce message.
  5. Enimo

    Enimo
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    Vous emmerde occasionnellement

    @LightBlue urk, je partage ton point de vue à 200% !
    J'sais pas, c'est comme si on te caressait le clito pour te réveiller, c'est pas parce que c'est agréable (dans certaines conditions bien entendu) que tu vas kiffer d'être tirée du sommeil de cette manière. Si ça se trouve t'en avais pas envie à ce moment précis, qui sait ?
    Et c'est pas non plus parce que c'est un homme qu'il va obligatoirement aimer non plus...
     
    Mlle C., MrsBlueSky, Spill et 2 autres ont BigUpé ce message.
  6. lourobert

    lourobert
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    @Dalhousie

    J'ai écrit ce témoignage il y a plusieurs mois pour le tumblr "Je connais un violeur", donc non, aucun lien prémédité avec le débat sur l'article de Naya (que je viens de parcourir). Mais je comprends pourquoi tu as pu supposer ça.;)

    Pour moi, il y a ce constat alarmant qui est que les enfants (et les adultes) ne sont absolument pas informés en matière de consentement. À la place, on grandit avec tout un tas de clichés et de préjugés qui nous poussent à supposer les envies de nos partenaires plutôt que de simplement... se parler :bouquet:

    Alors bien sûr, la culture du viol est une expression particulièrement sexiste et immonde de ce problème, qui définit des schémas de violence systématiques avec un rôle agresseur/victime attribué d'avance à chaque genre. Mais si elle fonctionne aussi bien, c'est parce qu'à la base, il y a cette désinformation générale sur la notion de consentement, et celle-ci touche un peu tout le monde de la même manière.


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    #6 lourobert, 27 juillet 2015
    Dernière édition par un modérateur: 28 juillet 2015
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  7. lourobert

    lourobert
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    Guest

    @LightBlue @Enimo

    Tu as absolument raison, ça rentre même complètement dans la définition du viol. :mur:
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  8. sweetonic

    sweetonic
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    So far, so good.

    Pareil, j'ai eu très peu de discussion sur la sexualité à l'école. A vrai dire, on a juste eu une petite séance d'une heure vers 13 ans, filles et garçons séparés. Nous, on nous a parlé pratiquement que des règles et les garçons ont appris à mettre un préservatif sur une banane. Plus tard, en cours de biologie, on a parlé de la pilule vite-fait. Voilà, super, merci :lunette:. A la maison, j'ai l'impression que le sujet est plutôt tabou...Maintenant que j'y réfléchis, ça m'effraye vraiment que la notion de consentement soit inexistante dans l'éducation :erf:
     
    #8 sweetonic, 27 juillet 2015
    Dernière édition: 11 août 2015
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  9. Enimo

    Enimo
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    Vous emmerde occasionnellement

    @lourobert ça fait tellement de conditions qu'il vaut mieux carrément s'abstenir X)

    Sinon concernant l'article, ce que tu dis me rappelle (non sans un certain inconfort maintenant que j'y repense à la lumière de ce texte) que j'ai moi-même failli faire partie de ces "violeurs potentiels"...
    Il y a quelques années j'étais transie d'amour pour ma meilleure amie de l'époque (jugez pas), et je ne sais combien de fois quand on dormait ensemble, j'ai eu envie de l'embrasser dans son sommeil... Heureusement, je n'en ai jamais eu le courage.
     
    Lis, Mlle C. et lourobert ont BigUpé ce message.
  10. lourobert

    lourobert
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    @sweetonic

    Oui et non. Quand je dis "ce n'est pas normal d'avoir mal", je ne veux pas dire que ça ne peut pas arriver, encore moins qu'on est "anormale" si on a mal.

    Ce que je veux dire, c'est d'abord qu'il faut absolument en finir avec ce mythe de "ça fait forcément mal la première fois". Non seulement c'est complètement faux, mais ça entretient une peur infondée qui peut elle-même être à l'origine de la douleur :erf:

    Ensuite, si douleur il y a, quelle qu'en soit la cause, il faut absolument prendre le temps de s'arrêter, d'en parler, de chercher la cause, et de décider ensemble si on arrête ou si on réessaie :calin:

    En fait, comme pour tout, la communication est juste indispensable ! :highfive:
     
    Lis, loxlady, LovelyLexy et 5 autres ont BigUpé ce message.
  11. Enimo

    Enimo
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    D'autant que le porno c'est pas non plus un exemple réaliste...
     
  12. LadyOscar

    LadyOscar
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    moi je dis merci à Lovinfun (Difool et surtout le doc) qui ont qd même beaucoup œuvré pour mon éducation sexuelle (je suis née en 82).
    le cours d'éducation sexuelle auquel j'ai eu droit au collège a surtout été centré sur la protection (sida et mst) pour soi et ses partenaires mais je pense que c'est aussi l'époque (année 90) qui voulait ça.
     
    Bouledenerfs et Lord Griffith ont BigUpé.
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