Peggy Sastre : "L'asexualité est une orientation comme une autre"

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Elise, le 2 septembre 2010.

  1. Elise

    Elise
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  2. marion-perso

    marion-perso
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    Mieux vaut être une vieille moche tatouée, qu'une vieille moche tout court.

    je ne connaissais pas du tout le terme d'asexuel.
    j'ai été surprise en lisant l'interview.
    Au fond je trouve ça triste, la sexualité fait partie de l'épanouissement d'un couple, et l'épanouissement sexuel ne veut pas dire ?cinq orgasmes et sodomies par jour? c'est partager le corps de l'autre, aimer son corps, se sentir bien et atteindre l'orgasme n'est pas une nécessité.
    et je me demande si les asexuels se masturbent? surment que non.
    enfin personnellement, je ne vois pas ma vie sans rapports sexuels.
    et je ne considère pas les asexuels comme une orientation sexuelle étant donné qu'ils ne ressentent à priori aucune sensibilité de ce côté ci...
    alors qu'une orientation sexuelle c'est ce qui nous pousse à être attiré par tels ou telles personnes, or dans ce cas là personne ne titillera jamais leurs libido, c'est assez sombre comme mode de vie.
     
  3. marion-perso

    marion-perso
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    Mieux vaut être une vieille moche tatouée, qu'une vieille moche tout court.


    justement je me demandais si cela pouvait se limiter à des caresses, ce qui pour le coup est complètement différent.
    mais je pense que s'ils n'en rescentent pas le désir, l'envie ils n'en ont pas forcément idée.
    c'est encore assez flou leurs définition, où se limitent il?
    je me fiche de savoir si il y a pénétration enfete, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.
    mais, oui embrasser le corps, éprouver des frissons lorsqu'on nous enlace, nous embrasse, des choses toutes simples des gestes qui font battre le coeur, le corps et l'esprit, et pour moi le corps se lie aux sentiments c'est indéniable, et sans ses petites sensation oui je trouve l'existence assez vide.
    et la fellation, la masturbation, c'est un acte sexuel en soit.
     
  4. Akela

    Akela
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    Adooore les sushis

    @ marion : tu confonds tendresse et sexualité.
    Tu écris
    On peut ressentir des sentiments, du bien-être, à partir de ces gestes intimes sans pour autant éprouver de désir sexuel. Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas parce que ces personnes n'ont pas de libido, n'ont pas de désir sexuel, qu'elles passent à côté du côté tendresse et intimité d'une relation.
     
  5. marion-perso

    marion-perso
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    Mieux vaut être une vieille moche tatouée, qu'une vieille moche tout court.


    merci alors :) c'est vrai que je mélange un peu tout, car quand on me caresse, m'embrasse ma libido est vite touchée.
    je comprends oui, mais je pensais bêtement, que réellement même les caresses n'avait pas leurs places dans cette relation.
    au fond je trouve cette relation tendre et très affectueuse finalement.
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    C'est vraiment un article intéressant à lire. J'avais déjà lu quelque chose à ce sujet justement sur l'excellent blog Les 400 culs. Je trouve ça dommage qu'on perçoive les asexuels comme des êtres anormaux, comme si ne pas s'intéresser au sexe et ne pas en avoir envie était un problème, alors qu'il y a tellement de façons différentes de s'épanouir dans la vie. Je ne me sens pas concernée, mais je comprends complètement qu'on puisse ne pas s'y intéresser beaucoup et ne pas avoir envie de relations sexuelles, aussi amoureux soit-on. Mais socialement ce doit être difficile à vivre tant le sexe est présent partout.
     
  7. Syxteen

    Syxteen
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    FessebookeuZ

    J'avais déjà entendu parler de l'asexualité, et en fait je ne suis pas si étonnée que ça que ça existe, pour moi dans ce monde tout peut exister!

    Mine de rien, le sexe est un sujet récurrent un peu partout, dans les films, à la TV, entre amis, et du coup ça parait bizarre (passé un certain âge) que quelqu'un n'a pas (ou pas encore) de sexualité, cette personne passe pour quelqu'un de coincé, de nul, de frigide, comme si c'était une tare. Mais finalement, pour moi, les asexuels sont des vrais rebelles (toutes proportions gardées). Pourquoi être obligé d'aimer le sexe, d'autant que ce n'est pas vital? Certains adorent faire du sport, d'autres non, certains adorent les massages, d'autres non, et j'en passe...

    Moi non plus je ne conçois pas ma vie sans sexe (que je sois célibataire ou non), mais si les asexuels sont heureux, alors tant mieux pour eux! Ils peuvent s'épanouir par la culture, le sport, ou d'autres choses!

    Après comme Marion-perso, je me demande précisément jusqu'où ils vont, ou si même la tendresse définie par MyrtilleC les rebute, mais je suppose que comme pour tout il y a des nuances!
     
  8. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    La question de l'asexualité me laisse perplexe déjà parce qu'on essaie de mettre des frontières autour de ce qui est sexuel ou non et là, bah, c'est déjà une sorte de carnage, je trouve. On emploi depuis le début de l'article et du topic le terme de sexualité sans savoir ce que l'on met derrière. Où s'arrête la sexualité, les caresses, la tendresse "corporelle", les baisers, est-ce de la "sexualité"?

    Un baiser dans le cou peut-être aussi stimulant sexuellement qu'un porno haha.

    Est-ce qu'il y a une absence de réaction aux "stimulations" ou alors le corps réagit mais l'esprit lui n'éprouve aucun désir? (Oui bon, le clivage corps / esprit n'est pas très fin mais je fais comme je peux =D)

    Pour ce qui est de l'orientation sexuelle, franchement, je ne sais pas s'il y a "une vérité" sur la façon dont se déroule cette orientation, quelles en sont les causes, etc... Donc bon, savoir si l'asexualité est une orientation sexuelle comme les autres, honnêtement, j'ai tellement de mal déjà a savoir ce qu'est une orientation sexuelle que la question me laisse complètement indifférente (je ne vois pas ce que ça change).

    Mais comme le dit Van Kasteel, y'a énormément de cas différents, là encore, on fait une catégorie en parlant des "asexuels" mais qu'est-ce qu'on y met? Est-ce que ceux qui refoulent ou qui ont une sorte de phobie du sexe sont à considérer parmi les asexuels? (a priori, étymologiquement oui puisque l'absence de sexualité est bel et bien présente). Est-ce qu'il est possible que cette "asexualité" ne soit qu'un passage, qu'on puisse se dire asexuel pendant une dizaine d'année et être pris soudain d'une révélation?

    Bref, ça amène a se poser des questions en tout cas, mais ça me laisse aussi assez perplexe, et au fond, je me demande le sens de tout ça. Chacun a une histoire différente, et même au sein de l'hétérosexualité, on la vit tous différemment, finalement l'hétérosexualité n'est qu'une catégorie qui se révèle finalement assez réductionniste (et c'est sans doute le cas a plus forte raison de la bisexualité ou de l'asexualité qui doivent regrouper des cas encore plus singuliers). Au fond je me demande à quoi ça amène tout ça, c'est sans doute une façon de "lutter contre les préjugés" ou de "se faire une place dans la société/d'être accepté" mais bon, le problème c'est que les gens resteront toujours fermé a certains types "d'anomalie" tant qu'ils n'accepteront pas l'énorme variété des différences, et finalement ces "rebellions", je ne sais pas si elles portent vraiment leurs fruits...

    Bref, je m'embrouille, mon post est vraiment très brouillon, mais tant pis. En tout cas j'ai trouvé l'interview sympathique, cette fille m'a l'air vraiment intéressante aussi, ça me donne presque envie de lire le bouquin (et étant donné que l'envie de lecture est a presque 0 chez moi en ce moment, c'est plutôt bon signe!)
     
  9. Elise

    Elise
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    Dans son livre, Peggy Sastre pose toutes ces questions justement.
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je ne connais rien du sujet, mais je n'aime pas qu'on parle de révélation, c'est encore considérer l'asexualité comme une anomalie. Je dirais plutôt que c'est une évolution, si on est asexuel puis finalement après un temps, autre chose (hétéro, bi, homo, etc). C'est comme être hétéro puis homo. Est-ce qu'on a eu une révélation ("tiens, en fait je suis homo") ou est-ce une évolution (on a aimé une personne du sexe opposé puis une autre du même sexe et on finit par se sentir mieux dans cette sexualité que dans la précédente) ? Une révélation suppose une vérité. A mon sens, il n'y a pas de vérité, et l'asexualité n'est pas une anomalie, pas plus que les autres sexualités. Du moins, c'est comme ça que je lis cet article.
     
  11. Wanderlust

    Wanderlust
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    Bookworm solitaire.

    Merci ô merci de parler de l'asexualité ; quand j'en parle , personne ne croit que ça existe . Donc Merci Fab' et merci Peggy Sastre , je vais m'acheter ce livre aussi ! * le note*

     
  12. Elise

    Elise
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    Au Canada quoi.
     
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