polyamour

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par Miss.Fig, le 27 octobre 2011.

  1. Miss.Fig

    Miss.Fig
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    Je n'ai pas trouvé de topic sur le polyamour, alors voila je me lance :

    je voudrais connaitre vos avis dessus, vos expériences meme pour quoi pas?
    si ca peut vous intéresser, faites un tour sur ce blog, bien sur ya quelques forums aussi

    je tiens à préciser que c'est pas par "effet de mode" ou quoi, c'est juste que j'aimerai en parler ici, si ca vous tente

    voila, je passerai surement un peu plus tard (gros racontage de vie en perspective :shifty:)
     
  2. Dig_a_pony

    Dig_a_pony
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    Chabada pouet pouet

    Ma position sur le polyamour reste assez ambiguë : sur le principe, je suis tout à fait d'accord avec Shield, Louis, Foxey. Je peux aimer plusieurs personnes en même temps, je fais peu de distinction d'importance/de valeur entre amour et amitié. De toute façon, à mes yeux, chaque relation s'exprime sur un mode particulier. On peut avoir des amitiés extrêmement différentes tout comme des amours très différents. Des fois, il y a plus de similitudes entre une relation amoureuse et une relation amicale, qu'entre deux relations amoureuses distinctes par exemple. Ce sont des relations de personne à personne, la manière dont elles s'expriment, se construisent, ne dépendent pas d'une appellation (je suis ton amie, ton amante) mais simplement de la personne en face et de soi-même. De ce qu'on choisit de faire pour entretenir le lien. Enfin j'ai l'impression de dire des lapalissades.

    Je ne ressens en tout cas pas le moindre besoin de normaliser, de formaliser, de nommer les relations que j'ai avec les personnes que j'aime, sauf dans un contexte social où on nous demande de labelliser les choses pour que ce soit intelligible le plus rapidement possible, quitte à être schématique et inexact. (Bonjour je suis la pote de truc, bonjour je suis la copine de machin.) Dans un monde idéal j'aimerais juste pouvoir dire que telle ou telle personne compte pour moi dans ce cas de figure. Le reste nous regarde, moi et la personne concernée.

    Dans les faits, dans le cadre du polyamour, reste la question sous-jacente, et sur laquelle tout le monde se focalise souvent, du sexe. Je n'ai jamais fait de plan à 3 ou plus, je n'ai jamais eu deux partenaires sexuels sur une même période. Ce n'est pas quelque chose que j'exclus par principe. J'estime que tout est affaire d'occasion, et si occasion favorable il y a (ce qui, dans mon esprit, reste cependant assez compliqué à provoquer, comme occasion, surtout que j'en ai pas envie plus que ça pour le moment), pourquoi pas.

    Quant à la question de "partager" quelqu'un avec quelqu'un d'autre : en fait, certaines relations demandent plus de temps que d'autres. Actuellement, je peux dire que je suis "en couple" même si je n'aime pas tellement cette expression. On passe beaucoup de temps ensemble. J'ai aussi des amis avec lesquels j'aime passer du temps. Et ça me convient, ça me suffit. J'aurais du mal, concrètement, à me consacrer à une personne de plus... notamment d'un point de vue sexuel en fait. :cretin: Parce que j'envisage pas trop pour l'instant le sexe pour le sexe, je peux pas coucher avec quelqu'un que je n'aime pas, je pense, enfin ça me tente pas. Comme je suis pas morte de faim, comme je suis satisfaite de nos rapports sexuels avec mon copain, j'éprouve pas le désir de chercher ailleurs. En ce sens, peut-être que je bride inconsciemment mon désir et que, seule, je serais ouverte à plus d'opportunités. Mais je n'exclus pas non plus la possibilité de croiser quelqu'un qui me donne suffisamment... envie de lui (ou d'elle, qui sait), pour que je franchisse le pas. Seulement en l'état ça me paraît compliqué. Je garde la pensée que ça doit valoir le coup pour que je puisse prendre ce risque (car se lier à quelqu'un, de quelque manière que ce soit, ça reste un risque à mes yeux - c'est aussi ce qui rend la chose si précieuse et si stimulante). Et ça doit aussi valoir suffisamment le coup pour que je prenne le risque de blesser mon copain (qui est plus tradi, exclusif etc.) Mais ce n'est pas un risque que j'exclus par principe, car ce serait trop con de s'empêcher de vivre par principe. Et j'estime qu'il est aussi libre de faire ce choix de son côté - je pense pas être très exclusive au fond. Lui aussi est très entouré, a des amitiés très fortes, mixtes, et je ne lui enlèverai ça pour rien au monde, car c'est ainsi qu'il se sent heureux. Si il se mettait à coucher avec quelqu'un d'autre, je serais surtout frustrée de devoir partager mon temps de sexe avec quelqu'un d'autre. :P (Sans compter aussi la crainte des implications type MST etc.)

    Je trouve important de distinguer théorie, principe, et réalité. Dans la théorie, on pourrait dire que je suis polyamoureuse dans la mesure où je m'interdis pas d'aimer plus d'une personne à la fois (ce genre d'interdits va contre mes idéaux de liberté et d'indépendance). Dans les faits, ce serait juste difficile d'un point de vue emploi du temps et énergie d'avoir un partenaire sexuel supplémentaire. :cretin:
     
  3. Decemble

    Decemble
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    Mélange instable

    Ah tient!
    Je me souviens il y a quelques mois je me pensais polytruc et je défendais une forme d’infidélité humaniste vis vis de mon copain de l'époque ^^
    En fait non, je me suis rendue compte que c'était une forme de "compensation" à la longue.
    C'est intéressant les cases, ça fait béquilles et après on s'en libère, on va "par delà". Quand j'avais 17 ans je me pensais bisexuelle parce que je couchais avec des filles aussi, ensuite je me suis dit que non puisque je n'en tombais pas amoureuse, juste du sexe différent. Je me suis crue polyamoureuse mais depuis que je sors avec mon nouveau copain (2 mois, la passion toussa) il est à moi, je suis une petite conne possessive mouarf
    C'est assez excitant d'entrevoir tous ces possibles, ça cogne un peu contre les bords de la société, un peu comme les questions de genre. La difficulté étant l'extraction, ce qu'on enseigne aux gamins s'imprime ensuite de façon viscérale (la jalousie est avant tout je pense quelque chose que l'on ressent avant d'intellectualiser).
    Je vous trouve beaux à être "fixés" comme ça :)
    Je raconte n'importe quoi, désolée
     
  4. Dig_a_pony

    Dig_a_pony
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    Chabada pouet pouet

    A la réflexion je crois que je me suis mal exprimée dans mon pavé. :cretin: Aussi tiens je vais tenter la méthode "bulletpoints" !

    - par "temps de sexe", par temps tout court, finalement, j'ai l'impression de parler de désir et de limites du désir, simplement. J'ai remarqué que j'avais un "quota" (pas clairement défini, par clairement rationnalisé) de personnes auxquelles je pouvais me consacrer (que ce soit de manière amoureuse ou amicale, je ne fais pas de distinctions là-dessus pour ma part). Je crois que j'ai du mal à développer beaucoup de relations intenses (comme tout le monde) et du coup, passé un certain nombre de personnes que je connais, ma sociabilité atteint ses limites. En gros, je crois que j'aime trop un petit nombre de personnes et c'est pour ça que je me mets à repousser / rejeter le reste du monde car j'ai plus l'énergie pour m'y intéresser. (D'où mon côté misanthrope - je fais un auto-crossover avec l'article de Madz sur la misanthropie, hahaha.)

    - en fait, je crois que ma distinction théorie/pratique était pas la bonne. Concrètement, en fait, la vraie distinction c'est : sentiments/sexualité :P

    - je crois que je reste très égoïste niveau cul. Dans le sens où j'aurais du mal à me dire que tout le temps que passe l'autre personne à faire du sexe avec quelqu'un d'autre, il pourrait me le consacrer à moi quoi ! :P Mais ce raisonnement est absurde, car le désir ne se quantifie pas de cette manière-là. Dans cette situation, s'il éprouve du désir ailleurs, c'est pour y trouver ce que je ne peux lui apporter moi, donc même s'il ne couchait pas ailleurs, il ne coucherait pas plus avec moi (par exemple). De la même manière qu'on est amis avec tout un tas de personnes qui nous apportent tout un tas de choses différentes et on passe du temps avec certaines pour faire des trucs, avec d'autres pour faire d'autres trucs.

    Mais le cul reste pour moi une question plus sensible que les autres. Et en fait, pour le moment, j'arrive pas bien à savoir pourquoi. Matraquage normatif ? Education ? Rapport à mon corps ? A celui de l'autre ? A mes yeux le sexe est une donnée importante de ma vie parmi d'autres. Je ne sacralise pas ça, je ne mets pas ça au-dessus de tout pourtant. Mais... à l'heure d'aujourd'hui, même si je ne m'interdis rien, je ne m'autorise pas non plus finalement. Peut-être parce que le sexe reste à mes yeux une forme d'engagement qui implique trop de paramètres (MST, émotion, intimité physique), qui engage rarement seulement les 2 personnes ou plus en présence (avec tous les autours donc : mon copain, les personnes avec lesquelles l'autre sont liées). J'ai donc du mal à envisager ça avec plus d'une personne à la fois. Ces paramètres sont peut-être des prétextes, mais j'ai du mal à pousser les choses plus loin pour le moment. Ca évoluera ptet, je ne sais.
    A noter qu'embrasser quelqu'un pour moi ça fait partie du sexe. :cretin: Enfin je me vois mal galocher quelqu'un avec qui je pourrais pas coucher. (Et pourquoi m'arrêter à embrasser quelqu'un si je peux coucher avec ? :P Bref !)

    Enfin voilà. Je crois que je peux être polyamoureuse pour tout sauf pour le cul. Ce qui est peut-être faux-cul ? Je pense pas, mais c'est pour ça que ce concept me gêne en fait, pour l'instant (moi personnellement en tant qu'individu il me gêne, je veux dire - les autres sont parfaitement libres de faire ce qu'ils veulent et je salue même leur liberté ;))
     
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