Que deviennent les adolescents cool ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 7 juillet 2014.

  1. Justine_

    Justine_
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    En hibernation
    Membre de l'équipe

  2. lena_fitz

    lena_fitz
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    Guest

    C'est assez rigolo comme étude, d'autant plus qu'empiriquement, j'ai un peu fait les mêmes observations sur les cool kids de mon collège, qui sont rarement restés "cool" après leur heure de gloire.
     
  3. Hurry

    Hurry
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    Joyeuse de vivre

    Je me rappelle de la réflexion d'un type en soirée (que je connais depuis peu mais dont je sais qu'il était une des vedettes de son collège à l'époque) à une fille qui était avec lui à l'école: "Je me rappelle, t'étais une grosse intello non?" (gros sous-entendu inside: "t'avais pas trop d'amis non?"). Il pouvait pas, après presque 10 ans, s'empêcher de rappeler que lui était cool à l'époque et elle non. Après, le mec en question est loin d'être devenu un looser, c'est un type sympa quoi que un brin crâneur, mais ça m'avait fort marquée.

    Je pense qu'avoir été cool peut donc en effet être """handicapant""" dans la vie adulte SI on continue à classifier les gens selon des degrés de coolitude, ça pousse à s'enfermer dans un groupe et ça nous fait, j'imagine, passer à côtés de rencontres enrichissantes.

    J'ai en tous cas observé cette tendance chez les anciens cools de mon collège qui ont conservé des attitudes qui, si elles étaient cools à l'époque, ne le sont plus vraiment aujourd'hui (s'afficher avec des marques dans les endroits à la mode, sortir en boîte, vivre en groupe H24).

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    #3 Hurry, 7 juillet 2014
    Dernière édition: 7 juillet 2014
  4. Lolonounette

    Lolonounette
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    Je me posais la question il y a peu de temps sur cette tendance en plus ! :dunno:

    Bah je trouve l'observation un peu très limitée.
    Certes, 184 individus, pourquoi pas, comme dit @yabloko, c'est pas particulièrement choquant.

    Je dirais que 'cool' va pas trop trop mal comme notion à étudier ou je-sais-pas-quoi, on peut être populaire sans être cool (les bouc-émissaires sont 'populaires' sans être 'cools'...).
    Mais les gens 'cools' étaient pas forcément des pseudo-vandales ou des buveurs dans mes souvenirs, plutôt des gamins mal dans leur peau qui avaient besoin d'écraser les autres pour se sentir vivre.

    Alors je fais ma propre étude OK ?
    Les 'cools' m'ont persécutée au collège alors je leur souhaite tout le malheur du monde. MOUAHAHAHA :twisted:

    Non c'est pas vrai, tout le monde devrait être heureux. <3


    Bref, j'avais envie d'une réponse et je suis contente de l'étude parce qu'au final, la question devrait pas se poser. On est ce qu'on est, cool ou pas, on a tous droit au bonheur.
    :paillettes:
     
  5. Proo

    Proo
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    Perso je trouve l'étude intéressante parce que je me suis déjà fait une réflexion similaire en comparant le bout de chemin parcouru par les élèves "réservés" et les "cool kids" qui ont passé le bac avec moi il y a 5 ans.

    Les filles populaires, qui avaient pleins de potes, faisaient pleins de soirées, avaient une vie amoureuse trépidante, ont un peu pédalé dans la semoule au niveau de leurs études, et ce peu importe leur niveau au lycée (les filles populaires auxquelles je pense, et qui gravitaient autour de moi à l'époque, avaient d'assez bon résultats et ont toutes eu leur bac avec mention AB ou bien).
    Et si je compare avec les élèves qui, comme moi, étaient plus réservés (attention réservé ne veut pas dire loser, on avait des potes et on faisait notre bout de chemin en rigolant aussi) ont fait leurs 5 ans d'études d'une traite.


    J'en étais donc venue à la conclusion que les cool kids de l'époque ne sont plus si cool que ça et que les élèves plus discrets vont pouvoir s'épanouir au fil des années d'études, au fur et à mesure que les cool kids s'écrèment.

    Commentaire 100% subjectif, j'en ai bien conscience, il s'agit là de mon expérience perso, mais ça confirme assez bien l'étude : ils étaient cool, à l'époque je les trouvais cool et je voulais me faire accepter, maintenant ils ne sont plus cool !
    Du coup je trouve l'analyse de l'article assez peu pertinente à vrai dire…
     
  6. Bibifocus

    Bibifocus
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    A chaud aux fesses

    Je trouve que l'étude ne s'est pas appuyée sur suffisamment de cas pour qu'elle soit vraiment crédible.
    Mais il est vrai que moi aussi j'en ai fait l'expérience, j'étais de celles qui étaient discrètes, pas très belles, je ai n'ai eu mon premier copain "qu'à" 18 ans, avec peu de potes, pas trop aimée. J'ai longtemps envié les filles populaires, qui fumaient, buvaient, faisaient de nombreuses soirées, enchaînaient les petits copains, et qui faisaient les rebelles en cours. Mais aujourd'hui, d'aucune d'entre elles ne fait d'étude, une a essayé mais après avoir redoublé sa L1 elle a raté sa L2, une a fait un coma éthylique, une a été incarcérée, et les autres sont sans emploi et très peu entourées (amis/amour). Enfin pour moi, tout cela ne représente pas la "coolitude", être "cool", ce n'est pas forcément avoir plein de potes, faire des études de ouf, avoir un bon métier/être friqué ou que sais-je encore, et inversement, être sans emploi ou non étudiant n'est absolument pas identique à "ne pas être cool". Mais il faut avouer qu'elles ont bien changé depuis le lycée et qu'elles ont l'air beaucoup moins enjouées qu'au lycée. Je serais presque triste pour elles si elles ne m'avaient pas persécutée en classe :cretin:
     
  7. Titien

    Titien
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    Si par cool ils entendent boire, se droguer, et commettre des petits délits ça ne m'étonne pas qu'ils en arrivent à ces conclusions...
     
  8. CreamSoda

    CreamSoda
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    Bijour

    Je ne trouve pas que la notion de "cool" soit mal choisie. A mon sens ce n'est pas l'adulte sociologue qui parle, mais plutôt les jeunes "cool" qu'il vise, justement. Et à mon sens, le terme et ce qu'il englobe sont bien trouvés. On va pas se mentir, pour beaucoup (trop) de jeunes, l'ado cool est celui qui passe son temps en soirées et se rend intéressant, pas l'oublié du fond de la classe avec son livre ou sa game boy (quand bien même celui avec son livre est plus heureux que celui qui sort tous les soirs, potentiellement en mal d'amour et de véritables amis).

    A l'adolescence, c'est la paraître qui prime, rien de nouveau là dessus, d'où l'idée de s'intéresser à une notion de "cool" propre à eux (C.F. la série géniale My Mad Fat Diary, où la meilleure copine populaire est bien loin d'être bien dans ses pompes)

    Et je rebondis sur l'idée de bonheur liée à la réussite (vision toute personnelle, je n'essaie pas de faire de socio :flappie:): on peut réussir professionnellement, amoureusement etc, et être profondément mal dans sa peau, et vice versa... Ainsi on peut donc réussir et être alcoolique par exemple, et donc être malheureux (ou ramer dans la vie et savoir en tirer le meilleur parti, et donc être heureux). Au delà de son adolescence et de son environnement, l'état d'esprit est personnel et peut se changer.

    Mais je suis intimement convaincu que le populaire de l'école, s'il ne se "rattrape" pas à temps, peut en effet avoir plus de mal plus tard que les autres... Accaparé par l'image qu'il renvoit, toujours à essayer d'être LA personne dont on parle, il risque en effet de passer à côté de l'essentiel, genre l'amitié durable (et surtout, une fois confronté au monde professionnel, se prendre un gros retour de baton quand il réalise que sa "popularité" y est inexistante voire indésirable.)

    Mais rien ne l'empêche de se dire qu'au bout d'un moment, la fête a assez durée et qu'il est temps d'être sérieux ^^
     
  9. Olimeli

    Olimeli
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    Si tu savais...

    la majorité des filles populaires du college sont devenues maman très très jeune, se sont separés du papa et font un petit boulot qui rapporte epas grand chose (caissiere ou vendeuse) et quand je vois les photos sur facebook je ne les trouve plus si belles (a l epoque elles se maquillaient bcp, elles avaient un coté "pouf") :flappie:
     
  10. Yoow

    Yoow
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    Un bel dì vedremo

    Tout à fait d'accord !!! Je pensais être la seule à penser ça vu les commentaires :happy:

    Attention pas je ne fais pas d'amalgames, ce n'est que mon expérience perso : dans mon lycée de banlieue fumer, sécher les cours, faire la fête c'était considéré comme cool, mais dans mon lycée parisien privé, être cool était aussi être brillant à l'école, pouvoir voyager, avoir des hobbys de qualité, des vêtements de marque ... Et ces camarades cools sont maintenant à Science Po ou dans je ne sais quelle école de commerce réputée.

    Donc cette étude à mes yeux est complètement biaisée.
     
  11. Holy_

    Holy_
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    Étudiante (acharnée bien sûr) en journalisme

    Je trouve l'étude très intéressante et je pense qu'il faut le voir comme un début de piste, pas comme une étude irréfutable.
    Et si j'ai bien compris, on parle des gens "cools" à 13 ans. Donc, qu'on associe "cool" avec ce genre de comportement me semble cohérent. (Bien sûr, il y'aura toujours des exceptions, par ci par là) :happy:
     
  12. MsOriginalDoll

    MsOriginalDoll
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    Originalement vôtre !

    C'est un sujet assez difficile à traiter : pour ma part, je pense que quand on est moins populaire à l'école (on va dire ça comme ça), on prends parfois plus le temps de s'intéresser à des choses autres que cette base de "popularité", mais plutôt à des choses plus importantes. Après, ça dépend du comportement des gens tout simplement !
     
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