Ramasseuse de fruits et légumes – Job d’été #5

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Gingermind, le 19 juillet 2013.

  1. Gingermind

    Gingermind
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    Je fais des apparitions fugaces quand les planètes sont alignées

  2. Palladium

    Palladium
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    Heureuse, simplement.

    Ça fait plaisir de lire des articles positifs sur le sujet car mon expérience en la matière a été désastreuse.
    Il y a 4 ans, je suis partie dans le Maine-et-Loire pour la cueillette de myrtilles, armée d'un beau tablier parce que les myrtilles ça tâche à mort...
    Quand je suis arrivée, au début tout se passait bien, on apprenait par binômes [je travaillais avec un colombien tout jute débarqué en France, c'était cool] sur de jeunes mûriers et c'était intéressant.
    A partie du lendemain, on partait dans les grands plants et la c'était autre choses : arbres mal taillés (il fallait pousser les branches pour se frayer des passages entre les rangs) et très mauvaise organisation (il fallait nous même trouver les rangées à récolter dans des champs de plusieurs hectares), si certain étaient passés par la avant c'était foutu pour nous, car il fallait faire un certain quota journalier (on avait un numero que l'on glissait entre 2 barquettes dans les casiers) si ce dernier n'étais pas respecté on recevait un appel le soir même pour nous dire que ce n'était pas la peine de revenir le lendemain.
    J'ai reçu un appel le soir même, j'ai demandé une 2nde chance que j'ai obtenu mais pour le faire viré le lendemain.
    Le binôme avec qui je bossais c'est lui aussi fait virer (quand tu viens de l'autre bout du monde, pour visiter la France à moindre frais et que l'on te demande de partir au bout de 2 jours, je n'ose pas imaginer la situation qu'il a vécu)
    Le turn-over était donc très important.
    Il y avait aussi beaucoup de salariés chinois et de femmes polonaises (qui travaillaient en soutien-gorge au milieu des plantations !!).
    Ils avaient des rangées spécialement conçues pour eux et le turn-over était inexistant.
    Je me demande bien si ils étaient payés comme nous ou si ils étaient plus productifs. Ça fait un peu bizarre de se poser ce genre de question mais j'aurai aimé ne pas avoir la barrière de la langue pour pouvoir éventuellement dénoncer quelque chose si leur travail n'était pas légal parce que bon, déjà virer quelqu'un par téléphone c'est moyen pour l'entreprise mais eux étaient sous-payés ou je ne sais quoi il aurait fallu dénoncer tout ça.
     
  3. Marie Obrigada

    Marie Obrigada
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    en construction...

    J'ai fait 8 ans de cueillette de pommes et poires. Oui 8. 6 ans d'études et 2 ans au chômage au bon moment. Et si cette année je n'avais pas de travail en ce moment j'y retournerais.
    Mes patrons sont sympas (et on du mal à recruter ces dernières années car les étudiants ne postulent plus...). Le travail est physique c'est sûr. Je ne suis pas très sportive. Mon tout premier jour j'ai fait la moitié du rendement demandé. Le second j'y étais presque et pareil pendant toute la saison.
    Chaque année j'ai des courbatures dans presque tout le corps la première semaine et puis après c'est bon. (et des griffures mais ça c'est parce que je n'hésite pas "rentrer" dans les arbres vu qu'en plus je suis petite).

    Bref, je suis toujours très fière d'avoir fait ce boulot si longtemps et ça me fait mal au coeur de ne plus avoir assez de place sur mon CV pour le mettre.
     
  4. Myniloly

    Myniloly
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    Who's that girl ?

    Moi j'ai pas mal fait ça aussi ! Ma première expérience a été horrible. Je cueillais les framboises : ayant pourtant fait le rendement demandé, j'ai été payée... 60 euros la semaine !! A l'époque je n'avais que 16 ans et j'ignorais à quel point c'était révoltant.
    L'an dernier j'ai trouvé un super patron, qui paye au SMIC (même les mineurs). Comme c'était en septembre, j'étais toute seule dans les vergers et c'était le rêve =D Nature, tranquillité... Et une fois que t'as trouvé le rythme, ça va tout seul ! Comme je suis relativement sportive, la fatigue n'est pas trop un problème (c'est de la bonne fatigue !).
    J'ai retravaillé pour lui une semaine au début du mois, mais on bossait qu'un jour sur deux vu qu'il y a très peu de cerises. Mais pour le cadre, la tranquillité et la proximité avec la nature, je peux affirmer sans hésiter que ça a été le meilleur boulot de ma vie !
     
  5. Marie Obrigada

    Marie Obrigada
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    en construction...

    Mon tout premier jour de cueillette de pommes, j'ai passé la matinée à me dire "c'est sympa ça me rappelle la cueillette des cerises chez mamie"... sauf que comme je l'ai dit tout à l'heure j'avançais à un rythme hyper lent. Les jours suivants je me suis donnée à fonds et j'ai réussi à m'approcher du rendement demandé (pas si énorme que dans les grosses boites je l'admets heureusement).
    A force, on prend le rythme et on gagne technique je pense.
    D'ailleurs, je ne sais pas pour celle qui l'on aussi fait, mais depuis je ne regarde plus une pomme pareil. Je me dis que beaucoup de personnes ont travaillé dur pour que je mange ce fruit.
     
    #5 Marie Obrigada, 19 juillet 2013
    Dernière édition: 19 juillet 2013
  6. Nettle

    Nettle
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    Don't blink.

    :yawn: Si seulement ! Malheureusement, on a des objectifs (30 minutes pour remplir un chariot de concombres par exemple, 35 minutes pour un chariot de tomates, 45 minutes pour effeuiller un rang...), du coup au début, quand t'as pas encore choppé le rythme, c'est vraiment dur, parce que tu vois les autres avancer pendant que tu te traînes :cretin: Cette semaine je suis passée en récolte tomates, après 3 semaines en récoltes concombres, et j'ai eu l'impression d'être revenue à mon premier jour : il faut tout réapprendre de zéro, il y a 15 000 trucs à retenir (remettre les tiges dans les gouttières, ramasser les tomates pourries, enlever les gîts...) du coup ça a été un peu dur. Mais franchement, même si je me plains toute la journée, au final, ça me plaît. C'est dur, on se fait un peu gueuler dessus parfois, on a mal aux pieds, au dos, aux jambes, partout, mais l'ambiance est cool, et on pense au salaire. Et même si je répète tout le temps que "l'année prochaine, c'est MORT, je rempile pas", ça m'arrive de me dire que peut être que si, en fait :d
     
  7. Titien

    Titien
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    Les vignes ça a l'air plus simple quand même! Déjà niveau horaire- sauf retard lors des vendanges- on travaille jamais le week end et en horaire d'été ça donne du 6h-13h30 ou 7h-14h30. Du coup même avec la sieste on profite de l'après midi!
    Et à moins de faire une allergie aux produits, pas de démangeaison en vue :)

    Pour les Madz' qui ont fait avec un salaire au quota, c'est vraiment à fuir! Le mieux c'est d'être payer à l'heure. C'est ce que j'ai toujours fais et aucun soucis ! Les seuls personnes remercier sont les gens qui font des fautes graves (fumer des trucs pas très légal en cachette par exemple) ou qui ne se lève pas un matin. C'est pas si évident de trouver des gens motivés, sérieux, consciencieux qui vont être là à l'heure, faire le boulot comme il faut, ne pas foutre le bordel dans l'équipe... Alors ils vont pas lâcher quelqu'un parce qu'un peu trop lent!

    Bon après les vignes, c'est pas en serre donc je pense que niveau chaleur ça doit être plus gérable ^^ C'est niveau pluie que c'est vraiment la grosse galère-d'ailleurs c'est rare mais ça arrive de perdre une journée de boulot pour cause de pluie trop forte.
     
  8. Arlington Girl

    Arlington Girl
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    Oh, ça me rappelle l'été où j'ai travaillé aux... échalotes! J'ai tenu seulement 2 jours et j'étais tellement lente que le patron est venu me voir au milieu de la journée pour me menacer : il me paierait moins que les autres car j'allais moins vite. Ca n'a pas loupé : en 10-12h de travail je n'ai eu que 35-40 euros.. Bref.

    Mais franchement, ce boulot est horrible : de 8h à 13h, avec une pause casse-croûte de 15 mn, on est à quatre pattes au-dessus d'une rangée d'échalotes enfouies sous la terre qu'il faut arracher. Donc pendant 6 heures, on retire des mottes assez lourdes de la terre sèche. En bonus : les ongles retournés par dizaines, des araignée, des mulots et des LIMACES vagabonds, et les courbatures insoutenables. Une horreur. Je n'ai jamais réussi à m'y faire. Certaines de mes amies me disent que c'est la paye qui les motivait à aller vite. Moi, je n'ai jamais pu.

    Je ne cherche pas à dénoncer ce job, surtout que j'ai un certain nombre de personnes dans ma famille qui sont ou ont été agriculteurs. Par contre, c'est vraiment vraiment le côté physique de la chose que mon corps n'a pas supporté.
     
  9. MllePatachou

    MllePatachou
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    Je n'ai jamais fait les vendanges (pas le permis!), mais j'ai travaillé durant trois étés d'affilée dans une exploitation agricole dédiée à la castration du mais. En gros, mon boulot (ainsi que celui des autres saisonniers) consistait à ôter les épis en évitant d'abîmer les feuilles qui les enveloppaient. La première semaine, la première année, j'avoue avoir un peu galéré: les rangs étaient si longs qu'on n'en voyait pas la fin. Ils étaient tellement collés les uns aux autres qu'on avait du mal à se frayer un passage à travers. Etant donné qu'on était tout le temps debout, les jambes et le dos en prenaient très vite un coup. Mais le pire, c'était la chaleur. Quelques chefs d'équipe passaient de temps en temps avec des bouteilles d'eau mais ça ne servait pas à grand chose. A la fin de la première semaine, j'ai pensé démissionner mais la perspective d'acquérir mon premier salaire et les encouragements de mes proches m'ont incité à continuer. Et je n'ai pas regretté!
    L'ambiance entre les saisonniers était excellente, les employeurs adorables, et au bout d'un moment la motivaton prenait le pas sur la fatigue. Je veux dire par là que passés les premiers jours, on adoptait une sorte de routine qui permettait de faire (presque) abstraction des inconvénients propres à ce genre de travail (la chaleur, surtout). Et puis, étant donné que les rangs d'épis étaient très proches les uns des autres, on pouvait bavarder avec son voisin, ça permettait d'aller plus vite et d'oublier un peu la fatigue.
    Et quand arrive la fin, je peux vous garantir qu'on est fier de repartir avec sa paie! Tous nos efforts sont récompensés.
    C'est un boulot que je recommande vivement. Il ne faut pas avoir peur de se lever tôt le matin et il ne faut pas craindre la fatigue.
    Franchement, il s'agit de ma meilleure expérience pour l'instant. La preuve: j'ai travaillé là-bas pendant trois étés. Sans oublier que j'ai rencontré un tas de gens super.
     
  10. lilili1

    lilili1
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    du coup pour postuler pour cet emploi, on passe par ou ? sur le site pole emploi ya pas grand chose. alors c'est plutot le bouche a oreille, ou il y a d'autres moyens ?
     
  11. Choucki

    Choucki
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    take life by the balls :cretin:

    Pour postuler, il y a le site de l'anefa qui est super bien fait et qui regroupe toutes les offres  par département. Pour cette année, j'ai trouvé une serre de tomates cerises, je commence mardi =)
     
  12. Gaiwenn

    Gaiwenn
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    Je suis en plein palissage dans les vignes en ce moment, et même si par moment on en chie un peu (palisser par 32° en plein soleil, c'est.... Pfiou !), j'adore ce que je fais.
    Puis en septembre, vendanges.
    Même si le boulot n'est pas facile (surtout aux vendanges, vu qu'en plus on bosse aussi le week-end !), c'est vraiment, vraiment beaucoup de plaisir. J'ai toujours l'impression de contribuer au patrimoine de ma région, et quand on se boit un coup de ratafia ou de champagne après une journée de boulot, c'est toujours plaisant de se dire qu'on a participé d'une certaine façon à son élaboration x)
     
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