Retour d'un auteur sur l'édition d'un livre

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Fab, le 21 janvier 2012.

  1. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

  2. Wanderlust

    Wanderlust
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    Bookworm solitaire.

    Sacrée aventure Fab O_O"
    Tu mets les boules avec l'avocat et l'attachée de presse ; et quand j'ai lu ça :

    "Ensuite, j’envoyais les demandes de service de presse (les envois de livres) à la RP, en mettant systématiquement son n+1 en copie."

    J'ai envie de dire : Kamoulox ? ( j'ai pas compris cette partie là ,je reviens du code , mon cerveau est brainwashé ...).

    En tout cas , je t'adoube warrior de l'édition !
     
  3. Meaouw

    Meaouw
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    J'ai buggé aussi, après j'ai eu de vieilles réminiscences des cours de maths, et j'ai supposé que n+1 voulait dire son supérieur hiérarchique. Right? :eh:
    En tous cas mille bravos Fab, t'as eu bien du courage!
     
  4. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

    Ah oui, effectivement, c'est un terme pour désigner son supérieur hiérarchique, désolé pour le jargon, j'ai corrigé dans l'article :)
     
  5. elaphebolos

    elaphebolos
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    Moi qui rêve d'être éditée, me voici armée contre les méchantes maisons d'édition. Je suis aussi en relation avec un auteur plutôt célèbre, Serge Brussolo, qui n'en peut plus des maisons d'édition qui lui demandent d'écrire ceci ou cela plutôt qu'autre chose et lui bousille tout son travail, mais les romans, c'est encore autre chose je pense :)
     
  6. Luzaby*

    Luzaby*
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    Avaleuse de livres

    Quelle mauvaise expérience Fab ! Mais je te comprends vraiment dans le sens où j'ai fait toutes mes études dans l'édition, des dizaines de stages à la pelle où on t'exploite jusqu'à la moelle sans jamais te remercier. Tout ça pourquoi ? Des clopinettes bien sûr ! Sous prétexte que le livre n'est pas un secteur rentable, et on se demande pourquoi? les auteurs et travailleurs de l'ombre devraient trinquer ? On est soumis à un marché vraiment noyé sous l'offre et où la demande n'existe même plus... Bref, le secteur de l'édition parisienne m'a encore plus dégoutée quand j'ai commencé à chercher du travail, en 2009/2010, en pleine crise bien entendu... Pourquoi payer un employé quand on peut avoir des stagiaires "gratuits" qui feront le même travail avec plus d'enthousiasme (ah! la soif d'apprendre, la naïveté du stagiaire ^^). Bref tout ça pour dire que malgré un bon CV et une motivation à bloc, j'ai fini par "sacrer mon camp" au Québec (d'où l'expression) et j'ai trouvé avec l'envoi d'UN SEUL CV, le boulot de mes rêves : je suis responsable de production dans une maison d'édition à Montréal et je vois vraiment la différence avec la manière de travailler et de traiter les auteurs en France... Comme quoi on peut trouver le bonheur ailleurs. C'est sûr que quand tu rêves de publier un livre, tu es prêt à signer avec n'importe qui et ça se comprend, mais malheureusement bien trop d'amis à moi (dans le secteur de la BD) se sont fait enfler par des éditeurs. C'est parfaitement injuste et inadmissible. Non l'édition parisienne n'est plus à son âge d'or, et pourtant ça fait toujours rêver...
     
  7. Flavie-Lébou

    Flavie-Lébou
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    En transition.

    Franchement, moi j'ai eu des échos de beaucoup de bonnes maisons d'éditions. Celles de provinces sont très bien. Je n'ai pas encore eu de contact avec des éditeurs parisiens, mais ma mère a été éditée par Eyrolles et Marabout (groupe Hachette Livres), et ça s'est très bien passé.

    Je comprend Fab que tu sois aigri à cause de ta mauvaise expérience, mais ce n'est qu'UNE expérience ! Lors de salons du livre où j'étais hotesse et lors de stages j'ai rencontré beaucoup de petits éditeurs très bien (Sud Ouest, Acte Sud, Elitys, ... ). Il ne faut donc pas généraliser et dégouter les gens d'éditer leur livre.

    Le soucis, bien sur, c'est les embauches qui se font très rares dans les petites structures.
     
  8. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

    Oh bah c'est pas mon intention du tout. J'essaie juste de démystifier la publication d'un bouquin, et d'offrir quelques conseils qui m'auraient sans doute permis de ne pas me retrouver avec 20 000 euros dans le fion (d'autant plus que je comptais les filer aux filles... 'fin bon).

    Et surtout pas de généraliser, d'où les deux lignes du début :

     
  9. Gandalf

    Gandalf
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    Fly you fools !

    Flavie-Lébou : Je pense que tu as raison et qu'il y a aussi des bonnes structures, faut pas généraliser. Mais j'ai aussi eu de très mauvais échos de copines qui ont fait un Master Édition et Métiers du Livre, et qui ont fait leur stage dans des zones de non-droit, où tout le monde était pressuré comme un citron (-____-)

    En règle générale, dans n'importe quel milieu : plus t'es méfiant et informé, moins tu risques de te faire empapaouter avec un poteau EDF et du gravier :d

    Merci à Fab pour le retour d'expérience... c'était instructif.
     
  10. Flavie-Lébou

    Flavie-Lébou
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    En transition.

    Oui c'est vrai, c'est vrai, tu l'avais écrit. J'ai pris ce qui était un billet d'humeur pour un vrai article.
    Il est clair qu'il est très important de bien choisir son éditeur en amont. Ne pas se dire "J'envoie à tous, et je signe avec le premier accepte mon manuscrit".
    C'est bien d'avoir des retours d'autres auteurs sur l'éditeur avant de se lancer.

    En fait, aujourd'hui, le marché du livre est tellement bouché que les manuscrits affluent, et peu sont élus au final. Il y a donc des éditeurs qui profitent de ça pour éditer des livres à moindre de cout en payant mal les auteurs, parce que de toute façon ils savent que l'auteur n'est pas en situation de se plaindre.
     
  11. Wanderlust

    Wanderlust
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    Bookworm solitaire.

    Han veinarde *o*
    J'ai dévoré les Peggy Sue quand j'étais ado !
     
  12. Flavie-Lébou

    Flavie-Lébou
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    En transition.

    L'auto édition ça à l'air bien comme ça, mais c'est quand même bien casse-gueule ! tu peux y perdre beaucoup d'argent.
    Et puis d'accord, ça te permet de créer ton livre, mais en ce qui concerne la diffusion en magasin c'est autre chose. L'auto éditeur n'a pas un réseau de commerciaux qui vont placer son bouquin à travers toute la France, alors qu'une bonne maison d'édition, c'est aussi la garantie d'un bon diffuseur !
     
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