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Sarkozy : le début de la fin ?

Sujet dans 'Présidentielles 2012' lancé par Denis, le 1 mars 2011.

  1. Denis

    Denis En pleine digestion. Membre de l'équipe

    Rien ne va plus à l'Elysée ! La poisse s'est abattue sur le palais comme l'ennui sur un concert de Christophe Maé. Notre hyper-président est passé en mode looser, Nicolas le magicien a perdu la main... Des preuves ? Prenez le cas Florence Cassez, cette Française condamnée pour enlèvement à 60 ans de prison au Mexique. Pour obtenir son rapatriement, notre Président annonce en grande pompe qu'il dédie l'année du Mexique en France à Florence Cassez. Ulcérés, les Mexicains répliquent en se retirant de ces manifestations culturelles. Résultat des courses : une Florence Cassez plus mal que jamais, des Mexicains très colères et une année du Mexique en France sans Mexique. Bien vu l'artiste.
    Mais il y a beaucoup mieux. En novembre dernier, après six mois d'hésitation, Nicolas Sarkozy boucle son remaniement ministériel. Parmi les virés, Bernard Kouchner, le french doctor, l'homme qui incarne le droit d'ingérence humanitaire. Le Président en est sûr, l'heure est à la Realpolitik, pas aux plaisanteries droit-de-l'hommistes. Pour remplacer Kouchner, il choisit MAM...
    Mauvaise pioche Monsieur le Président ! Moins de trois mois plus tard débutent, en Tunisie, les révolutions arabes. La Liberté et les Droits de l'Homme envahissent la scène internationale. Là où Kouchner aurait pu faire belle figure, Alliot-Marie ne comprend rien, ridiculise notre pays de la façon que l'on sait et se fait virer à son tour fin février...Pire, pour tenter de redonner un minimum de crédibilité à notre diplomatie aux yeux du monde, Sarkozy est contraint de nommer ministre des Affaires étrangères son plus solide adversaire potentiel à droite : Alain Juppé. La poisse je vous dis...

    Conséquence de tout cela et de bien d'autres choses, le Président se traîne dans les sondages.
    Sa cote de popularité tourne autour de 30% d'opinions positives et, plus grave, Sarkozy est talonné par Marine Le Pen en matière d'intentions de vote au premier tour des présidentielles de 2012 (22% - 19%).
    Pour tenter de bloquer la progression du Front national, Nicolas Sarkozy a décidé l'organisation d'un débat sur la place de l'Islam en France. Après le fiasco enregistré sur le thème de l'identité nationale, les ténors de l'UMP, cette fois, réagissent. Hier, notre Premier ministre, François Fillon a déclaré : "si ce débat devait être centré sur l'islam", s'il "devait apparaître comme un débat qui, d'une manière ou d'une autre, conduit à stigmatiser les musulmans je m'y opposerais, je le dis très clairement je m'y opposerais". Alain Juppé demande un "cadrage", "avant de se lancer dans cette discussion qui risquerait de déraper".

    Bref, fini le temps où l'omni-président faisait ce qu'il voulait, quand il voulait, comme il voulait. Désormais, il est fragilisé, obligé de composer. Il est encore légitime à droite, mais pour combien de temps ? De nombreux observateurs se posent désormais ouvertement la question de sa participation à l'élection présidentielle de 2012. Est-il réellement en position de faire gagner l'actuelle majorité ? Juppé ou Fillon n'offrent-il pas plus de garanties de succès ? Sont-ils prêts à tenter de lui piquer sa place, façon Balladur contre Chirac en 1995 ? Bref, pour Sarkozy, est-ce le début de la fin ?
  2. Le problème pour que Sarkozy gagne ou non en 2012, ce n'est pas de savoir s'il est assez impopulaire... C'est de savoir si ceux d'en face le sont davantage. J'ai hâte d'assister à la guerre des clans que vont se mener tous les éléphants du PS, sans parler de l'extrême-droite qui va contempler ce spectacle avec réjouissance et qui va en faire ses choux gras. Nicolas Sarkozy est certes en perte de vitesse, mais les autres ne sont malheureusement pas à la hauteur. Ce sont des personnalités trop nombreuses.
  3. C'est drôle parce que tout ce qui se passe, tout ce que tu décris, est l'exact récit de toute les prédictions de la gauche en mai 2007 : une décadence inexorable, un enfoncement dans le ridicule, une perte de confiance de la part des électeurs, des tentatives de se raccrocher à quelques branches qui cassent aussi sec.

    C'est évident qu'il est trop tôt pour prévoir quoi que ce soit. Il peut toujours y avoir un revirement de situation, un coup d'éclat, quelque chose.
    Mais, avec tout son discours sur l'islam, la sécurité, l'identité nationale, je ne serais pas surprise que Marine Le Pen soit présente au second tour face au candidat de la gauche... Il lui fait gagner des voix, c'est évident.
    Sa stratégie ressemble vraiment à de vains battements de bras pour sortir la tête de l'eau, c'est le meilleur moyen pour que ça foire.
  4. Denis

    Denis En pleine digestion. Membre de l'équipe

    François Fillon est venu au secours de Nicolas Sarkozy aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
    Il a exhorté les députés UMP qui doutent de la capacité du chef de l'État à rebondir à 14 mois de l'élection présidentielle à "ne pas avoir d'états d'âme", assurant que Nicolas Sarkozy est "un président expérimenté, qui n'est pas né de la dernière pluie".
    LePoint.fr

    Le fait que le Premier ministre soit obligé d'intervenir publiquement prouve à lui seul à quel point le malaise est profond au sein de l'UMP...

  5. Alléluia
  6. Oui, je pense que tu as raison (la gauche qui a échoué à cause de candidats peu charismatiques - en plus de ne pas avoir toujours beaucoup d'idées). Malheureusement, même si on aimerait ne pas penser comme ça, ne pas se laisser convaincre, il faut avouer que François Hollande fait pâle figure à côté de Nicolas Sarkozy qui donne l'impression d'être quelqu'un de plus actif, nerveux, et donc, c'est l'idée qui en découle, quelqu'un qui fera davantage pour la France que le premier, jugé trop "mou", indolent, sans personnalité.
    Je pense que le charisme compte, pas parce qu'on vote pour une personne charismatique, mais parce qu'on l'écoute, qu'on prend la peine de réfléchir. Je veux dire par là que si Nicolas Sarkozy et François Hollande, pour continuer avec cette paire, devait un jour défendre la même idée, Nicolas Sarkozy saurait retenir plus l'attention par sa verve, son parler direct, "populaire", voire populiste, tandis que François Hollande se perd dans ses phrases, utilise des mots jargonneux, etc. Au final, on l'écoute moins, donc il convainc fatalement moins.
  7. Denis

    Denis En pleine digestion. Membre de l'équipe

    C'est un point de vue très très très optimiste en faveur de Nicolas Sarkozy que démentent tous les sondages du moment !

    Exemple dans ce papier des Echos dont voici un extrait :

    "Nicolas Sarkozy serait largement battu au second tour par Dominique Strauss-Kahn (37% contre 63% à DSK), mais aussi par Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal, si l'élection présidentielle avait lieu maintenant, selon un sondage TNS-Sofres".

    C'est bien ce qui inquiète de nombreux parlementaires de la majorité actuelle...
  8. Iaoranamoana

    Iaoranamoana Fire Girl

    Oui, mais là si les sondages le donnent battus c'est à cause de son mandat, des actes qu'il a déjà fait en tant que président. Je doute qu'en 2007, François Hollande était donné gagnant et je pense que ça venait de son charisme aussi transcendant qu'une huître :)
  9. Ah, le charisme ça marche quand on a pas trop merdé, faut pas déconner non plus :d
  10. À l'heure actuelle,même un bonobo battrait Sarkozy à l'élection présidentielle si elle avait lieu dimanche.

    Je suis tout de même étonnée de la crédibilité qu'une grande partie de l'opinion publique semble accorder encore aux sondages.

    Si la non popularité de NS est palpable à cet instant t ,il me semble qu'il serait beaucoup plus bénéfique d'extrapoler avec l'aide de variables (comme l'incompétence) la fin de sa présidence et sa popularité à cet instant là.
  11. Denis

    Denis En pleine digestion. Membre de l'équipe

    Les sondages reflètent l'état de l'opinion au moment où ils sont administrés. Ceux d'aujourd'hui ne préjugent en rien de l'état de l'opinion, donc du vote réel, le jour de la présidentielle, dans 14 mois !

    En revanche, ils pèsent massivement sur le déroulement de la vie politique au quotidien. C'est bien parce que Nicolas Sarkozy s'enfonce sondage après sondage que beaucoup à droite s'interrogent sur sa capacité à gagner en 2012, ce qui était inimaginable il y a quelques temps. Si les sondages à venir montrent qu'il ne rebondit pas, de nombreux parlementaires contesteront le principe même de sa candidature et pousseront d'autres ténors de l'UMP à se présenter. Juppé par exemple, surtout si celui ci a de bons sondages ! Si les sondages n'existaient pas, Sarkozy serait le chef incontesté, donc le candidat naturel de l'UMP à la présidentielle dont personne n'oserait douter...
    C'est vrai à droite comme à gauche ! Les sondages jouent un rôle majeur dans le déroulement de la primaire socialiste par exemple. Si DSK baisse fortement dans les enquêtes de mars, avril, mai ou juin, quittera-t-il aussi facilement le FMI pour prendre le risque d'un gros gadin dès les primaires face à un Hollande qui monte, qui monte ? Ca m'étonnerait !
  12. Denis

    Denis En pleine digestion. Membre de l'équipe

    La descente aux enfers continue !
    Selon un sondage de TNS Sofrès à paraître demain dans le Figaro Magazine, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy (22%) est au plus bas depuis son élection en mai 2007.
    Le chef de l'Etat perd deux points par rapport au même baromètre du mois précédent. Au total, 75% des Français ne lui font pas confiance et 3% sont sans opinion !

    A lire par ailleurs Marianne2 qui publie quelques paragraphes de « [Off] Ce que Nicolas Sarkozy n'aurait jamais dû nous dire », le nouveau livre de Nicolas Domenach et de Maurice Szafran qui retrace vingt années d'entretiens confidentiels avec le Président.

    Voici un extrait du bouquin :
    Nicolas Sarkozy a le jugement souvent expéditif. Les « nuls », « médiocres », « connards » ne valent pas qu’on s’y arrête. Mais Alain Juppé, lui, mérite un traitement à part. C’est le seul qu’il ait qualifié devant nous, et à plusieurs reprises, de « fou ». Une distinction très particulière, lorsqu’on sait qu’il ne supporte pas qu’on lui applique le même diagnostic, ou même qu’on suppute qu’il y ait quelques accès d’irrationalité dans sa passion démesurée pour le pouvoir et pour lui-même. Or, la folie juppéiste ne faisait aucun doute à ses yeux effarés, au point de lui avoir signifié – nous étions dans le bureau d’à côté – qu’il lui faudrait « trouver un psy d’urgence pour e faire soigner » !

    C'est à ce "fou", son ennemi de longue date, que notre Président a été contraint de confier le soin de reprendre en main la diplomatie française après les dégâts causés par MAM...
  13. Denis

    Denis En pleine digestion. Membre de l'équipe

    Les électeurs de droite préfèrent Fillon à Sarkozy.
    C'est ce qui ressort d'un sondage Opinionway publié hier. Le Premier ministre est à 83% d'opinions favorables à droite, le président de la République à seulement 62%. (L'Express.fr)
  14. Je suis sure que d'ici un an, Sarkozy va retrouver sa popularité et va remonter dans les sondages. Il est fort pour ça...
  15. Denis

    Denis En pleine digestion. Membre de l'équipe

    En attendant, l'effondrement se poursuit : Selon le dernier baromètre TNS Sofres/Le Figaro Magazine, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy a perdu 7 points depuis janvier et se retrouve à son plus bas niveau depuis son accession à l'Elysée. Seuls 20% des Français lui font confiance désormais.

    Dans le même temps, Marine Le Pen devient la personnalité qui recueille le plus de suffrages auprès des sympathisants de droite ! 55 % (+ 10 points en un mois !), devant Alain Juppé (52 %) et Christine Lagarde (49 %).