Sois belle et marie-toi - Carte postale du Japon

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Laetitia H, le 22 mars 2013.

  1. Laetitia H

    Laetitia H
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  2. Ysia

    Ysia
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    "Une grande partie des couples mariés sont abstinents"
    ...
    Je commence à comprendre d'où leurs viennent leurs fantasmes tordus pervers déroutants.

    Il est clair que le Japooooooon parait peut-être attrayant car très Kawaï et traditionnel en même temps, mais ça restera un passage en touriste ! Un contrôle social teinté de machisme est encore trop présent dans ce pays.

    Parfois, il suffit de lire certains mangas pour se rendre compte de la place de la femme au Japon (je ne compte plus les personnages féminins pour qui l'ultime but est de se marier pour enfin devenir femme au foyer, ou l'image de la fille rebelle qui se "range" une fois mariée).
     
    #2 Ysia, 22 mars 2013
    Dernière édition: 22 mars 2013
  3. Kallisto

    Kallisto
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    Blasée

    Encore merci pour cette série de carte postale ^^ J'ai appris des choses, notamment sur le monde du travail. Les manga et les anime montrent assez cette vision des choses : dans "Kimi wa Pet", l'héroïne se demande si elle doit arrêter son travail, qu'elle adore, alors qu'elle est sur le point de se marier. Et souvent, dans les shojo notamment, le tome final se termine sur un mariage et/ou un enfant.
    Si le sujet intéresse d'autres Madmoizelles, le documentaire "Les p'tits bouts du monde au Japon" de la série "Les nouveaux explorateurs" (Avec Maïtena Biraben) est franchement pas mal.
     
  4. Styxounette

    Styxounette
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    Ohohohohoh


    Puisque tu as sorti ces exemples je me sens obligée de sortir les contrexemples. La mère de Madoka [​IMG]de Puella Magi Madoka Magica est une working girl de haut rang à en juger par le nombre de fois où elle rentre bourrée après des soirées d'entreprises, obligatoires au Japon. Et son mari est père au foyer c'est pas la classe ça ? Bon Madoka Magica n'est pas un shojo mais c'est quand même une série inscrite dans la société japonaise actuelle.
    La mère de Haruhi dans Ouran High School Host Club était une avocate très réputée, sa fille suit ses pas et n'a à ma connaissance pas arrêté de travailler après son mariage puisqu'elle désirait soutenir son mari dans sa course à la succession de sa famille de riches.
    Et merci pour le conseil je vais regarder j'adore Maïtena alors je pense que ça va me plaire.
     
    #4 Styxounette, 22 mars 2013
    Dernière édition: 22 mars 2013
  5. Insert_Spoon

    Insert_Spoon
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    Troll de qualité

    Ca correspond tout à fait à l'image déplorable que j'ai du Japon :/
     
  6. Fekete Macska

    Fekete Macska
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    Je n'etais pas au courant de cette "coutume" de quitter l'entreprise a l'annonce d'une grossesse, c'est interessant.

    Par contre c'est assez amusant de voir que la premiere photo utilisee pour illustrer le propose provient de "Nobody Knows" de Kore-Eda, l'histoire de 4 gamins abandonnes par leur mere (la photo) qui les a eus avec 4 peres differents. Certes, elle finit par se marier, mais bon c'est pas vraiment la femme japonaise comme decrite dans l'article ;)
     
  7. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    Je suis pas très calée en cinéma japonais contemporain, donc même si je connaissais l'histoire, j'ai quand même choisi cette image puisque ça reste une mère et ses enfants... vu que j'avais pas d'autre idée de film à utiliser :sweatdrop: (et encore, j'ai failli mettre le mariage de Sun et Jin dans LOST mais bon ils sont Sud-Coréens c'est quand même pas pareil)
     
  8. Fekete Macska

    Fekete Macska
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    Bah, c'est pas bien grave, c'est juste assez ironique quand on reconnait la reference :)
     
  9. elrewin

    elrewin
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    Aucun swag les baleines.

    "Une grande partie des couples mariés sont abstinents"


    J'avais lu dans un article que, comme le mariage était plus une institution que réellement un acte d'amour, beaucoup de jeunes gens se mariaient entre amis juste pour avoir une présence à la maison, mais qu'il n'y avait pas de relations sexuelles...


    Et j'avais déjà remarqué, moi aussi, le sexisme certain dans la société japonaise au-travers des mangas (un qui m'avait pas mal marqué à ce sujet est Hapi Mari (ou Happy Mariage en français) où la soumission de la femme à son mari est frappante) ainsi qu'à la lecture de plusieurs articles sur "l'enfer" d'être une femme/mère au Japon. Alors même si je les envie sur certains points (la propreté des rues par exemple ^^), je n'irais jamais m'installer là-bas. Et puis, soyons honnêtes : "Coiffure parfaite, tenue soignée, talons : au Japon, la féminité est obligatoire" = LOL. Déjà que je me maquille que quand je sors (et encore) et que mes manières tiennent plus du camionneur que de la princesse, c'est plus eux qui vont me virer de là-bas...
     
  10. Antiochus

    Antiochus
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    Dévoreuse de latinité

    Je m'étais promise de ne pas me connecter sur Madz à 1 mois de mon concours, mais là je ne résiste pas, surtout avec un sujet sur la condition féminine au japon (je suis faible :facepalm: ).

    Globalement, je ne peux qu'acquiescer les dires de l'article: si je devais caricaturer, les études au japon, pour les femmes, ne servent qu'à "faire jolie", et à intégrer une bonne université pour décrocher un bon mari. Une femme qui travaille est encore bien mal vue. On peut aussi penser à la princesse héritière du Japon, Masako, diplomate polyglotte diplômée d'une université américaine, dont l'Agence impériale ne voulait pas, car ne correspondant pas au "modèle" attendu comme future impératrice (à l'origine, le prince héritier avait reçu une liste de "femmes convenables en âge de se marier", mais il a refusé de choisir l'une d'entre elles).

    Pour réagir à l'exemple de @elrewin, j'ai lu Hapi Mari et par rapport à la "production shojesque" actuelle, Hapi Mari est un manga qui sort du lot du point de vue de la condition de la femme. Par exemple Chiwa, après son mariage (2è) accepte de vivre comme femme au foyer à la demande de son mari. Mais très vite elle se rend compte qu'elle se sent à l'étroit, ressent le besoin de travailler et d'être "indépendante financièrement". Elle cherche un travail SEULE, choisit une entreprise qui n'est pas celle de son mari. Même si celui-ci est furax (car il ne pourra pas surveiller sa femme au bureau :facepalm: ), elle tient bon et refuse d'intégrer l'entreprise de son mari.
    Certes,il y a beaucoup de scènes où le mari la mène par le bout du nez (notamment au lit), mais il y a quand même quelques petites scènes qui hausse le niveau du manga.

    Je ne sais si tu as lu les shojos qui sortent en ce moment, mais ils sont un beau concentré de sexisme/apologie du viol/jeune fille idéale = fille innocente qui ne sait rien faire de ses 10 doigts.
    Rien qu'à voir les rayons des librairies, je suis parfois effarée de voir ce qui est proposé.

    En fait plus je réfléchis en écrivant ce message, plus je crois que les shojos sont de plus en plus devenus des "exutoires" supplémentaires, pour les hommes et les femmes, à cette abstinence sexuelle qu'évoque l'article.
    Il fut un temps où les shojos ne contenaient presque aucune scène de sexe, et les rares dessinées étaient généralement entre deux personnes consentantes et n'occupaient qu'une place très réduite dans la relation (en contrepartie, c'était très fleur-bleue, eau de rose, etc).
    Les shojos "nouvelle génération" sont au contraire bourrés de scènes de sexe, parfois jusqu'à 1/chapitre (à peu près la même fréquence que dans les hentais). L'histoire est toujours aussi "eau de rose" (une fille timide qui tombe amoureuse du type le plus cool/parfait/ténébreux du lycée, etc), mais maintenant
    - l'idéal masculin est celui du mâle "bad guy", bon en cours voire génie, mais aussi rustre, incapable de contrôler ses pulsions sexuelles envers sa petite amie/crush, dominant sa compagne, s'y connaissant beaucoup dans le domaine du sexe, possessif et jaloux au possible.
    - l'idéal féminin reste la fille cruche, jolie naturellement (ya que les moches qui passent des heures dans la salle de bain et qui "besoin" d'artifices :facepalm: ), obligatoirement bonne cuisinière (sinon t'es une femme ratée qui ne peut pas cuisiner les bentos à son petit ami), qui a aussi un don un domaine considéré comme féminin (piano, coiffure, chant, couture...). Elle ne prend aucune décision (et j'insiste lourdement sur le aucune, même ses vêtements et son maquillage sont choisi par le copain), a une tendance naturelle à pleurer au moindre problème (ma chaussure est cassée, mon bento est raté), n'a aucune vie en dehors de son copain (n'est-ce  pas égoïste de penser à SON avenir alors que le copain a projets bétons et qu'il faut le soutenir?), pleure dès que le copain ne lui sourit pas/regarde pas (automatiquement, il lui en veut), est d'une pure innocence en matière de sexe, ne songe qu'à satisfaire son copain.

    Je dois certainement un poil exagérer, et je sais qu'il y a des exceptions. Mais la tendance générale est ainsi, et les mangas à succès sont ceux qui utilisent tous ces ressorts, par exemple ceux de Minami Kanaan qui font un carton partout dans le monde, alors que l'héroïne se fait tripotée par son copain à chaque chapitre et qu'un autre homme (copain de son copain souvent) cherche à la violer/arrive à la violer (mais c'est pas grave, elle lui pardonne, parce qu'au fond il était un pauv type qui a pas eu de chance dans la vie, et tout le monde assiste au beau mariage à la fin :free:).
    Le viol n'est pas présenté comme un "moyen de contrôle de l'homme sur la femme" (un vrai héros de shojo actuel n'en a pas besoin), mais comme la principale/seule forme de relation sexuelle dans le couple. Et à la fin, la fille lui dit merci et espère avoir fait des progrès dans le domaine pour mieux lui procurer du plaisir.

    C'est un phénomène assez récent je crois. Les mangas des années 90 mettaient beaucoup plus en avant des femmes fortes, indépendantes, ou au moins capable de se débrouiller seules. Je pense par exemple à Hana Kimi avec Mizuki ou Mars avec Kira Asou. Les deux filles sont plus ou moins indépendantes, et leur vie ne tourne pas exclusivement autour de l'aimé (même si l'aimé tient une grande place, car ça reste une histoire d'amour).
    Bref bref bref, le shojo s'engouffre dans une voie qui ne me plaît pas du tout.

    Dernier petite remarque, j'ai découvert un '"nouveau type" de groupe d'idols : un groupe de chanteuses que les fans (masculins of course) peuvent approcher, "toucher" (vous ne pensez pas mal, c'est bien un euphémisme), et avec lesquelles ils peuvent avoir un RDV (qui peut se prolonger jusque tard dans la nuit, no problem). Les gamines ont entre 12 et 16 ans. Rassurez-moi, je ne suis pas la seule à penser que ce "défouloir à pulsions masculines" est passible de prison devant les tribunaux ?

    Pardon pour le pavé :shifty: mais en tant que grande fan de mangas, je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter quelques éléments sur la régression de la condition féminine dans ce domaine...

    Edit : pour celles qui veulent connaître un peu plus en détail la face sombre de la sexualité japonaise, je conseille "Deep Love". C'est une série se concentrant dans chaque volume sur un personnage de la série. Âmes sensibles s'abstenir, surtout pour "Ayu" et "Reina".
     
    #10 Antiochus, 24 mars 2013
    Dernière édition: 24 mars 2013
  11. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    MAIS :gonk:

    J'ai pas lu de shôjo depuis longtemps et j'avoue que là j'ai pas trop envie de m'y remettre, c'est dingue quand même !
     
  12. Antiochus

    Antiochus
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    Dévoreuse de latinité

    @Myriam H.

    Si. Je peux même te retrouver le chapitre précis, vu que j'avais été très choqué par cette scène.

    Mon conseil personnel: éviter les shojos, se tourner vers les seinen (mangas pour jeunes adultes), qui traitent mieux ces sujets. Ou alors chercher les vieux titres de shojos anciens, comme Mars (mais il est quasiment épuisé :crying: ).

    Autre exemple très choquant (je suis énervée là, pardon) : une fille et un son copain seuls dans une salle de cours. Le gars avoue qu'il était jaloux de voir la fille parler à un autre gars. La fille rit doucement et dit qu'elle trouve ça amusant de le voir jaloux, qu'elle découvre une autre facette de sa personnalité. Réaction du gars ? Petite scène de viol, "punition" d'avoir trouvé drôle sa jalousie. A la fin, il la menace de refaire ça à nouveau si elle reproduisait son comportement inconsidéré :facepalm:. La fille pleure dans une case de BD comique, et le gars rit.

    Le viol, c'est drôle ! :pedo:(irony inside).
     
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