« Souffre-douleurs, ils se manifestent », un plaidoyer contre le harcèlement scolaire

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 12 février 2015.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    Ghost wind a BigUpé ce message
  2. Wéro

    Wéro
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    Merci de parler de cette émission, je pensais bien que ça arriverait vite sur madmoiZelle :). Le reportage était extrêmement bien réalisé, sans artifice ni fioriture, avec une simplicité très appréciable. Ça a fait remonter pas mal de choses pas très agréables mais je suis reconnaissante qu'on en parle ENFIN sur ces grandes chaînes de télé. Parce que je me souviens qu'à mon "époque" ^^', je n'ai jamais pensé à mettre le mot "harcèlement" sur ce qui se passait, encore aujourd'hui je dis que j'étais bizutée, que j'étais une bizut. Je ne sais pas comment j'aurais fait si les réseaux sociaux avaient existé à cette époque, déjà juste dans l'enceinte du collège c'était insupportable. Il y a aussi eu ces fois où, pendant les vacances, j'étais inscrite au Multisport (comme un centre aéré, mais pour les ados, on faisait du sport toute la journée et pour la bouboule que j'étais ça ne pouvait me faire que du bien :yawn:.). Certains garçons me détestaient, je n'ai jamais compris pourquoi. Et un jour l'un d'eux m'a mis une claque, juste comme ça, jamais compris pourquoi non plus. Quand j'en ai parlé à un adulte responsable, il a "grondé" le mec en question et m'a dit que je ne pouvais pas venir me plaindre à chaque fois qu'on m'embêtait, qu'il fallait que j'apprenne à me défendre. Mais j'avais beau faire du karaté 2 fois par semaine, j'étais trop timide et mal dans ma peau pour oser réagir. C'était la même chose au collège. Aucun prof, aucun adulte responsable n'a essayé de comprendre ce qui se passait, pourquoi je ne venais plus en cours, pourquoi je ne mangeais pas au self, pourquoi après 10 minutes de cours je courais à l'infirmerie. Ça n'a jamais été vraiment si horrible que ça (je ne veux pas rentrer dans les détails ni dans le pourquoi ou le comment, mon pavé est déjà assez imbuvable ^^'), mais voir l'indifférence de tous ces adultes m'a vraiment semblé incompréhensible. Donc quand je vois NVB dire que les adultes des collèges et lycées se sentent tous concernés et ne sont pas indifférents, je rigole doucement. Les choses se sont peut-être arrangées, mais beaucoup trop de gens trouvent encore ça normal "il y a toujours une tête de turc dans toutes les classes". Super, si c'est normal, continuons à traumatiser des gamins, c'est l'histoire de la vie après tout :stare:...
    Quand je suis allée voir le film Respire, un couple derrière moi riait en se disant "oh tu te souviens, nous aussi on a fait ça à machin, c'était trop drôle !" quand l’héroïne commençait à se faire harceler, je les aurais frappés ><. Quand j'entends des amis ou des gens de ma famille raconter ce qu'ils ont pu faire subir à certaines personnes, que ce soit des moqueries ou autre chose, j'ose enfin leur dire à quel point c'est horrible et s'ils se rendent compte de la portée de ces attitudes, de ce que cela peut déclencher. On me rit souvent au nez et on me dit qu'on ne vit pas dans un monde de Bisounours, que c'est la vie, mais je ne supporte pas cette méchanceté gratuite. C'est fou à quel point les gens ne se réalisent pas le mal qu'ils peuvent faire s'ils n'ont pas vécu cette situation.
    Désolée pour ce pavé, j'ai commencé à écrire et je n'ai plus pu m'arrêter ^^'...
     
    #2 Wéro, 12 février 2015
    Dernière édition: 12 février 2015
    Crazy March Hare, Bastille, Margaux Palace et 10 autres ont BigUpé ce message.
  3. GabrielleV

    GabrielleV
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    Tea Time: Earl Grey Darling

    J'ai vu le documentaire, bouleversant. Ce qui m'a frappée c'est le manque total de sanctions automatiques contre les harceleurs, avant même que le harcèlement ne dégénère. Comme si harceler les autres n'était pas un problème comportemental. Cela devrait être géré comme perturber un cours, frapper un surveillant ou répondre au prof! J'ai enseigné pendant deux ans dans un collège anglais et nous avions des procédures automatiques qui incluaient le harcèlement, la violence, l’insolence. 1. avertissement, 2. colle, 3. lettre officielle aux parents et journée d'isolement (a faire des exercices de maths toute la journée, franchement, c'était limite cruel haha), et 4. exclusion. Les profs qui ne suivaient pas ces procédés à la lettre étaient eux-même sanctionnés et les résultats étaient probants. Il ne s'agit pas d'être dans le tout répressif et de ne pas dialoguer, mais la clé de la gestion comportementale a l'école c'est que chaque action a des conséquences automatiques, sans colère, sans humiliation, mais sans négociation ni laisser-passer non plus.

    Cela dit, les profs ne voient que ce que les harceleurs veulent bien leur laisser voir. Il est donc indispensable que l’école accepte le dialogue avec les parents, au lieu de leur dire d’arrêter de vivre dans le monde des Bisounours… J'ai moi-même envoyé plusieurs textos aux parents de harceleurs du type 'Your child has been involved in a bullying incident. He has received a warning, and a note has been made on his school file.' Ça marchait très bien, c'était très rapide, et ça laissait une trace écrite.

    Ps: désolée pour l’orthographe, mon ordi est anglais et l’autocorrect me joue des tours (sans parler des accents à trouver sur le clavier qwerty…).
     
    Siegfried_Fogg, Scorpion, Celestina Warbeck et 5 autres ont BigUpé ce message.
  4. dyspeptique

    dyspeptique
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    Contente de voir que ce documentaire soit partagé sur Madmoizelle. J'ai participé à la dernière journée de tournage alors forcément ça fait un petit quelque chose de voir qu'on en parle autant.
    Il est plus que temps d'intervenir au sujet du harcèlement scolaire. Ça m'est arrivé pendant tout le collège, parce que j'étais trop timide et trop solitaire aux yeux des autres (j'avais aussi des problèmes familiaux qui ont été en partie la cause de mon comportement). Trois fois, j'ai changé d'établissement, mais ça finissait toujours par recommencer. Aucun adulte ne m'a aidé de manière constructive. Entre les conseils gentils mais inutiles de mes parents et l'indifférence des surveillants en passant par de mauvais profs qui aggravaient la situation, je me suis sentie abandonnée de ceux qui étaient censés me protéger. Une psychologue scolaire m'a même dit que j'étais responsable de ce qui m'arrivait parce que j'étais trop timide...
    Les conséquences d'un harcèlement peuvent être terribles, comme les tentatives de suicide, mais sans aller aussi loin, la confiance en soi est affectée bien souvent de manière durable. Il est difficile par la suite de faire confiance aux autres parce qu'on s'attend toujours plus ou moins à être rejeté. On se sent nul, on a l'impression de ne pas exister aux yeux des gens, alors pourquoi nous aimeraient-ils ? Pour ma part, j'ai toujours des pensées parasites telles que : "tout le monde me déteste", "je n'existe pas", "de toute façon je suis trop conne"... Je peux toujours tenter de me dire que c'est subjectif, que ce n'est pas la réalité, ces phrases reviennent régulièrement me pourrir la vie.
    Et puis on ne peut même pas dire que ça m'a empêché de faire du mal à d'autres personnes qui ne l'avaient pas mérité. Sans devenir un tortionnaire, on ne devient pas non plus un saint parce qu'on a été maltraité. On finit souvent par assimiler la violence dans son quotidien, comme si c'était acceptable, alors que ça ne l'est pas.

    Voilà pour mon témoignage, en espérant que ce documentaire permettra une vraie prise de conscience et ne sera pas un simple buzz médiatique.
     
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  5. Sayyadina

    Sayyadina
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    Lectrice compulsive

    Au départ, je ne voulais pas regarder ce documentaire mais après l'avoir regardé, je me suis dit que ça aurait été bien d'avoir ce genre de documentaires, de débats à la télé quand j'ai vécu cela. C'était, il y a 12 ans et je ne l'ai pas digéré car ça a ruiné ma vie scolaire/universitaire par la suite.
    J'avais 16 ans, j'étais vulnérable, je venais de perdre ma grand-mère l'année précédente. En voyage "scolaire", je téléphonais tous les jours à mes parents (fille unique/première fois que je partais aussi loin) et les filles avec qui je passais mes journées/nuits à l'hotel, n'ont pas trouvé ça normal que j'étais qu'une gamine. Elles ont bloqués les portes pour que je ne sache pas téléphoner, puis pour que je ne sache plus aller aux toilettes la nuit. Je pensais qu'en rentrant ça se serait arrangé mais elles ont été tout raconté à d'autres filles et la spirale a commencé. On me critiquait car je mettais du vernis "elle met du vernis sur ses ongles car elle se lave pas". Mes cheveux, ma façon de m'habiller, j'étais devenue Morticia Addams pour elles. J'ai arrêté d'aller à l'école pendant 3 mois, j'ai eu beau expliquer à ma mère ce qui se passait, j'ai eu droit à la phrase "tu n'as qu'à mordre sur ta chique, ça passera". 2 ans de foutage de gueule, 2 ans de travail de groupe solo (comme par hasard personne ne voulait aller avec moi, j'étais pas une cancre, j'avais de très beaux points). J'ai voulu changer d'école et je me suis heurtée à un nouveau mur ... aucune école n'avait l'option que j'avais pris. J'ai demandé à la sous directrice de redoubler ma dernière année.
    Mais les 2 années n'ont jamais été effacées, j'ai fait 3 ans d'université, je n'ai pas achevé car je ne sais pas par quels moyens les "amies" ont réussi à apprendre que j'ai subi du harcèlement et on décidé d'en faire mais du pire (et ça me fait vomir car une est devenue journaliste et l'autre prof et sont "obligées" de parler du harcèlement).
     
    Linamé, Scorpion, Magentalia et 2 autres ont BigUpé ce message.
  6. Lalwendë Ratatas

    Lalwendë Ratatas
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    Grosse frite mollassonne droguée au dulce de leche et jambon beurre

    Je n'ai pas osé regarder ce documentaire... Pourquoi? Parce que j'ai eu peur que cela fasse ressortir toutes les angoisses que je me trimballe depuis la maternelle. Je ne supporte toujours pas de voir une scène dans un film où quelqu'un se fait humilier, la violence me fait horreur et quand je retourne dans mon village natal, je n'ose pas sortir de la voiture de peur de tomber sur un/e ancien/ne harceleur/euse. Je pense que je prendrai le temps de le voir quand même, pour essayer de comprendre, pour me rendre compte que j'ai de la chance d'avoir rencontré des gens géniaux par la suite qui m'ont aidé à me sentir plus en sécurité. Moi je suis encore là, je n'ai jamais eu le courage d'en finir alors que ça aurait tout simplifié. Une chose que je continue de ne pas comprendre cependant c'est pourquoi lorsque moi je me faisais harceler je ne faisais rien alors que si mon petit frère se faisait emmerder, je cassais la gueule du petit con direct. Pourquoi n'a-t-on pas ce même réflexe de protection lorsqu'il s'agit de nous??
    Si ce documentaire a un réel impact, j'espère que les gens arrêteront de nous traiter de chochottes. On a pas envie d'être vus comme des victimes impuissantes et en même temps, nous renier ce statut de victime est une négation violente de nos souffrances. La prévention et l'écoute vont être déterminants pour aider les nouvelles générations.
     
  7. Myniloly

    Myniloly
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    Who's that girl ?

    Je suis tellement d'accord ! C'est même un discours récurrent, et approuvé par tous les enseignants de mon collège et de mon lycée. J'ai eus des soucis pendant toute ma scolarité et on me rabachait à moi et mes parents que je devais m'endurcir, et même que la vie c'est comme ça ! Merci pour le message d'espoir >< Je me suis fait frapper juste devant ma prof d'allemand, en plein cours, et cette conne n'a même pas bronché. On m'a mis dans la même chambre que ma harceleuse lors d'un voyage scolaire et quand j'ai paniqué, ma prof de français m'a simplement dit "mais tu sais dans la vie on sera obligée de côtoyer des gens qu'on n'aime pas !" Totalement à côté de la plaque.
     
    North sea, Siegfried_Fogg, Gwen Paine et 5 autres ont BigUpé ce message.
  8. dyspeptique

    dyspeptique
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    @Lalwendë Ratatas. Le documentaire se base sur des témoignages, il n'y a pas à proprement parler de scène de violence, même si les personnes interviewées les évoquent de manière souvent prenante.
    Les personnes victimes de harcèlement ne sont pas des chochottes, ça c'est sûr. Il en faut de la résistance pour supporter tout ça quand même.
     
    Lalwendë Ratatas a BigUpé ce message
  9. Maini

    Maini
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    Harcelée en CM1 pendant toute l'année scolaire. Heureusement ça n'a pas duré plus longtemps. Mais 1an harcelée si jeune, j'en ai longtemps gardé des séquelles. Trop gentille, trop timide, trop effacée. On dessinait des bites sur mes cahiers, on me montrait du doigt, on m'insultait, on me regardait pleurer et personne ne faisait rien. On m'appelait "la sans-amie" , "la pleurnicheuse". On critiquait ma coupe de cheveu, mes vêtements, tout. Et surtout "c'est trop facile de te faire pleurer" alors tout le monde esseyait pour voir, et je me retrouvais au centre d'un cercle de personnes qui me riaient au nez, et j'en avais le tournis, et je pleurais, pleurais...
    Un jour, excédée, j'ai séché l'école. A 8ans je sais pas si vous imaginez... j'ai fait mine de partir à l'école, j'ai descendu les escaliers de mon immeuble, j'ai attendu 30min devant la porte de chez moi et je suis remontée. J'ai fait croire à ma mère que j'étais malade et qu'on m'avait laissée partir. Elle m'a pas crue, évidemment. Quelle école laisse les enfants partir comme ça...? Et mon dieu que j'aime ma mère. J'ai cru qu'elle m'engueulerait, qu'elle me punirait d'avoir séché l'école, mais elle avait déjà tout compris. Elle m'a assise sur son lit avec un verre de lait chaud, elle m'a dit "je sais que tu mens, je te laisse reprendre tes esprits et tu vas tout me raconter". Quand elle est revenue, j'avais réfléchi à une autre histoire abracadabrantesque qu'elle n'a pas crue non plus. Alors je me suis mise à pleurer, et je lui ai tout dis.
    Le harcèlement a diminué à partir de ce jour là. Je me sentais mieux, je savais qu'elle était de mon côté et c'était la seule chose qui comptait. Et puis à 8ans en CM1 fin des années 90 (oui je suis vieille!), pas de téléphone, pas d'internet. Dès que je rentrais chez moi j'étais en sécurité, contrairement à ce qui se passe de nos jours.
    Avec le recul, je pense que ma mère en a parlé à l'instit', car on m'a changée de place dans la classe. Je suis passée de la table des filles qui me harcelaient à une table de garçons bien plus préoccupés par leurs playmobiles/légos/dessins animés que par me faire du mal. Ca m'a fait du bien. Les filles continuaient à me vouloir du mal et criaient dans toute l'école que j'étais amoureuse de l'un d'eux, car pour la première fois quelqu'un m'avait fait rire.
    J'imagine que la souffrance doit être encore pire à l'âge du collège/lycée et quand ça dure et quand ça ne s'arrête pas. Cette expérience m'a fait perdre totalement confiance en moi, je suis restée tout le collège sans amie parce que je préférais m'isoler que d'essayer de me fondre dans un groupe, de peur que ce groupe me rejette. Je préférais être transparente qu'insultée.
    En regardant ce reportage, je m'estime chanceuse que ça n'ait pas été aussi loin que les témoignages. Je suis persuadée que chaque école cache bien plus de harcelée qu'on ne le pense. Il faut que le harcelé se sente écouté, soutenu, aimé, c'est vraiment le plus important.
    Je me souviens également d'un voyage scolaire pendant cette année de CM1 où une accompagnatrice a été mon ange gardien, ma sauveuse. Elle était là, à l'écoute, rien que pour moi. C'était ma seule alliée, ma seule amie, c'étiat une grande personne mais une personne de confiance. Je ne l'oublierai jamais!
     
    Siegfried_Fogg, Tardigrade, ca_rou_selle et 4 autres ont BigUpé ce message.
  10. Ju-

    Ju-
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    "À force d’entendre que j’étais grosse et moche, j’ai fini par le croire. »
    Émeline, 16 ans.

    Cette phrase !

    On m'a tellement dit que j'étais grosse, que j'avais une démarche d'ours, on me regardait avec tant d'attention en permanence, prêt à se moquer, que j'étais persuadée d'être massive et grande. J'avais peur de renverser des objets et je marchais la tête baissée pour me faire moins remarquer. J'avais l'impression que mes immenses pieds se cognaient partout. Et bien sur je me gardais bien d'être bavarde.

    Qu'on ait la gentillesse de m'oublier, moi et ma Ô pesante personne, et ma soi-disant laideur ! Promis, je ne ferais pas de bruit.

    J'ai attendu 18 ans pour me rendre compte que j'étais tout à fait fluette ! Je fais du 34 et j'ai plus de difficultés à grossir qu'à maigrir. Bon, j'ai des grands pieds mais comme j'ai aussi découvert que j'étais plutôt jolie c'est pas bien grave.

    Je ne veux pas dire qu'on est laid quand on est plus gros que les autres. En plus même un peu plus ronde je pense que je ne serai pas laide.
    Mais ca a tellement influé sur la manière dont je me suis vue, des simples phrases ! Jamais de coups, jamais de geste, juste des phrases ! Juste "grosse vache", juste "va faire un régime" à peu près tous les jours.

    Aujourd'hui je me demande un peu où ces petits cons ont vu une fille si moche que ça chez moi, parce que franchement ils étaient pas bien beaux.


    Hahaha, y a des adultes sont persuadés que pour devenir grands il faut savoir supporter l'insupportable.
    Et puis après ils geignent pendant des heures parce qu'on leur a piqué leur place de parking. Ou que leur Iphone a un défaut de fabrication.
    (que ce soit clair, c'est LEUR place de parking et LEUR iphone, ils ont bien raison de le défendre. Mais pas de rabaisser les enfants parce que ce sont des enfants).
     
    #10 Ju-, 12 février 2015
    Dernière édition: 12 février 2015
    Clemence Bodoc, Scorpion, Wéro et 3 autres ont BigUpé ce message.
  11. Elanewgh

    Elanewgh
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    Je n'ai pas vu l’émission mais j'hésite à la regarder, j'ai peur que ça ne remue de mauvais souvenirs.

    J'ai aussi été harcelée, d'abord pendant tout le collège et le début du lycée, j'ai donc redoublé ma seconde exprès pour être avec des gens nouveaux. Ça a été mieux, je me suis fait quelques amis la première année mais les deux années suivantes j'ai été séparée d'elle et les autres personnes dans ma classe m'ignoraient. Ce n'était pas génial mais au moins je ne me faisais pas harcelée. A la fac tout à changer les deux premières années, tous le monde étaient sympa, mais en 3ème année une de mes amies (qui avaient justement été harcelée elle-aussi, c'est ce qui nous avait rapprochées) m'a harcelée et complètement coupée de mes autres amis.
    Autant au collège, ça a duré plusieurs années mais j'ai réussi à tenir bon (le suicide me revenait souvent en tête mais je n'avais pas le "cran"), autant là ça n'a duré que 6 mois mais ça a été bien pire pour moi. J'ai fait une tentative de suicide pendant cette période qui heureusement s'est soldé par un échec, je n'en ai jamais parlé à qui que ce soit tellement j'en ai honte. Maintenant, 5 ans après, j'en fait encore des cauchemars de temps en temps, et j'ai sueurs froides quand je croise dans la rue des gens qui ressemble à mon ancienne amie. J'ai essayé d'oublier un maximum mais je me rends compte que je suis terrorisée à l'idée de la croiser un jour dans la rue.
     
    dyspeptique a BigUpé ce message
  12. Ju-

    Ju-
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    Wow, harceler à la fac faut vraiment avoir le cerveau lent... 'fin quand on sait que ca arrive aussi dans le monde du travail...
     
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