Tentatives

M. à A.
Tu vois, je te l'avais promis : je ne t'oublie pas. Il se passe tellement de choses ici ; trop pour te raconter là.
Prend soin de toi. Câlins.​


A. à M.
Raconte moi quand même. Justes quelques mots, me laisse pas comme ça.
Fait pas le con.
Câlins.​


M. à A.
Chaleur. Plage. Filles. Sexe. Alcool. Boulot. Folie. Vitesse.
Je te fais des photos. Je te les envoie vite. Et toi, tu t'en sors?
Bisous​


A. à M.
Je m'en sors. Mais il me manque ton sourire. Reviens-moi. Et fais pas le goujat. Même là-bas. Stay a good boy darling.
Câlins?​


M. à A.
Câlins​


A. à M.
I really need you. Please, come back home. I miss you. Love.​


A. à M.
Fuck. Tu m'avais promis que tu reviendrais.
Je voulais pas que tu partes là-bas. Ton chien t'attend. J'ai croisé ta soeur en ville. Je pense à toi.​


M. à A.
Je reviens. Vite .C'est promis.​
 
quoi de plus ridicule, ou de plus pathétique peut etre, qu'une inconnue qui t'écrit?

depuis que tu es là, j'ai ton nom qui coule dans mes veines. A peine j'ai été au courant de ton arrivée, que je me suis sentie louve comme jamais. Plus encore qu'avec ton père. Et pourtant, je crois que persone ne l'a jamais autant couvé que moi. Même de loin. Au travers des océans. Mais la tâche était facile : je n'ai rien à lui dire, il sait.

Ton père et moi, on a grandit ensemble. Plus que des frères et soeurs. On était amoureux, d'abord. Et doucement on a créé des liens contre lesquelles personne ne pouvait rien. Tu demanderas à ta mère. A ta grand-mère, à ton grand-père. A ton oncle. Ces liens qui ne se créaient que quand on est enfant. je le connais par coeur. Peut etre plus encore qu'il ne se connait lui. Je crois qu'il m'aura tout dit. Même des années après, même difficilement, même entre quelques larmes, la nuit. Même sans rien dire, juste en mêlant nos regards.
Et puis un jour, il ne m'a pas dit qu'il t'attendait. Pour de vrai, pour de bon. Que tu étais bien au chaud dans le ventre de ta mère. Il ne m'a pas dit, je l'ai su, je l'ai crié. Après ça, régulièrement, il m'a dit combien il t'attendait. Je n'avais pas besoin d'être à côté de lui pour sentir à quel point il pouvait être heureux. Et impatient. Je pouvais le sentir au travers de l'océan. Il t'aimait déjà tellement fort.
Et pui un matin, j'ai su que tu avais pointé ton nez. Et dès que je l'ai su, je t'ai senti couler en moi. Comme si un bout de moi était papa. Il est un bout de moi E tu sais, ton père. Il le sera toujours. Et toi, tu es un bout de lui. Et tu coules déjà dans mes veines. Je tombe amoureuse de ton image, des idées que je me fais de toi. De ce que me dis ton père, de ce que je sais par ton oncle, et tes grands-parents. J'ai eu ton père en direct de la clinique. Pas loin de toi. J'ai enfin pu lui dire à quel point j'aurais voulu être là. J'aurais du être là. Même si ta mère ne l'aurait pas forcément vu d'un bon oeil. J'aurais du être là. Voir le bonheur de ton père. J'aurais voulu pouvoir le capturer, pour te l'offrir plus tard. Te voir apparaitre dans ses yeux, voir cet amour naitre. Depuis le temps qu'il attendait de pouvoir enfin te porter dans ses bras. J'aurais du être là.
Mainenant, il va filer droit, ton père. Il deviendrait gangster pour toi. Il ferait tout, n'importe quoi. Il volerait tout le bonheur du monde pour te l'offrir. Mas je l'en empecherai. A chaque fois. Tu n'as pas besoin d'un gangster, tu as besoin d'un père. Il va filer droit. Tu es déjà le centre de sa vie, son étoile polaire. Sa dope, sa clope, son café le matin, sa manie de se ronger les ongles, son pastis, son rhum. Tout ce qui fait lui. Tu es déjà tout ça. Il est pour toujours tout à toi. Il filera droit. Et s'il le faut, je le lui rappellerai. Il le sait. Je serai là pour toi. Je serais là pour vous. Toujours.
Je serais ta marraine la fée. Celle qui veillera sur toi sans que même tu ne le saches. Je serais toujours derrière toi. Tu es à toujours un bout de moi.
 
31 décembre.
Ce soir, c'est la fête. On a mit du temps à choisir nos robes. Les plus jolies. Maman pour plaire à papa, moi, pour lui. Un coup de brosse dans les cheveux, et on monte dans la voiture. Ce soir encore, on va de l'autre côté de la ville. Ce soir encore on va chez mon amoureux. Mais ce soir, c'est la fête.

On joue. Toujours ce même jeu. Tous ensemble, son frère, ma soeur et le petit dernier qui préfère la voiture rouge qui traine sur la moquette bleue. Nous, on fait avancer nos aventuriers, leurs sacs pleins de diamants. Ce n'est pas moi qui gagne. Je gagne jamais à ce jeu.

On mange. Longtemps. Les grands encore plus. Et ils prennent un malin plaisir à vider leurs grands verres pour les remplir de nouveau. Nous, on s'échappe. C'est trop long. Le sommeil se fait sentir, mais on joue à cache cache dans le reste de la maison. Dans le noir, on se cherche. On se trouve. On retourne se cacher. On se retrouve. Et on découvre des pièces. La chambre des parents et le grand lit où on tient tous. Lui, son frère, et moi. Les petits dorment à la mezzanine. Il est cinq heure. La lune pleine veille sur nous pendant qu'on s'endort doucement. Et puis on nous appelle, il est l'heure de rentrer. On a passé la nuit à jouer, on est trop épuisés pour réclamer encore un peu de temps. Passer la nuit ici pour de bon, puisque le jour est si proche de se lever. On traerse difficilement le couloir, les yeux alourdis par le sommeil et aggressés par la lumière du salon qui y pénètre. Plus grand et plus réveillé que nous, son frère nous devance. Il nous montre le chemin. De toutes les manières, c'est lui le chef. Nous, on suit.
J'arrive à mon tour dans le salon, mais l'amoureux m'attrape la main et m'empêche d'aller plus loin. Fatiguée, je m'appuie contre le mur pour l'écouter. Mais il ne me parle pas. Non. Il pose ses lèvres sur les miennes.
Bonne année.
 
Petit homme,

Tu n'imagines pas à quel point ce weekend m'a fait du bien. Il m'a fait peur aussi, je dois te le dire. C'est la première fois que je m'imposais dans ton monde. Que j'y rentrais pour de vrai. Cet endroit où tu t'enfuyais tous les étés. J'étais pas très fière dans la voiture tu sais. Ni les premières heures sur la plage, même si J était là. Heureusement qu'elle était là d'ailleurs. Sinon je me serais sentie comme une imposture, sur cette plage qui vous appartient. C'est allé mieux quand tu es arrivé je crois. Avec ton sourire qui m'attendait et tes yeux qui mettent à l'aise.

Mais te voir évoluer parmi eux, c'est drôle. On est jamais complètement la même personne selon les gens avec qui on est. Mais je t'ai bien reconnu.

Merci. Merci de m'avoir ouvert les portes, même si c'était celles de ton voisin au final. Il me semble qu'on a jamais autant partagé que ce weekend, nos yeux cachés derrière nos lunettes noires à épier nos réactions, à nous observer dans ce milieu subitement commun. Et apprécier cette proximité nouvelle.
J'espère que tu ne t'es pas senti trop envahi. Tu sais, quand j'ai bu - même si jusque là, en fait, tu ne le savais pas - je suis très amie avec tout le monde. Tes potes sont supers.
Et tu vois, finalement, tout va bien avec J. Même si ça ne fait que quelques jours que vous vous êtes retrouvés. Tout ira bien si vous gardez vos yeux et vos langues dans vos poches. Mais ça devrait le faire, hein. Je l'aime tellement cette nana là, garde la.


Tu sais, je pensais, ça fait du bien de te voir changer comme ça. Ca fait beaucoup d'un coup, mais ça fait du bien. J'ai jamais autant eu de nouvelles de toi que dernièrement. J'ai arrêté de m'inquiéter, maisça reste quand même quelque chose d'étrange, toutes ces choses que tu dis de toi même maintenant, sans laisser uniquement tes yeux parler pour toi ( c'est tellement plus simple comme ça, parce que lire dans tes yeux, par textos, c'est pas vraiment facile hein). tu es sur la bonne voie de la socialisation, je suis fière de toi ;)

Enfin, merci mon chat. Pour tout. Et pour tes remarques dernièrement qui font du bien à entendre, toi qui a passé tout ce temps à tenter de me faire manger.
Il me tarde que tu rentres à la maison. Même si tu suis rien à ce que je raconte. On a une année entière, du moins tant que tu pars pas à l'autre bout du monde pour ton stage, à affirmer le tournant qu'a pris notre amitié dernièrement.
On se voit dans trois semaines, sauf si je reviens me fondre dans ton monde, trois jours de plus.

(k) <3

L.
 
Il y a un jeu. Toujours le même à chaque fois que les bouteilles se vident un peu trop vite, un peu trop nombreuses. Il y a ce jeu.
Elle le sait, elle l'oublie. Elle ne pense pas jouer. Ce soir, l'échappé, c'est pas elle. Et puis elle est deux ce soir.
3h. L'heure de dormir depuis bien longtemps. Ils sont allés se coucher pendant que les autres terminaient la soirée dans le salon en petit comité. Elle se serre contre lui. Ca faisait tellement longtemps. Ca fait tellement de bien. Il ferme les yeux, s'endort doucement. Son souffle se calme. Demain il travaille. Elle écoute. Le rythme de sa respiration l'apaise. Elle est bien ; ferme les yeux à son tour, en écoutant les bribes de conversations qui arrivent jusqu'à elle. Bien plus de basses que de reste, elle ne distingue pas les mots mais les voix qu'elle connait si bien la calment. Elle s'endort.

Dans le salon, les bouteilles se vident encore. Ils ne sont plus qu'entre hommes. Ils refont le monde, refont leurs vies. Refont la soirée. Comptent les personnes qui restent, retracent l'ordre des disparitions, des échappées.
C'est l'heure du jeu. Leur jeu. Mais ce soir, ils changent les règles. Il y a un coup bien plus beau à jouer : dans la deuxième chambre, ils sont deux. S'ils se débrouillent bien, ils font d'une pierre deux coup. Jackpot. C'est décidé. Max attrape l'arme. Cette nuit, c'est lui qui joue.

Soudain, la chambre lui semble moins sombre. Quelque chose a changé. C'est étrangement calme. Quelle heure il est? ils sont partis se coucher. Elle ouvre les yeux. Et se rétracte dans le lit, le souffle coupé, les yeux écarquillés. Elle tâtonne dans le noir, lutte contre elle-même pour bouger ses bras, réveiller l'homme qui dort à côté d'elle. Elle est tétanisée par la peur. Un homme vient de rentrer dans la chambre, un bras en l'air, tenant une arme. La silhouette menaçante. Réveiller l'homme. Vite. Le réveiller. Le coeur à 100 à l'heure, elle le sort du sommeil.
"Max, dégage de là".
Sans ouvrir les yeux, il a allumé la lumière. Elle éclate de rire perdue dans le ridicule et le soulagement. Max se tient au milieu de la chambre, un marqueur à la main. Ce soir, il a raté son coup. Il rebrousse chemin, la laisse se calmer de ce fou-rire auto-dérisoire. Lui grommelle un peu. Demain il travaille.
Le jeu continuera soirées après soirées. Et cette histoire est une de leur préférées.
 
Ca fait longtemps maintenant que je n'ai pas ressenti si fort ce besoin d'écrire. C'est comme si tout changeait. Encore. Une nouvelle page à tourner. Un peu trop tôt, un peu trop vite. Avec un papier qui a prit l'eau, qui n'arrive pas à choisir : se gondoler? se déchirer? On n'écrit pas sur du papier mouillé. On écrit mal sur du papier mouillé. Les histoires ne tiennent pas. Et les choses tournent vite, l'encre s'efface. On recommence. Plus fort. Grave tes mots sur ma peau, il n'y a que comme ça que je resterai marquée. Stabilise moi. Redeviens plus fort que moi, papier mouillé. Reprends tes droits. Séche mes larmes et explique moi pourquoi tout tourne comme ça. Encore une fois. S'il te plait. Explique moi ces mots détournés que tu m'envoies. Ceux qui jouent avec les limites, ceux qui flirtent avec l'interdit. Raconte moi ce qui change au fond de toi. Où commence ton virage, à quel endroit il nous emporte. Tes pneux tiennent-ils bien la route? Reste avec moi, ne t'en va pas. Laisse moi te parler de lui. Il me cherche des fois tu sais. Guette mes réactions. Oublie de m'oublier. Demande si je pourrais. Etre avec un homme comme ça. Un qui aime les femme. Un comme toi. Un comme l'homme de l'autre côté de l'océan aussi. C'est drôle, vous êtes tous pareils autour de moi. Je dois le chercher. Vous devez me plaire. Ou peut-être est-ce l'idée que vous êtes désirés par tout un tas de femmes, mais que c'est moi qui vous tiens entre mes mains, entre mes doigts fins. C'est dans mes bras que vous pouvez venir vous réparer. C'est dans mes draps qu'il peut venir se reposer. Vous êtes des amours égoïstes, vous embellissez mon image. Vous leurs permettez de me détester toujours un peu plus. Vous me rendez plus fort. Vous m'emmeneriez au bout du monde, s'il fallait vous sortir d'un je ne sais quoi. Je vous aime d'un amour jalousif, chacun votre tour, chacun à votre manière. L'homme du milieu de l'océan a tout changé. Pour son plus grand bonheur. Le troisième n'est pas à moi. Et toi, toi tu prends des virages un peu trop vite. Un peu trop fort. Ne tombe pas. Reste avec moi.
 
Dis, à quoi on joue?

Je crois que flirter avec toi est une des choses qui me fait le plus de bien en ce moment. C'est dingue comme tout semble facile avec toi. On n'a besoin de rien contrôler, je peux me laisser glisser tranquillement. Ca faisait longtemps que je n'avais pas ressenti ça.

Quand tu m'as demandé si je pourrais être avec un garçon comme toi - non, en fait, tu n'a rien demandé du tout, tu a affirmé, à demi sûr de toi, que je ne pourrais pas. Tu attendais une réaction, un mot, quelque chose qui te laisserait croire le contraire. Mais je n'ai rien dit. Tu sais, c'est tellement plus facile comme c'est, où tu n'es pas vraiment à moi, où je ne suis pas vraiment à toi non plus. Mais ça finira par nous rattraper. Il faudra qu'on sache continuer à jouer : on ne se changera jamais. Si on suit les règles, je pourrais. On pourra. Mais pour le moment laissons nous glisser.
J'aime être ta seule connerie, ce caprice qui t'obsède. Ta bêtise à répétition.

La maison t'es ouverte quand tu rentres.

L.
 
Maman,

Si je croyais en Dieu, ce soir, sous les étoiles, je prierai pour toi. Pour que tu aies enfin ce que tu mérites tellement, qu'on se sorte de toues ces histoires sans fin. Enfin.

Je suis désolée. Désolée d'être partie. D'avoir ouvert la voie des mots non dits. De ne plus avoir supporté ; et de l'avoir dit. Les chiens ne font pas des chats. Tu m'as faites comme toi : louve. Même si ça complique les choses.

Maman. Il y a tellement de chose que je ne t'ai pas dites dernièrement. Ou pas vraiment dernièrement. Mais merci d'avoir été là. De croire en moi et de me soutenir si fort ces derniers temps quand ma vie quitte ses courbes, loupe les virages, tombe dans les fossés.
Maman, je me battrais toujours pour toi. Quoi que cela veuille dire. Je n'ai jamais eu que toi.

Ce soir, si je croyais en Dieu, je prierai pour toi.


________________________​


Je ne pourrais plus t'appeler "papa".
A chaque fois que j'ai tenter de me résonner, de me calmer, de prendre sur moi, de faire un pas vers toi, tu as trouvé quelque chose pour me faire reculer encore plus loin. Toujours plus loin. Comme un signe pour me dire d'arrêter. D'arrêter de rêver. D'arrêter de croire que les gens changent, que les choses peuvent changer les gens. TU ne feras jamais que semblant de t'intéresser. Quand seulement tu y penses. Tu ne te soucieras jamais vraiment de nous, moins encore de moi.

Je ne pourrais jamais plus t'appeler "papa". Tu n'es qu'un vide dans ma vie. Q'un espace à remplir contre lequel je me bats tous les jours un peu plus. Tu n'es que manque et absence. Pas même un vague souvenir de complicité, un jour, une heure, un moment, un instant. Juste des mots qui blessent. Tout un tas de couteaux qui je n'oublie pas. Que je n'oublie jamais. Tu es ces plaies qui ne se referment pas avec le temps. Les seules qui me restent.

Je ne pourrais plus jamais t'appeler "papa". Je n'en ai pas.



________________________​


N,

Je ne peux écrire ces lettres sans avoir une pensée pour toi (j'ai bien pensé écrire vous, mais je suis sûre que tu aurais préféré tu. Alors voilà. Autant sauter cette étape, au point où nous en sommes.)

Juste quelques mots pour te dire que je suis désolée. Désolée que tu saches que je suis au courant. Je lui avais demandé de ne rien te dire ; elle m'a trahi délibérément. Et fière en plus de l'avoir fait. C'est ma pire des trahisons aujourd'hui. Celle qui fait le plus mal : elle blesse deux personnes. Moi pour des raisons qui me paraissent évidentes, toi parce que tu sais que je ne fais rien. Alors que je pourrais. Cette bombe brûle mes mains parfois. C'est un secret un peu trop lourd pour moi à garder, mais j'ai peu que mon monde s'effondre. Je m'y sens déjà si tellement peu souvent en sécurité.

Alors je ne fais rien, et j'en suis désolée. Un jour. Un jour je viendrais vers toi (étrangement, j'aurais bien mis "vous" à cet endroit). C'est promis. Mais pour le moment, c'est encore trop dur.

Tendrement malgré tout.

L.
 
Reste avec moi



Oui, je sais. Je me rappelle ce qu’on avait dit. J’étais là moi aussi. Que du cul. Et des blagues. Mais pas de sentiments. Mon cul ouai. On était bien partis l’air de rien, ça marchait cette histoire. Mais ça a marché quoi… cinq mois ? Et encore, je n’en suis pas bien sûre. Il a fallu qu’on s’entende bien dans la vie aussi. Connerie. C’est là qu’on aurait du dire stop. Non, j’aurais du dire stop le jour où j’ai soupçonné que celle qui tu appelais « amie » était en fait ta meuf. Idiote. Mais j’assume presque. Je l’ai voulue cette merde. Alors je la prends dans la face. Des oui et des non. Des on arrête sans y croire. On se laisse pendant deux semaines, on voit ce qu’on fait après. On se laisse pendant un mois, de toutes les manières on part en vacances. On se voit à la rentrée et on décide. On décide rien du tout oui, on peut pas voir nos faces sans avoir envie de manger nos bouches et de toucher nos cuisses. Il faudrait se rendre à l’évidence. Mais c’est compliqué, et quand c’est compliqué, tu disparais. Tu t’enfermes pour faire semblant de prendre une décision, faire comme si on pouvait ne pas être nous. Blague. Arrête. Sors-toi de là. Sors-nous de là. Arrête de t’enfermer dans ce qui te fait mal, dans ce que tu essaies de fuir depuis trop longtemps. Ouvre les yeux. Reviens moi. Et reste avec moi.
 
Anamorphose



Ana_morphose.
De toutes les façons, j'aurais du m'appeler Lola, alors commençons par ça. Dès le début, déjà, c'était pas ça. Pas tout à fait celle qu'on attendait de moi, j'étais déjà une autre image, déformée par les yeux de ceux. Ceux qui regardent. Ceux qui savent, ceux qui savent pas. On n'est jamais vraiment soi, nous ne sommes que le reflet de ce que voient les gens ; j'ai très vite été plusieurs. Ou personne, je ne sais pas vraiment. A trop vouloir plaire, on finit par s'oublier. J'étais Ana, me faisait appeler Lola, et n'était pas moi en même temps. Pas alors consciente d'être abîmée, mais sachant déjà que, quelque part, il y avait une erreur.
Ana_morphose.
J'ai tenté de devenir quelqu'un d'autre, celle que je croyais qu'il voulait voir. A l'opposé de moi, sans qu'il ne voit rien. Déformée pour son regard, déformée par son regard. Anamorphose jusqu'au jour où. Le jour où j'ai décidé que tant pis, qu'il en serait ainsi, que je ne serais pas quelqu'un d'autre, que je voulais vivre. Juste ça, apprendre à vivre pour moi, mes rires et mes pleurs. Juste, les miens. Causés par les personnes que j'aurais choisies. Vivre.
Ana_morphose.
J'en ai gardé le nom, pour ne jamais oublier. Jamais oublier que mes sourires m'appartiennent, que mes rires sont pour ceux que j'aime, et mes larmes pour ceux qui sont encore au dessus. Vivre. Mes choix et mes erreurs, faites juste pour moi. Ne pas oublier d'être.
 
Tout le monde sait comment on fait les bébés mais personne sait comment on fait les papas.


Je suis incapable de gérer. Je perds complètement le contrôle de moi-même, et rien, rien, ne peut annoncer ce qu'il va se passer. Le mieux je crois, est de s'attendre au pire. J'avais déjà du mal à gérer ce genre de situation, ces images dans la rue, ces passages des films, depuis que cette chanson s'y met aussi, c'est fini. Le problème se situe plus dans le fait qu'elle peut surgir à tout moment, à tout instant, avec n'importe qui. Et souvent, avec des gens qui ne savent pas. C'est là que ça devient n'importe quoi. Retenir. Les larmes, l'envie de vomir, l'incompréhension, et pourtant, cet amour indéniable pour cette chanson qui fait si mal. Retenir un maximum, cacher, prétexter les lentilles qui font mal, elles sont d'un pratique celles-là. Afficher un sourire, s'obliger à se reconnecter au moindre détail de la scène à laquelle j'appartiens à ce moment là. Tiens, mon verre est vide. Si seulement on pouvait partir à moto nous aussi, faire les côtes vous savez, ça serait beau non? Passer au travers. Et parfois, se laisser aller. Tant pis. Quand personne ne regarde, quand personne ne regarde comme il faut, quand on est juste perdu dans la foule, au milieu de la piste de danse. C'est comme entrer en transe sans comprendre le pourquoi du comment. Quelque chose prend possession de nous. La tristesse, le regret, l'absence, le manque. Un mélange du tout.  D'un jour à l'autre on aura disparu.
 
Trois, quatre coups de rein avant de partir. Je crois finalement que c'est comme ça que je le préfère. Quelques allés retours rapide, avec l'envie de se détester tout en se possédant. Pas qu'on se soit fâchés, juste contenus jusqu'à la fin, le dernier moment, l'heure du parcmètre. Une bière, des clopes, des mots, on se frôle, on se sent. Oui, non, peut-être. Maintenant ou la prochaine fois? Bien, ou moins bien?
Moins bien, à cinq minutes de l'heure. Quand on est arrivés au paroxysme. Et ne pas l'avoir, suintant de bon sentiments, nu dans mon lit. Ne pas recevoir la tendresse et ce faux amour, l'attention. Tout ce qui déborde, qui fait semblant de sentir bon, le miel qui attrape les abeilles. Tout ce sucré qui dégouline de nos peaux salées. Un espèce d'amour bien fait, auquel on croirait l'espace d'un instant. Deux heures c'est déjà trop.
Viens. Pars. Reviens. Repars. Attrape moi violemment, bloque moi contre le canapé, arrache moi les cheveux et entre. Va et viens. Puis repars. Clope. Parcmètre. A bientôt.
 

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