Tes études vs Tes parents.

Sujet dans 'Etudes, stage, emplois - Le Monde de l'entreprise' lancé par Alma, le 31 mai 2012.

  1. Alma

    Alma
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    Dream big

    Quels sont les rapports entre tes parents et tes différents choix d'orientation ? Est ce qu'ils t'ont aidé dans ces choix ? Est ce qu'ils te soutiennent ? Ou bien est ce qu'ils t'ont déshérité le jour où tu leur a annoncé que tu voulais devenir acrobate dans le cirque Pinder ?

    Est ce qu'ils comprennent tous les mécanismes des CAP, BEP, Bac pro, des BTS, le cursus LMD, les réformes ? Les crédits ECTS ? Les bourses ? Les rattrapages ? Et pourquoi tu es en vacances de début mai à mi septembre ? Est ce que seulement ils s'y intéressent et veulent t'aider ou bien ils te laissent entièrement libre de tes choix ? Est ce qu'ils t'ont imposé une formation ?
     
  2. Faith.

    Faith.
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    A perdu la foi.

    Ma mère ne m'a jamais vraiment supporté dans mes choix d'orientation, même maintenant alors que je suis en bac+3 et que j'ai trouvé ma voie. Lorsque je suis chez le médecin ou chez des gens et que je dis que je suis en management de la mode, elle rigole d'un air gêné, et c'est franchement énervant. Elle a mit plusieurs mois à retenir le nom de ma formation, et ne sait toujours pas ce que j'y étudie alors que j'essaye de lui en parler.

    Parce que même si elle ne me soutient pas, elle m'aide à financer, et elle me laisse libre de mes choix.Mais au final je ressens un peu comme si elle me laissait faire pour que je me casse la gueule...

    Mais au final, je pense qu'elle voulait absolument que je travaille dans le commerce. Au début je râlais même si j'aime ça maintenant. Par exemple, elle m'a inscrite en BTS MUC alors que j'étais au Japon, sans que je sois au courant. Je suis rentrée un samedi soir, elle m'annonce que lundi (c'est à dire deux jours plus tard) je rentre dans une nouvelle école pour une nouvelle formation. Je lui en ai voulu énormément pendant plusieurs semaines, parce que ça faisait deux mois qu'on ne s'était pas vu, parce que j'avais un jet-lag énorme dans la gueule, parce que j'avais décidé de ce que MOI je voulais faire et qu'elle ne l'ai pas pris en compte. Au final j'ai eu mon BTS et je suis maintenant dans une école qui me plaît, mais j'avoue que j'ai mis longtemps à digéré ce coup qu'elle a fait derrière mon dos.

    Au niveau du fonctionnement un peu particulier de mon école, soit elle écoute pas, soit elle comprend pas, elle veut par exemple que je bosse en tant que caissière cet été et me l'a répété au moins 20 fois depuis le mois dernier, et j'ai beau lui répéter que mon job est pris en compte pour la validation de mon master et que je DOIS travailler dans la mode, au minimum être vendeuse, elle percute pas.
     
  3. azertg

    azertg
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    J'aime la bière et les frites.

    (roman bonjour :cretin:)

    Alors... Mon papa ne m'a jamais influencée dans mes études. J'ai toujours pu choisir mon cours philosophique (voguant de morale en religion protestante en passant par la religion catholique), mes cours de langue ou mon option générale (latin-maths-sciences). Il avait tendance à dire que j'étais plus douée en matières littéraires qu'en matières scientifiques, il avouait ne pas toujours comprendre mes choix et me disait que j'étais très nulle en physique et en maths (et que donc, latin-maths-sciences, p't'être pas), mais tant que je me débrouillais pour avoir la moyenne (ou plutôt tant que je bossais avec toute mon âme), je pouvais choisir ce que je voulais.

    Ca n'a pas changé pour l'université, j'ai voulu m'inscrire en médecine, je l'ai fait, il ne m'a pas dit "mauvaise idée Spiracle" mais plutôt "Bon, euh, Spiracle, tu peux te planter une année, tu sais. Mais pas trente-six fois". Sa manière à lui de me dire "j'vois pas ce que tu fais là-dedans, fais sciences politiques ou histoire de l'art, mais si tu veux faire médecine, essaie !". Malgré tout, il me soutient (à grands coups de "on verra à l'autopsie" ou de "on ne peut rien y changer maintenant" quand moi j'aimerais bien qu'on me dise "ça va aller mon p'tit !" quand je l'appelle juste avant mon examen mais soit, l'idée est là). Il n'a jamais contrôlé ce que je faisais, mais quand je plante un examen, il me demande ce qui a foiré dans ma manière d'étudier, il me suggère très fortement de me remettre en question. Mais jamais il ne me téléphone en me disant "alors ça avance, t'es dans ton planning, tu vas faire quoi aujourd'hui ?" tous les deux jours, et je l'en remercie très fortement !

    Au niveau des formations, c'est moins complexe en Belgique qu'en France, donc il comprend. Il a un peu plus de mal avec les subtilités des réformes de médecine, mais je lui ai expliqué et il s'informe, donc oui, il comprend. Administrativement, les bourses, les rattrapages, il maîtrise aussi (mon papa est comptable, ce n'est donc pas le dernier des imbéciles en matière d'administration).

    Par contre il ne m'a jamais aidée à choisir mes études, ou du moins pas directement. Il m'a encouragée à faire quelque chose que j'aime et il m'a appris à faire des choix réfléchis. Mais malgré ses sous-entendus, il ne m'a jamais dit "fais sciences po et pas médecine". Il s'est contenté de me décrire les deux sortes d'étude quand je lui demandais son avis, en me disant de faire ce qu'il me plaît et en indiquant ce qu'il me verrait le plus faire si j'insistais, mais avec une énooorme réserve.

    Si je rate médecine, je ferai maths. Et là, je crois que ça coincera un peu plus. Ou alors avec un ultimatum, du style "si tu te plantes en maths, débrouille-toi toute seule pour faire quelque chose de ta vie, quelque chose que tu réussiras". Je crois que c'est parce qu'il a le culte de la réussite, et que jusqu'à présent, je n'ai rien raté (et que bon...on aura compris que pour mon papa, les sciences et moi, ça fait deux). Mais bon.
     
  4. Moll Flanders

    Moll Flanders
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    Motivaquoi?

    Je trouve que c'est une très bonne idée de topic! :)

    Mes parents me soutiennent beaucoup, enfin ils essayent beaucoup de le faire en tout cas. Ils n'ont pas du tout fait ce que leurs parents auraient voulu qu'ils fassent (voire fait ce que leurs parents ne voulaient surtout pas qu'ils fassent ahah) et du coup le mot d'ordre depuis toujours c'est "vous faîtes ce que vous voulez et on vous soutient au mieux". Et pour ça ils sont assez géniaux, mais des fois ils s'y prennent un peu comme des pieds... Surtout l'année dernière, c'était assez conflictuel avec mon père à cause de ça. J'étais en hypokhâgne et j'allais vraiment pas bien, j'en pouvais plus, certains profs me rendaient dingue, mais en même temps j'avais hyper peur d'arrêter et pas non plus envie parce que j'apprenais plein de choses.
    Bref, je rentrais le week end en me plaignant et en racontant tous les trucs affreux de ma semaine et invariablement mon père me répondait en gros "mais si ça te rend aussi malheureuse arrête" et je détestais ça, parce que je pense que j'avais juste besoin qu'on m'aide à prendre du recul (et de me plaindre surtout ahah). Pour lui c'était une façon de me soutenir en montrant qu'il ne prendrait pas ça du tout comme un échec de ma part, que j'étais vraiment complètement libre, moi ça me faisait juste peur, et je trouvais ça complètement décourageant...

    Et après il y a l'autre aspect qui rend les choses difficiles: c'est que bien sûr même s'il refuse d'admettre qu'ils nous a "poussés", il nous a toujours encouragés mes frères et moi à lire, à écrire, bref à suivre sa voie dans le monde merveilleux des littéraires. Enfin il nous renierait pas si on décidait de devenir médecin, mais c'est pas un hasard si on est déjà 3/4 à avoir fait une prépa littéraire.. Et des fois c'est un peu pesant: l'année dernière justement, à noël j'ai eu droit à un dictionnaire et à deux bouquins de figures de styles :facepalm: (alors que depuis le début de l'année je répétais que je détestais les cours de lettres). Résultat, je les ai jamais ouverts. Enfin ce que je veux dire c'est que dans sa volonté de nous soutenir quoi qu'on fasse il fait toujours une sorte de "sélection" pour surtout encourager les trucs qui correspondent à ses goûts à lui... Et bien sûr c'est normal mais ça pèse un peu des fois (surtout pour les cadeaux de Noël ahah).
    (Comment ça c'est pas le topic psychanalyse? :shifty:)

    Et sinon ça va, ils s'en sortent pas trop mal niveau compréhension du système scolaire, forcément avec 4 enfants au bout d'un moment ça rentre :cretin:

    (pas citer, ça va pas rester longtemps)
     
  5. Wade.

    Wade.
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    Ti bouzin

    Question études je suis une vrai girouette, une année je défends mon cursus et après je dis que c'est nul et que je veux changer.
    Du coup mes parents ne savent plus quoi faire, ils me soutiennent mais il veulent juste que je fasse un truc qui donne un métier.
    J'ai grandit avec des parents pour qui un enfant né en france ne peut pas se permettre de ne pas faire d'études, du coup je entouré de personnes diplômées et moi j'ai le cul entre 2 chaises et je me sers des études pour éviter de rentrer dans la vie active (alors qu'en vrai j'ai qu'une envie c'est de trouver un vrai taf et de me barrer d'ici).

    Au collège, en 3éme lors de LA décision qui va changer toute ta vie, les profs étaient les premiers à dire "oui c'est mieux pour votre fille si elle va en bep/cap/bac pro " et ma mère m'a dit qu'il était hors de question que je fasse ça, c’était un bac normal épicétou. Du coup j'ai mis le temps mais après 5ans j'ai eu mon bac, ma mère était fière donc tout le monde est ravi.

    Ensuite pour la fac, quand j'ai dit à ma mère que j'allais à la sorbonne (même pas l'officielle mais une annexe, donc moins de luxe) elle était toute fière et l'a dit a tous ses potes.

    Bien sur ils ne comprennent pas tout les termes, ma mère à été choqué de voir que j’étais en vacances début mai (ça plus mon emploi du temps de chômeuse, elle a été servie :yawn:)

    Surtout avec un frère qui a fait des études d’ingénieurs, j'ai encore plus la pression, et mon pere qui n'arrete pas de me dire qu'il n'a pas d'heritage a me laisser quand il partira et qu'il faut que je fasse des études. Merci bien pour la pression ça fait plaisir. Mais je comprends bien ce qu'il font, je préfère être dans les études qu'aller vendre du shit et trainer avec les jeunes de ma cité.

    Voila voila même si par moment j'ai l'impression de les décevoir (surtout en comparaison avec mon frère), j'aurais aimé faire les choses bien, ne pas redoubler, être sur de mes choix. Je sais qu'ils me soutiennent et qu'ils m’empêcheront de fuir cette maison tant que je n'ai pas de diplômes à leur montrer.
     
  6. Styx

    Styx
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    Avale.

    Mon père n'a toujours pas l'air d'avoir compris ce que je faisais, mais à part ça, mes parents me soutiennent (sauf quand je perds les papiers administratifs, mais ça, c'est une autre histoire) :lol:
     
  7. Tangled.

    Tangled.
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    Don't chase the quaffle if you see the snitch

    Mes parents m'ont toujours soutenue dans mes études.
    J'ai toujours été une bonne élève, mais ils ne m'ont jamais mis la pression pour que je fasse médecine (comme les parents d'une amie l'ont fait (oui oui, avec moi :shifty:)). Je voulais faire ES, j'ai même envisagé L mais j'ai finalement fait un bac S, et j'en parlais très souvent à ma mère parce que j'ai hésité mais jamais elle n'a essayé de m'influencer. J'ai décidé de faire des études de langue très tôt (au tout début du collège), et ma mère était très fière que je sois forte en langues, parce que mes parents sont nuls tous les deux :yawn: Du coup pareil, aucune pression, ils m'ont laissée faire mes choix et m'ont toujours soutenue, tout marche pour moi et ils sont très fiers. Ils me poussent à faire ce que je veux dans la mesure du possible (ça fait plus d'un an que ma mère économise pour mon année erasmus, que je puisse bien vivre en plus de mes bourses), ma mère m'a même dit que si j'hésitais je pouvais faire deux masters, mais qu'ils fallait que je finisse au plus tard à 25 ans puisque ma bourse s'arrêtera là :yawn: J'ai la chance de faire des études gratuites, parce qu'on est loin d'être riches, et c'est certains qu'il y a des études que mes parents n'auraient pas pu assumer (et que je n'aurais pas voulu leur imposer). Mais ma mère m'a quand même demandé combien coûterait un master en Nouvelle Zélande (c'est mon rêve d'y aller), il s'avère que ce n'est pas jouable mais ça m'a fait tellement plaisir qu'elle l'envisage. Et je parle plus de ma mère parce que je lui parle plus de mes études (vu que je vis avec elle), mais mon père me soutient beaucoup dans tous mes choix aussi, et il est fier de moi, à un moment il se promenait même avec mon bulletin dans son porte feuille et il le montrait à tous ses potes :yawn:

    Bref, mes parents c'est les meilleurs :cupidon:
     
  8. Mandorle

    Mandorle
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    In the afterglow of the rapture

    Chouette topic !
    (...)
     
  9. Azeban

    Azeban
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    Moi mes parents sont cool vis à vis de mes études :)
    Ils m'ont toujours encouragé à faire ce que j'avais choisi, et ça c'est vraiment génial (merci papa et maman !)
    J'ai certains potes qui font une thèse dont les parents sont dans l'état d'esprit "han, c'est pourri, quand c'est que tu décides de faire un vrai travail ?", les miens c'est "tu fais une thèse, c'est super chouette". (bon, le côté négatif est "je vais raconter à tous mes potes que ma fille est super intelligente et trop forte", ce qui est quand même un poil gênant^^).
     
  10. Glouns

    Glouns
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    Cinéphile accomplie

    Mes parents ont été de très grands acteurs de nos vies scolaires à mes frères et à moi. Ils nous ont toujours soutenu (et poussé à faire de notre mieux), que ce soit à l'école, au collège, au lycée ou maintenant à la fac.
    Pour ma part, depuis toute petite je veux suivre mon père dans sa voie: l'enseignement. Donc non seulement mes parents connaissent tous des secrets de ma vocation, mais en plus ils en savent/croient en savoir plus que moi, ce qui est parfois un peu gonflant. Et comme mon frère suit lui aussi cette voie, les conversations à l'heure du repas peuvent parfois prendre des allures de cours de didactique (oui, on parle parfois de pédagogie à table).

    Mes parents ont donc toujours soutenu à 100 mes choix à la fac, même quand il s'est agi de partir à l'étranger pendant un an (tu parles, ils étaient bien trop contents d'avoir l'occasion de partir en vacances aux USA venir me voir). Comme au lycée, ils m'ont toujours fait confiance pour ce qui est des devoirs/révisions, même s'ils ont parfois été inquiets que je ne révise pas assez. Du coup parfois il me prend l'envie de réviser dans la salle à manger ou sur la terrasse, histoire qu'ils voient que je suis en train de travailler (parce que quand je révise dans ma chambre ils croient que je squatte Madmoizelle (ce qui est un peu vrai)).

    Bon des fois ils comprennent pas tout dans le système universitaire qui a bien changé depuis leurs jeunes années, par exemple quand ils sont révoltés face à certains trucs qui se passent dans ma fac (genre on a pas eu de prof de civi US depuis deux ans) et que moi je suis blasée, je dois leur expliquer qu'on a beau réclamer, la fac reste un monde mystérieux ou le moindre changement bouscule ces pauvres vieux profs. Pareil quand vient l'heure du conseil paritaire (je suis déléguée) et que je dois leur expliquer que malheureusement on ne peut pas vraiment réclamer grand-chose ou protester contre les pratiques de certains profs parce que la fac est une institution vieille de 111150 ans et qu'il est très très dur de changer les choses (mais on peut quand même casser du sucre sur le dos de l'IUFM, c'est marrant).

    Et le truc super bien, c'est que mes parents tiennent à l'équité et à la justice par rapport à ce qu'ont eu mes frères/ce que j'ai. Ils me soutiennent financièrement à 100% et ça c'est génial. Ils comprennent que j'ai besoin de sortir un peu (et pour pas cher en plus) et ils me laissent gérer ma vie comme je l'entends.
     
  11. Traumen

    Traumen
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    Doctorat ès SS.

    Mes parents m'ont pendant longtemps mis des bâtons dans les roues.
    Quand j'étais en terminale et que j'imaginais tout un tas de métiers intéressants (qui, maintenant que j'y repense, n'auraient suscité mon intérêt qu'un temps), le genre qui nécessitait des écoles privées précises et des secteurs bouchés, j'ai eu droit à des NONs tout nets. Pour eux, c'était soit la fac, soit la fac, ou bien, en dernier recours la fac. Donc je suis allée en fac, en LEA.
    Puis j'ai abandonné au bout de même pas 2 mois. C'est pas tant que l'université c'est pas pour moi, c'était les études qui ne m'intéressait pas des masses. J'ai donc cherché un BTS, et là, j'en ai chié pour le faire accepter à ma mère (mon père est un peu passif quant à mes choix). Elle a cédé quand je lui ai dit que je le ferais en alternance.
    Mais je n'ai pas trouvé d'entreprise, alors je suis repartie en fac, par défaut. Dans la même filière qu'avait fait mon frère, ma mère était un peu aux anges.
    Puis je n'ai encore pas eu mon année, mais comme je n'avais encore aucune idée de ce que je voulais faire plus tard, je me suis réorienté à la fac encore, dans une filière généraliste, comme ça, mes parents étaient contents et ça me donnait 3 ans de répit avant de penser à ce que je voulais faire plus tard. J'ai eu ma L1, ma L2, cette année je suis en L3, et je sais déjà que je ne continuerais SOUS AUCUN PRETEXTE en master dans cette filière. Je n'arrive plus à feindre la concentration pour quelque chose qui ne m'intéresse pas. Alors pour moi c'est soit: je trouve des études qui me plaisent, soit les études supérieures c'est fini et je me casse sur le marché du travail.
    Puis au début de cette année, j'ai fais un salon d'études à l'international, car partir vivre à l'étranger est un de mes buts.... Bref, et après avoir conversé quelques temps avec un des organismes, ils m'ont proposé un diplôme sur le business de la musique à Los Angeles. La musique et les concerts c'est ma passion, donc je me suis dit que j'irais coûte que coûte là-bas, même si j'appréhendais ce que dirais mes parents. Parceque ce genre de métiers, c'est dans la même veine de ce que je proposais en terminale et que mes parents refusaient, qu'ils préféreraient plutôt que je fasse des études longues pour trouver un métier stable genre comptable.
    Et bien, bizarrement, ma mère a été plutôt réceptive! Je lui ai expliqué mon "projet", lui ai démontré que ce n'est pas une idée en l'air, et vu ce que je dépense en concert et musique, elle est bien forcée de constater que je suis empêtrée dans ma passion :lol:
    Mais je pense aussi que c'est dû au fait que l'école coûte moins qu'une école de commerce (qu'ils ont payés à mon frère et où j'aurais été à tout les coups envoyée) donc qu'ils n'ont aucun moyen de refuser ce qu'ils n'ont pas refusé à mon frère, mais SURTOUT, entre-temps, mon frère le prodige a trouvé un travail dans cette branche et il gagne bien sa vie, et tout de suite, ça a changé leurs perspectives.

    Après, quant au fonctionnement, ils s'en fiche! Tout ce qui les intéresse, c'est que je valide :lol: D'ailleurs, quand je valide une année, tout ce à quoi j'ai droit c'est "on va pas te dire bravo quand même, c'est normal", c'est frustrant :stare:
     
  12. Aamu.

    Aamu.
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    L'Âme d'un dragon

    Haha. Hahaha. :stare:
    Mes parents ont commencé à décrocher au collège, vu que le lycée n'était déjà plus à leur niveau d'études (un CAP et un BEP), mais ils suivaient quand même un peu, de loin. Idem quand j'ai fait médecine.
    C'est après que ça s'est corsé. Ma mère n'est pas d'accord avec mon choix, elle me le rappelle de temps en temps par des remarques, des p'tites piques, comme ça, histoire de bien me faire culpabiliser.

    Je n'ai eu droit à aucun soutien dans mes démarches, même pas un seul petit "félicitations" ou même un sourire quand j'ai annoncé que j'étais admise dans mon école. Mon père a été dans mon cas, et comme moi a rué dans les brancards pour faire ce qu'il lui plaisait, donc il me soutient implicitement, mais comme il ne veut pas entrer en conflit avec ma mère ben je passe à la trappe quoi.
    Ils ne font "que" payer ce qui serait universel à n'importe quelle filière, donc un toit, mon portable, internet. Pour le reste, je me débrouille avec juste mes APL.

    Ce qui est sûr, c'est que quand je serai diplômée, je ne leur dédierai pas ma réussite, et je leur enverrai avec plaisir dans les dents le fait de ne pas avoir cru en moi.
     
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