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Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par JulietteGee, le 22 mai 2018.

  1. JulietteGee

    JulietteGee
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    Membre de l'équipe

  2. ChansonMuette

    ChansonMuette
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    " Une personne qui candidate dans une fac de son académie (dans sa zone géographique) sera prioritaire par rapport à une autre candidature venue de l’extérieur. "

    Mais ça ne choque personne.

    C'était déjà le cas avec le honnis APB bouuh qui laisse d'excellents élèves aux dossiers merveilleux sur le carreau parce que tirage au sort.
    Mais avec Parcoursup ? LA solution qu'on a trouvé pour un système plus juste qui permet de récompenser les efforts de tous ?
    Ah non, de tous SAUF si tu viens pas de Paris. Parce que qui peut croire qu'il existe en banlieue de meilleurs élèves qu'à Paris ? Inconcevable. Tout le monde sait que dans le 93 il n'y a que de la raclure d’illettrés tout juste bons à ramasser les poubelles.

    Je rêve sérieux. Même pour mettre en place un système méritocratique ils ratent. Ils sont diplômés ceux qui prennent les décisions pour notre futur ou bien eux aussi ont juste eu la chance de naître au bon endroit ?
     
    Eternally, Sol Invictus, Dame Verveine et 6 autres ont BigUpé ce message.
  3. CaraNougat

    CaraNougat
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    @ChansonMuette : Pourquoi avoir plus de chance d'aller dans sa fac de secteur, serait "être mis.e sur le carreau" quand on n'est pas Parisien.ne ? Tu estimes que les facs de Paris sont nécessairement d'un meilleur niveau que toutes les autres ?

    Je ne sais pas si c'est pareil avec Parcours Sup, mais à l'époque d'APB, les filières sélectives des fac échappaient à la sectorisation. Les facs organisaient un concours d'entrée ou une évaluation des dossiers à part. Donc les très bons élèves non-Parisiens pouvaient accéder à ces formations quand elles étaient situées sur Paris (après, reste éventuellement le problème de la distance/du logement). Si la situation n'a pas changé, les plus ambitieux d'où qu'ils viennent, peuvent donc accéder aux filières sélectives des facs. A priori la sectorisation ne joue donc que pour les filières "classiques".

    Puis, la licence ne fait pas tout. Il y a toujours moyen, en master, d'aller dans une fac plus réputée si on a un très bon niveau (tu évoques le 93, mais je ne connais pas trop leurs fac donc je ne sais pas à quel point c'est disqualifiant de faire sa licence la bas spécifiquement).
     
    #3 CaraNougat, 23 mai 2018
    Dernière édition: 23 mai 2018
    Luthéa, Thinocephale et Mitzy ont BigUpé ce message.
  4. ChansonMuette

    ChansonMuette
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    J'estime pas en fait, je constate.
    Juste, je ne considère pas que les facs parisiennes soient meilleures que toutes les autres : il y a d'autres très bonnes facs ailleurs en France, généralement plutôt dans les grandes villes encore une fois (Bordeaux, Angers, Nantes, Montpellier, Strasbourg.. ). Je me suis concentrée sur les facs parisiennes parce que c'est ce que je connais et c'est ce qui m'intéressait étant en Île-de-France ; tout le monde n'a pas les moyens de " s'exporter " (payer une chambre étudiante/un appart/les charges/les courses/les transports) etc.. vers une autre région. Du coup généralement les étudiants s'intéressent aux bonnes facs les plus proches de chez eux.

    J'évoque le 93, mais en fait je parle de l'académie de Créteil (dont dépend le 93 mais d'autres départements également) et oui, faire une licence là-bas, c'est disqualifiant. Je suis dans une seule fac donc je ne connais que la mienne, je dis pas que le niveau de toutes les licences dispensées dans ces facs est mauvais et je suis persuadée que certains ont la chance d'avoir des enseignants de qualité. Ce n'est pas mon cas, j'ai 1 prof qui gère 8 matières différents en étant compétent dans aucun domaine, des cours qui se passent d'une façon qui feraient hurler les syndicats étudiants mais 1) on est des provinciaux donc on n'intéresse pas grande monde 2) on est si peu d'élèves qu'on n'a aucune voix ; les syndicats ça existe pas chez nous.
    Par exemple, les élèves de Créteil souhaitant faire médecine ne sont prioritaires qu'à l'UPEC et à Bobigny qui est sont deux des moins bonnes fac de médecine de France selon ce classement. Pour simplifier : les enseignements reçus par les étudiants médecin dans cette fac ne leur permettent pas d'être au niveau des étudiants d'autres facs lors du concours national de 5e année qui va déterminer toute leur carrière.
    Au delà de la façon même dont se déroulent les cours, quand tu arrives à l'entrée du master sélectif, ton dossier estampillé Bobigny fait bien moins d'effet que celui qui vient de la Sorbonne. Alors certes, si t'es excellent le jury te fera peut-être la graande fleur de te prendre malgré tes origines douteuses. Mais quid de ceux qui ne sont pas excellents ? Dans ma fac, on n'a pas tous les moyens d'être excellents. Ceux qui sont excellents le sont de par le travail fourni mais aussi, on va pas se le cacher, de grosses facilités. Ici on n'a pas d'aide à quoi que ce soit. Pas de tutorat, un seul prof et chargé de td pour chaque matière (qui sont parfois une seule et même personne), une BU ridicule dépourvue d'endroit pour un quelconque travail de groupe. Pas de retour d'anciens étudiants, les cours ne sont pas dispos sur internet comme ils le sont dans une foule d'autres facs un peu moins arriérées. C'est le prof que tu as eu dans l'année qui corrige ta copie et lui seul, pas de relecture par qui que ce soit, nos examens ne sont même pas tous anonymes et souvent il t'es impossible de consulter ta copie.
    Alors oui, si tu arrives à être excellent dans cette situation, j'ose espérer que tous les masters de France ne te fermeront pas les portes. Mais j'ai comme l'impression que c'est bien moins simple pour nous que pour d'autres de l'avoir, cette excellence académique. Un peu le sentiment qu'on nous demande de faire beaucoup plus avec beaucoup moins, donc forcément ça me laisse comme un vilain goût de discrimination.

    Effectivement, à l'époque d'APB comme pour Parcoursup les formations étaient sélectives autrement que par tirage au sort pondéré. Mais c'est pas parce que tu veux te diriger vers une voie non-sélective qu'on doit t'obliger à aller là où tu n'as pas voulu selon le seul critère de " reste bien tranquille dans ton académie veux-tu ". Même en étant pas parisiens (ou autre, tu m'as compris) tu peux avoir envie d'avoir le même droit que les autres à un enseignement de qualité.

    Désolée pour le ton un peu vindicatif, ce n'est bien évidemment pas dirigé contre toi.
     
    CherryHana, Eternally, Sol Invictus et 2 autres ont BigUpé ce message.
  5. CaraNougat

    CaraNougat
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    @ChansonMuette : J'étais dans l'académie de Créteil, avant d'intégrer celle de Paris pour mes études supérieures, et mes camarades de classes qui y sont resté.e.s (notamment à l'UPEC) ne font pas face à des problèmes particuliers en ce qui concerne la qualification des professeurs ou les cours. J'ai entendu que certaines fac ont un niveau d'exigence plus élevé que d'autres pour une même formation, mais ce sont des disparités qu'y existent aussi intra muros, et dont tiennent compte les recruteurs.

    La classement présente le pourcentages d'admis.e.s, mais qu'est ce qui permet d'assurer qu'il est lié à l'enseignement et non pas aux étudiant.e.s ? Peut-être que celleux de Besançon ont de manière générale mieux intégré les exigences de travail, peut-être qu'il y a une moindre proportion de personnes contraintes à travailler à côté, peut-être qu'ils sont dans un meilleur environnement de travail en dehors de la fac (perso, si j'avais été contrante de vivre avec ma fratrie, je sais que mes résultats en auraient été impactés :cyclope:).

    Quand j'étais au lycée (dans l'académie de Créteil donc), il y a avait déjà un décalage certain entre les lycéens de mon établissement (dans une ville pauvre) et ceux de la ville d'à coté (où les gens étaient plus aisés). On réussissait moins bien dans mon établissement. Pourtant, les locaux du lycée étaient opérationnels, nos profs se donnaient à fond et étaient compétents dans leurs matières, matériellement on avait tout ce qu'il faut. Mais on n'avançait pas aussi vite, on avait surement une plus grande proportion de personnes dissipées/non intéressées aussi, et bien sur, nos résultats au bac n'étaient pas excellents. Pourtant, je n'estime pas avoir été "mise sur le carreau" du fait d'avoir intégré ce lycée, et pas celui de la ville d'à côté. L'établissement faisait de son mieux pour être au niveau (et les profs essayaient d'aider ceux qui se démarquaient à aller plus loin). On était typiquement dans la situation où la fracture s'est créée avant et/ou en dehors de l'entrée dans l'établissement. Les bon.ne.s élèves de ma promotion sont d'ailleurs dans des formations valorisées et/ou sélectives aujourd'hui. La majorité de ceux qui étaient dans ce lycée n'ont cependant pas eu cette chance, mais dans la mesure où on avait les mêmes cours, je pense qu'ils ont subi autre chose que la malchance d'avoir été dans leur lycée de secteur ( les parents sous-diplômés qui ne peuvent pas aider, des responsabilité annexes, les manque de modèles de réussite dans la famille, des exigences plus basses dans leur entourage ? etc). Ca ne m'étonnerait pas que ce phénomène se prolonge à la fac. L'établissement ne fait pas tout, mais il réuni parfois des personnes qui ont en commun d'autres sortes de "handicapes" ou d'avantages qui seront plus ou moins déterminants dans leurs parcours.

    Pour ta situation, clairement il y a un problème avec la fac elle-même (budget, organisation, les deux ?) et j'ose espérer que ce n'est pas la norme dans ton académie :erf: Mais ce n'est pas un problème qu'on changera en modifiant les conditions d'accès aux facultés. Même les élèves les moins bons ont besoin de conditions normales de travail (en fait ce sont même les moins susceptibles de s'en sortir dans de mauvaises conditions)... Je sais que certaines universités sont plus pauvres que d'autres, mais je ne suis pas sure de comment on en arrive là :confused:
     
    Efe', Luthéa, adita et 4 autres ont BigUpé ce message.
  6. ChansonMuette

    ChansonMuette
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    Réellement, tant mieux si les formations à l'UPEC sont plutôt bonnes ! Ce n'est pas ma fac donc je pense que tu peux totalement te fier à ce que tes amis t'en disent, même si il doit forcément y avoir des disparités entre filières évidemment. Mais là encore, on nous a dit que en étant étudiant dans la banlieue, si on souhaite intégrer un master parisien, il faut vraiment être bon. Qu'un 14 en province vaut un 10 aux yeux des jurys. Forcément c'est généralisant puisque tous les masters n'ont pas le même processus de recrutement, c'est juste les on-dits entendus de la part d'élèves ainsi que de profs qui recrutent pour les masters.
    Pour ce qui est des disparités entre formations : c'est sûr. Mais perso je crois pas du tout au fait que les recruteurs en tiennent compte, pour la simple raison qu'ils ne connaissent pas toutes les facs, la façon dont ça s'y passe, les profs.. Ils croient ce qu'ils voient : des notes. J'étais dans un lycée (privé) qui sous-notait les élèves afin de les "pousser" pour le bac ; on nous parlait de bonne réputation et de complaisance des jurés au moment d'entrer dans le supérieur : alors oui, à l'échelle du coin et des 3-4 patelins qui connaissent la réputation de l'établissement. A Paris ou en province, personne ne connaissait ce lycée et ses habitudes de notations, tout ce que voyaient les jurés c'était des dossiers moins bons que d'autres. Je ne crois pas que ce soit différent pour les masters. Ma fac n'a pas de réputation, et pas de réputation + en province, personne ne se dit que le niveau y est plus élevé qu'ailleurs ou qu'on est confrontés à des difficultés qui ne sont pas de notre fait.

    Forcément il y a d'autres facteurs qui entrent en jeu, mais je ne pense pas que la qualité de l'enseignement n'ait aucune incidence. Pour ce qui est de "mieux intégrer les exigences de travail" je ne pense pas, dans le sens où on n'est pas plus bêtes ici qu'ailleurs ; si les exigences ont été moins bien intégrées qu'ailleurs, c'est qu'elles ont moins (bien) été exposées.
    Mais je suis entièrement d'accord sur le déterminisme social, l'impact de l'environnement, être obligé à travailler ou non.. Mais du coup même en prenant ça en compte, quelle logique y-a-t-il à enfermer les élèves dans leur académie ? C'est peut-être ça la question première : quel intérêt ? Les idéaux de mixité sociale, on les laisse à l'école élémentaire, fini de jouer les bobos quand ça touche au supérieur ?
    Surtout que pour être purement pragmatique : les facs parisiennes, j'y suis en 1h. Bobigny et Villetaneuse, avec la desserte dont on profite, c'est 2h-2h30. C'est sûr qu'avec un trajet comme ça t'es pas non plus aidé.

    J'espère aussi que ce n'est pas la norme : et sur le fond je suis tout à fait d'accord avec toi ; je devrais (ON devrait) pouvoir profiter d'études de qualité dans la fac où je suis. Maintenant à l'heure actuelle ce n'est pas le cas : donc on fait quoi ? On continue à ne laisser aux élèves que cette opportunité-là parce que c'est la fac de secteur et c'est comme ça ? En attendant que ça change, ce sont littéralement des générations d'étudiants qui sont broyées. Mais on n'est pas beaucoup et pas très importants, alors tout le monde s'en fiche.
     
    #6 ChansonMuette, 23 mai 2018
    Dernière édition: 23 mai 2018
    CherryHana, Sol Invictus et Naty-chan ont BigUpé ce message.
  7. Ewen

    Ewen
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    Je suis désolée de m'incruster mais enfin l'Île de France c'est pas la province. Créteil c'est en banlieue, pas en province. C'est quand même pas la même chose (en tant que provinciale aller étudier à Paris est inenvisageable pour moi (à cause du coût notamment), ce qui n'est pas le cas de potes banlieusards qui peuvent le faire au prix d'un trajet un peu long).
     
    Dame Verveine, Elliana et Mitzy ont BigUpé ce message.
  8. ChansonMuette

    ChansonMuette
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    C'est possible que j'aie fait la confusion dans mes posts, donc pardon.
    De toute façon en tant que banlieusarde étudier à Paris était inenvisageable pour moi également puisque je n'étais pas prioritaire :). Le fond n'est pas le même évidemment, le résultat si.
     
  9. egypte

    egypte
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    @JulietteGee
    Dans la documentation de Parcoursup :
    "Dès le 26 juin, il pourra également participer via Parcoursup à la phase complémentaire et formuler 10 nouveaux vœux dans
    des formations où des places sont encore disponibles."
     
    JulietteGee et Thinocephale ont BigUpé.
  10. JulietteGee

    JulietteGee
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    Membre de l'équipe

    Merci beaucoup, j'ai fait une mise à jour !
     
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