Thème d'écriture : Fais-moi peur

Sujet dans 'Forum Ecriture' lancé par Yana, le 15 octobre 2011.

  1. Yana

    Yana
    Expand Collapse
    <<= Gauche // Droite =>>

    Octobre, les feuilles qui tombent, Halloween : l'automne est la saison du lugubre et de la peur, c'est le moment idéal pour regarder des films d'horreur ou lires des choses pas très joyeuses... Mais c'est aussi l'occasion d'en écrire !

    Le thème de cette quinzaine est donc : fais-moi peur !
    Vous pourrez situer votre (ou vos) personnage(s) à l'époque et dans un lieu de votre choix. La seule contrainte que vous devrez respecter est que trois hurlements doivent retentir au cours de votre récit.

    Vous devez comme d'habitude poster vos participations directement à la suite de ce message !

    N'hésitez pas à commenter les textes publiés, et à faire des suggestions pour les prochains thèmes ! [​IMG]
     
  2. Caliodë

    Caliodë
    Expand Collapse
    Oh Yeah !

    Il poussa la porte sans appuyer sur la poignée. Le leger grincement retentit dans le silence de la chambre, mais ne perturbat pas le souffle régulier de la jeune femme. Il entra, tout doucement. Rien ne comptait plus que de ne pas éveiller l'assoupie, pas encore. Son coeur battait à 100 000 à l'heure. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça, mais chaque fois l'émotion faisait trembler son corps. Avec la même douceur, il glissa jusqu'au bord lit.
    Ses yeux accoutumés à l'obscurité fixaient la femme. Elle était belle. Il ne voulu rien d'autre que de sentir son corps chaud et féminin, la douceur de sa peau, la force de ses bras. Toujours sans bruit, il contourna le lit.
    Des images violentes surgissaient dans sa tête sans crier gare. Il aurait voulu les faire partir, mais il savait que ça ne marchait pas. Les images étaient toujours les mêmes, obsedantes, effrayantes, et fascinantes à la fois. Elles étaient fortes ces images, bien plus fortes que lui, et à chaque flash dans sa tête, il s'approchait un peu plus du corps allongé. Il se glissa dans le lit.
    Le bruit des draps froissé surpassa celui des deux respirations qui s'entremellaient, l'une calme, l'autre excitée. Il ne bouga plus. Il n'était pas temps de la réveiller, pas encore, ce moment viendrait bien assez tôt. Avec une minutie infinie, presque tendre, il se colla contre la chaire brulante, brulant lui même d'horreurs dans son crâne. Il fallait que cela cesse. Et comme chaque fois, les images ne cessaient qu'au moment où il la reveillait, cette apogée nocture. Il était temps.
    Avec une fermeté certaine, il commença à faire pression contre le corps de la femme, la fixant de ses yeux toujours emplis de violence. Elle ne se reveilla qu'à moitié, mais cela suffisait pour lui, il approcha sa bouche du visage fermé et murmura : " Maman, j'ai fait un cauchemard" avant de se blotir à nouveau contre le sein maternel.




    Je suis pas sure que ça fasse peur. Enfin moi je me suis fait peur toute seule en l'écrivant.
    EDIT : j'avais pas tout lu, je tiens à m'excuser d'avoir omis les 3 hurlements. Mais là je ne sais pas comment les rajouter :s
     
  3. marine77

    marine77
    Expand Collapse

    Nous sommes de 31 octobre, il est 22h. Alice se rendait comme chaque soir après sa journée de travail sur la tombe de sa mère. Elle arriva devant celle-ci. Elle s?agenouilla lentement. Doucement elle posa sa main sur la tombe quand soudain un grand coup de vent glacial souffla. Surprise par le froid, elle se releva momentanément. Les feuilles ne bougeaient plus, les arbres étaient comme stoppés dans leurs mouvements. Elle fit deux pas en arrière et regarda de tout les cotés, il n?y avait rien et personne autour, et pourtant une présence était là. Le regard de quelqu?un se sentait posé sur elle. Elle allait partir vers le petit chemin afin de sortir du cimetière, quand tout à coup un cri retenti au loin derrière elle. Etonnée, elle se baissa, ramassa son sac et commença à accélérer le pas pour sortir d?ici. Elle marcha de plus en plus vite, le vent, lui, se remit à souffler, de plus en plus fort, laissant derrière lui un bruit sourd. Elle arriva enfin au portail, mais quand elle voulu l?ouvrir celui-ci était fermé. Paniqué elle commença à secouer le portail afin que celui-ci s?ouvre, mais rien n?y fait.
    Un petit bruit retenti derrière Alice, celle-ci se stoppa de bouger immédiatement. Retenant son souffle, elle ne voulait pas se retourner, mais le fit quand même. Personne. Elle baissa la tête et là, un corbeau du plus noir possible était par terre, mort. Elle s?approcha du corbeau, lentement, quand un 2eme cri retenti en même temps. Elle posa son sac et ramassa un bâton de bois assez gros qui était tombé par terre. Elle avança tout doucement afin d?entendre le moindre bruit. D?un coup, elle entendit des bruits de pas, quelqu?un marchait près d?elle. Mais personne n?était visible malgré cette nuit éclairée et de ciel dégagé. Elle regarda partout, a droite comme a gauche, son c?ur battait de plus en plus vite. Un gros boum venait alors de survenir. Celui-ci venait juste d?à coté d?elle. Ou plutôt, en dessous d?elle? elle tourna la tête et là, un caveau. Les bruits venaient de l?intérieur. Elle prit son courage à deux mains et ouvra la porte. Il n?y avait rien. Elle se retourna pour sortir, quand son pied glissa. Une trappe était sous ses pieds. Elle se baissa et l?ouvrit. Il y avait un petit escalier, sombre, rempli de toiles d?araignées. Elle descendit les marches lentement. Une autre porte était face à elle. Elle coupa son souffle et ouvra la porte. Il n?y avait plus aucun bruit, la pièce était sombre, on ne voyait rien. Tout à coup une main se posa sur l?épaule d?Alice, celle-ci en lâcha son bâton, cria de toutes ces forces, voulu faire demi-tour mais la porte se referma à clé avant qu?elle n?y arrive. Des bruits de respirations résonnaient de tout les cotés autour d'elle. Elle arrêta de bouger. Mis ces bras en avant, et commença à avancer très lentement, sans faire aucun bruit. Elle toucha enfin un mur, elle se mit dos à celui-ci. Respira un grand coup, et a ce moment quelque chose la bloqua contre le mur et lui mit la main sur la bouche, Alice se débattais mais la chose ne la lâchait pas. Tout à coup la lumière s?alluma. Une trentaine de personnes étaient là, et tous en c?ur ont criés « joyeux halloween ! »


    Bon ça ne fait pas peur hein et le coup du cimetière c'est un peu cliché, mais a 2h du mat il faut dire que l'inspiration est bof bof ! ;)
     
  4. AliceZara

    AliceZara
    Expand Collapse
    La fiction sublime la réalité, la réalité nourrit la fiction

    Elle court.
    Ses petites jambe fines, ces jambes si blanches à la lueur des lampadaires, martèlent le sol.
    Tac. Tac. Tac.
    Le bruit de ses hauts talons rouges paniqués retentit dans mes oreilles. J'adore ce son, j'adore ces talons, j'adore ces jambes. Je veux les prendre, les mordre. Laisser ma trace sur ses cuisses immaculés. J'ai envie de la marquer à vie, je veux qu'on voit qu'elle m'appartient.
    Elle court toujours sur les pavés. Dans ce coin glauque de Londres, personne n'est là pour l'aider. Son bassin bouge, ondule, au rythme de sa course. Si sensuel sous sa robe rouge, moulante, qui dévoile tout de ses petites fesses rondes et fermes. Je veux y laisser mon empreinte, que ma patte, tel un artiste, la caresse dans le moindre sens. Ce fessier ondule sensuellement, mais si frénétiquement, en ayant si peur... Pourquoi me fuit-elle ainsi ? Pourquoi ne pas me laisser faire, ne pas m'appartenir ? Mon sourire se fait carnassier. Quoi qu'elle décide, elle sera mienne de toute façon.
    Je suis son Dieu, je la posséderais et la marquerais. Elle ne peut me fuir. Où qu'elle aille, où qu'elle soit, elle est chez moi.
    Sa colonne vertébrale est visible sous le tissu - elle est si mince, si fragile, tout son corps est apparent, facile à briser. Ses petits seins ronds tressautent, au rythme de sa course effrénée et de sa respiration paniquée. Ces petits seins que je veux toucher, modeler à ma guise, caresser, embrasser. Je veux que cette partie sensible d'elle se rappelle de moi. Je veux la marquer.
    Ma démarche se fait plus rapide encore. Mes yeux brillent de convoitise.
    Je la vois se retourner. Je la vois se mordre la lèvre, qu'elle a de si rose et si charnue. Je vois ses grands yeux, si profonds, si naïfs, je les vois remuer dans tout les sens. Ses cheveux volent au vent, si froid.
    Elle tire quelque chose de son sac. Ses doigts si fins tiennent un objets brillant, argenté. Elle se retourne, me fait face, le brandissant. Sa respiration est saccadée.
    Je m'approche d'elle, doucement. Elle sait qu'elle est acculée. Elle sait qu'elle n'a plus aucune chance. Je la posséderais, je serais à elle. Et elle sera à moi.
    La distance entre nous se rétrécie. Je dévoile ma dentition en un sourire victorieux.
    Elle se retourne brusquement et ouvre une porte. Je me glisse dans l'entrebâillement. Trop tard.
    Là ou elle est, je suis. Toujours.

    Je me glisse sur ses jambes, alors qu'elle s'assoit. Elle se prend la tête dans les mains et soupire, avant de ma caresser, machinalement.
    Je ronronne.
     
  5. jeune&amp;jolie

    jeune&amp;jolie
    Expand Collapse
    Accrochée a son ordi

Chargement...
Sujets similaires
  1. Yana
    Réponses :
    3
    Affichages:
    1984
  2. Yana
    Réponses :
    13
    Affichages:
    3881
  3. Yana
    Réponses :
    2
    Affichages:
    1061
  4. Yana
    Réponses :
    0
    Affichages:
    1973
  5. SML
    Réponses :
    24
    Affichages:
    17751