Thème d'écriture : Oui madame !

Sujet dans 'Forum Ecriture' lancé par Yana, le 14 juin 2011.

  1. Yana

    Yana
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    <<= Gauche // Droite =>>

    Seule contrainte imposée pour le thème : votre texte devra intégrer un dialogue comprenant la phrase "Oui madame".



    On met en place le nouveau fonctionnement de l'atelier écriture, et vous devez donc poster vos participations directement à la suite de ce message !

    N'hésitez pas à commenter les textes publiés, et n'hésitez pas à faire des suggestions pour les prochains thèmes ! :)
     
  2. P'tite Parisienne

    P'tite Parisienne
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    Noli irritare leones.

    Je poste. Je suis la première je crois, non?

    Pas cohérent mon écrit. Complétement débile. Mais je l'aime bien.
    J'appréhende vos réactions, mais bon. Qui ne tente rien n'a rien n'est-ce-pas? :shifty:




    Lisa elle était joyeuse. Et voleuse. Mais ça, tout le monde en débagoule dans son coin. Parce que ce qui nous intéresse, c?est ses cheveux.


    Ses cheveux. Blonds. Comme la paille. Doux. Comme la soie. Fins. Comme les doigts d?une fée.



    Et la fée, justement, parlons-en. On s?en fiche non ? En bien vous aviez juste. Non, on ne s?en fiche pas.


    Parce que la fée, elle lui avait dit, à Lisa de se les couper ses cheveux.


    - - Mais regarde-moi ça Lisa. Ils t?arrivent juste qu?aux genoux. Vas te les couper.


    Et Lisa, insolente comme elle était, répondait toujours :


    - - Oui.


    - - On dit oui madame.


    - - Oui Madameuh.


    Et ses cheveux continuaient de pousser. Et elle ne faisait rien.


    Et elle continuait de voler. Mais un jour, elle se fit prendre. Case fourgonnette de police. Case commissariat de police. Case garde à vue. Case centre de détention. Case tribunal. Case prison. Case bucher.


    - - ? lluemera le feu. ? riera pas hein ?


    - - Oui madame.


    Sans insolence cette fois. Mais ce fut la dernière. Et son âme parti.


    Et voilà. Ne riez pas s'il-vous-plait. :erf:
     
  3. Caliodë

    Caliodë
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    Oh Yeah !

    Très émouvant :')
     
  4. Epectase

    Epectase
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    Pour l'amour du love

    Le malaise du mal être, et mon corps prend le dessus. Je ne contrôle plus rien, pas mes jambes qui tremblent, pas mon front qui perle, pas mes tempes qui claquent. Je ne contrôle pas mes mots, toutes ces immondités que je crache a la gueule du miroir, je ne sais plus ce que je dis ni même a qui je parle. C'est le malaise du mal être. C'est une crise comme les autres me direz vous, non, bien sur que non, chacune d'elle est différente. C'est le malaise du mal être. Je hurle, ma haine, ma douleur, ma peur. Je pleure, ma haine, ma douleur, ma peur. J'ai mal au c?ur, j'ai mal au cerveau, j'ai mal de réfléchir, j'ai mal d'avoir mal. Je sens mon corps se mouiller, une sueur froide, je claquent des dents, je tremble. Je me regarde une fois de plus, je me crache au visage, j'essuie mes larmes et j'ai du noir partout. C'est le malaise du mal être. Dans un pull trop grand pour un corps trop fragile. J'ai envie de tout éclater, de faire exploser ma vie, de bruler tout ce que j'ai. C'est le malaise du mal être. J'voudrais me foutre en l'air mais j'en ai pas les couilles, je me roule par terre, je crie, comme un caprice de gosse de 4 ans qui sait pas dire "oui madame" sans se taire, alors que c'est bien plus que ça. C'est un caprice de vie, un caprice pour le calme. C'est le malaise du mal être. Je ne sais plus ce que je pense, ni même qui je suis. Je ne sais plus ou je suis ni même quel jour on est. Pardon.
     
  5. laliloo

    laliloo
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    Hum...

    Elle était allongée sur le canapé. Les yeux encore mouillés par les larmes. Elle ne supportait plus ce tournant de sa vie. Elle ne contrôlait rien. Son joli monde qu'elle avait eu tant de mal à bâtir s'écroulait dans un fracas qu'elle seule entendait. Tout était foutu. Elle n'avait plus la force d'avancer. Son cerveau lui chuchotait des mots incompréhensibles et elle, elle se contentait de lui répondre "Oui madame.". Elle perdait la tête. Mais le temps efface tout, ou presque. Aujourd'hui elle vit sa vie en essayant d'oublier tout les malheurs de son passé, sans victoire. Elle le traîne comme un fardeau. En journée elle n'y pense pas vraiment, c'est le soir que tout resurgit.
    La prochaine fois elle fera plus attention.



    (Mouais, c'est pas terrible ^^')
     
  6. Régina Phalange

    Régina Phalange
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    L'amour, ca se réinvente


    Moi, j'aime ce que tu as écrit. Pourquoi ? Parce que je m'y retrouve un peu.
     
  7. Ancien membre

    Ancien membre
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    Guest

    Le mensonge elle adorait ça.Elle mentait pour tout et n'importe quoi et tout le monde se laissait prendre au jeu, au son de sa voix douce. Elle ne savait pas trop ce qu'elle recherchait à mentir si souvent. Peut-être que ces voluptueuses paroles lui empêchaient de voir que rien n'allait, peut-être que c'était pour se sortir de son quotidien monotone. Et puis même lorsqu'on arrivait à la démasquer qu'est ce que ça changeait ? Tout le monde ment.On trouve toujours un petit mensonge pour justifier nos mauvaises actions, on en trouve égalementpour masquer ce que l'on ressens, on en trouve aussi par bienveillance, mais le plus souvent par lâcheté. C'est tellement plus simple. La vérité pourquoi faire ? Alors qu'il suffit d'un sommaire " oui madame" pour faire disparaître tous les problèmes.



    Bon Ok c'est un peu planplan ^^
     
  8. lysalice

    lysalice
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    Avaleuse de livres

    Désolée pour les possibles fautes, je n'ai plus écrit en Français depuis assez longtemps donc... ¨Mais j'espère que ça vous plaira :)

    Après un an d'aventure, de rencontres, de moments durs ou fantastiques, elle revenait à la vie normale. Mais alors qu'elle s'attendait à être déprimée, à la trouver ennuyeuse, cette vie remplie normalité, cette vie de madame tout le monde, elle y est juste retournée comfortablement. Elle avait un coeur heureux, gonflé de bonheur et de beaux souvenirs. Sa tête était légère, rêveuse, remplie de projets pour l'avenir. En fait elle était paisible, car elle savait qu'ele n'était pas madame tout le monde et que sa vie serait toujours merveilleuse où qu'elle aille, parcequ'elle ferait en sorte que cela soit ainsi, et puis parcequ'elle avait confiance en la vie, le destin, le karma, Dieu, peut importe... Dans ce monde entourée de pessimistes elle savait que la clé du bonheur était en chacun de nous, pas en l'économie ou dans les journeaux. Et c'est pourquoi, chaque fois qu'une des amies de sa mère lui demandait "Alors, contente d'être revenue en Belgique?", elle répondait du haut de ses 17 ans, les yeux pétillants "Oui madame" et s'en allait en chantant.
     
  9. Mlle-E

    Mlle-E
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    En pleine introspection

    Sa robe se froissa ce fut l'unique son dans la pièce. La reine des ténèbres resta figée. Héléna osa poser ses yeux sur elle au bout de quelques secondes.

    - Oui madame. Lui dit-elle, la voix tremblante.
    - En rien tu ne devras regretter ce geste. Prononça Lilith charmant de quelques mot la jeune femme à ses pieds.
    - Oui madame. Héléna ne la quittait pas des yeux.
    - Ton éternité m'a été offert, je souhaite que tu me rende hommage à chaque seconde.
    - Oui madame.
    - Chaque âme que tu corrompra, chaque vie que tu prendras tu me les devras.
    - Oui madame.
    - Ne rompt pas le serment ou la colère que tu déclencheras en moi te seras bien difficile à imaginer.
    - Oui madame.
    - Par tes paroles je te fais fille de Lilith, fille du mal et des ténèbres, par ses paroles et se baiser tu es mienne..
    Lilith, la déesse ténébreuse se pencha alors sur Héléna et lui dépose la baiser le plus ardent le plus douloureux qu'elle n'aura jamais vécu.
    - Oui mère. Souffla cette dernière devenue jumelle de la déesse.
     
  10. Evony

    Evony
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    I gave wrong people the right pieces of me.

    J'aime bien parler avec cette femme, elle représente tellement pour moi. Elle est toujours si calme et attentionnée. Je peux discuter avec qu'elle des heures, de tout et de rien, mais souvent de lui.
    " - Et, il t'as brisé le coeur ?
    - Il me l'as brisé et à marché dessus,
    - Mais un coeur, ça peut se soigner.
    - Oui, mais cette fois, ça marchera pas.
    - Mais si c'est ça la magie de l'amour.
    - L'amour n'as plus rien de magique à mes yeux, l'amour toujours l'amour, il fait bien trop de mal Il nous fait aimer celui qui ne nous aime pas et rejeter celui qui nous aime. Il n'y a pas de magie.
    - Mais tu l'aime encore?
    - Oh oui madame."
     
  11. azertg

    azertg
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    J'aime la bière et les frites.

    « C?est drôle cette affaire, non ? »
    Personnellement, je ne voyais pas de quoi il parlait, mais j?avais mal de tête alors j?ai acquiescé.



    « C?est vraiment étrange? »
    S?il le disait. Les cachets d?aspirine avaient glissé en-dessous des coussins du fauteuil, juste là où il était assis. Oserait-elle lui demander de se bouger ?


    « Tu sais, je comprends pas pourquoi le monde oublie d?être gentil. »
    Considérations enfantines et philosophiques à deux balles, il m?emmerde.


    « Dis, tu m?écoutes ? »
    Je lui dis, ou je lui dis pas ?


    « Non. C?est chiant. Passe-moi l?aspirine et les cacahuètes et tais-toi, merde. On s?en fout de tout ça, grandis, à quoi ça va te servir ton intelligence ? T?es juste trop bizarre quand tu dis ça, t?es pas normal ! »
    Et là il se tait enfin. Victoire. On va pouvoir regarder la télé, en paix.


    « Oui, madame. »
    Et là j?ai pas compris, il s?est levé et il est parti. J?ai pas compris non plus pourquoi il est parti. Sûrement parce que ce mec est pas normal, enfin, ça s?entendait. Il a rien compris à la vie, en fait.











    (Je vais lire les textes et éditer mon message avec des commentaires :)).
     
  12. Love_sets

    Love_sets
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    Working Girl

    Bonjour à toutes les Madmoizelles =),

    Je me lance pour la première fois sur ce forum & dans cet atelier écriture que je trouve particulièrement agréable :).

    Bonne lecture à vous.


    Adeline



    « Trois années ont passé. L?Amour avait inondé son âme. Son c?ur s?était épris. Un jour. Un beau jour qui sentait l?été, les cerises et la terre cuite. Puis ce c?ur s?était malencontreusement perdu. Comme abandonné lui-même. Elle savait depuis le début qu?il était trop tard. Que cela, cette espèce chose qui pourrissait en elle, serait irrémédiable. Que les temps futurs et les douleurs présentes seraient longs et douloureux. Elle voyait clairement que l?horloge de son c?ur indiquait l?irréparable. Belle malédiction, que ces mots sonnent doux. La douleur était bien trop présente, ancrée depuis tout ce temps ? Ô une belle éternité ! - et elle resterait encore gravée pendant très longtemps. Une vie pour oublier. L'oublier, lui. Elle le sentait. L?oubli, ce concept inventé par une bande de faibles refusant de céder une petite place à la souffrance, de la vivre, pour finalement en guérir. Comme si cette souffrance faisait partie intégrante d'elle-même, reflet de son évolution, ou de sa décadence. Cette souffrance, ce fardeau, mine de rien, elle y tenait ! Toute une construction, cette souffrance. Tant d?opportunités lui avaient échappés depuis, tant d?opportunités qu?elle n?avait pas su saisir en temps voulu. En temps réel, peut-être. Une souffrance paralysante ? Non, une belle souffrance. Les frontières s?effaçaient d?années en années. Pas à pas. Tel un loup qui attend de savourer sa proie. Elle grappille, la souffrance. Plus rien ne pouvait compter à compter d'aujourd'hui. La pierre au coeur, un coeur de pierre. Même son petit esprit étriqué se donnait le droit de voyager au-delà des limites du réel. Sans qu?on l?ait invité à le faire. Pas besoin d?ouvrir les yeux, dans l?attente de jours meilleurs. Ô ! Comme l?espérance est violente !
    La Grande Horloge. Le temps demeurait figé. Comme à chaque fois. Toujours sur pause, ce crétin. Et rien que ça, cette chose-là, ça voulait dire quelque chose. Ne dit-on pas que chaque détail prend de la valeur quand plus rien n?a de sens ? Elle avait aimé un jour, ce jour, d?un amour qui avait réussi à lui faire perdre le contrôle du temps qui passe, ce temps qui s?acharne perpétuellement, s'enfuyant sous son nez à grandes enjambées. Il avait réussi. Elle était devenue en quelque sorte le jouet de la fortune. Un pseudo-légume. Une petite chose. Un triste joujou qui ennuierait même les clowns. Pauvre chose...
    Une créature inconnue bouscula ses idées. Son c?ur. Et son âme. Son corps fut heurté. Et brutalement. Ici, nez-à-nez, face-à-face dans cette gare éperdue. Ici, collées, serrées, presque peau contre peau. Du bruit. Mais pourtant pas un sourire, juste quelques mots qui fusent, par simple politesse.
    - Oh, Mademoiselle, je vous prie de m?excuser. Tout va bien, Mademoiselle ?
    - Oui, madame. Je vous remercie.
    Ce regard lui était étrangement familier. Puis, sans comprendre pourquoi elle se manifestait à ce moment précis, une toute petite voix résonna dans sa tête : « Dis, c?est quoi le Bonheur pour toi ? ». Elle replongea dans ses pensées, torturée par tous ces échos, le bruit éprouvant de la gare et de ses trains enfumés, des voyageurs qui passent et repassent sans but précis, parfois sans destination : « Je veux être libre, je veux oublier, et même m?en aller, puis revenir, pour à nouveau aimer? », pensa-t-elle. »
     
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