Toi et ton psychologue

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par AnonymousUser, le 25 mars 2009.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Causer de la relation que tu entretiens avec ton psychologue, c'est ce que je te propose de faire ici. Se permettre quelques moments de réflexions pour évaluer si oui ou non notre psychologue nous convient, ça peut être bien. Qu'on le voit dans un moment de détresse pour quelques semaines, ou pour plusieurs années, il est là, fort et imposant, il peut marquer notre vie, positivement ou négativement. Pourquoi ne pas faire le tri, et voir comment ça se passe chez les copines ?

    Je te propose quelques questions, ce sont des pistes, tu réponds à celles que tu veux :

    1) Que te permet ta relation à ton psychologue ?
    2) Que ne te permet pas ta relation à ton psychologue ?
    3) Depuis combien de temps le vois-tu ?
    4) Est-ce que tu estimes que ton psychologue actuel est le mieux placé pour répondre à ta problématique originelle ?
    5) Cette-dernière a t-elle changé/évolué depuis le début ? Si oui, est-ce que tu estimes que ton psychologue est actuellement le mieux placé pour répondre à ta problématique actuelle ?
    6) As-tu la sensation que le travail que tu effectues avec ton psy te permet de "redémarrer la machine", de mettre en place une (nouvelle) dynamique ?
    7) Qu'attends-tu d'un psychologue ? Selon toi, ton psychologue répond t-il à tes besoins ?
    8) Qu'est-ce qui manquerait à votre relation pour te permettre d'avancer un peu plus ?
    9) Finalement, globalement, es-tu satisfaite de votre relation et de ses gains (ce qu'elle t'apporte) ? Te sens-tu bien dans votre relation ?
    10) Évolue t-elle, toujours selon toi, dans la bonne direction ?
     
    Human_ a BigUpé ce message
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    J'ai rien à faire, donc je m'auto-réponds.

    Que te permet ta relation à ton psychologue ?
    Elle me permet essentiellement de m'épancher, d'être entièrement moi dans un lieu clos, et face à une personne inconnue. Je peux parler de mes obsessions. Et ça, c'est déjà énorme. Je peux être n'importe qui. Je peux être. Je peux exister, là.

    Que ne te permet pas ta relation à ton psychologue ?
    Hum, eh bien à l'origine, j'avais en tête une idée très précise de l'objectif de ces rendez-vous. Et je me suis rendue compte que c'était râpé, car ma psychologue n'a pas l'air foncièrement très Queer.

    Depuis combien de temps le vois-tu ?
    Près de neuf mois (déjà :eek:).

    Est-ce que tu estimes que ton psychologue actuel est le mieux placé pour répondre à ta problématique originelle ?
    Honnêtement, non.

    Cette-dernière a t-elle changé/évolué depuis le début ? Si oui, est-ce que tu estimes que ton psychologue est actuellement le mieux placé pour répondre à ta problématique actuelle ?
    Oui. Et oui. Elle est dans une dynamique de création et d'action qui me plaît beaucoup et me permet de voir les choses d'une autre façon. Avec un ?il plus neuf.

    As-tu la sensation que le travail que tu effectues avec ton psy te permet de "redémarrer la machine", de mettre en place une (nouvelle) dynamique ?
    Exactement.

    Qu'est-ce qui manquerait à votre relation pour te permettre d'avancer un peu plus ?
    Que ma psy soit plus Queer, plus concernée. Mais bon, on ne peut pas tout avoir hein.

    Finalement, globalement, es-tu satisfaite de votre relation et de ses gains (ce qu'elle t'apporte) ? Te sens-tu bien dans votre relation ?
    C'est O.K..

    Évolue t-elle, toujours selon toi, dans la bonne direction ?

    Oui.
     
  3. KittyKiller

    KittyKiller
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    Penistration Crew

    Ce sera incomplet car j'ai arrêté il y a un an, mais j'ai l'intention de reprendre (quand j'aurai trouvé le temps).

    Que te permet ta relation à ton psychologue ?
    Cela me permettait de gérer mon stress au quotidien. Je n'aime pas me plaindre, je n'aime pas parler de mes problèmes, je considère que mes petits problèmes n'ont pas suffisamment d'importance pour que je pollue les autres avec ça. Donc je rentre tout et au final, à force de vouloir garder la face ça ressort en somatisation. Mon psy me permettait d'extérioriser tout ça chaque semaine, de ne pas tout garder enfoui et de ne pas être une bombe à retardement. Il me permettait aussi de débloquer des problématiques plus profondes, de réfléchir sur l'origine de symptômes comportementaux qui revenaient régulièrement sans que je sache vraiment pourquoi, d'analyser au final tout un tas de choses que j'avais au fond de ma tête et que j'avais peur de faire sortir.

    Que ne te permet pas ta relation à ton psychologue ?
    Ça ne m'a pas permis d'avoir un dialogue comme je le pensais. Ça ne m'a pas permis d'avoir des orientations de réflexion. Bien sûr ça doit être personnel, mais à force je finissais par tourner en rond et le quasi mutisme de mon psy ne m'aidait pas à sortir du cercle de mes pensées.

    Depuis combien de temps le vois-tu ?
    Pendant 10 mois.

    Est-ce que tu estimes que ton psychologue actuel est le mieux placé pour répondre à ta problématique originelle ?
    C'était un psy bien adapté pour ma problématique de gestion du stress dans le cadre de ma maladie. C'est d'ailleurs quand je suis tombée malade qu'on m'a proposé de voir ce psy en particulier, apparemment il était habitué à faire des psychothérapies dans le cadre de traitements à plusieurs niveaux (dans mon cas psy, kiné et médicaments)

    Cette-dernière a t-elle changé/évolué depuis le début ? Si oui, est-ce que tu estimes que ton psychologue est actuellement le mieux placé pour répondre à ta problématique actuelle ?
    Maintenant je suis guérie, donc je n'ai plus la même problématique. Je cherche quelque chose de moins "dans l'urgence", de plus posé et approfondi, mais toujours en lien avec la gestion du stress. Donc, je ne suis pas sûre que mon ancien psy conviendrait encore aujourd'hui.

    As-tu la sensation que le travail que tu effectues avec ton psy te permet de "redémarrer la machine", de mettre en place une (nouvelle) dynamique ?
    Oui, c'est vrai, j'ai changé d'angle d'analyse sur un certain nombre de choses et je pense avoir évolue sur certains aspects comportementaux également.

    Qu'est-ce qui manquerait à votre relation pour te permettre d'avancer un peu plus ?
    Du dialogue. Pas un vrai dialogue, mais un minimum de réponse. Qu'il me pousse à creuser là où ça fait mal et où je n'ose pas aller.

    Finalement, globalement, es-tu satisfaite de votre relation et de ses gains (ce qu'elle t'apporte) ? Te sens-tu bien dans votre relation ?
    J'aimais bien la relation avec mon psy. Il y avait beaucoup de confiance. Mais j'en attendais plus, je crois.

    Évolue t-elle, toujours selon toi, dans la bonne direction ?

    N/A

    Aarycia : un psychologue est diplômé en psychologie (DESS ou DEA), un psychiatre est un médecin spécialiste, et un psychothérapeute n'est aucun des deux - au regard des diplômes officiels, n'importe qui peut être psychotérapeute. Une psychothérapie peut être proposée et menée (je ne sais pas comment on dit) par un psychologue ou un psychiatre (c'était mon cas).
     
  4. Cygnus

    Cygnus
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    Sous-marin

    Je reviendrai dans ce sujet quand je reverrai un psy car pour l'instant toutes les places sont prises là où je suis, et je ne veux absolument pas revoir mon ancien. Justement avec lui il y avait un tel climat de froideur que j'ai fini par arrêter de le voir, et qu'au contraire de m'aider, je me suis sentie encore plus mal, quaisment jugée chaque fois, dans un silence total et l'impossibilité de parler de ce qui me faisait le plus mal (de plus le fait d'arrêter une psychothérapie en cours est très très nocif pour le mental, j'en ai payé les frais!).

    En attendant je consulte presque chaque semaine un infirmier psychiatrique en qui j'ai vraiment confiance, qui m'apporte une écoute et un vrai échange, nous sommes assis face à l'autre et il répond à mes questions, c'est exactement ce que je voulais. Ce n'est pas une psychothérapie et il faudra bien que j'en engage une mais je souhaite toujours le voir, il m'aide, et il m'a déjà aidé à comprendre un enorme souci en moi. Je le trouve patient, compréhensif, rassurant. C'est ça que j'attends d'un psy, je ne sais pas si je le trouverai, et en plus apparemment j'aurai droit à une femme quand les places seront liberées et j'ai toujours rejeté toute femme me consultant en médecine, je prefere les hommes, alors j'ai peur de comment ça sera.
     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    KittyKiller est une vieille mémé qui a fait la guerre de 14, ahah. Plus sérieusement, le D.E.S.S. est l'équivalent du Master 2 actuel, et le D.E.A. celui du Master Recherche, si je ne me trompe pas (sinon, corrigez). Depuis la réforme L.M.D. (Licence Master Doctorat) ces titres de diplômes sont désuets, mais il est vrai que majorité des psychologues actuels ont un D.E.S.S. par exemple, et qu'il est bon dans connaître l'équivalence actuelle.

    Il faut savoir que le psychologue peut être spécialisé (selon ses études et son parcours) : il existe des masters Petite Enfance, Psychologie Clinique et Psychopathologie (les plus répandus), il y a ceux qui utilisent une thérapie cognitive et comportementale, il y a aussi ceux qui sont également psychanalystes. Il existe divers courants de psychanalyse (dont certains se veulent "opposés" ; exemple le plus courant : Freud VS Lacan) comme le courant lacanien, freudien, jungien etc.

    Le plus important, c'est quand même de rencontrer différents psy et voir lequel nous convient le mieux, ne serait-ce qu'au feeling. Dès les premières séances ils élaborent un plan de thérapie "je vous propose ça et ça", et tu vois si ça te tente ou non.
     
  6. KittyKiller

    KittyKiller
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    Penistration Crew

    Haha, en effet j'oublie que les termes ont changé. (pourtant je suis jamais allée à la fac, allez expliquer ça) Chaque fois que je vois ma pote qui est en psycho je lui demande "alors c'est pour quand le DEA?" "On dit master 2, Kitty, master 2..."

    En fait je trouve ton conseil de voir différents psy très intéressant mais je ne sais vraiment pas comment m'y prendre. Déjà je galère pour trouver un psy qui consulte à des horaires où je ne bosse pas, j'ai peur de faire le héron en voulant en trouver d'autres, et au final de passez à côté de quelque chose. Comment savoir si un psy nous convient dès les premières séances? Les débuts ont été durs avec mon ancien psy, pourtant je considère qu'au final c'était une bonne expérience.
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Eliz. je ne l'ai pas précisé, mais bien sûr que les psychiatres sont inclus dans mon topic :P
     
  8. Cygnus

    Cygnus
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    Sous-marin

    On le sait de suite je pense. Le mien dès le premier regard j'ai senti que ça ne passerait pas. Je passais 40 minutes à parler de ma vie quotidienne et lui me regardait derrière ses lunettes avec son regard clair absent. C'est tout ce que j'en retiens. Mais avec le recul je pense que j'aurais du lui dire que son regard son silence me gênaient, que je ne deballais pas ce qu'il y avait sous l'emballage, faire un effort pour débloquer ça, je l'ai pas fait, je regrette je crois. Ca devait être sa méthode à lui. Se mettre en retrait et ecouter et puis une fois sur mille me vexer. En tout cas Caa Yari jamais il ne m'a exposé comment se déroulerait ma thérapie. J'y allais et je repartais en colère et en pleurs, parce que je faisais ressortir mes blessures et qu'on ne m'aidait pas à les cicatriser, du moins on me montrait pas le chemin (puisque le chemin c'est seul qu'on le fait).

    Alors que l'infirmier psychiatrique, c'etait comme si on m'avait jetée une bouée de sauvetage pendant que je me noyais. L'image est forte mais c'est ça. Son regard est bienveillant. Il m'ecoute, me répond. Il me rassure et me dit que nous allons travailler sur mes phobies (à savoir la mort et l'intrusion de tout corps etranger dont un notamment et mes blessures d'enfance) et que peut-être même si on ne comprend pas tout, on pourra petit à petit les amenuiser. Je lui fais une totale confiance.

    Par contre, mon choix est restreint niveau psychothérapie, soit je reprends l'ancien soit une femme, je suis dans un centre médico-psychologique (donc je ne debourse aucun sou) et je n'ai pas les moyens de payer des séances ailleurs.
     
  9. ~Leev~

    ~Leev~
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    Welcome to the Good Life

    ...
     
    #9 ~Leev~, 27 mars 2009
    Dernière édition: 27 mars 2009
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    ~Leev~, tu as raison de préciser ton message. J'ajoute que de plus en plus de personnes ""lambda"" (sans ""problèmes"" mentaux lourds) consultent des psychiatres pour la simple et bonne raison qu'ils sont remboursés. Le psychiatre a une formation de médecin, il est médecin avant-tout, et il est la seule personne dans notre joli réseau psy autorisée à délivrer des médicaments (psychotropes...). C'est son statut de médecin qui permet le remboursement des séances. Néanmoins, il faut savoir que les psychologues cliniciens (les plus courants) sont formés en psychopathologie (quel beau terme !) et qu'ils reçoivent et gèrent très fréquemment des personnes atteintes de psychose, de schizophrénie, etc. Ils sont souvent en contact avec un médecin psychiatre pour éventuellement suggérer à leurs patients un traitement médicamenteux.
     
  11. Cygnus

    Cygnus
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    Sous-marin

    Oui mon infirmier psychiatrique m'a dit hier qu'ils etaient toute une équipe et qu'ils se consultent donc ensemble, régulièrement, sur chaque patient, mon psychiatre, lui et ses collègues, et certainement mon ancien psychologue qui me faisait ma psychothérapie. Ils sont tous en interaction les uns et les autres afin de voir mes progressions, ce qu'il convient d'ouvrir comme sujets, le plan de thérapie.
     
  12. Julina.

    Julina.
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    Happy kitty, sleepy kitty

    Que te permet ta relation à ton psychologue ? Tout d'abord, j'ai vu une psy pendant deux ans, mais c'est fini maintenant depuis euh... 3 ans, donc ça date un peu. Ma relation avec ma psy m'a surtout permis d'ouvrir les yeux sur ma façon de voir les choses, de les envisager, ce qui a tout changer.
    Depuis combien de temps le vois-tu ? je l'ai vu pendant 2 ans toutes les deux semaines ou un peu plus parfois.
    Cette-dernière a t-elle changé/évolué depuis le début ? au début, ça ne se passait pas très bien, mais comme j'avais déjà changé de psy une fois, j'ai persisté. Elle me rappelait un peu trop ma mère et ça me genait, mais ça s'est arrangé au fil des consultations.
    As-tu la sensation que le travail que tu effectues avec ton psy te permet de "redémarrer la machine", de mettre en place une (nouvelle) dynamique ? oui, carrément, je pense que j'aurais eu beaucoup de mal à me sortir de ma dépression entièrement seule de toutes manières. Ca m'a permis de relativiser certaines choses, d'apprendre à mieux gérer mes angoisses aussi.
     
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