Trois idées pour améliorer le lycée en France

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Lise F., le 22 mars 2017.

  1. Lise F.

    Lise F.
    Expand Collapse
    Membre de l'équipe

  2. guerredesmiroirs

    guerredesmiroirs
    Expand Collapse

    Les profs faisant de l'éducation non violente/aggressive, l'idée est belle, mais dans les faits, gérer 30 Gremlins aux hormones sans cesse au bord de l'explosion, c'est plus compliqué. Mais supprimer les filières, et laisser les ados choisir ce qu'ils veulent faire, OUI. J'aurais bien voulu faire de l'économie, mais étant en L, et aux notes en math pas assez bonnes pour la Es..
     
    lafillelabas, LovelyLexy, ApoLapine et 3 autres ont BigUpé ce message.
  3. ErsatzE

    ErsatzE
    Expand Collapse
    Carpe Diem

    Je me trompe peut-être mais il me semble qu'aux Etats-Unis, les élèves peuvent choisir leurs cours et créer leur propre panel. J'atais en L et je n'ai jamais compris pourquoi on pouvait prendre en option maths (que je détestais) mais pas physique ou chimie (que j'adorais). Séparer autant le domaine littéraire et scientifique est absurde car dans beaucoup de métiers, on a besoin des deux.
    En outre, il serait positif d'ajouter des cours d'arts (pas uniquement en option) et de technologie (un peu comme au collège mais où on apprendrait à faire des trucs utiles en bricolage, genre changer une ampoule ou réparer un vélo).
    Je me souviens qu'on avait aussi en seconde un obscur cours dont j'ai oublié le nom, mais en gros c'était de la citoyenneté ou quelque chose de ce goût-là. Personnellement, je me souviens juste qu'on a dû faire notre arbre généalogique... Ne serait-il pas plus intéressant et enrichissant de faire un vrai cours de citoyenneté: parler de politique, d'actualités nationales et internationales, en faisant des parallèles avec les cours des élèves (histoire notamment)? Ce serait aussi peut-être l'occasion de parler des choses de la vie réelle, comme par exemple l'administratif (comment louer un appartement, comment tenir des comptes...), expliquer ce qu'est une assurance, une mutuelle, etc. Parce que si personne ne nous en parle, on découvre tout sur le tas et on peut manquer des choses (savoir qu'on peut faire des demandes de bourses et d'aides...).
    Comme au collège, ce serait aussi sympa d'avoir la possibilité de faire un stage, pendant les vacances scolaires par exemple. Certain.nes lycéen.nes ont déjà des idées de métier mais ne connaissent peut-être pas la réalité du terrain. A l'inverse, certain.nes élèves indécis pourraient découvrir un métier par ce biais.
    Une dernière chose: arrêter de faire les sports d'extérieur l'hiver et ceux d'intérieur l'été...:rire:
     
    LovelyLexy, Ptitepousse, ApoLapine et 4 autres ont BigUpé ce message.
  4. Givry

    Givry
    Expand Collapse

    Il me semble que des lycées ou on a le choix des cours existe en France mais c'est particulier. Je me souviens plus du nom mais je sais qu'on y rentre en passant des preuves et souvent quand on a des problèmes scolaires. C'est sûr que ce serais super de choisir ses cours ! Par exemple en seconde, j'ai hésitée entre L et STI2D alors que les deux n'ont rien à voir, pourtant j'adore les langues et les options de la STI, mais l'anglais et l'espagnol sont pas forcément du même niveau...
     
  5. Heather.

    Heather.
    Expand Collapse
    Mother of kittens.

    Je suis plutôt en accord avec les idées proposées dans l'article et j'ai bien compris qu'il s'agissait simplement de proposer quelques idées des rédactrices et pas de construire un article de fond sur le fonctionnement du lycée. Aussi, je ne voudrais pas lancer de polémique gratuite mais je voudrais simplement préciser quelques détails sur une proposition de l'article en m'appuyant sur mon expérience de jeune professeure de lycée :

    Bon, sur ce plan, il faut savoir que la bienveillance, c'est LE mot à la mode à l'ESPE (l'école de formation des professeurs, par laquelle passent tous les professeurs stagiaires avant d'être titularisés). Sur le papier, la bienveillance, évidemment, c'est une bonne chose. Je suis loin de cautionner le comportement de certains professeurs qui humilient ou maltraitent des élèves et je pense que c'est le cas de 99% de mes collègues. A l'exception de quelques moutons noirs, on veut tous faire progresser et réussir nos élèves.

    Sauf que prôner la bienveillance sans tenir compte du contexte dans lequel on travaille, c'est limite dangereux. Pourquoi ? Parce qu'à l'ESPE, beaucoup de professeurs ne sont formés qu'à la bienveillance par des formateurs qui n'ont pas vu d'élèves depuis 10 ans. C'est-à-dire qu'on nous enseigne (moi j'y ai relativement échappé à cause de formateurs sensés, mais ce n'est pas le cas de tout le monde) des méthodes de travail qui sont totalement déconnectés de la réalité du métier. Et que beaucoup de ces jeunes profs se prennent une claque en arrivant dans leur établissement. Je travaille dans un lycée un peu difficile d'une région très calme, qui a la malchance d'être mal géré. J'ai des élèves qui je pense sont objectivement pénibles, mais bien moins que ceux d'autres collègues, je pense en particulier à ceux qui commencent dans des collèges pas terribles. Le constat que j'ai fait très rapidement, c'est que les élèves ne sont pas tous réceptifs à la bienveillance : il y en a des mignons, évidemment, mais beaucoup prennent la "bienveillance" pour de la faiblesse et respecter les conseils qu'on nous apprend à l'ESPE, c'est prendre le risque de nous faire bouffer en deux secondes. Au bout de ma première heure de cours, où j'avais été lâchée dans une classe quasiment sans préparation, les élèves parlaient déjà plus forts que moi : apprendre à appréhender une classe devrait pourtant être une des premières formations qu'on reçoit. J'ai essuyé en quelques mois plus d'affronts de la part d'élèves que je n'en saurais compter ; on ne nous forme pas à la violence, verbale comme physique, à l'insolence, aux élèves qui se battent en classe, etc, et on se retrouve vite désemparés. Je relativise et je ne le prends pas personnellement, c'est formateur et il y a plein de choses super chouettes à côté, mais il reste qu'on pourrait être davatage aidés. Je connais beaucoup de jeunes profs déprimés au bout de quelques mois, parce qu'on leur fait croire qu'ils sont la cause de tous les problèmes dans leurs classes, alors qu'ils ne sont pas soutenus et qu'ils ont des conditions de travail déplorables, sans compter la pression de la première année où on croule sous les travaux inutiles demandés par l'ESPE en plus de l'énorme charge de travail que demandent les premières années de découverte du métier et du chantage à la titularisation. La bienveillance, l'institution en a assez peu envers nous.

    Démêler les raisons de cette défiance des élèves envers leurs professeurs serait évidemment long et complexe. Énormément de facteurs rentrent en compte, de l'éducation menée par les parents à la déception ressentie face à une école qui a bien de la peine à offrir un suivi satisfaisant à tous ses élèves.
    Mais pour que tout ça change ben... il faut des moyens. Il faudrait entreprendre des réformes systémiques qui fassent autre chose que sacrifier des matières importantes (coucou la réforme du collège). Il faudrait, effectivement, repenser les filières pour éviter que certaines soient considérées comme "poubelles" et qu'on y bazarde 35 élèves qui pour la plupart sont en difficulté ne l'ont pas choisie (parce que sérieusement, ça donne des classes très compliquées à gérer). Il faudrait mieux former les profs aussi, mais en les accompagnant davantage et en leur donnant des conseils véritablement utiles, pas ceux qu'on leur donne actuellement. Ça demanderait évidemment un énorme boulot et une vraie réflexion étatique.

    Je dis ça en passant : ce n'est pas, mais alors absolument pas, la direction que prend l'Education Nationale ces dernières années. Pas plus que ce n'est celle défendue par Najat Vallaud Belkacem, d'ailleurs.

    J'écris tout ça aussi parce que ça pourrait être une piste pour des articles de fond sur Madmoizelle : je trouve vos positions sur l'éducation souvent partiales et subjectives. Soit on fait l'apologie des mesures prises par le gouvernement, soit on a le ressenti d'une rédactrice sur sa scolarité. Je n'approuve pas le premier type ; pour le deuxième, pourquoi pas, mais quelques enquêtes plus approfondies sur le sujet seraient probablement très intéressantes. D'autant que les lycéens comme les jeunes professeurs sont dans votre cible de 15-25 ans : j'en ai moi même 23, et je ne suis pas la seule jeune prof du forum.

    Sur la formation dans les ESPE, qui pourrait faire l'objet d'un loooong et passionnant traitement à ceux que ça intéresserait, tant il y a de choses à redire, je conclurai sur ce témoignage effarant mais 100% vrai paru il y a quelques jours dans Mediapart et qui montre bien les limites de la "bienveillance" à toutes sauces. En un mot comme en cent : des relations apaisées entre professeurs et élèves ne passeront pas seulement par quelques heures de formation à la communication non-violente ; il y a beaucoup, beaucoup plus de problèmes plus profonds à gérer qui ne dépendent pas seulement de la responsabilité des professeurs.

    Édit : coquilles
     
    #5 Heather., 22 mars 2017
    Dernière édition: 22 mars 2017
    Lady Stardust, Noémitigée, yuyunaâ et 21 autres ont BigUpé ce message.
  6. Daily Mail

    Daily Mail
    Expand Collapse
    "You must go on. I can't go on. I'll go on." Samuel Beckett

    Il y a vraiment des lycées où il est interdit aux élèves de s'embrasser ?? Mais... je... pourquoi ?!

    Et normalement, en L, on peut faire des maths (si on fait ce choix c'est même coeff 4 au bac !). Et d'un côté, je comprends l'idée de vouloir sélectionner entièrement soi-même ses cours, ses options, sans avoir à choisir toute une filière et donc faire des concessions, mais d'un autre côté, il faut bien apprendre à faire des choix à un moment donné, et par choix j'entends peser les pour et les contre pour choisir une filière justement avec un socle commun, en faisant quelques concessions du coup oui. D'autant plus qu'un emploi du tps entièrement personnalisé me paraît irréalisable en terme de gestion d'effectifs et de programmes scolaires. :dunno: Par ailleurs les parcours sont déjà pas mal personnalisés au lycée, grâce aux différentes options et spécialités. Après bon ça dépend des lycées aussi.
     
    ApoLapine et Odinn ont BigUpé.
  7. ChansonMuette

    ChansonMuette
    Expand Collapse

    @Daily Mail Dans le mien c'était le cas, après c'est un privé sous contrat donc les règles y sont plus " personnalisées " je pense.

    Après, oui il est possible de se faire un emploi du temps entièrement personnalisé, enfin je vois pas le problème que ça poserait niveau logistique, je crois d'ailleurs que ça se passe comme ça en Angleterre :hesite:. En tout cas, ça éviterait le clivage des filières, qui ne sont pas bonnes. Faire des choix, pourquoi pas, mais faire un choix aussi radical aussi tôt alors que beaucoup d'élèves n'ont à ce moment là pas l'idée de ce qu'ils veulent faire, ce n'est pas la solution à mon sens. Ou bien dans ce cas, si on veut vraiment demander à des élèves de 15 ans de choisir une filière qui aura quand même son impact sur leur réussite post-bac, qu'on fasse un vrai système de présentation des matières, des métiers ; là on prend la décision sur un coup de tête, souvent selon ce que les parents disent et puisque les parents disent que S c'est bien, on va en S. La filière S continue à être vue comme la filière " royale " mais du coup plein d'élèves qui détestent la SVT ou la physique se retrouvent avec le sacro-saint trio " maths physique svt " pour pouvoir prétendre au " meilleur bac " :dunno:. A côté de ça, certains partent en S par amour des maths, résultat ils ne découvrent absolument pas l'économie au lycée et se retrouvent à ramer face à certains concepts que les ES auront abordé.
    Pour parler de ma petite expérience perso que je trouve assez représentative du problème des filières aussi rigides : je fais de l'eco-gestion cette année. Le niveau de maths et le programme concordent avec celui des élèves de S ce qui fait que les élèves de ES et autres filières galèrent pas mal parce qu'on ne réexplique pas " les bases ", et les S se retrouvent perdus en économie parce qu'on survole complètement certains concepts de base qui auront été vus en ES pendant 2 ans. Personne n'a un profil parfaitement cohérent avec la filière quoi, alors qu'en soi étudier à la fois des maths approfondies et de l'économie au lycée bah ça ne parait pas illogique.
    Enfin tout ça pour dire que dans le post-bac et même dans le milieu du travail on va beaucoup plus loin que les 3 catégories : littéraire ( philo, français, langues, tu seras troubadour mon fils ), économie ( les seuls qui auront vu quelques notions d'économie en sortant du lycée ce qui est assez aberrant quand même ), scientifique ( physique SVT maths : le parfait petit chimiste ). Dans les faits, les matières se mélangent, il y a plein de filières qui mêlent des matières appartenant aux deux, voir trois filières ( sans parler même de la multitude de bacs pro même si ils sont totalement dévalués ). Quitte à demander aux élèves de faire un choix, pourquoi ne pas leur permettre de faire un choix cohérent ?
    Puis les options et les spés.. Comme tu l'as dit, ça varie beaucoup d'un lycée à l'autre. Certains lycées disposent de filières européennes et d'une multitude d'options, dans d'autre rien n'est proposé. C'est un peu dommage que ce soit la loterie quoi.

    Personnellement pour améliorer le lycée en France ( mais là encore c'est vaste, tous les lycées ne sont pas égaux ), je rajouterai un côté plus " professionnel " à la formation. Que l'on puisse découvrir des métiers, déjà, ce qui passe par des salons mais surtout par la possibilité de faire des stages ( c'est assez dingue qu'un élève qui veuille faire un stage ne puisse pas quoi :confused: D'un côté on te demande hyper tôt d'être fixé sur ce que tu veux faire mais de l'autre c'est impossible d'aller sur le terrain voir les réalités, c'est aberrant. ). Rencontrer des pros, visiter une entreprise.. Pourquoi pas faire découvrir des matières aussi, sous forme de " roulement " ? ( genre, découvrir la compta, la gestion, l'économie, la littérature, l'informatique.. Des matières qui ne seront ensuite réservées qu'à certaines filières mais sans que l'on aie pu les découvrir au préalable, en choisissant on se ferme des portes dont on a même pas conscience ). Je ne parle pas de rendre ça obligatoire, ni même de sacrifier des heures de cours pour ça : personnellement, même un samedi matin, même un dimanche aprem, si on m'avait donné la possibilité de rencontrer des pros, des étudiants, découvrir des filières, j'y aurai été. Plutôt que de passer 30min dans l'année chez la conseillère d'orientation avec tous les " perdus " pour faire un QCM qui me prédestine à devenir fromagère :lunette:.
     
    yuyunaâ, Papier Bulle et Ptitepousse ont BigUpé ce message.
  8. guerredesmiroirs

    guerredesmiroirs
    Expand Collapse

    Si on passe un système ou l'élève choisit les matières qu'ils veulent faire, imaginons qu'il y ait une matière qui intéresse peu les eleves, disons l'allemand, car ça leur servira pas beaucoup ou pas du tout (comme pour moi) , donc dans la classe ils se retrouvent à 5 ou 6, est que ça va pas mener à une suppression de l'allemand, pour faire des économies au lycée ?
     
    yuyunaâ, LovelyLexy et Lord Griffith ont BigUpé ce message.
  9. Hill Styx

    Hill Styx
    Expand Collapse
    Mother of Stormaggedon

    En tant que prof en lycée (encore une ! :rolleyes: ) je suis d'accord avec la première proposition. Le système de filières n'est plus du tout adapté aujourd'hui et on se retrouve avec un classement. Si tu es bon tu va en S, si tu ne peux pas aller en S tu va en L, et la STMG sert de classe-poubelle. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on est obligé de proposer une première générale ou technologique aux élèves en fin de seconde, et que ceux qui n'ont pas le niveau sont envoyé en stmg, qu'ils aient le goût ou non pour cette filière. Ce qu'il faudrait repenser c'est tout le système du bac. Beaucoup de parents le voient comme un indispensable aujourd'hui pour réussir et ils forcent leurs enfants à faire un bac général ou techno alors que ceux-ci n'en ont pas envie. Les filières pro sont très dévalorisées (en tant que prof on essaye de convaincre les parents que ce n'est pas le cas, mais on est rarement entendu) alors qu'elles permettent souvent une meilleure insertion dans le monde du travail.

    Par contre pour les deux autres propositions, on se retrouve encore devant un article du type "faut que les profs et l'éducation nationale fassent des efforts car c'est à cause d'eux que les élèves se plantent au lycée". Déjà je n'ai jamais entendu parler d'un lycée (aujourd'hui) où les élèves n'avaient pas le droit de s'embrasser (dans le public en tous cas). Cet argument me parait douteux. :eh:
    Ensuite la bienveillance c'est un bien joli mot, mais encore faut-il que les élèves aient envie qu'on soit bienveillant. J'ai commencé mon remplacement actuel au lycée il y a trois mois. J'ai deux classes qui m'ont demandé d'alléger mes cours car ils étaient trop denses et difficiles à suivre. Je me remets donc en question, puisque je suis "bienveillante", et j'allège mes cours au maximum comme demandé. Dans ma classe de première ça a été super bien accueilli, tandis que mes seconde n'en ont rien eu à faire et ils ont continué d'être infects, car ils n'ont tout simplement pas envie de travailler. J'ai tout essayé pour être sympa : l'étude de films, la salle info, mais rien n'y fait, j'aurais beau être la plus bienveillante possible, tant qu'ils ne feront pas des efforts eux aussi, ça ne changera pas. Donc la bienveillance c'est bien joli sur le papier, mais si les élèves n'y mettent pas un peu du leur c'est voué à l'échec.
    Quant à l'idée de proposer des activités qui changent aux élèves, c'est la même chose. Ça ne marche que si les élèves acceptent d'y participer. L'autre jour un collègue a proposé à ses élèves de venir voir un concert au musée situé à 5 minutes à pied du lycée. Résultat : seuls trois élèves sont venus (sur 70). Beaucoup d'efforts pour pas grand chose, on a l'impression que quoi qu'on fasse ça ne conviendra jamais aux élèves. :dunno:
     
    ElectraHeart, yuyunaâ, LovelyLexy et 5 autres ont BigUpé ce message.
  10. Astipalaya

    Astipalaya
    Expand Collapse
    In love with Christine

    En Suisse les choix de filières sont beaucoup moins impactant, en fait il n'y a pas vraiment de filière :hesite:, les élèves ont tous les même cours et choisissent une option qui représente 4h par semaine (par ex biochimie, math physique, philo, économie, espagnole, italien,...) et la plupart des cours des options sont données à toutes les classes, ceux qui ont choisi cette option ont juste plus d'heures.
    Et il y a deux niveaux de math à choix (standard ou renforcé)
    Un choix de deuxième langue (Italien ou Allemand)
    et une troisième (Anglais ou latin ou grec)
    En dernière année il y a encore une option à choix avec beaucoup plus de matière comme sport, informatique,...
     
    ApoLapine, Gadda et ChansonMuette ont BigUpé ce message.
  11. Hill Styx

    Hill Styx
    Expand Collapse
    Mother of Stormaggedon

    @Astipalaya Le problème c'est qu'en France on veut que les élèves fassent presque toutes les matières, quelle que soit la filière, sous prétexte que ce sont des matières importantes, alors qu'en réalité c'est juste que les profs ne veulent pas perdre des heures en acceptent de ne plus enseigner leur matière à certaines filières. Je prend l'exemple de ma matière, l'histoire-géo. Il y a quelques années on a tenté d'abandonner l'histoire-géo en terminale S, avec une épreuve anticipée en première. Personnellement je trouvais que c'était une bonne idée : arrivés en terminale les élèves ont déjà vu le plus important et c'est bien qu'ils se concentrent sur les sciences puisque c'est (en théorie) ce qu'ils aiment, au lieu de faire de l'histoire-égo qui leur sera moins utile par la suite. Les profs se sont plaint en disant que leur matière était "très importante pour comprendre le monde" (en fait ils se disaient plutôt "rhooo on perd des heures"), le ministère a craqué et remis l'histoire-géo obligatoire en terminale S. Le résultat c'est que les élèves se retrouvent avec une épreuve que je trouve encore plus dure que les ES et L (en gros les élèves doivent faire la même chose mais en 3 heures au lieu de 4), de quoi les dégoûter encore plus.
     
    yuyunaâ et ApoLapine ont BigUpé.
  12. Gytha-Ogg

    Gytha-Ogg
    Expand Collapse

    De l'éducation civique et citoyenne ! par pitié et pas deux heures au collège, de la primaire au lycée, parce que sinon soit les parents se charge de ton toi du futur soit il s'en battent les steak et t'es pas prés, t'a accumulé dans toi les idées des copains, les astuces des parents et pour certain t'a vite pigée que t'a vie ne se résumerais qu'a rester cloitré dans ton quartier parce que tu ne sais pas comment c'est ailleurs...
    Qu'est ce que c'est le vote ? pourquoi on vote ? analyser les discours politique, affuté son esprit critique... rien que ça, ça apporterait beaucoup

    Le PSC1 pour tous les lycéen formation, gratuite et obligatoire, je veux dire tous citoyen devrais connaître les premiers secours et être prés à intervenir, (que quelqu'un leurs expliques que non le selfie ça sauve pas les gens !)
     
    #12 Gytha-Ogg, 23 mars 2017
    Dernière édition: 23 mars 2017
    Lord Griffith, Papier Bulle, ApoLapine et 2 autres ont BigUpé ce message.
Chargement...