Tu préfères… La liberté (et ses risques) ou la sécurité (et ses avantages) ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 6 janvier 2017.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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  2. Lucibelle

    Lucibelle
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    La précarité pour moi, c'est un moment où tu te retrouves à la fois sans un sou, mais aussi très isolé et que donc tu n'as personne pour t'aider. Avoir un job précaire comme on dit, on peut s'en sortir en se démenant. La précarité pour moi c'est surtout un histoire de danger pour soi.
    Le job de mes rêves ? Attendez vous rigolez ?
    Moi je veux partir vivre en Laponie Finlandaise, sur un grand terrain paumé, être indépendante énergétiquement ; avoir une serre pour ma nourriture, et PEINDRE et ECRIRE. Le job de mes rêves, ce n'est pas d'avoir un job, c'est d'être moi-même. Le plus beau métier du monde, c'est d'être soi.
     
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  3. Kaus Australis

    Kaus Australis
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    Stupéfiant.

    Changer de job quand on veut je trouve pas que ce soit la liberté, tout comme avoir un Cdi ne me parait pas plan-plan :dunno:
    Ça part d'un parti pris vis à vis des différentes situations, dans lequel je ne me retrouve pas.
    Je peux pas voter, je trouve les questions et les réponses bizarres.
     
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  4. Letes Nuv

    Letes Nuv
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    Chouette idée ! Le seul truc que je trouve dommage, c'est que les questions sont loin d'être neutres et sont assez orientées :/ (contrairement à ce qu'annonce le titre) Par exemple pour la première question, et je pense notamment à la proposition "Avoir un job hyper-stable (CDI plan-plan...)" le "plan-plan" n'est absolument pas neutre et qualifie le CDI d'ennuyeux, au contraire du changement de boulot qui est de suite plus valorisé. Pour une question qui est censé recueillir une opinion, c'est dommage je trouve car ça oriente les réponses, même inconsciemment vu que c'est loin d'être neutre.

    Sinon pour réagir à tout ça, c'est bien plus compliqué je pense... Le top serait pouvoir faire ce qu'on veut, vivre ses rêves et convenablement. Faire ce qu'on veut quand on veut sans risquer de finir dans la mouise quoi. Mais malheureusement, c'est pas vraiment possible :/ Perso, mon rêve serait de devenir écrivain, mais c'est trèèèès compliqué d'en vivre et j'ai parfaitement conscience qu'il faut un boulot à côté. Pour l'instant je suis étudiante, mais je voudrais travailler en bibliothèque. Oui parfaitement, je vise un boulot de fonctionnaire avec un "CDI plan-plan" :taquin: Pour moi, c'est quand même important un minimum de stabilité :/ Après tout dépend de la vie de chacun, hein, y'a des modes de vie qui permettent de changer easy et ça pose pas de problème. Mais faut prendre en compte la pluralité des situations qui font que, bah, c'est pas toujours possible. :/

    Après pour moi la précarité... C'est quand tu as franchement du mal à joindre les deux bouts. Que les prises de risque, tu ne les choisis pas mais tu les subis. Quand tu subis plus que tu ne choisis et qu'au final, tu subis un mode de vie qui ne te convient pas. C'est autant financier (rapport au fait que tu calcules le moindre centime pour faire des économies et éviter de finir dans le rouge) que "moral" (rapport au fait que tu subis plus que tu ne choisis).

    Edit : @Kaus Australis a été plus rapide que moi à propos des questions et résume parfaitement ce que je voulais dire ^^
     
    #4 Letes Nuv, 6 janvier 2017
    Dernière édition: 6 janvier 2017
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  5. Titien

    Titien
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    L'idée est bonne mais pareil je ne vois pas comment répondre à un sondage aussi tranché. J'ai envie de dire "ni l'un ni l'autre mon capitaine" :dunno:
     
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  6. Kettricken

    Kettricken
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    Take each other's hands and never let go

    Idem que @Kaus Australis : changer de job très souvent, c'est la liberté ?
    Moi ce qui m'interpelle, c'est que cette sois-disant "flexibilité" des travailleurs est celle qui est souhaitée par bcp de politiciens à l'heure actuelle, et qu'elle ne sert qu'à précariser les gens.
    Changer de job super souvent, vivre avec peu de moyens pour vivre ses rêves... pour moi, ça n'est pas nécessairement de la précarité. La VRAIE précarité, elle commence quand on n'a pas de filet de secours (que ce soit des économies obtenues grâce à un job précédent ou des parents dont on sait qu'ils seront là pour nous). J'ai l'impression que chez les personnes n'ayant pas vécu cette vraie précarité (je m'inclus dedans), il y a une romantisation de celle-ci, du type "la bohème". Quand cette situation est subie, c'est pas du tout la même histoire.

    Je sais que ce questionnaire est là pour poser des choix un peu caricaturaux et nous aider à positionner notre curseur mais même comme ça, ça m'interpelle.
    Cette personne que je connais, qui a un job CDI plan plan et qui tous les étés prend son mois de congé annuel plus un mois de congé sans soldes, et qui part en sac à dos avec son mari et ses deux enfants à l'autre bout du monde... Est-elle vraiment si peu libre ? Elle vit 1/6 de l'année comme elle le veut, en autonomie (ils ont chacun 5 tenues pour vivre deux mois, point. Et les gamins portent leurs propres sac à dos depuis qu'ils ont 4-5 ans), elle découvre le monde... Je la trouve plus libres que d'autres qui passent leur temps à flipper sur comment payer leur loyer et à déprimer pendant leur périodes de chomage.
     
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  7. Pinceau_

    Pinceau_
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    Cherche le divin en toi plutôt que le diable chez les autres.

    C'est vrai que les questions ne sont pas tout à fait neutres, ça suit un peu le cheminement de pensée d'une certaine partie de notre génération mais clairement pas toute (et heureusement !).

    A mes yeux (qui n'ai pas eu de mal à voter à la première question), je comprends le CDI comme quelque chose auquel on est "accroché"(même si pour tout vous dire je ne connais pas vraiment les "clauses" :hesite:), qu'on ne peut pas quitter facilement (et donc, cela va avec une certaine définition de la liberté qui induit qu'on peut "bouger, se mouvoir facilement"). Je perçois plus la dichotomie avec le prêt bancaire, qui pour le coup, à mes yeux toujours, m'enchaînerait réellement, car m'empêcherait de prendre librement des décisions telles que "partir en voyage", "changer de lieu de vie", "changer d'idée sur le logement"... Mais évidemment, si la notion de liberté n'inclut pas de se déplacer, bah tout ce que je viens de dire n'a plus aucun sens. :dunno: (Et c'est intéressant :nerd:).

    Après tout, je pense que la vraie liberté est au fond de soi, donc partout et nulle part. (:vieux:)

    En fait, le débat se pose sur deux notions aux définitions finalement assez subjectives : sécurité et liberté. Et des notions assez "marketées" ces temps-ci, on nous les rabache en permanence dans les médias au point qu'on pense qu'on en a tous la même définition, alors que non. :hesite: :cyclope:

    Donc d'abord je crois qu'il faut revoir tout ça façon dissertation de philo et définir nos mots-clés. :nerd:
     
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  8. Fauvette à lunettes

    Fauvette à lunettes
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    Je n'ai pas répondu moi non plus car je ne me reconnais pas vraiment dans les deux choix proposés : je travaille dans le milieu de la recherche (qui me passionne et donne lieu à des activités différentes chaque jour) et mon rêve serait de trouver un boulot stable dans ce domaine (chercheuse ou ingénieure dans le milieu public), mais je ne vois pas trop ça comme un avenir "plan-plan". Et quand bien même, je pense que c'est certes important de s'épanouir dans son travail (si on a la chance d'en trouver dans une branche qui nous intéresse), mais je ne trouve pas "négatif" le fait de chercher/d'avoir un boulot stable mais pas forcément très intéressant, si celui-ci permet d'être heureux.se et libre de faire ce qu'on veut dans notre vie perso (et c'est déjà beaucoup parfois !). Pour avoir vécu et vivre encore dans une relative précarité (aux sens professionnel et économique du terme, avec enchaînement de stages pas forcément indemnisés, service civique payé au lance-pierre, CDD reconduits au dernier moment...), je ne trouve pas que stresser sur mon futur (très) proche et ne pas pouvoir faire de projets pro ou perso sur le moyen ou long terme soit synonyme de beaucoup de liberté mais bon :dunno:
     
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  9. Aska

    Aska
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    “Vous voulez du courage ? Ayez déjà de la volonté.”

    J'ai voté pour:
    - Avoir un job hyper-stable (CDI plan-plan, statut de fonctionnaire) et faire le même travail toute ta vie (contre l’assurance de ne jamais voir ton niveau de vie baisser): parce que je n'aime pas à bouleverser mon quotidien, même si ça ne me permettra pas d'évoluer, je préfère largement d'être dans mon cocon que d'être stressée tout le temps à chambouler ma vie et ne pas profiter de mes sous
    - Quitter un job (qui ne te plaît plus, mais qui t’offre une sécurité financière trop confortable pour oser en sortir, par exemple) : trop difficile pour moi, car je sais qu'avec le manque d'expérience (qui ne se fait que sur le terrain) et le manque de projets, c'est très difficile d'embaucher un jeune, ou alors il n'est pas bien payé. Je me suis faite avoir une fois pour mon nouveau salaire d'ailleurs. Avec mon job actuel, je ne roule pas sur l'or, mais je considère avoir un salaire plutôt correct, et j'ai aussi la chance de ne pas payer de loyer (je paie les charges), donc ça me fait faire pas mal d'écono... je voudrais quand même un jour me barrer de la région parisienne qui me rend folle, mais là où je veux aller, il n'y a pas de postes dans ma branche, et je devrais cette fois m'acquitter d'un loyer...
    Alors je ne sais que choisir entre "bosser dans un truc qui ne te plaît pas, dans un endroit qui ne te plaît pas, mais j'ai des sous et je me paie ce que je veux" et "je vis dans un endroit sympa, avec des gens sympas, mais je vis moins bien, je me prive et je gâche mes diplômes".:crying: D'ici peu ce sera le big choix de ma vie!
     
    Tzig0ne et leaking_b ont BigUpé.
  10. Mircea Austen

    Mircea Austen
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    Il croyait savoir, il ne savait pas qu'il croyait.

    C'est marrant j'ai jamais vu l'opposition comme ça. Ma stratégie c'est : avoir un job hyper stable qui me permette justement de pêter des cables de folie autant que je veux à côté. Parce que ma liberté d'aller en voyage dans des clubs échangiste à Budapest juste parce que la météo y est jolie pour finir par rencontrer l'américain avec lequel je me marierais avant de divorcer et de me remarier 10 fois Elisabeth Taylor style, bah tout ça ça à un prix et j'ai besoin de cette zone de stabilité justement pour me sentir libre de prendre des risques à côté...

    Mes passions, la cuisine, le voyage, le japon, je prend justement soin de ne jamais les monétiser pour que ça reste mon truc dont je fais ce que je veux sans aucune contrainte, quitte à côté à faire un emploi de bureau tant que je quitte pas trop tard et que j'ai mes soirées pour bosser mes kanjis.
     
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  11. Kettricken

    Kettricken
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    Take each other's hands and never let go

    Ma life, acutellement.:yawn:
    J'ai gouté à l'emploi en CDD, pendant ma thèse. Et j'ai vu toute l'énergie que ça prend de ne pas avoir un emploi stable, d'avoir un boulot qui soit une passion et qui te prend tout ton temps libre. J'ai quitté la recherche avec l'idée que ce coup-ci, je voulais un "boulot qui ne soit qu'un boulot" et qui me permette d'avoir ma vie à partir de 17h, de pouvoir faire des sorties, des voyages, écrire... sans devoir courir après des posts-docs, des bourses etc.
     
    apacha, Allitché, Chambray et 9 autres ont BigUpé ce message.
  12. Coco.lalie

    Coco.lalie
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    Cerveau en repos

    Les choix sont bizarrement orientés en effet ... Personnellement, j'ai voté pour :
    - Avoir un job hyper stable : depuis que je suis petite, je veux être prof et je le suis depuis cette année donc clairement, j'ai un CDI plus que stable (une fois que mon année de stage sera validée mais bon) et je vais faire le même travail toute ma vie ; mais je ne le vis pas comme une contrainte et je n'ai pas l'impression de m'enfermer dans quoi que ce soit vu que c'est mon choix, mon objectif de vie, mon rêve. De même, je n'ai pas l'impression de faire le même travail toute ma vie parce que c'est en constante évolution, je tente des trucs, parfois ça réussit, parfois ça rate mais c'est pas grave, j'essaie, je recommence et ainsi de suite. Ma liberté dans le fond c'est plus de pouvoir bouger comme je veux dans le cadre que j'ai moi-même choisi.
    - Trouver un boulot qui me plaît : franchement, quelle est la liberté de changer tous les 6 mois/2 ans/5 ans parce qu'on se retrouve dans des situations pourries ? De subir une orientation ou des études qui ne nous plaisent pas pour, finalement, se retrouver au chômage ou dans une situation compliquée pour joindre les deux bouts ? De devoir accepter un job alimentaire pour payer les factures et le loyer (ou même juste la bouffe) ?

    C'est sûr que dans un monde idéal je n'aurais pas de soucis financiers, je pourrais voyager 6 mois par an (ou voyager par la pensée), écrire et lire à n'en plus finir, rencontrer des gens merveilleux et bosser quand ça m'arrange. Sauf que la réalité du monde fait que j'ai besoin de me nourrir à intervalles réguliers, d'avoir chaud et de me reposer ailleurs que sous un pont. Et ça coûte de l'argent. Et cette liberté de tout plaquer, etc., n'est pas toujours possible. Parce que pour moi, c'est ça être précaire : ne pas avoir le choix, subir ce qui nous arrive tout en ne sachant pas de quoi demain sera fait. c'est aussi vivre avec cette putain d'angoisse au ventre en permanence parce qu'on sait qu'à tout moment, ça peut basculer, qu'il n'y a aucun filet de sécurité et qu'on marche quand même en équilibre sur ce fil. Et franchement, je ne le souhaite à personne.
     
    Furya, Allitché, cococat et 8 autres ont BigUpé ce message.
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