Un étudiant sur deux travaille en plus de ses études, et autres chiffres révélateurs

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Chloé P., le 10 décembre 2016.

  1. Chloé P.

    Chloé P.
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    Ancienne rédactrice sur la rubrique Devenir Adulte

  2. Neverland90

    Neverland90
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    Alors moi j'ai travaillé qu'en 3e année durant les études. Généralement, je travaille l'été (garde d'enfant) mais un mois seulement.
    Pour ma part je suis boursière et je vis chez mes parents. Comme j'ai d'énorme difficultés de concentration et donc que je n'arrive pas du tout à m'adapter au système des cours j'évite de travailler durant mon année. Et en général, j'essaie d'économiser aussi un max pour éviter de trop travailler l'été. C'est vrai que quand je dis ça, je passe pour une paresseuse, les gens ne comprennent pas pourquoi je ne travaille pas durant les études et m'avertissent au sujet de la retraite. C'est vrai que comme mes jobs ont été: cueillette (au noir), plongeuse et surtout garde d'enfant (au noir) j'ai eu de la chance d'éviter les jobs Leclerc, Macdo...
    Mais maintenant si je peux, je me contente de mes économies. Cette année, j'ai redoublé donc pas de bourse. J'ai eu un stage d'un mois non rémunéré et là je vais avoir un autre stage non rémunéré jusqu'au mois de juillet dans une association. Tous le monde me dit que je devrais avoir un vrai travail mais je m'en fiche.
    J'ai fais une exception en 3e année pour payer le permis et ça a été assez horrible.

    Je ne trouve pas ça normal que des étudiants doivent travailler si ce n' est pas dans le cadre de leurs études, ça induit en plus pleins de discriminations. J'ai remarqué que pas mal de M2 en droit refusent les étudiants en RSE. Pas tous les M2 mais du coup pas de chance pour l'étudiant travailleur qui a de bon résultats s'il postule à l'un de ces M2.
     
    Sovah, Nochbert le dragon, Chocapiix et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  3. Naudhiz

    Naudhiz
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    Mélange instable

    J'attends avec impatience une étude complète et précise des impacts d'un job sur la vie étudiante :sweatdrop:
     
    Little Moi-Même, Belcara et Nochbert le dragon ont BigUpé ce message.
  4. Ilùvatar

    Ilùvatar
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    If you want to know what a man's like, take a good look at how he treats his inferiors, not his equals.

    Je suis étudiante et je cherche désespérément un boulot là de janvier à mi-juin..et je rigole ( amère ) du coup :sweatdrop:
     
    Burial a BigUpé ce message
  5. Folle Furieuse

    Folle Furieuse
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    Un stage de plusieurs mois non rémunéré ? Mais c'est pas du tout légal ça O_o normalement ça n'est même pas possible de faire une convention de stage dans ce cas-là... Comment est-ce qu'ils te justifient ça ?

    Sinon bien d'accord avec toi sur le fait que les étudiants ne devraient pas avoir à travailler pendant leurs études : les études, c'est déjà l'équivalent d'un boulot à temps plein en termes d'horaires, et il faudrait s'en rajouter ? Malheureusement, ce sont généralement les étudiants ne venant pas des classes sociales hautes qui sont obligés de travailler, et du coup mettent encore plus en péril leurs études, alors qu'ils avaient déjà de base un accès limité à l'enseignement supérieur du fait de leur statut social... L'inégalité qui engendre l'inégalité, c'est à se taper la tête contre un mur :mur:
     
    Faoxie a BigUpé ce message
  6. Hedera Hellix

    Hedera Hellix
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    Panda punk

    Moi j'ai pas eu le choix, j'ai perdu le droit aux aides étudiantes (une sombre histoire de deux ans de chômage toussa) donc si je veux étudier c'est alternance ou rien. Et parti comme c'est ce sera plutôt rien je pense ^^"
     
  7. Neverland90

    Neverland90
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    @Chocapiix
    C'est surtout dans ma famille, des gens qui ont fait des études courtes et qui ont travaillés directe. Le fait que je fasse des étude longues me fait déjà passer pour une glandeuse, mais en plus le fait que je sois boursière n'arrange rien. (J'ai l'impression qu'il y a une grosse stigmatisation des étudiants boursiers, bon après c'est peut-être une impression). Mais je pense que là ou ça a coincé c'est quand j'ai dis "si je peux me passer d'un job étudiant, je n'hésite pas." Pour eux dire ça équivaut à de la paresse et vu que je suis super lente dans mes études...
    Mais honnêtement, je m'en fiche. Les gens pensent ce qu'ils pensent et moi je trace ma route peu importe les obstacles.

    @Folle Furieuse
    Le stage se passera dans une association, du coup, non je ne serais pas rémunérée et il n'y aura pas de convention. En fait, je vais plutôt avoir le statut de "bénévole" je pense (mais j'avais trouvé leur annonce dans la partie "stage"). Mais ça ne me dérange pas car l'avantage c'est que je vais pouvoir aménager mes horaires sans avoir de compte à rendre. Comme ça, cette expérience n'empiètera pas sur mon 2e semestre.
     
    Chocapiix a BigUpé ce message
  8. Lillly

    Lillly
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    Moi je suis en première année à la fac (en médecine) , c'est très prenant je ne peux donc pas avoir un job à côté. J'ai un peu travaillé l'été avant mes études pour avoir un peu d'argent mais pas de quoi vivre. Heureusement mes parents m'aident énormément, car un job en plus de mes études ça n'aurai pas été compatible.
     
  9. 0h-dear

    0h-dear
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    Entourée de personnes merveilleuses ! :rainbow:

    Je suis en première année aux arts décoratifs de Strasbourg et je travaille à côté parce que ma bourse n'arrive pas et je garde des enfants en échange d'un logement ^^

    C'est assez fatigant mais c'est gratifiant de se dire qu'on se débrouille sans ses parents je trouve :o
     
  10. Coco.lalie

    Coco.lalie
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    C'est déjà l'heure de l'hibernation.

    Hahaha,ça ne me rappelle que trop de souvenirs !
    J'ai été boursière durant toutes mes études et je suis d'accord avec toi @Neverland90 , je trouve qu'il y a une grosse stigmatisation des élèves boursiers (bouh, les vilains profiteurs du système qui n'en branlent pas une et qui s'en mettent plein les fouilles contrairement aux classes moyennes qui n'ont rien, la bonne blague). Et certains ne comprennent pas que si on est boursiers,c'est qu'on en a besoin, mais que ce n'est pas pour autant que c'est la belle vie, parce que même échelon 5-6 c'est 450 euros par mois et c'est pas comme ça que tu peux vivre tout ton mois et tout payer (surtout quand le CROUS est facétieux dans le paiement de tes bourses). :slap:
    Sauf que j'ai bossé quasiment durant toutes mes études (mais toujours en parallèle de l'année mais pas pendant l'été, j'avais besoin d'une vraie "pause" à ne rien faire, ce qui était mal vu aussi, le serpent qui se mord la queue parce qu'on n'en fait jamais assez quoi :scream:), j'avais besoin de cet argent pour vivre et j'avoue que je comptais plus mes heures de boulot que mes heures de sommeil :
    - Durant mes trois ans de prépa, j'étais baby-sitter à côté, 6h par semaine donc ça me prenait quand même pas mal de temps sur un emploi du temps qui n'en comportait pas vraiment.
    - En L3 et M1, j'ai continué un peu le baby-sitting (de manière moins régulière) et j'étais EAP (emploi avenir professeur), c'était à l'autre bout de Paris, je mettais plus d'une heure à y aller et la direction a vraiment été peu chouette sur les horaires à aménager avec la fac, ce qui fait que parfois je m'arrangeais en douce avec ma tutrice (même si après, on voulait me faire récupérer toutes mes absences), même pendant la rédaction de mon mémoire :sweatdrop:
    - En M2, j'étais surveillante dans un collège juste à côté de la fac (niveau transport, je m'y retrouvais bien plus) et j'ai eu la joie (non) de tomber sur une CPE complètement folle qui faisait du harcèlement moral sur une partie de l'équipe, grosse ambiance, qui nous épuisait à la tâche ; c'était assez dur de bosser mon mémoire à côté, et je ne sais toujours pas comment j'ai réussi à le finir (elle a même failli m'empêcher d'aller à ma soutenance parce que c'était sur un jour où je travaillais et que ça me faisait arriver une heure plus tard, alors que je m'étais arrangée avec un collègue, bref :bomb:)
    - Il n'y a eu que pendant mon année de concours où je préparais l'agrégation et le CAPES que je me suis décidée à vivre sur mes bourses, mes économies et les revenus de mon copain, mais du coup j'ai super culpabilisé. Et j'avais la pression de "c'est ma dernière année de bourses, il me faut absolument un concours à la fin de l'année, sinon je suis à la rue". :gonk:

    Donc, quand j'entendais les petites phrases du genre "ah, la fac, c'est la glandouille, tu dois passer ton temps à sortir", "les études, c'est le meilleur moment de la vie, tu n'as pas de souci à te faire et tout est plus simple", j'avais juste envie de tout casser. Surtout quand tu as des profs qui ne comprennent pas du tout cette réalité : je me souviens d'ailleurs d'un cours de L3 où un élève avait essayé de partir discrètement 10 minutes avant la fin du cours à cause de son boulot et où le prof l'avait allumé devant tout le monde en disant qu'il fallait choisir et que plutôt que de gêner les élèves sérieux il ferait mieux de ne pas venir :mur:
    Du coup, ce serait bien que les pouvoirs publics prennent la mesure des résultats de l'étude pour proposer de vraies solutions et se rendent compte de la réalité de la vie étudiante plutôt que de sortir des généralités débiles et des jugements à l'emporte-pièce. :supermad:
     
    Chocapiix, Sovah, KroonLicht et 4 autres ont BigUpé ce message.
  11. Leelou2

    Leelou2
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    Je suis en troisième année d'étude d'infirmière et je travaille depuis la première année. Je n'ai pas cette chance d'avoir mes parents derrière moi donc pour pouvoir rester à l'école j'ai dû travailler depuis le début. Je n'avais pas le permis donc forcément je devais avoir un appartement sur place, je n'étais pas éligible aux bourses sur critères sociaux parce que mes parents gagnaient trop mais ils ne m'aidaient pas. J'ai travaillais chez Mcdo pendant trois mois la première année, je finissait les cours à 17h30, je commençait la bas à 18h30 jusqu'au minuit. 5 jours par semaine (week end inclus). C'est le jour où je ne me suis pas réveillée pour un partiel et que je l'ai raté que je devait trouver une autre solution. A la fin de la première année dès étude d'infirmière on a le diplôme aide soignante donc j'ai arrêté Mcdo et j'ai commencé à travailler les week end à l'hôpital. Le travail était meme beaucoup plus physique. J'ai rencontré mon copain à l'école et il m'a proposé de vivre avec lui pour m'alléger les frais. Je faisais ma semaine à l'école ou en stage (ça dépend des périodes) et j'enchainais mon week end de boulot. Je vais être diplômé (normalement) en juillet et malgré que j'ai mon mémoire à travailler pour la fin de l'année, je ne peux pas m'arrêter de travailler.
    Ne pas avoir des parents derrière soi peut empêcher de faire des études, il y a des fois ou j'ai eu envie d'abandonner, la pression étant trop forte, la fatigue m'empêchant de concilier études et travail. J'espère avoir bientôt terminé et commencer à vraiment travaillais parce que je n'ai pas savouré mes études comme un autre étudiant qui ne travaillait pas.
     
    Coco.lalie, ChansonMuette et Hipcherry ont BigUpé ce message.
  12. Melonfire

    Melonfire
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    Ah ça me fait tellement plaisir de voir un article sur ce sujet! :top:

    Je suis également dans ce genre de situation. Actuellement en master d'histoire, je touche 100 euros de bourse par mois, pas suffisant pour vivre bien sûr; mes parents ne peuvent me donner absolument aucun coup de main financier. Dès la licence du coup, même si je vivais chez eux, je travaillais en plus des cours (en général 30/35h de cours la semaine, et j'y rajoutais environ 15h de taff à macdo, puis à carrefour). Désormais, je vis avec mon copain, du coup je suis plus sur un rythme de CDD en usine à temps plein, puis d'une pause d'un mois entre chaque, grosso modo... On fait comme on peut! Dans un sens c'est bien, ça forme et ça forge le caractère et la détermination, et en même temps, j'ai hâte que ce soit fini. C'est méga fatigant mine de rien. Courage à toutes les Mad'z qui travaillent en plus de leurs études en tout cas, et à toutes les autres en général d'ailleurs :fleur:
     
    Chloé P. a BigUpé ce message
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