Un homme victime de viol raconte son histoire : « Je ne savais pas que ça pouvait arriver aux hommes »

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mymy, le 28 juillet 2017.

  1. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

  2. Robinsonne

    Robinsonne
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    Casse pas la tête.

    Trés bel exemple de résilience, et d'implication pour le mouvement qui l'a ensuite aidé !

    C'est très moche, personne ne devrait avoir à traverser une pareille épreuve, homme ou femme (mention "spéciale" aux bobbies et leurs questions HS !), mais qquepart ça peut contribuer à ouvrir les yeux à certains mecs, persuadés qu'un pareil truc ne concerne que les femmes, ce qui aura alors peut être tendance à rendre le viol encore plus odieux aux yeux de tous... D'autant que la victime, ici, n'est pas un homme lambda mais qqun avec une certaine notoriété.
     
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  3. Cilece

    Cilece
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    En cours de piéytchdi

    Que cette personne ait la force et le courage de parler ouvertement de son viol et de s'en faire l'étendard est une excellente chose et j'espère que cette visibilisation va permettre de grignoter le tabou qui flotte autour du viol des hommes. En revanche, j'ai tiqué sur une partie de son discours
    L'accueil de la police dans le cadre de viols est extrêmement maladroit sinon condamnable quel que soit le genre de la victime. Soulignons donc que c'est la culture du viol principalement qui fait que les plaintes font souvent l'objet d'un accueil extrêmement aléatoire de la part des forces de police. Évidemment le faible nombre d'hommes portant plainte pour viol et le stéréotypes genrés entraînent des réactions sûrement très difficiles à entendre, mais les femmes n'en sont pas exemptes, du tout. Pensons au slut-shaming par exemple.

    Je fais juste une piqûre de rappel, mais évidemment, il faut soutenir cette initiative et la visibilisation des associations d'aide aux victimes. Courage et bravo à Sam!
     
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  4. ErsatzE

    ErsatzE
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    Carpe Diem

    Je n'y connais rien en stupéfiant mais une prise de sang n'aurait-elle pas permis de voir qu'il avait été drogué et donc donner une preuve de son non consentement? En outre, selon la manière de le viol s'est déroulé, n'y a-t-il pas un examen médical qui puisse prouver là encore l'absence de consentement (bleus, sang, etc.)?
    Les caméras de sécurité n'auraient-elles pas non pu aussi aider à identifier les agresseurs? Je trouve qu'on en fait pas assez usage. Une amie a été agressée par deux hommes sur une place à Lyon et la police n'a rien fait pour identifier les agresseurs, alors qu'il y a des caméras partout (déjà dans le métro d'où ils sont descendus pour la suivre, etc).
     
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  5. jorda

    jorda
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    @ErsatzE Certaines drogues s'éliminent très vite dans le corps. De plus, le fait d'être drogué ne permet pas de résister à la violence, donc pas de traces...
    Par contre, le coup des caméras de sécurité qui ne sont pas utilisées pour ton amie, j'avoue que je ne comprends pas un tel manque de professionnalisme...

    En tout cas, bravo à la victime d'avoir eu le courage de vouloir porter plainte. Non seulement pour l'acte subi mais pour s'être confronté aux policiers et tous les stéréotypes et préjugés qu'ils peuvent avoir en recevant les victimes.
     
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  6. Gabelote

    Gabelote
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    Ouverte du lundi au vendredi, de 8h à 18h :buzy:

    Je suis hyper choquée par cette partie :
    Si quelqu'un s'y connaît en droit british, je veux bien des éclaircissements mais quel rapport entre le dépôt de plainte et les éléments de l'enquête ?
    Sans même parler des caméras de vidéosurveillances, il est allé dans une chambre d'hôtel !! Un hôtel, donc un lieu identifiable, avec une réception, un numéro de chambre, peut-être même un numéro de carte bleu qui a payé la chambre... Avec ça y'avait pas moyen de collecter des éléments fiables ? La police est toujours en dessous de tout dans les témoignage de viol ou d'agression sexuelle.
     
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  7. maijuinjuillet

    maijuinjuillet
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    @Gabelote @ErsatzE
    Il est allé volontairement dans la chambre d'hôtel, les caméras extérieures a la chambre n'auraient pu montrer rien d'autre qu'un homme consentant
     
    Blumeen a BigUpé ce message
  8. Gabelote

    Gabelote
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    Ouverte du lundi au vendredi, de 8h à 18h :buzy:

    @maijuinjuillet : dans pas mal (beaucoup) d'affaires de viol, il s'agit, effectivement de cas "parole contre parole".
    Mais déjà, un examen médical rapide aurait pu prouver qu'il y a eu pénétration (là encore je ne connais pas le droit britannique, mais en droit français, la pénétration est l'élément matériel du viol). Ensuite, identifier les personnes présentes dans la chambre d'hôtel ce soir-là avec lui aurait pu apporter des indices (notamment la question des antécédents). Enfin, le cas échéant, il y aurait pu avoir confrontation des deux versions...
    Ce qui me choque également c'est que les deux faits semblent aller de paire : y'a pas d'élément probant donc pas de dépôt de plainte. Aucun rapport ! Si on arrêtait de porter plainte chaque fois qu'on est sûr que les délinquants/criminels vont s'en sortir, les stats de la délinquance/criminalité seraient ridiculement faible.
     
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  9. Nyxi

    Nyxi
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    @Gabelote Je ne sais pas pour le droit anglais mais en France les officiers de police/gendarmerie n'ont pas le droit (théoriquement) de ne pas enregistrer les plaintes que les gens veulent déposer. Si un policier/gendarme vous dit qu'il ne peut pas enregistrer votre plainte c'est illégal et il faut lui rappeler qu'il est en devoir de prendre votre plainte. Elle n'aboutira peut-être à rien, sera classée sans suite directement mais le dépôt de plainte ne peut pas être refusé.
    Normalement, dans tous les commissariats/gendarmerie il y a une affiche avec le droit des usagers et dans ces droits figure le droit au dépôt de plainte.
    Toutefois, quand on porte plainte il faut un motif précis (on peut pas dire "quelqu'un m'a fait ça je veux porter plainte débrouillez-vous pour qualifier la plainte") donc soit on sait d'avance le motif soit on se renseigne avant de porter plainte soit on demande au personnel de nous aider à qualifier le motif.

    De plus, si à la place de la plainte on vous propose la main courante, refusez ! Les mains courantes ne servent plus à rien depuis le passage de Sarkozy.

    Et enfin, si vous n'arrivez pas à porter plainte au commissariat/gendarmerie, vous pouvez adressez un courrier directement au procureur pour signifier le délit/crime et c'est le procureur qui "s'investira" (c'est pas le bon terme mais je me souviens plus) de l'affaire.

    Dans tous les cas, ne soyez pas pressé.es, il y a tant de retard dans les instances judiciaires que le simple traitement informatique de la plainte peut prendre beaucoup de temps.
    Donc, n'hésitez pas à vous rapprocher d'une association de soutient aux victimes pour ne pas rester seul.e avec les démarches et pour avoir un soutien psy (et commencer une prise en charge psy du trauma parce que c'est pas la justice qui est en charge de faire un travail thérapeutique avec les victimes).
     
    Shadeluna, Hoshizora, OxsanaBCN et 3 autres ont BigUpé ce message.
  10. Syloene

    Syloene
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    Les licornes doivent trouver qui est notre Saint Fromage. Les armées des Roquefort, Maroilles et Cabécou sont en marche. À vos baguettes !!!

    Bon courage à ce mec, qui malheureusement est confronté à ce que beaucoup de femmes subissent aussi... Il est vrai que la police ainsi que les peines encourues découragent même les plus téméraires d'entre nous.... Quand on vous sort par "exemple" que si votre "pote" vous a violée, c'est de votre faute car il ne fallait pas s'endormir bourrée chez lui, ou qu'il ne fallait pas porter de jupe, ça dégoûte. Et pour ceux ou celles voulant aller plus loin, après les humiliations d'un procès, voir le/la prévenu/e sortir libre avec une mise à l'épreuve, ça fait se demander si tout cela en vallait la peine... Courage à toutes les personnes qui sont passées par là.
     
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  11. Biscotte Mulotte

    Biscotte Mulotte
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    Eperdument Amoureuse

    Je bug sur cette phrase :
    "Je veux dire aux hommes ayant survécu à ce genre d’agression, ou aux hommes qui vont y survivre, que tout va bien, et que tout ira bien."

    Non. Chaque situation est différente et s'il a eu """"" de la chance """"" parce qu'il a été bien entouré, qu'il avait des amis et de la famille présents pour lui, ce n'est pas le cas de tout le monde.
    Je bug là dessus, parce que j'ai récemment lu une phrase similaire sur la dépression, dans le genre "demandez de l'aide et ça ira". Bah non. C'est loin d'être aussi simple. Et même si ça se veut plein d'espoir j'imagine, je trouve ça hyper maladroit. On peut dire qu'il y a des gens qui seront là pour eux, qu'ils peuvent parler à telle personne, aller voir telle association. Mais affirmer que tout ira bien, NON.

    Bref. On va dire que je m'attarde sur pas grand chose mais vraiment ça me rend mal ce genre de phrase. Parce que la personne qui témoigne s'en est sorti, à réussi à faire face, ça ne veut pas dire que ce sera pareil pour tout le monde et peu importe la personne et sa situation, personne n'est en droit de sortir une affirmation générale comme ça. Chaque histoire est différente.
     
    Cilece, just_in_case, Chambray et 2 autres ont BigUpé ce message.
  12. jorda

    jorda
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    On peut carrément menacer d'écrire directement au procureur de la république, dans ce cas.
     
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