Une personne marquante

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par Slut in kiev, le 10 février 2011.

  1. Slut in kiev

    Slut in kiev
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    t'as un trou dans ta mitaine

    Je dois bien bientôt faire un travail à l'école sur une personne qui a marquée ma vie et honnêtement je n'ai aucune idée de quoi écrire.J'ai alors pensé que vous pourriez me faire part de vos histoires personelles à propos d'une personne marquante.Qui sait, peut-être que je trouverai de l'inspiration.
     
  2. miss_caro

    miss_caro
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    Heureuse, simplement.

    Excellente question.

    J'ai plusieurs personnes qui ont marqué ma vie, et continuent à la marquer en quelque sorte, sur différents plans. Mais dans l'absolu, je dirai ma grand mère. C'est une femme qui a arrêté l'école au CE2, et qui malgré tout à une culture incroyable, lit énormément, va à des expositions, etc.

    Elle parle avec sagesse, et quand elle parle on est obligé de l'écouter car ce qu'elle dit est souvent très profond. Sa sagesse m'a marqué plus d'une fois, un jour je me plaignais de mon manque de sous, et elle m'a dit que je n'ai pas le droit de dire ça car je suis en bonne santé et que je suis aimée de tous. Dis comme ça, ça ressemble à une phrase bateau, mais la manière dont elle le dit, elle le dit tellement lentement qu'on écoute chaque mot avec concentration. J'ai déjà eu les larmes aux yeux de voir tant de sagesse, elle a eu une vie pas facile, mais elle reste forte, toujours positive.

    Elle est partie 1 mois en cure car était extrêmement fatigué et à son âge, la fatigue peut être dangereuse. Et quand je l'ai vu si affaiblie, j'en ai pleuré. Et elle me disait que non, que son heure viendra un jour ou l'autre, que je ne dois pas pleurer car elle est heureuse de sa vie. Je sais pas mais peu de gens prennent tant de recul face aux obstacles de la vie, et la perspective de la mort. Voilà, ma grand mère marque ma vie, a marqué mon adolescence, et j'ai une totale admiration pour elle.
     
  3. Kaora

    Kaora
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    FessebookeuZ

    C'est marrant parce que c'est quelque chose à quoi je pensais récemment.
    Je me disais qu'en premier lieu, la personne marquante de ma vie, ce sera toujours ma grand-mère maternelle, c'est elle qui m'a élevée en majeure partie, et je lui dois beaucoup.

    Mais j'ai pensé à une autre personne, qui m'a permis de me construire.
    Quand j'étais au lycée, de mes 15 ans à mes 18 ans, j'ai eu un prof de maths, qui avait environ 25 ans, et qui venait une fois par semaine à peu près me donner des cours particuliers chez moi.
    Il était à la fois mon prof de maths, mon confident, mon psy, mon grand frère, et je lui dois énormément, il m'a permis de prendre conscience de tellement de choses sur moi, sur les autres, sur la vie, je pense qu'il a été et restera la figure marquante de mon adolescence.
    Il habite dans ma ville, et j'espère le recroiser un jour pour le remercier de tout ce qu'il a fait pour moi, sans s'en rendre compte.
     
  4. Jules Winnfield

    Jules Winnfield
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    .

    Mon prof de français en première. C'est un des meilleurs professeurs que je n'ai jamais eu, très cultivé, avec des cours intéressants. Ca se voyait qu'il aimait ce qu'il faisait. Oui, je peux vraiment dire que c'est une personne marquante pour moi, du moins dans ma scolarité
     
  5. kamikase2

    kamikase2
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    apprentie serial Killeuse

    Un collègue a ma mère, il avait 29 ans j'en avait 16, il ne devait rester dans ma ville qu'un an avant de rejoindre sa copine à l'étranger et c'était mon premier amour mais je ne lui est jamais dit, ce que je regrette car je ne les jamais revu...
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    L'étudiant qui me donnait des cours particuliers de maths quand j'étais en 5ème.
    J'ai appris plein de petits "trucs" en maths grâce à lui, mais j'ai surtout repris confiance en moi aussi, cette année là à été très très difficile scolairement parlant, tant au niveau résultats (du moins en maths) mais aussi relationnel avec mes camarades, c'était l'horreur. Je ne vais pas détailler ici, mais j'étais très malheureuse, j'en ai changé d'établissement. Ses cours avec lui étaient ma bulle, je me sentais respectée, ce qui n'était pas le cas chaque jour au collège, et j'étais admirative de sa patience.


    Ma prof de philo de Terminale, une femme forte, incroyablement ouverte, savante, posée, calme. Elle savait reconnaître ses tords, lorsqu'elle avait fait une erreur. Elle est faite pour enseigner, c'est sûr, je ressortais souvent ébahie de ses cours. Elle ne savait pas tout et le reconnaissait, mais elle était très curieuse, de tout, avait soif d'apprendre, tout le temps. Elle aimait partager ce qu'elle savait.

    Mon prof d'économie aussi, que j'ai eu en Terminale. J'adore ce mec, il t'enseigne l'économie, le capitalisme, la façon dont marche notre monde aujourd'hui, et pourtant il se tue à défendre que l'on va droit dans le mur, qu'il faut que nous réfléchissions d'une autre façon, moins conventionnelle, pour voir le monde de façon objective et tel qu'il est vraiment.
    Il soutenait GreenPeace, la WWF, il nous donnait les clés pour comprendre les documents, certes, mais à ne pas les lire de façon bête et méchante, à chercher ce qui ne va pas, à ne pas se fier aux chiffres. J'ai développé un véritable esprit critique avec lui, j'adorais (et adore toujours autant, j'ai gardé contact par email) discuter avec lui. Un prof qui s'attache autant à faire de nous de vrais citoyens.
    Et j'adorais quand il se laissait pousser la barbe, ça lui donnait un côté "Robinson Crusoé", et quand tu reviens des vacances, il a tout rasé :lol:


    Ouais, que des enseignants, je n'admire pas spécialement mes proches, à part mon frère, j'ai toujours été terriblement déçue à un moment ou à un autre par les autres membres de ma famille.
     
  7. cherrypop

    cherrypop
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    What would Blair Waldorf do ?

    Mon prof de littérature/français du lycée.

    C'était un personnage à part entière, complètement lunatique. Il avait l'air d'avoir eu une vie très mouvementée (il a vécu en Algérie, a beaucoup voyagé..). Il pouvait être adorable, ou parfois péter des câbles monumentaux, partir du cours en hurlant, presque violent. Un petit homme tout rond, avec une grosse barbe et une grosse voix.

    C'est lui qui m'a fait aimé la littérature, sans le savoir il m'a poussé vers la voie que je suis aujourd'hui et que j'aime tant. Il m'a beaucoup appris, d'ailleurs grâce à ça, je me débrouille bien à la fac maintenant. Il faisait de la littérature à sa façon, ça m'a montré un tout nouveau côté de cette matière. Un côté que j'aime énormément et que j'essaie de conserver. Grâce à lui, je me suis forgée une écriture bien à moi et il m'a donné beaucoup de conseils.

    Bref, voila en gros. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi il m'a autant marqué, il m'aimait bien, peut être parce que pour une fois, un prof m'a traité pour ce que j'étais vraiment.
    Mais c'est certains qu'il m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses :)

    EDIT : Je remarque que pour beaucoup d'entre nous, ce sont des profs qui nous ont marqué. C'est assez "marrant" puisque souvent, quand on est dans le système scolaire, on a tendance à détester ses profs. Comme quoi, ils nous apportent beaucoup. Dommage que l'on s'en rende compte que plus tard :)
     
  8. Zygomatique

    Zygomatique
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    sous les toits de Paris

    Ma prof de littérature/ français en première.


    Elle était toute fine. très jeune, et très enjouée. Pas le genre de femme vraiment belle, mais pleine d'une sensibilité, d'un charme, d'une douceur...
    J'étais dans un des moments les moins drôles de ma vie. Mon premier copain me rendait malheureuse, se servait de moi comme d'une actrice porno. Je rêvais de liberté, d'aventures et de peinture alors que ma mère m'enfermait dans son monde de bourgeoises rangée un peu (très très très) entretenue par son riche (et insupportable) mari.

    J'écrivais parfois. Et pour cette prof, j'ai passé des heures et des heures à écrire. Elle m'a appris à dépasser beaucoup de mes complexes. Elle trouvait un sens au travail que je faisais. Cette année là, j'étais littérature grâce à elle.
    J'ai trouvé les inspirations qui me plaisaient. J'ai écrit des petites scènes de théâtre pour le TPE, je me suis investie. J'ai accepté de jouer une des scènes de monologue devant le jury.

    Elle m'a fait lire Laclos, Beckett, Ionesco, Genet...

    Et quand j'ai perdu pied, je l'ai appelé un soir. Elle m'a écoutée, elle m'a rassurée. Elle m'a dit que mes erreurs, elle les avais faite avant moi et que je n'étais pas monstrueuse comme ma mère le prétendait.

    Je suis partie de chez ma mère, je ne la voyais plus. Un an chez mon père, et j'ai débarqué à Paris. Elle était à quelques mètres de chez moi. Elle venait d'avoir une petite fillle.
    Je suis passée un jour, et puis encore.
    Et puis elle m'a dit la confiance qu'elle avait en moi. Elle m'a laissé sa fille, le temps de ses sorties culturelles et/ou amoureuses.

    Aujourd'hui, sa fille à 4 ans. Un petit mec est arrivé il y a presque un an. Je les gardes toujours. Elle m'aide toujours autant. En fait non, elle m'aide pas, elle est tellement fascinante que je suis obligée d'être en perpétuelle évolution face à elle. Avec elle, il ne faut pas que je me range, il faut que je sois rock'n'roll, que je sois épanouie.

    Son mec lui a donné un surnom. La fée. C'est pour vous dire...
     
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