Veille Permanente Art Contemporain

Sujet dans 'Veilles permanentes' lancé par Mama Sara, le 4 août 2014.

  1. Mama Sara

    Mama Sara
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    C'est effrayant, la vie

    Aujourd'hui en France 52 221 artistes sont inscrits à la Maison des Artistes, dont seulement 8000 exposent en galerie. Parmi eux, 95% ont un revenu équivalent au RSA.

    L'art contemporain français n'est pas valorisé sur le territoire national et est quasiment absent de la scène internationale. Selon un article de Anne de Conink pour Slate: "le premier français en termes de ventes en 2013, Robert Combas, arrive en 81e position. Son record? 166.000 dollars pour une toile de 1985 vendue à Bruxelles. Pour mettre en perspective, le dernier grand artiste français «contemporain» à apparaître dans les ventes d’art est Yves Klein, décédé en 1962! Sa dernière toile vendue remonte à 2012 chez Christie’s à Londres, à un peu plus de 23 millions d’euros."

    Alors, les artistes français sont-ils mauvais?
    Certainement pas. Si les artistes français sont aussi peu représenté c'est avant tout un problème d'institution. Alain Seban, directeur du centre Pompidou l'avoue: « Longtemps on a répugné à défendre les artistes français de crainte d’être accusé de nationalisme. »
    Anne de Conink écrit "Même l’Etat ne croit pas aux artistes français et complique les choses en imposant un double taux de TVA sur la vente de leurs œuvres. Un taux préférentiel est appliqué aux œuvres d’art d’un artiste étranger (5,5%) tandis que l’artiste français sera lui taxé à 10%. L’exception culturelle française... à l’envers." La conséquence? "le marché parisien représente 2,8% du marché mondial, très loin derrière les Etats-Unis et la Chine, quasi ex aequo à près de 33%, et le Royaume-Uni, à 21%."

    A cela s'ajoute les baisses de subventions accordées aux lieux d'expositions, l'absence d’apprentissage technique dans les écoles qui n'enseignent plus que le conceptualisme et le marketing, la disparition  flagrante de l'Art dans les médias de masse ou sa dépréciation...
    Il est actuellement convenu que l'Art est inutile. Pire: il coute de l'argent publique qui devrait revenir aux "honnêtes travailleurs". Le collectionneur et critique Louis Doucet écrit dans sa lettre ouverte intitulée Les artistes - la précarité au quotidien:
    "Contrairement à la musique, par exemple, où un quidam reconnaîtra facilement son incapacité à juger d’une composition musicale, les arts plastiques appellent des jugements à l’emporte-pièce, d’autant plus catégoriques que le spectateur est incompétent en la matière. Les «mon enfant de trois ans en ferait autant» et «ça représente quoi?» sont encore monnaie courante, et pas toujours chez les gens les moins instruits.
    Qui fera comprendre à ces personnes obtuses que l’art
    est un langage, qu’il s’apprend et que les bonnes questions à poser, à se poser, sont plutôt: «qu’est-ce que l’artiste a voulu exprimer?», «qu’est-ce que cette œuvre dit?» ou «qu’est-ce que je ressens devant cette œuvre?»
    Mais, en cette matière, médias, institutions et enseignement conspirent activement à la déculturation des Français, jeunes et vieux, pour les faire entrer dans leur modèle de pensée unique"

    Christine Sourgins évoque également ce complot: "en France – le pays où s’est inventé la peinture moderne, tout de même – maintenir une peinture de qualité dénoncerait le vide et la fatuité d‘un art conceptuel usé jusqu’au rabâchage mais soutenu par les subventions. Le courant duchampien est par définition prédateur puisque le « détournement » est une de ses logiques favorites : il lui faut donc de la chair fraîche à détourner en permanence… d’où son goût pour le patrimoine qu’il peut squatter et tourner en dérision à loisir.  Détruire la Peinture, c’est aussi détruire des critères de jugement esthétique, jusqu’ici internes à l’œuvre : c’est ouvrir la voie à la spéculation qui va remplacer les critères esthétiques par les critères financiers. Il vaut mieux pour la ploutocratie au pouvoir que l’Art au sens propre, au sens premier, existe le moins possible car il attire l’attention sur la qualité ; or l’AC permet de conditionner le spectateur au règne du matérialisme et de la finance, à la dictature du quantitatif et de l’éphémère…" (ici, le terme AC est utilisé pour différencier l'art dit contemporain, de l'art produit par nos contemporains). Pour l’État il s'agirait donc de dévaloriser l'art au sens large pour ne valoriser que l'"Art Business", celui qui pousse à la consommation, qui génère du chiffre et qui, surtout, ne fait pas réfléchir. Ne surtout pas bousculer l'ordre établit.

    A ce propos il est "amusant" de noter la sous-représentation des femmes dans le monde de l'Art. Christine Sourgins (encore elle), relate les propos du sociologue Alain Quemin dans son article L'art de la discrimination contemporaine: « Les femmes sont majoritaires dans les écoles des Beaux-Arts mais, plus on accède à des niveaux de visibilité importants, plus leur part diminue. Elles ne sont jamais plus de 22 % au niveau des institutions, et de 10 % sur le marché. Leur situation reste discrète par rapport à celle des hommes, pour ne pas dire dominée - bien que, là encore, les collectionneurs ou les galeristes n'aient pas conscience de privilégier les artistes hommes ». "Le genre" occupe une immense place dans le monde de l'art; beaucoup pensent encore, comme Baselitz: « Les femmes ne peuvent pas peindre, car elles n'ont pas la personnalité nécessaire». Un peu plus tard il ajoutera: "mais j'aime beaucoup les femmes ". Alors, tout va bien dans le meilleur des mondes.

    Heureusement, le mois dernier s'est constitué un groupe de discussion sur facebook. Intitulé Économie solidaire de l'art, il regroupe plus de 1000 artistes voulant changer le système. Depuis, de nombreux articles apparaissent dans les médias pour dénoncer le statut des artistes: le début d'une nouvelle ère?

    L'inconvénient d'un statut spécial aux artistes, même si il serait déjà une grande avancée, est qu'il les éloigneraient encore un peu plus de la société. On peut déjà voir comme les intermittents sont mal perçus: branleurs, profiteurs, assistés... A mon humble avis, un revenu de base pourrait être la solution, mais il ne s'agit que d'une opinion toute personnelle.

    En attendant je vous propose de partager ici anecdotes, liens, images qui montreraient les visions (positives comme négatives) de l'Art dans notre société.

    Je commence avec cette caricature de Soulcié:
    [img=314x285]https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpf1/t1.0-9/10527566_902905483059192_1403526136663041149_n.png[/img]

    J'en ai d'autres encore à vous faire partager, mais ce message est déjà bien assez long! :rire:
    Merci à toutes celles qui m'auront lu et qui voudraient participer.

    Si vous voulez en savoir plus, voici les articles cités dans mon commentaire:

    - Interview de Christine Sourgins pour Contrepoints
    - Art contemporain: Recherche artistes français, désespérément par Anne de Conink
    - L'art de la discrimination contemporaine ? par Christine Sourgins
    - La précarité des artistes français en 2013 par Louis Doucet
    - Les plasticiens en quête de statut par Emmanuelle Lequeux, que j'ai copié ici
    - La page facebook Economie solidaire de l'art
     
    #1 Mama Sara, 4 août 2014
    Dernière édition: 4 août 2014
    lafillelabas, Growing Entish, marcielutin et 6 autres ont BigUpé ce message.
  2. lalaya

    lalaya
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    Stressée a mort

    Super résumé, très instructif! Merci!

    En ce qui concerne le nombre d'inscrits à la MDA, c'est peut-être aussi due au fait qu'il ne compte pas que des artistes de type plasticien. Çà regroupe aussi les illustrateurs, les bdéistes, et autres arts pas forcément destinés à l'exposition en galerie?
     
  3. Mama Sara

    Mama Sara
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    C'est effrayant, la vie

    C'est possible oui! Mais si il y a un peu plus de 50 000 créatifs inscrits à la MDA, il y a autant d'artistes qui tentent de vendre sous le statut d'amateurs. Ça en fait du monde délaissé!

    J'ai centré mon post sur "les artistes qui exposent" car c'est le milieu que je connais le mieux, mais c'est également difficile pour les artistes que tu cites. Je voulais justement partager avec vous ce tumblr intitulé Mon maçon était illustrateur (et il a gardé les bonnes habitudes) (tu me donnes l'occasion de le faire plus tôt que prévu :)) Ici, le dessinateur illustre les clauses absurdes de ses contrats et les divers commentaires qu'on peut lui faire, en les transposant au milieu de la maçonnerie.

    Un exemple:
    [img=379x379]http://media.tumblr.com/6c816513415ec98afdd395de7432cea9/tumblr_inline_mnww22Ex2z1rmvx68.jpg[/img]

    Comme dirait l'autre: "Vaut mieux en rire que de s'en foutre"
     
  4. lalaya

    lalaya
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    Stressée a mort

    Oui, je connais davantage du côté des milieux graphisme, illustration et autres métiers d'arts appliqués.

    Le problème de ces métiers, c'est qu'ils pâtissent de l'image de l'artiste maudit. S'il est difficile d'évaluer le coût du travail d'un plasticien, les métiers techniques artistiques sont eux beaucoup plus quantifiables, dans le sens où ce sont des commandes, dont le résultat repose sur des compétences techniques (enseignées en école), et un travail horaire, je ne sais pas si je suis claire. Du coup, a priori, ils devraient avoir moins de soucis à faire valoir le prix de leur travail. Dans certains métiers, on a une certaine protection par les conventions collectives, autrement, l'absence de cadre peut vite devenir un problème. De ce côté là, je pense qu'il a un véritable travail d'éducation à faire, du côté des employeurs, qui pensent des employés comme un artiste qui a l'inspiration et c'est tout, alors que derrière il a des heures de formation, travail, de recherche, de fabrication comme pour tout ouvrier...
    Et une formation aussi du côté des artistes/artisans ou aspirants, qui sont prêt à accepter des jobs complètement dévalués, sous payés, n'apprennent pas à négocier. (Je pense qu'on gagne plus en étant exigent et rigoureux sur des "rares contrats", qu'en cumulant des petits jobs sous payés.)
    Personnellement, j'ai beau être dans une grande école, je n'ai à ce jour encore eu aucune formation juridique. C'est le milieu qui m'a formée, du coup ça reste encore flou sur bien des points et j'apprends de mes erreurs. Mais vu comme on est nombreux, j'imagine que ces erreurs démultipliées contribuent largement à dévaluer ces métiers...
     
  5. Mama Sara

    Mama Sara
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    C'est effrayant, la vie

    @lalaya

    Je ne sais pas si tu es allée voir la page facebook Économie solidaire de l'art mais leur réflexion s'adresse également aux graphistes, illustrateurs... ça devrait t'intéresser. Voici leurs objectifs:

    " Ces propositions visent comme bénéficiaires les indépendants de l'art : les artistes plasticiens professionnels (tous médiums confondus, hors spectacle vivant) et les professionnels indépendants de l'art (commissaires, critiques, photographes, graphistes, traducteurs…) qui sont le plus fragilisés par le système actuel. Ce système ne vise pas à soutenir directement les budgets des créations ou productions, ni à accompagner les artistes qui ont déjà une activité suffisante pour en vivre : il vise à soutenir les artistes dotés des plus faibles revenus, pour les aider à développer leur activité.

    Les objectifs sont à la fois éthiques et économiques :
    - redistribuer davantage les produits financiers du secteur de l'art, à la destination des artistes et professionnels indépendants les plus précaires.
    - faire en sorte que toute intervention en art soit rémunérée (lorsque le bénévolat n'est pas initié par les artistes eux-mêmes).
    - introduire la présence des artistes dans toutes instances décisionnelles liées à leur profession (commissions, institutions, recrutements…) lorsque cela n'est pas déjà le cas."

    Je ne suis pas sûre de comprendre ce que tu entends par  "l'image de l'artiste maudit": est-ce que tu veux dire que les créatifs sont forcément vus par leurs employeurs comme des personnes qui ont choisis d'être incomprises et donc exploitables?
     
  6. lalaya

    lalaya
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    Stressée a mort

    Merci pour le lien :)

    Oui, c'est l'idée... Je dis pas que TOUS les employeurs sont des grands méchants exploiteurs, mais je remarque que pour c'est quand même une tendance générale de devoir se battre pour revendiquer des payes convenables, alors qu'on est face  à des personnes qualifiées, souvent jusqu'à bac+5, qui fournissent parfois du travail au delà des heures définies. Du coup, comment ne pas penser qu'il y a cette image d'artiste maudit qui nous colle à la peau?
    A titre d'exemple, mes amis à diplômes équivalent peuvent prétendent à des salaires deux à trois fois plus élevé en démarrant... alors que pour nous c'est impensable!
     
  7. Mama Sara

    Mama Sara
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    C'est effrayant, la vie

    @lalaya

    Pendant longtemps je me suis demandé pourquoi le travail des artistes était à ce point dévalorisé alors que de mon point de vue c'est ce qui rend notre monde intéressant. Je dirai même que ça rend la vie plus "supportable".

    Le problème c'est qu'il n'y pas que les employeurs qui pensent que les créatifs ne méritent pas d'être rémunérés, la majorité des gens pense la même chose. C'est un vrai problème de société et si j'en crois Louis Doucet et Christine Sourgins, cela à été orchestré par l'état: il faut "conditionner le spectateur au règne du matérialisme et de la finance, à la dictature du quantitatif et de l’éphémère". Il faut donc étouffer tous ceux qui proposent des "produits" uniques, durables et de qualité (et qui en plus suscite la réflexion!). En les sous-payant et en les déconsidérant, on les force à abandonner cette activité pour une autre plus lucrative et mieux considérée.
    Les employeurs ne sont que des marionnettes appliquant de manière inconsciente les règles décidées par l'état.
    Les choses ne pourront changer que si les créatifs se décident à le faire, c'est pour ça que je suis bien contente de voir que des initiatives comme Économie solidaire de l'Art apparaissent.

    Je vois une vraie analogie avec le féminisme: l'état à imposé le patriarcat et il n'y a que les femmes qui pouvaient se révolter (comment s'opposer à ses privilèges lorsqu'on est même pas conscient d'en avoir?). Au niveau de l'Art et de la Culture c'est pareil: qui sont mieux placés que les créatifs pour savoir qu'il y a un problème et le dénoncer?

    Je trouve que ce dessinateur (tout comme l'anonyme de "Mon maçon...) le fait assez bien. (et j'aime bien cette vignette qui illustre parfaitement le place des femmes dans l'art)

    [img=458x352]http://a392.idata.over-blog.com/2/85/61/85/lost-planet/art-contemporain/expo-femmes-artistes.jpg[/img]
     
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  8. Mama Sara

    Mama Sara
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    C'est effrayant, la vie

    Le texte est de moi, sauf ce qui est mis entre guillemets (mais il y a beaucoup de choses entre guillemets :rire:). Je précise que j'ai balancé un peu tout ce qui me passait par la tête sans chercher à faire un article journalistique donc il peut y avoir des approximations, des incohérences... et puis aussi des points de vue qui peuvent ne pas être partagés par tout le monde. C'était qui ton directeur de mémoire?? Parmi les deux hommes que j'ai cité il y en a un que j'ai rencontré, ce serait drôle que ce soit le même (mais on peut parler de ça en MP si tu veux).

    Je suis un peu moins enthousiaste que toi par rapport aux formations artistiques françaises. J'ai fait mes études dans une des écoles les plus réputées et j'ai surtout eu le sentiment que l'on avait brimée ma créativité et mon enthousiasme. C'est un sentiment partagé par de nombreux autres étudiants et pour en avoir discuté avec des profs: le but inavoué serait de "détruire" les étudiants à leur arrivée puis de les "remodeler" à l'image de l'école. Bon ba ça n'a pas marché sur moi, je suis restée bloquée à l'étape "destruction" :rire: mais je trouve que ça participe bien au complot dont parle Louis Doucet et Christine Sourgins: comment croire en la valeur de ton travail et réclamer le respect quand on t'a répété pendant 5 ans que tu ne produisais que de la merde?

    Par contre, j'ai eu la chance de faire une partie de mes études aux USA où je n'ai pas du tout ressenti ça, c'était même plutôt le contraire.
     
  9. Mama Sara

    Mama Sara
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    C'est effrayant, la vie

    Si ça vous intéresse il y a plusieurs conférences sur l'art sur le site de la bibliothèque de Lyon.

    Il y a notamment celle-ci sur la question du genre et de l'art contemporain.

    C'est surtout la fin de la conférence qui à retenue mon attention. L'une des intervenantes explique que les femmes artistes sont cantonnées aux domaines de la décoration/esthétisme, de la séduction et du féminisme. Elles soulignent également le fait que le public à une vision genrée de ce qui l'intéresse.
    Je trouve que ça soulève beaucoup de questions :hesite:
     
    #9 Mama Sara, 25 août 2014
    Dernière édition: 25 août 2014
  10. Mlle Eyre

    Mlle Eyre
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    Sa place est dans un musée !

    Nooooooon une veille permanente art contempo mais c'est pour moi ça!!!! :paillettes:

    Merci pour cette initiative :worthy:
     
  11. Ouble

    Ouble
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    Das ist genau so normal wie Kaugummi kauen

    Super initiative ! :bouquet:

    Je ne m'y connais pas beaucoup mais c'est vraiment un domaine que j'aimerais approfondir, je risque de passer souvent (plus que de participer d'ailleurs :ninja:).

    En tous cas, merci pour le topic, rien que les premiers échanges sont très instructifs. :puppyeyes:
     
  12. Madone

    Madone
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    @Mama Sara Je réagis à un de tes posts où tu évoque ton expérience des écoles d'arts. En fait tu fais écho à une de mes craintes: je m'apprête à intégrer une école supérieure d'art de niveau national, donc oui, plutôt réputée. Mais même en rêvant depuis de nombreuses années à mon entrée, j'ai toujours eu peur de ce "formatage", que je pense déceler dans les travaux des élèves. J'ai du mal à entrer dans une typologie précise, je me suis sentie souvent contrainte et soumise à ce qu'on me demandait en terme de méthodologie à la fac, au lycée, j'ai toujours aspiré à être plus autonome qu'on nous le demandait.

    Du coup mon posts ne concerne pas tellement une veille sur l'art contemporain, mais fait peut être écho à des étudiantes en arts qui s'inquiètent de leur rentrée et de la pertinence de leur démarche, en plus de leur insertion professionnelle. J'espère pour ma part travailler à l'étranger, dans un pays où la diffusion de l'art contemporain est encore en développement, la France me paraissant assez "coincée" et bloquée à plein de niveaux en termes d'initiative (des directions de centres d'arts mal gérées, une mauvaise diffusion au niveau local qui occasionne un désintérêt de la population alors que ça pourrait constituer une ouverture etc...)
     
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