Veille permanente racisme, xénophobie...

Sujet dans 'Veilles permanentes' lancé par katnissvsw, le 18 novembre 2012.

  1. Anna Stesia

    Anna Stesia
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    D'ailleurs il y a une journée organisée à St Denis pour la sortie du film. Dans les photos de l'event il y a une bibliographie créé par Amandine. Je suis tellement reconnaissante à cette femme, ce qu'elle fait est historique (réaliser, produire, monter, distribuer....) et son film, au delà du documentaire, est vraiment beau. Je ne peux pas être objective mais même si je n'avais pas la chance de côtoyer ces jolies personnes de près ou de loin, ce film est grand. J'ai envie de vous supplier d'aller le voir, pour permettre à Amandine, et à d'autres femmes racisées, de créer plus facilement.
     
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  2. cryhouse

    cryhouse
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    salutttt nounou

    j aimerais bien voir ce film mais j'habite dans le nord... (croise les doigts pour une future projo)
     
    Little Moi-Même a BigUpé ce message
  3. Ana-Esperanza

    Ana-Esperanza
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    Nope.

    Bonjour !
    je voudrais lancer une discussion si vous le voulez bien sur un sujet que j'ai pas vu passer, ni ici ni au sein du féminisme blanc. à savoir les odeurs corporelles.
    le féminisme blanc s'est emparé de la question des poils, qui prend le devant de la scène assez souvent ("cette mannequin ne se rase pas", "j'assume mes aisselles" etc). Pour les racisé.e.s et en particulier les afrodescendant.e.s (il me semble), cette question est typique du féminisme blanc, car assumer ses poils c'est bien, mais tu peux le faire à condition qu'on ne te compare pas à un animal quand tu le fais (désolée pour le spécisme, mais j'accepte encore mal d'être comparée à un singe, c'est pas un compliment, même venant de quelqu'un de vegan - ça ne m'est pas arrivé, c'est juste un exemple).

    et pour moi, la question des odeurs corporelles relève des mêmes schémas. je n'ai pas vu le féminisme, quel qu'il soit, s'emparer encore de la question, comme s'il était évident qu'il fallait toujours sentir la rose. il y a effectivement un double standard dans la notion de transpiration entre hommes et femmes, mais le consensus est que tout un chacun doit faire en sorte d'être propre sur lui pour ne pas se faire jeter l'opprobre (mais les débats sur le lavage du vagin nous montrent que la "propreté" dans notre société est un concept soit erroné, soit pas du tout universel).

    il y a quelques années, une copine m'a dit ne pas utiliser de déodorant, car elle trouve ses odeurs corporelles plus dérangeantes quand elle en met que sans. il lui arrivait donc de sentir la transpiration, et en fait je vois pas du tout en quoi c'était problématique, et elle non plus. je comprends parfaitement la posture car elle se sent mieux comme ça.
    mais est-ce possible pour nous, les racisé.e.s, d'adopter ce type de position ? il me semble que le débat est tout à fait intersectionnel, au moins au niveau de la race (et n'hésitez pas à ajouter des niveaux que je n'ai pas vus).


    je vais vous peindre un petit tableau : je me souviens d'un événement assez traumatisant pour moi autour de 14 ans. je sortais du cours de danse et il y avait une canicule. la secrétaire ou la personne de l'accueil de la mjc m'avait dit en public, devant d'autres filles qui sortaient aussi du cours, que quand on sent fort comme moi il faut "prendre ses précautions" et se laver plus. j'étais déjà outrée car j'avais fait un effort physique et je n'ai jamais été quelqu'un qui sent particulièrement fort la transpiration, mais quand j'y repense, il y a certainement des facteurs hormonaux qui jouaient : à 14 ans, la transpiration sent plus fort qu'avant ou après !

    du coup quand je me vois oublier de mettre du déodorant, je reviens toujours sur ces deux événements et je pense qu'il y a matière à travailler sur nous-mêmes sur ce sujet. ma copine blanche n'a pas de problème à être perçue comme quelqu'un qui ne met pas de déodorant, et moi j'ai toujours en tête l'idée et les mots de certains, qui disent que "les noirs sentent fort", et c'est un blocage pour moi d'être perçue comme quelqu'un à l'hygiène douteuse !

    je n'ai rien vu passer sur le sujet, j'aimerais avoir vos points de vue dessus, et si vous avez des articles qui en parlent je suis très intéressée !
     
    Nour + Nad, Kand'x, Camaeleon et 11 autres ont BigUpé ce message.
  4. Emenulis

    Emenulis
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    What will grow crooked you can't make straight.

    @Ana-Esperanza : Je suis d'accord avec toi sur pas mal de points.
    Je suis Noire et je ne m'épile pas.
    On m'a déjà fait remarqué à plusieurs reprises que ma décision était tout sauf bonne étant donné ma pilosité.
    J'ai déjà eu pas mal de remarques à propos de mes cheveux (cf.comparaisons avec des animaux en tout genre), alors avec mes aisselles, mes jambes et le reste, les remarques ne se font pas moins rares. J'ai même des leucodermes qui ont les tripes de me poser des questions sur ma pilosité : Pourquoi c'est comme ça ? Est-ce que c'est pareil ici ou là ?
    Franchement j'ai envie de m'acheter un taser par moment.

    Sinon on va combiner à ça le fait que je ne mette pas de parfums, déodorants ; je penche plutôt vers les huiles et autres trucs un peu naturels. J'ai plutôt droit à des remarques / regards sur mon usages des huiles/beurres et autres trucs gras : on sait que pour les wyipos, gras = sale. Donc oui, j'ai déjà eu à faire à pas mal d'idiot.e.s concernant ma pilosité, mon "odeur" ou celle des huiles.

    EDIT : En plus la vision du corps Noir qu'il soit féminin ou masculin n'a jamais mais alors jamais été positive. Nous sommes trop masculines, beaucoup trop ci ou ça. Alors pour prendre une décision qui va encore plus ajouter à cette vision négative du corps Noir, il faut être encore plus fort.e mentalement (plus que d'habitude). Tout ce qui est épilation, pilosité ou autre ça reste un choix personnel de toute façon.

    Après , oui cette question de double standard s'applique un peu à tous les domaines. Et on sait que quand on parle de féminisme (et un peu tout d'ailleurs) : White women do it better.

    Mais en général, l'opinion d'un/d'une blanc/che, d'un/d'une féministe blanche, d'un/d'une végan/végane blanc : je m'en contrefiche.
     
    #7132 Emenulis, 7 octobre 2017
    Dernière édition: 7 octobre 2017
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  5. Ana-Esperanza

    Ana-Esperanza
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    Nope.

    @Emenulis je suis d'accord pour dire qu'on se fiche de leur avis ! Mais j'ai un peu mon prisme de recherche d'emploi (et j'ai découvert : bientôt de demande de prêt aussi) qui fait que je me sens dans l'obligation de me conformer aux diktats blancs, de façon temporaire pour des raisons de survie.
    du coup en entretien d'embauche, je sais que la vague odeur de transpiration ne passerait pas...

    pour ce qui est des huiles, ça se démocratise chez les blanches aussi, alors du coup ça fait moins "mauvais genre"... mais clairement il y a un stigmate. d'ailleurs c'est devenu un go-to pour moi quand on me demande de toucher mes cheveux : "ben vas-y, mais ils sont pleins d'huile...", ou sinon je laisse toucher et là, c'est le drame :rire:
     
    Nour + Nad, Kand'x, Allitché et 4 autres ont BigUpé ce message.
  6. Emenulis

    Emenulis
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    What will grow crooked you can't make straight.

    @Ana-Esperanza : Oui évidemment, il va falloir que tu rentres dans le moule quelque temps.
    [​IMG]

    Et ta petite astuce je l'utilise aussi, bien que, j'utilise tellement d'huiles que c'est hyper visible et donc ils n'osent plus du tout XD
     
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  7. Diophantienne

    Diophantienne
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    @Ana-Esperanza je pense qu'une des raisons pour lesquelles c'est plus dur pour nous de décider de ne pas suivre les diktats, c'est que nos corps ne nous appartiennent pas complétement. On est en permanence des représentants de notre groupe et si on sent la transpi / a des poils / etc., on participera à des stéréotypes sur les Noir·e·s. Une femme blanche qui a des poils aux les aisselles, c'est une femme bizarre/marginale, une femme noire avec des poils sous les bras, c'est la preuve que les Noir·e·s sont sales/sauvages/insère-le-stéréotype-de-ton-choix.

    [j'en peux plus non plus des "han c'est spéciste de dire que tu ne veux pas être comparé·e à un animal, les humains sont des animaux" en réponse aux remarques "c'est déshumanisant de nous comparer à des animaux" qu'on peut avoir. Merde à la fin.]
     
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  8. Anna Stesia

    Anna Stesia
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    @Ana-Esperanza En tant que racisés nous devons aussi prouver que nous sommes "propres". Qui n'a jamais enfendu un "sale *toi*"? C'est la première insulte raciste pour beaucoup d'entre nous. Ton expérience à la danse, je l'ai vécu dans d'autres circonstances et je sais que nous ne sommes pas les seules. "Sale rat, tu pues" je l'ai entendu dès le CP. Être "sale", "pas présentable" c'est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. Comme le dit @Diophantienne nous représentons, malgré nous, un groupe et qui plus est un groupe qui subit le préjugé raciste d'être sale et nous intégrons ces préjugés au point de nous sentir obligés de les contredire.
    Il faut aussi ajouter nos éducations, "Tu dois être présentable parce que sinon les voisins vont penser que nous ne nous occupons pas de nos enfants, que vous êtes là juste pour la CAF". Amandine Gay racontait qu'elle avait interpelé les zadistes de Nantes d'un "C'est plein d'enfants de bourgeois ici" et c'est vrai, nous ne pouvons pas nous permettre tout ce que permettent des privilèges que nous n'avons pas. Pour paraphraser une amie, mes parents n'ont pas vécu dans un bidonville pour que je devienne une zadiste qui vit dans une cabane. Ce n'est pas une option pour nous, la marginalité on y vit toute l'année quoique l'on fasse, le but est d'en sortir pas de s'y enfoncer. Parce qu'on porte aussi les espoirs de notre communauté il faut "s'en sortir" pour eux, prouver que les préjugés racistes sont faux et démontrer notre humanité. Je suis toujours en colère face à ceux qui poussent la politique de respectabilité trop loin, mais force est de constater que j'en ai intégré une part non négligeable.
     
    Maia Chawwah, Nour + Nad, Kand'x et 9 autres ont BigUpé ce message.
  9. Allitché

    Allitché
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    All the Women in my Family Sing

    @Kopses @Ana-Esperanza et les autres : nan mais vous avez vu ce timing, ce savon tombe à poaaal :yawn:

    @Diophantienne ça me rappelle qu'il y a deux soeurs Noires aux USA je crois (je ne suis plus sûre si c'est 2 soeurs ni si c'est aux USA) qui ont développé une réflexion autour d'être vegan of color (je crois qu'ielles ont un blog) :hesite: j'avais commencé à lire mais j'avais trouvé certaines parts ardues. Mais enfin pour dire, beaucoup de ces sujets ont été emparés, pour le mieux, par les concerné.e.s :drama:
    ça n'empêche pas les blanc.he.s qui n'ont jamais souffert de ne pas être considéré.e comme humain.e d'être à côté de la plaque :facepalm: c'est sûr que ça a rien de dégradant d'être comparé.e à un animal de compagnie tout mignon vu l'amour qu'on leur donne. Sauf que HEIN je vais pas refaire la blague mais beaucoup de personnes ont moins de considération pour les humains à côté des animaux mignons, je vous apprendrai rien :facepalm:
     
    Shadeluna, Ana-Esperanza, Herzeka et 2 autres ont BigUpé ce message.
  10. Little Moi-Même

    Little Moi-Même
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    Veux changer le monde

    Merci pour cette proposition de sujet. Je m'étais aussi fait la remarque que ne plus s'épiler c'était limite un "privilège" (humpf) finalement. Ce qui craint.

    En fait pareil, lorsque je vois / entends des féministes blanches parler de la libération de leurs corps je trouve qu'encore une fois on nous ignore. Alors c'est cool pour elles hein mais bon c'est toujours dans ces moments où je me demande si je suis plus une femme que plus une noire. Évidemment, je suis plus noire hein. Effectivement une femme blanche qui ne s'epile pas c'est une marginale, et mine de rien, on lui demande ses raisons (ça pu mais on présuppose qu'elle a des raisons, qu'elle a raisonné ce choix) . Alors que j'ai toujours eu la sensation qu'en tant que noire, de base, je suis perçue comme pas jolie et comme sale. Que si en plus je me permettais de sortir des codes de beauté ce serait un suicide social. Si j'arrête de m'epiler, je ne serai pas une marginale à qui l'on demande "ce qu'il se passe", je serai là noire pas belle et sale qui n'est pas encore tout à fait civilisée, point. Du coup, en vrai j'avoue que j'en ai marre du délire "à bat les poils" . Je ne me sens pas concernée as always. Je ne me retrouve pas globalement dans le féminisme majoritairement représenté, soit "blanc", je trouve que je n'ai absolument pas les mêmes problématiques et priorités que les personnes qui se retrouvent dedans. Que je suis davantage "sur la selet" (ça ne doit pas s'écrire comme ça), plus sévèrement jugée, et surtout plus facilement atteignable. J'ai l'impression d'avoir à agir sur des combats plus "réels" que les poils. Finalement, rien que de me faire accepter moi, en tant que française et en tant que femme c'est compliqué, faire accepter mon individualité n'en parlons pas (je suis un groupe et-c'est-tout), alors mes poils et ma transpi hmmm comment vous dire.

    Donc j'ai la chance de n'être que peu poilue. Oui, je pense encore actuellement que c'est une chance, oui. Je peux ne pas m'epiler sans que cela ne se voit trop. Je m'epile rarement donc (pas par militantisme, juste parce que j'ai une vie. J'ai toujours fait ainsi) mais je continue à m'epiler. Et pour l'instant je n'envisage pas l'absence d'épilation des aisselles et jambes quand l'été arrive et que je dois / veux les sortir.

    Sur la question de la transpiration et de l'odeur, j'ai aussi eu des remarques à l'adolescence sinon c'est pas drôle. Il y a des trucs qui me sont restés. Je me suis par défaut mal à l'aise des que je dois passer la nuit avec d'autres gens par peur d'avoir transpiré un peu pendant la nuit (ce qui n'a pas de sens parce que je ne transpire pas vraiment la nuit et je le vis bien quand je suis seule) et de"puer" le lendemain. J'aere direct et vais à la douche alors que d'autres "sentent" plus et que ça ne gêne apparemment personne . Mais bon voilà par habitude, je suis l'individu qui se doit de ne pas avoir d'odeurs sinon ça va encore être du "les noirs ils puent". Comme je n'aime pas les deo (bonjour tâche blanches sous les aisselles et impression de transpi de l'enfer), je me suis plus tournée sur le parfum. Ça s'est calmé avec le temps tout ça. Au final, personne ne s'évanouit à côté de moi quand je sors du sport donc bon.

    Aujourd'hui, je pense que l'on ne me perçoit plus comme une crado mais du coup ça "me fait rire" qu'il m'a fallu tout ces efforts pour faire sortir le poils et la transpi aujourd'hui. J'ai conscience de ne pas vraiment en avoir la possibilité sur le plan social (amical, amoureux, travail). Franchement déjà ma couleur, mes traits et mes cheveux me troll la dessus si je peux m'éviter d'autres coups de battons je le fais. Je n'ai aucune "honte/regret". Ma priorité immédiate c'est d'être un minima heureuse, donc que l'on me laisse tranquille. C'est tout ce que je demande et ça semble ne pas vouloir se faire. J'ai pas la force, ni l'envie de galerer davantage. Je sais qu'avoir des poids, de transpirer se n'est pas grave blablabla, moi même, chez moi je m'en bat, mais je sais aussi que les gens sont encore trop cons pour ne pas me maltraiter un peu plus pour 3 poils sur les jambes et une vague odeur de transpi, quand ma pote blanche ne sera qu'une personne maginale point. Derrière, je ne suis même pas sure que l'on parvienne à me croire avoir des revendications vu comme je suis souvent perçu comme un peu idiote et qu'à par le racisme basique à la kkk, on ne s'imagine même pas que je puisse revendiquer autre chose. Pff
    Je suis tout à fait en accord avec l'edit @Emenulis au passage. J'ai tout à fait conscience de la perception que l'on a de mes traits. Je sais que je n'ai jamais été perçu comme jolie et que l'idée d'être sale va avec. Rien que de faire accepter mon physique avec "normes comprises" c'est long et loin d'être gagné. Les gens ont encore des soucis psy avec mes cheveux, mon visage est "trop rigolo" lolilol, et je pue et surtranspire par défaut. Du coup les poils je n'ai pas le temps franchement . Humpf.

    En vrai, l'histoire poils me soule bien profondément. Je ne me sens absolument pas concernée et incluse. Je n'ai même pas envie de faire l'effort, ça me couterai trop.

    @Anna Stesia je suis ultra en accord avec ton post. Le truc c'est que pour moi au dela d'avoir interiorisé le truc, on a moins le choix aussi je pense. La société est bien plus violente avec nous qu'avec certains autres. Sur plein de points. Disons que ma force actuellement c'est de gérer l'afflux d'injustices et/ou conneries que je me prends, pas d'en réclamer davantage.

    En fait je suis énervée et je crois que j'ai diverge la. Globalement des qu'il faut parler physique et perception des qualités physiques je ne répond plus de rien. Je n'ai pas la force de faire genre nous sommes tous égaux sur ce plan, il m'est toujours apparu que ce n'était absolument pas le cas.

    Oh et les beurres et autres bains d'huiles qui deviennent à la mode dans les soins des blancs(hes), avec de la chance l'aspect huileux fera moins sale..

    Sinon. La connerie du jour. Chez la dermato, l'assistante qui demande si mon acnee "c'est génétique" . Évidemment que je réponds que "je ne sais pas" . Et évidemment, l'assistante de m'expliquer ce que veux dire "génétique" (c'est pas comme ci j'avais un master de génétique hein mais bon comme je suis stupide par défaut bref voilà) et moi de lâcher un "non mais merci j'avais compris, je ne connais juste pas la génétique de mes parents biologiques". Et comme d'habitude c'est le drame. Elle s'excuse. Pas d'avoir sous estimée mon intelligence hein évidemment, (ils nous infantilise tellement continuellement qu'ils n'ont toujours pas intégré que l'on avait accès aux études et que le français pouvait être notre langue maternelle et que l'on était donc capable de comprendre un certain nombre de choses) . Bref, encore une fois j'ai du raconter ma vie et me taper les remarques qui vont avec. Et la c'est pareil, j'en suis à me demander si je dois mentir et inventer. Genre inventer la génétique de mes parents biologiques ou juste prendre celle de mes parents histoire que l'on me foute la paix (ce qui, on est d'accord est complètement contre productif sur le plan médical) mais j'en ai tellement marre. Bref elle s'est excusée (parce que je fais pitié aux gens souvent à ce moment là, agréable) mais a osé me poser la question du "vous avez été adopté par des français ou pas du tout?". Parce que encore et toujours lorsque l'on est noir dans ce pays on n'est PAS français hein. C'est fou ça ! Elle m'a tellement enervée c'te meuf ! Ça m'énerve tellement cette faculté à m'enlever continuellement ma culture et ma nationalité sous prétexte de ma couleur de peau (tout en étant pas raciste hein). Bordel. Quand je pense que mes potes blanches "bi-culturelles" de l'enfer sont constamment vu comme tout-à-fait françaises, elles, quand moi jamais, je peux pas franchement !
     
    Grumpy Bunny, AreCNE, Nour + Nad et 16 autres ont BigUpé ce message.
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