Veille Transmédicalisme

Sujet dans 'Veilles permanentes' lancé par Luzgar, le 21 novembre 2018.

  1. Luzgar

    Luzgar
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    Hey you're beautiful ~

    Je sais que je vais bien me faire détester pour ça. Mon but est cependant d'abord l'éducation et la transmission du savoir que j'ai pu acquérir après tout ce temps.
    Malheureusement en France (et je ne peux que parler de la France), les personnes dans le médical sont très mal informées sur ce domaine, ce qui amène à des choses totalement loufoques que j'ai pu expérimenter.
    Chacun dans cette veille peut venir poser des questions et s'informer, et j'essaierai de poster des nouvelles informations si j'en ai.
    Les personnes cisgenres sont bien évidemment admises pour parler et apprendre.
    Il faut savoir que je préfère maintenant utiliser le terme de transsexuel/transsexualisme.
    Aussi n'oubliez pas que sexualité et genre n'ont rien à voir.

    Qu'est-ce que le transidentité/transsexualisme ?
    [​IMG] [​IMG] [​IMG] [​IMG] [​IMG]
    (Images traduites par moi, avec permission du propriétaire).

    Il y a aussi une bonne vidéo (en anglais mais il y a les sous-titres) :

    Sources dans la description.

    Le Genre n'est pas une construction sociale (mais les rôles genrés oui)
    Le genre, comme expliqué dans les images plus haut, est le sexe du cerveau. Il y a une histoire assez triste avec un homme nommé David Reimer pour prouver ceci.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Reimer
    En gros c'était un homme à la naissance, mais à cause d'une circoncision ratée (la circoncision est une mutilation génitale, d'ailleurs), un médecin qui voulait prouver que le genre était une construction sociale, a décidé de lui couper le cuicui pour en faire une fille (chirurgie terrible pratiquée sans son consentement que les personnes intersexes vivent beaucoup). Il lui ont donné des hormones etc pour faire en sorte que ce soit une fille, et il fut élevé en fille.
    Pourtant, à l'adolescence, et même avant, David continua de se considérer comme un garçon et de se savoir garçon, quand bien-même son appareil génital et ses hormones n'étaient pas masculin.
    Il se suicida à terme après avoir découvert ce que le médecin lui avait fait.


    Le DSM-V et homophobie

    En Amérique (tout découle de l'Amérique, et en France nous sommes très très en retard dû en partie à notre cher Freud), c'est le DSM-V qui est principalement cité pour diagnostiquer les personnes trans (je crois qu'il y en à d'autres, mais c'est beaucoup moins commun). Le problème de ces documents résident dans le fait qu'ils mettent "non conformité du genre" (raccourci GNC pour Gender Non-Conforming plus tard) au même niveau que la transidentité/transsexualisme. La pathologisation de la non-conformité du genre possèdent de grandes racines dans l'homophobie.

    DSM-V :
    Le problème du DSM-V c'est que quelqu'un qui souffre des rôles genrés de notre société peuvent avoir facilement le diagnostique de dysphorie de genre (quand bien-même le problème est d'ordre social et non biologique). En effet, il suffit d'avoir le premier (incongruence marquée entre le genre exprimé) et le cinquième (un intense désire d'être traité du genre opposé) critère pendant plus de six mois pour pouvoir avoir le diagnostique de dysphorie de genre.
    Je ne dirais pas que tout est à jeté dans le DSM-V, mais c'est à prendre avec des pincettes. Pincettes que la WPATH (Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres) n'a pas prise puisqu'elle estime que les personnes non-conformes aux gens devraient pouvoir transitionner sans être pour autant transgenre.

    WPATH : "Only some gender nonconforming people experience gender dysphoria at some point in their lives. Treatment is available to assist people with such distress to explore their gender identity and find a gender role that is comfortable for them (Bockting & Goldberg, 2006)."
    Traduction : "Seulement quelques personnes non-conforme au genre expérimente de la dysphorie de genre à un moment dans leur vie. Le traitement est disponible pour assister les gens avec une telle détresse et explorer leur identité de genre, et trouver un rôle genré qui est confortable pour eux."
    De ce fait il y a eu des rapports de femmes masculines homosexuelles (butches) qui ont été vivement poussées à transitionner pour correspondre leur sexe à leur rôle genré.

    La communauté LGB surtout américaine, dénonce depuis quelques temps ces problèmes d'homophobie, ce qui a radicalisé certains groupes (notamment les féministes radicales, qui excluent les personnes trans (TERFs)).

    Dysphorie de Genre
    La dysphorie de genre est donc une déconnexion entre le sexe de naissance et le genre (sexe du cerveau).
    C'est difficile à expliquer, mais j'ai lu quelques trucs avec lesquels j'étais d'accord par rapport à mon expérience, donc je vais essayer de faire de mon mieux pour le transmettre. Nous verrons aussi après avec quoi la dysphorie de genre peut-être confondue avec, c'est pour cette raison d'ailleurs que je pense que voir un thérapeute est important. J'ai traduis ce que j'ai trouvé d'un Tumblr, mais par rapport à ma compréhension de la dysphorie de genre et de mon expérience, cela semble coller. Prenez ça comme une description générale de ce que ça fait d'avoir de la dysphorie, pas comme la bible.
    Il y a trois grandes sensations liées à la dysphorie de genre, le malaise, la dissociation et la dépression.

    Pour la dissociation, il y a un lien cliquable pour en parler de façon plus profonde. C'est très mal connu, surtout en France, pourtant c'est un symptôme majeur de la dysphorie de genre.
    La dysphorie de genre n'est traitable que par hormonothérapie et chirurgies.

    Cependant la dysphorie de genre n'est pas la seule chose qui peut causer tous ces problèmes-là, c'est pour cette raison qu'il est important d'avoir un suivi psychologique. Les plus grandes catégories sont les traumas, surtout d'ordre sexuels (ils peuvent causer malaise, dépression et dissociation), la dysmorphie (pareil), sexisme internalisé ("c'est mieux d'être un homme !") et l'homophobie internalisée ("pour aimer le même sexe je dois être du sexe opposé"). Si vous allez voir un psychologue, essayez de ne pas prendre un Freudien, car ils ne croient pas au transsexualisme. /!\

    Je reviendrai plus tard sur les problèmes que la désinformation cause, mais cela fait déjà un bon premier poste. :)
     
    #1 Luzgar, 21 novembre 2018
    Dernière édition: 21 novembre 2018
    -Loreleï-, Asilentio et Aqua ont BigUpé ce message.
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  2. Cépamoi

    Cépamoi
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    Mais qu'est-ce que ça peut faire si des personnes qui selon toi ne sont pas vraiment trans soient prises en charge comme telles?
    Ou je n'ai pas compris :ninja:

    Édit:
    Mehhh, tu excuses les féministes radicales transphobes en mettant la responsabilité sur les personnes trans ou je n'ai pas compris (encore) ?

    Édit :
    Et qu'est ce que Freud vient faire dans ton raisonnement ?
    Je suis perdue :ninja: (team psychanalyse pourtant mais je ne vois pas le rapport avec ce que tu dis :hesite: )
     
    #2 Cépamoi, 21 novembre 2018
    Dernière édition: 21 novembre 2018
    Etp a BigUpé ce message
  3. Luzgar

    Luzgar
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    Hey you're beautiful ~

    @Cépamoi Déjà, ce serait bien d'arrêter de tout prendre sur soi. Il n'y a aucune insinuation des personnes non-dysphoriques dans mon post, si ce n'est de confuser dysphorie de genre et non conformité de genre. La critique du DSM et du mouvement général médical de la WPATH n'a rien à voir avec un individu. C'est un système que je critique sur la base de l'homophobie, de sexisme et d'ignorance.
    Ensuite, j'excuse personne. Beaucoup de femmes détransitionnées deviennent TERFs et militent activement contre le transsexualisme en général parce qu'elles pensent car comme leur expérience à été infructueuse, cela veut dire que "cela n'existe pas". Leur raisonnement est mauvais, provenant d'une mauvaise expérience, qui n'aurait jamais dû arriver. Le meilleur moyen d'éviter ça c'est de faire de l'éducation, ce que mon post essaie de faire, et ce que je vais continuer de m'efforcer de faire, parce que c'est mon devoir de personne trans et de féministe.
    Mon post a, encore une fois, pour sujet d'aider contre la désinformation de la dysphorie de genre, afin de pouvoir aider les gens dans le médical, ou d'autres qui se questionnent.
    Je ferais un post sur les problèmes qu'amènent les personnes qui se disent trans sans en être plus tard, mais pour le moment, je comprends pas très bien pourquoi le fait de vouloir prôner l'éducation et l'information, te dérange.
    Si tu lis bien mon poste, j'ai précisé que les personnes qui suivent Freud ne croient pas au transsexualisme. Pour beaucoup il s'agit simplement d'une la manifestation d'un problème avec un des deux parents. Tout comme l'homosexualité. Cela dit, prendre un psy Freudien n'est pas non plus un trop grand problème, puisque c'est possible d'avancer même avec, c'est juste, plus compliqué, à cause de la confiance (ou non confiance surtout).
     
    #3 Luzgar, 21 novembre 2018
    Dernière édition: 21 novembre 2018
    Asilentio a BigUpé ce message
  4. Cépamoi

    Cépamoi
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    @Luzgar
    Hey, du calme. Je ne t'accuse de rien ni ne me sens visée :dunno:
    J'essaye de comprendre ce que tu écris, c'est tout :dunno: Je ne vois pas pourquoi tu m'agresses?

    Ensuite bin, tu as ta position que je ne partage pas mais où ai-je dit que ca me dérangeait :dunno: ? Je n'aime pas cette opinion mais le forum est libre que je sache.
    Sinon, je posais la question pour les féministes radicales transphobes puisqu'on a eu maille à partir sur le forum il y a deux ou trois jours et elles étaient cis.
    Donc oui, ca les excuse. D'ailleurs, le fait que des terfs soient "d'anciennes personnes trans" n'excusent pas selon moi l'inanité de leur position et actions :hesite:

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    -Soualo-, Etp et CutaPica ont BigUpé ce message.
  5. Luzgar

    Luzgar
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    Hey you're beautiful ~

    @Cépamoi Je ne t'agresse pas ? Je suis désolé si ça a été perçu comme tel, ce n'était pas mon intention. "Mais qu'est-ce que ça peut faire si des personnes qui selon toi ne sont pas vraiment trans soient prises en charge comme telles?", tu me dis ça alors que ce n'est pas le sujet en fait, ça m'indique que tu le prends comme une critique personnelle (en tout cas je l'ai compris comme ça), alors que je n'ai pas parlé de ça de tout mon post. Ce n'était pas ton intention, on s'est mal compris alors.

    Je n'ai jamais dit que toutes les TERFs étaient "d'anciennes personnes trans" et je n'ai jamais excusé leur opinions ou actions en fait. Expliquer quelque chose, ça veut pas dire excuser. J'explique que certaine anciennes personnes voient l'homophobie du DSM-V et de la WPATH et sont donc devenues radicales parce qu'elles estimaient du coup que ce n'était pas un truc qui existait, quand bien-même de nombreuses preuves scientifiques appuient sur le fait que ça existe. C'est tout. J'ai l'impression que tu cherches des trucs où il n'y en a pas. Ces personnes là sont transphobes, souvent sexistes, homophobes (ironiquement) et biphobes, ça n'est pas acceptable. Par contre, ce serait bien de combattre ça de façon optimale, c'est-à-dire, en éduquant, en tout cas, c'est ce que je pense. De ce fait, cela combat la radicalisation et ça permet une meilleure entente et moins de transphobie. L'éducation pour moi est la clef pour pouvoir combattre les formes d'abus divers et variés, et la discussion est quelque chose de très important pour pouvoir changer les esprits. Remarque que j'ai mis les TERFs comme exemple, mais il y a d'autres groupes, sans nom concret, notamment avec les hommes homosexuels.

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  6. Cépamoi

    Cépamoi
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    @Luzgar
    Pas de problème pour le malentendu.
    Alors ma première question, c'est parce que j'ai eu l'impression, peut-être fausse, que tu estimais qu'il y avait les vrais trans et les autres, que les vrais pouvaient être éligibles à un parcours de soin mais que les autres y avaient le droit aussi alors qu'ils ne devraient pas et que tu étais en désaccord avec cette prise en charge des faux trans comme des vrais trans. J'ai peut-être mal compris mais je me suis demandé ce que ça changeait pour toi en fait.

    Voilà, on est d'accord sur rien, ca ne veut pas dire que je veux en débattre ici. Par contre, mes questions avaient à voir avec des points que je ne comprenais vraiment pas. Ce n'était pas pour débattre, je ne crois pas que ca changerait quoi que ce soit.

    Tu as répondu à mes deux autres interrogations. On ne se rejoint pas mais merci de ta réponse.
    Si tu le souhaites, je peux éditer mes posts vu que ça n'avait pas directement à voir avec ta veille.
     
    AngelTen Richard II et Etp ont BigUpé.
  7. Luzgar

    Luzgar
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    Hey you're beautiful ~

    @Cépamoi
    Ce que j'ai mis dans mon premier post, notamment les 4 premières images (+ la vidéo), ce sont pas des opinions, mais des faits. Tu peux ne pas être d'accord avec, mais ça veut pas dire que ça n'existe plus soudainement. Ce n'est pas débattable en soit, puisque ça fait partie de la connaissance scientifique actuelle sur ce qu'on sait du transsexualisme.
    Comme je l'ai dis, le problème des personnes qui poursuivent un parcours d'hormonothérapie quand bien-même elles n'en n'ont pas besoin, j'y reviendrai, avec des sources, notamment sur les fermetures de certaines cliniques aux USA à cause de poursuites judiciaires, ainsi que des temps d'attente, et la démédicalisation de la condition médicale qui amène à ne plus rembourser les traitements qui sont vitaux pour les gens comme moi. Ces choses-là arrivent aussi en France, mais il y a beaucoup moins d'exemples (malheureusement j'en ai vu tout de même). J'y reviendrai plus en détail du coup, un peu de patience. :) Je veux essayer de récolter des choses tangibles, et pas juste dire des trucs sans preuves.

    Ça ira, ne t'inquiète pas.
     
    Aqua a BigUpé ce message
  8. Cépamoi

    Cépamoi
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    Non @Luzgar . Mais je ne debattrais pas sur ta veille, ce n'est pas le lieu vu les lois de Madmoizelle.
    C'est tout pour moi.
     
  9. Anesca

    Anesca
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  10. Luzgar

    Luzgar
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    Hey you're beautiful ~

    Un peu plus sur la science

    Je vais détailler et traduire quelques trucs sur les recherches sur le transsexualisme. Il faut savoir que beaucoup de recherches ont été faites, parfois bonnes, parfois moins bonnes. Une des premières études date de 1964, avec des résultats assez vieillottes mais ils définissent l'identité de gender comme étant bien à part de la non conformité de genre.
    Un truc assez pratique aux USA qui n'est pas utilisé en France c'est de référer les hommes et les femmes par mâle/femelle. Si on doit prendre mon exemple à moi, je suis un homme femelle, parce que mon sexe biologique est femelle mais mon identité est homme. Cependant, si j'étais une femme "femelle" masculine, je serai toujours une femme (le mot qu'on utilise généralement c'est Butch).

    Le sexe du cerveau

    Mais nous allons surtout nous concentrer sur les différences au niveau du cerveau. Il est commun que les gens pensent que les cerveaux sont les mêmes que ce soit le cerveau femelle et mâle n'aient aucune différence biologique. Il y a différents types de différences dans le cerveau et celles dont nous allons parler concernent plutôt le "câblage" biologique (fonctionnalités), et non pas de la substance (morphologie).
    Il faut savoir que la publication qui disait qu'il n'y avait aucune différence dans le cerveau entre les hommes et les femmes vient d'une étude nommée "Sex beyond the genitalia: The human brain mosaic" et cette étude a été critiquée 4 fois par différents scientifiques.
    Citations de "Multivariate Revisit to "Sex Beyound the genitalia" :
    Voilà celui-ci a un graphique donc c'est intéressant à montrer pour bien comprendre.

    Les cerveaux des personnes trans

    Je vois très souvent l'argument, "les cis ne devraient pas faire des recherches sur les trans", et en vrai, je trouve cette affirmation idiote. Les scientifiques ont un codes, la recherche scientifique est quelque chose de très pointue, que l'homme a réussi à créer afin de pouvoir comprendre mieux le monde autour de nous et aussi nous-même.
    [​IMG]
    Voilà comment fonctionne la méthode scientifique. Les critiques sont d'une très grande importance pour les scientifiques afin d'avancer les théories, qui sont toujours soutenues par des expériences et des observations. Quand bien-même les observations peuvent être biaisées (visible notamment par le cas de Blanchard, mais je n'ai pas vraiment envie d'en parler, je préférerais vous rediriger vers une chaîne anglophone nommée ContraPoints qui traite de l'autogynéphilie).

    La critique des données est la clef afin d'avoir des théories fiables. "Il est cis" n'est pas une critique d'une expérience menée, mais une critique ad hominem (de la personne). La biologie est une science, les observations faites sont donc visibles grâce à la réalité dans laquelle nous vivons. Quand bien-même on peut ne pas être d'accord avec les observations faites, les faits de l'expérience sont toujours là. Je serais toujours critique des observations faites, parce que c'est important, surtout dans quelque chose qui me touche, mais je ne peux pas critiquer l'expérience menée si tout à été fait correctement. La science n'est donc pas un culte, pas une religion, c'est l'étude du réel. Toutes les études que je donne sont revues par des paires, d'autres scientifiques qui cherchent à critiquer l'expérience, pas à la valider. Parce que l'étude du réel se fait par la critique des observations, et non pas de la validation aveugle.

    Maintenant, beaucoup de ces études dont je vais parler sont difficilement accessibles, mais je vais faire de mon mieux. Il n'y a pas encore de méta-analyse par rapport à tous ces sujets-là, donc patience est de mise, mais il commence à y avoir des review de la littérature générale disponible en anglais, ce qui est déjà - à mon sens - pas mal. La méta-analyse c'est des analyses d'échantillons d'études, comme si c'était un énorme échantillon, ce qui permet d'avoir plus de chiffres et de mettre en évidence des faits de façon plus global.

    Déjà, nous savons que l'identité de genre et la sexualité possèdent très peu de chance d'être manipulées par l'environnement.
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091302211000252
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25667367
    Ce qui contredisent l'utilisation de tout ce qui est fluidité de la sexualité ou de l'identité de genre.

    Maintenant les réels différenciations des cerveaux entre les patients cis et trans. Toutes ces études ont été faites avant que les personnes trans accèdent à des hormones de remplacement. Je les traduis car elles sont plus compliquées à comprendre, dans mon opinion. Je ne vais pas toutes les mettre et traduire, mais il y en a beaucoup. Notez que tous considèrent les patients transsexuels quand ils ont de la dysphorie de genre, ce qui maintient le consensus scientifiques que la dysphorie de genre est le symptôme déterminant du transsexualisme. Demandez à un scientifique faisant des recherches sur ces endroits-là, ils qualifieront les personnes sans dysphorie de genre de "cissexuels".
    http://www.jneurosci.org/content/34/46/15466.long
    "Les résultats de cette étude montre que la microstructure matière blanche dans les transsexuels FtM et MtF tombent entre les contrôles femelles et mâles (FC/MC). Nos données s'harmonisent avec l'hypothèse que le développement des fibres est influencées par l'environnement hormonal pendant la fin du développement prénatal et le début du développement postnatal du développement du cerveau, hypothèse proposée pour la détermination de l'identité de genre."

    https://academic.oup.com/cercor/article/25/10/3527/387406
    "En investiguant les réseaux structurels des transsexuels FtM et MtF, nous avons observé des différences dans les connections de l'hémisphère et du lobe, ainsi que des fonctionnements différents quand comparés avec contrôles sains."

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4222943/
    "En somme, nos données sont en accord avec les individus qui sont dysphoriques du genre, avec leur problèmes d'identifications avec leur sexe biologique. Les activations du cerveaux chez les MtF étaient différents de ceux des hommes, et partiellement, aussi de ceux des femmes. De ce fait, les différences entre les MtF, hommes et femmes dans le traitement du genre de la voix reflètent des différences qualitatives dans les traitements comportementaux et neurologiques, qui ne peuvent pas être facilement localisées sur un continuum linéaire entre les hommes et les femmes."

    D'autres études :
    https://link.springer.com/article/10.1007/s00429-012-0492-4
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24800986
    https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0085914
    http://www.psyneuen-journal.com/article/S0306-4530(11)00374-X/fulltext
    https://academic.oup.com/cercor/article/23/12/2855/464986
    https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0083947
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022395610001585
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022395610003250
    (Il y en a d'autres, ce ne sont pas les seules dont j'ai connaissance, mais ça fait un bon petit paquet déjà).


    Pistes intéressantes pour la dysphorie chez les enfants :
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fendo.2014.00060/full
    https://link.springer.com/article/10.1007/s10508-014-0278-2
    (A prendre avec des pincettes je dirais).

    Conclusion

    Même si nous savons pas exactement à quel point la dysphorie impacte les connexions dans le cerveau, nous savons qu'elle le fait et de façon significative. Je connais quelques personnes qui pensent que les personnes trans ont des cerveaux "intersexes", puisque comme vu dans beaucoup d'études, ils ne tombent pas exactement dans l'une des deux cases sexuelles des personnes cisgenres. Cependant ils s'approchent plus du sexe voulu que du sexe biologique. Nous sommes encore au point où nous voyons des choses différentes, et que nous comprenons que c'est sans doute la cause du mal-être, sans être certain de son étendu et de ce que cela signifie réellement par rapport à ce que nous connaissons.
     
  11. Luzgar

    Luzgar
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    Hey you're beautiful ~

    Les genres non-binaire

    Comme je l'ai déjà expliqué, le genre vient du sexe, et donc la conclusion logique que cela amènerait normalement est qu'il existe donc deux genres. Cependant, une argumentation très répandue pour justifier les genres "non-binaires" est que, dans la culture du monde, il existait des genres en plus que celui d'homme ou de femme. Nous allons donc nous intéresser à ces fameux genres, à travers le monde, qui étaient apparemment tellement plus ouverts d'esprit que nous. :rire:
    D'ailleurs, voici une carte qui en montre plein plein, et nous allons donc parler de chacun d'eux et regarder s'il s'agit véritablement d'un troisième sexe, ou non. Je le traduis d'un post qui a fait ses recherches, mais vous pouvez vérifier grâce à la carte très facilement que ces informations sont vraies, ou recouper avec d'autres sources.

    "Les mahu pouvaient être biologiquement mâle ou femelle habitant un rôle genré entre les deux, ou exprimant à la fois le masculin et le féminin."
    Bien que ce soit terrible que la colonisation à Hawaii ai pratiquement éradiqué la culture native, il ne s'agit pas là d'un troisième genre. C'est juste des rôles genrés. Ces personnes-là étaient toujours biologiquement un sexe, et les rôles genrés, comme nous le savons, est une construction sociale, non pas une vérité biologique.
    D'ailleurs, je serai considéré Mahu si j'y étais né, après tout, j'incarne les rôles genrés masculins et féminins !

    "Cela veut dire "une femme avec un coeur d'homme", il est définit par une femme biologique qui ne s'habille pas forcément à la mode masculine, mais qui n'était pas restreinte par les contraintes sociales placées sur les autres femmes dans la société Blackfoot."
    Ce qu'on appellerait aujourd'hui une féministe quoi. C'est par rapport aux rôles genrés. Il y a un super livre d'ailleurs donné sur la carte, ici qui raconte l'histoire et la place de ces femmes dans la société.
    Tiens d'ailleurs, si j'étais dans cette tribu, je serai très certainement ninauposkitzipxpe aussi.

    "Ils reconnaissent 4 genres : hommes, femmes, hwame (mâle qui s'identifient comme des femelles) et alyha (femelle qui s'identifient comme des mâles).
    C'est ce qu'on appelle donc aujourd'hui communément : homme, femme, femme trans et homme trans. Toujours pas un trois/quatrième genre.
    Ne nous décourageons pas cependant, peut-être qu'un autre va pouvoir faire l'affaire ! (En vrai, je ne vais pas tous les faire, parce que vous comprendrez très vite que ça peut devenir long, mais la carte et le lien donné précédemment parlent des autres.
    Tiens mais... Je serais très certainement alyha si j'étais né là-bas.

    "Un troisième genre, dans lequel un homme biologique incarne à la fois l'esprit masculin et l'esprit féminin. Dilbaa se réfère à une femme biologique avec un esprit plus masculin. Les deux sont considérés l'incarnation des deux genres dans une personne."
    Encore une fois une référence aux rôles genrés, incarner le féminin et le masculin. Un homme féminin peut être féminin mais sera toujours un homme, une femme masculine pourra être masculine mais sera toujours une femme blablabla.
    Et vous connaissez la musique, je serai très certainement dilbaa si j'étais né là-bas (ce qui serait cool parce qu'être un soigneur et tout, c'est la classe quand même).

    "Le muxe est généralement un homme biologique qui soit s'habille comme une femme, soit s'habille comme un homme avec du maquillage. Ils adoptent des rôles sociaux féminins, comme travailler dans la couture, mais aussi beaucoup ont des carrières de col-blanc au Mexique. Dans les décennies récentes, le terme s'applique aussi aux hommes homosexuels."
    C'est donc, comme vous vous en doutez, basé sur les rôles genrés, et de la bonne vieille homophobie des familles. :joy: Vous trouvez ça normal de justifier qu'un homme féminin gay soit recalé à un genre "non-homme" à cause de sa sexualité ? Moi pas trop.

    "La génétique semble avoir créé un troisième sexe dans la république dominicaine. Un véritable trait d'hermaphrodisme a été découvert par les ethnographes dans les années 1970, qui ont suivi des enfants dans des générations. Avec des organes génitaux indifférenciés, ils sont généralement élevés comme des filles, mais se développent comme des hommes à la puberté. [...] La société s'est accommodé avec les guevedoche et ont construit un troisième genre avec des rôles genrés distincts pour eux."
    :hesite: C'est ce qu'on appelle, chez nous, des personnes intersexes. Quelques uns pourraient penser qu'il s'agit d'un troisième sexe, de ne pas être tout à fait homme ou tout à fait femme biologiquement, mais j'argumenterai que ces personnes là souffrent déjà beaucoup de la façon dont les médecins les traitent comme des monstres. Toutes les personnes intersexes sont tout de même d'un côté ou de l'autre dans le spectre du sexe, et ce n'est certainement pas un troisième sexe/genre (c'est une condition médicale d'ailleurs, qui cause des soucis de santé, tout comme le transsexualisme (mais pour des raisons différentes)).

    "Largement utilisé pour les hommes gay, une large proportion des mashoga sont des hommes biologiques qui adoptent le genre féminin au début de leur vie. Ils s'habillent avec des vêtements féminins et masculin, mais dans une façon propre à eux. Ils prennent très souvent le rôle genré féminin et servent un rôle crucial dans les événements de mariages."
    C'est gay, et l'homosexualité n'est toujours pas un troisième genre, le reste, c'est du rôle genré.

    Conclusion

    Bon je vais m'arrêter là.
    Ces cultures pensaient que le fait d'être gay rendait quelqu'un différent de l'homme/femme et ont donc imaginé un nouveau genre pour eux. Ces cultures pensaient que le fait d'être intersexe voulaient dire que quelqu'un était différent d'être biologiquement homme/femme et ont imaginé un nouveau genre pour eux. Ces cultures pensaient que le fait d'être trans, ou eunuque, constituait être un nouveau genre qui n'était ni homme ni femme. Ces cultures pensaient que le fait d'être une femme masculine, ou un homme féminin, faisaient d'eux des choses différentes que des femmes ou des hommes. Ces rôles genrés n'étaient pas choisis mais poussés sur ces personnes de façon culturelle.

    Nous serions tous d'accord aujourd'hui pour dire que c'est homophobe, intersexiste, transphobe et anti-féministe. Et pourtant, aujourd'hui, on justifie les "non-binaires" avec ce genre d'exemples. Je ne suis évidemment pas contre ces cultures dans leur ensemble, mais il est important d'avoir un regard critique. Ce n'est pas parce qu'ils sont meilleurs sur certains points qu'ils étaient plus ouverts, et pour le coup, ils ne l'étaient pas sur ces points-là. La colonisation que nous avons fait était mauvaise et a détruit énormément de culture, et cette critique ne justifie absolument pas la colonisation, parce que la richesse des cultures est importante. Cependant, comme toutes les cultures, elles étaient faillibles sur certains point à cause de l'ignorance de la biologie et de la science en général.
    Arrêtons cela s'il vous plaît.
     
    -Loreleï- a BigUpé ce message
  12. Luzgar

    Luzgar
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    Hey you're beautiful ~

    On pourrait se dire que, des personnes qui estiment qu'elles sont d'un autre genre que celui qu'homme et femme, contredisant à la fois les années d'oppression que les gens qui ont (et sont toujours) recalés dans un autre genre (basé sur le fait d'être trans, non conforme au genre, intersexe, ou simplement homo) et nos données scientifiques actuelles, ne font pas de mal à personne.
    Malheureusement, ce n'est pas aussi simple. Prenez à cœur que c'est le post le moins scientifique que j'ai fais jusqu'à maintenant, j'ai évidemment des biais de confirmations, pas de réels chiffres à annoncer, simplement des témoignages, beaucoup, qui émergent, viennent et se compilent. A prendre avec des pincettes, donc, mais notre voix est tellement étouffée qu'il me fallait rétablir un peu cette partie-là.

    Du côté social

    La visibilité des personnes trans et non-binaire groupés ensemble comme étant une même identité, fait qu'il y a un énorme malentendu qui s'installe.

    Par exemple, il y a quelques temps, l'Uruguay permettait aux personnes trans de changer leur marqueur de genre sans chirurgie. Jusque là, rien de mal, évidemment !
    Mais quand on regarde un peu mieux la loi de l'article permettant cela, et la définition de trans (article 3 petit c) est celle-ci, passée sous google translate :
    Il englobe à la fois la non-conformité de genre et les travestis, les mettant, à nouveau, dans la même case que les personnes trans (transphobie), ce qui montre une énorme désinformation sur le contexte de cette loi. Être trans, je le rappelle n'est pas un choix. S'habiller d'une façon ou d'une autre, ses pronoms etc, l'est.
    De plus, cela veut dire que n'importe qui peut se réclamer trans, n'importe qui peut changer son marqueur de genre (ce qui n'a aucun sens et ce doit être monstrueusement dur à gérer), ce qui veut dire que n'importe qui peut bénéficier d'aides qui étaient normalement destinées aux personnes trans. Cela veut dire pensions, aides sociales, bourses, jobs, peuvent être abusivement récupéré par des personnes cisgenres qui utiliseraient cette lois pour leurs bénéfices. Ce n'est pas juste, ce n'est pas normal et cela ne combat absolument pas la discrimination. Ça n'est pas inclusif, c'est juste transphobe.
    http://www.mides.gub.uy/innovaportal/file/77785/1/proyecto-de-ley-integral-para-personas-trans.pdf
    https://www.gaystarnews.com/article/uruguay-transgender-rights/#gs.B9mYtNk

    Maintenant, tout ce qui va suivre sont des témoignages que j'ai pu voir sur tumblr, les liens des billets associés y seront mis. Le tumblr associé à chaque fois est un bon tumblr de ressources, moi je ne suis plus sur tumblr, parce que honnêtement c'est pas plus mal de plus y être. :') Bien sûr, un témoignage, ce n'est qu'une très mauvaise preuve, mais ces témoignages sont très récurrents et devraient être pris en compte, à mon sens.

    "Une de mes amies est vraiment cool et c'est une femme trans intersexe mais bon dieu elle a dû partir de tumblr il y a longtemps parce qu'il y avait un nombre important de gens qui l'utilisait comme une "carte maîtresse", concrètement ils disaient "Oh eh bien cette personne existe donc le sexe est inventé et je peux être n'importe quel genre que je veux parce que c'est aussi inventé."
    https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/174533071573/one-of-my-friends-is-really-great-and-shes-an
    (Il existe un tumblr entier appelé not your intersex pawn qui parle de ce genre de problèmes. Je ne suis pas d'accord avec pas mal des personnes qui le gèrent, mais malheureusement, il existe bien car il y a un problème du genre).

    "J'étais l'anon, et je vais sortir de l'anonymat pour parler de mon expérience avec le genre.
    Quand j'étais petite, j'ai été abusée par ma mère. Cela m'a conduit à avoir une sérieuse peur des femmes pour un long moment, chose dont je n'ai pu guérir que depuis quelques années.
    Une partie de ce qui a rendu ma guérison si compliqué est que beaucoup de personnes toxiques ont réussi à me convaincre que ma peur des femmes était ce qui faisait de moi une personne trans.
    Je suis allé au travers de plusieurs identités non-binaires, essayant de me convaincre que c'était aussi ce que j'étais. Que cela pourrait guérir ce qui était mauvais avec moi. Je voulais être accepté par mes amis non-binaires. Je voulais me sentir bien, je voulais ne plus avoir peur. J'ai été très proche d'aller sous T et la seule raison pour laquelle je n'y suis pas allé et parce qu'un très bon ami est venu et m'a crié dessus pour être stupide et me faire du mal comme ça."

    "Ce post est extrêmement important. Je connaissais une fille qui s'identifié comme non-binaire, transgenre, et genre, dragon-kin ? God, je me souviens plus. Dans tous les cas, elle était très intéressé par la testostérone. Mais elle était très ouverte sur son manque de dysphorie. Moi et un ami à moi ont été ceux qui lui ont parlé pour qu'elle ne transitionne pas médicalement, pour lui dire que c'était okay d'être non-conforme au genre et masculine. A ce jour elle me remercie de l'avoir empêché de, et je cite, "ruiner sa vie et son corps pour une tendance"."
    https://aggressiveuwu.tumblr.com/post/173999107969/what-are-your-thoughts-on-cis-truscum-i-agree

    Je sais que beaucoup d'entre vous n'aime pas Blaire White et j'ai mes différents avec elle sauf qu'il y a une vidéo qui n'est dispo que sur sa chaîne ou celle de quelqu'un qui semble largement transphobe donc j'ai pris parti choisir celle-ci. Le clip de cette vidéo est une femme trans qui essaie de convaincre sa fille qu'elle est un homme trans, avec des questions dirigées.

    Je traduis ce qu'on y entend :
    Première voix (en s'adressant à l'enfant) : "Donc tu es un garçon trans, tu sais ce que ça veut dire ?"
    La mère répond : "Donc tu es née fille, mais tu te sens comme un garçon c'est ça ? Ca veut dire à peu près que tu es trans, n'est-ce pas ? Okay, et c'est okay tu sais, mais c'est juste le mot pour ça."
    Tout comme Blaire, on sent que c'est largement forcé sur l'enfant, en tout cas, en voyant ça, je l'ai senti : l'enfant ne répond pas à la question, c'est la mère qui dirige, qui lance les lignes à dire, l'enfant ne s'exprime pas sur le sujet là. Okay, ce pourrait être le stress d'être filmé, ou quelque chose comme ça, gardons l'esprit ouvert, c'est peut-être mis sous un mauvais jour.
    La mère continue : "Tu aimes faire des activités calmes et féminines ou est-ce que tu aimes sauter partout et être folle et attaquer tout le monde."
    L'enfant réfléchi puis ensuite : "Hmm, les activités de garçons."
    Rappel qu'aimer des choses de "garçon" n'a jamais fait de personne un garçon. ~ Blaire rattaque sur le fait qu'elle faisait des activités "de garçon" enfant, et pour ma part, j'ai fais des activités "de filles" comme joué avec des barbies pendant un temps. Cela ne veut strictement rien dire sur une échelle individuelle.
    Je ne dis pas que l'enfant n'est pas trans, parce qu'il est simplement impossible de savoir raisonnablement si c'est le cas à cet âge-là, et pourtant, son avenir est déjà tout tracé par ses parents qui décident donc qu'ils vont la mettre sous hormones pendant la puberté et compagnie. Je trouve ça d'une violence profonde pour l'enfant qui est privé de ses choix de vie, ou même de sa liberté de pensée. Ça fait juste froid dans le dos. Il y a des milliers de cas de petites filles tomboys qui se développent comme des filles après et qui sont totalement bien dans leur genre, il y a des milliers de cas de petits garçons féminins qui se développent comme des garçons après et qui sont totalement bien dans leur genre.
    Je rappelle aussi que pour le développement normal sexuel d'un enfant, il est nécessaire de savoir quel sexe ils ont. Élever un enfant "sans sexe", ce n'est pas lui rendre service, c'est de l'abus, c'est du gaslighting, ça va être très mauvais pour le développement de l'enfant et ça me fait horreur parce que c'est terrible.
    Élever un enfant sans rôle genré, c'est ça qui combat le sexisme dans la société et c'est bien et pour le coup, ça permettra à un enfant de savoir mieux qui ils sont et ce qu'ils aiment et leur permettront de s'affirmer.

    Ensuite, d'une façon plus globale, la réputation des personnes trans est moyennement bonne. On pourrait penser qu'il s'agit d'une simple discrimination (et cela existe toujours !), mais il n'y a pas que cela.
    Le lien montre une série de screen, où une femme a demandé à un groupe facebook anti-SJW pourquoi ils détestaient les personnes trans. https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/172630902578/and-yet-i-followed-a-post-from-another-truscum

    Par rapport aux parents.
    "Quand j'ai fais mon coming out l'année dernière, mes parents ont prétendu m'accompagner avec, pour que j'arrête de la fermer à propos de leur demander de m'aider à transitionner. Ils ont arrêter de me croire après un moment. "Tu es juste incomfortable avec les rôles genrés, hein ? Tu n'as pas besoin d'être trans juste parce que tu ne rentres pas dans une case !" Même quand je leur ai dis que la vue de mon torse me donne envie d'arracher ma peau. "Pourquoi tu ne peux pas être une lesbienne plutôt" Quand je leur ai dis que j'avais besoin de changer mon nom et mon marqueur de sexe."
    https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/172171755945/to-tucutes-that-think-they-harm-no-one

    Je m'arrête là, il y a encore énormément de témoignages que je pourrais mettre, malheureusement, comme je l'ai dis, ils s'empilent.

    Listes d'attente, médecine, transition

    Il est difficile d'avoir des chiffres à ce jour réellement concrets car nous n'avons pas le recul nécessaire pour évaluer correctement les choses. Tout ce que je sais c'est qu'aujourd'hui, le service NHS de Londres (parcours public), qui est une clinique de genre pour diagnostiquer efficacement les personnes trans, est passé de 163 références en novembre 2016, à 295 en novembre 2017, soit 55,25% d'augmentation. Il serait intéressant de récupérer les chiffres pour 2018 qui sortiront certainement début janvier de l'année prochaine.
    https://www.bbc.com/news/uk-england-42774750

    Deux hypothèses du coup qui jouent très certainement :
    - Les personnes qui étaient trans mais qui ne le réalisaient pas, ont pu le réaliser plus facilement.
    - Il y a des personnes qui ne sont pas trans dans le lot (295 personnes, c'est énorme).
    Ce qui allonge la liste d'attente des cliniques de façon énorme, au moins deux ans maintenant. Ce qui fait que les personnes qui ont vraiment besoin de ce service ne peuvent plus y accéder aussi rapidement qu'avant. De même en France, il faut au moins attendre un an et demi avant d'avoir son premier rendez-vous avec l'organisme public (la SOFECT).

    Ce n'est pas la seule chose qui se passe non plus. En Amérique, il y a d'autres témoignages de personnes trans qui ont eu beaucoup de mal à avoir leurs hormones, à cause d'une méfiance généralisée chez des personnes du médical.
    "Le premier endocrinologiste que j'ai vu quand je commençais la T a refusé de me donner la dose appropriée que j'aurai dû recevoir et littéralement presque jeté ma lettre de T loin parce que "ce n'était pas d'un thérapeute en qui il avait confiance", parce qu'il avait eu de multiples patients qui sont venus sans lettres de thérapeutes/docteurs qui : a) insistaient qu'ils voulaient vraiment de la T b) mentaient à propos du fait d'avoir de la dysphorie afin d'accéder à la T. Il finissait par ne pas continuer leur hormonothérapie parce qu'ils n'aimaient pas les changements. De son point de vue, certains des parents des patients ont même essayé de le mettre dans la panade. [...]
    J'ai dû délayer ma prise de traitement parce que soudainement je galérais à trouver un autre endocrinologiste dans ma zone qui avait de l'expérience avec l'hormonothérapie pour les patients trans et aussi acceptaient mon mutuelle. J'ai pratiquement lâché l'école durant ce temps parce que j'étais terriblement déprimé, je pouvais presque pas me nourrir ou me doucher.
    J'ai finalement dû me rendre à une clinique "gratuite" à la grande ville la plus proche... A trois heures de route de là où je vivais. Ils n'acceptaient que medicaid donc j'ai dû payer mes rendez-vous, ma testostérone, mes seringues, et deux types d'aiguilles. J'ai dû aller dans une mauvaise pharmacie (que je suis sûr qui n'existe plus maitnenant) parce que c'était la pharmacie avec laquelle la clinique travaillait. Un an et demi plus tard, la pharmacie décidait qu'elle ne voulait plus travailler avec la testostérone et personne ne me l'a dit. J'ai été sans testostérone pendant quelques mois pendant que je galérait à trouver un endocrinologiste près de moi à nouveau."
    http://tranfriedshrimp.tumblr.com/post/173876865431/the-first-endocrinologist-i-saw-when-i-was-first


    "Ma thérapeute qui ne veut pas vraiment m'écrire de référence pour la clinique de genre :
    *Soupir* Alors quel genre tu as dit que tu étais ?
    Moi : Juste... Homme ?
    Ma thérapeute : Ça rend ça tout beaucoup plus simple, il y a tellement de gens qui me demandent d'utiliser des pronoms différents pour eux à chaque fois qu'ils arrivent et me demandent d'écrire tous ces labels et cela devient fatiguant. Je commençais à penser à refuser d'écrire de références à présent."
    https://opinionateddysphoric.tumblr...6/people-who-dont-like-mogai-identies-already

    En France, je n'ai encore jamais vu de cas comme ça, mais par contre j'ai vu de la désinformation venant de psychiatres. Notamment en parlant d'un psychiatre Docteur Hubert Hervé :
    https://bddtrans.fr/psy/242-hubert.html
    Difficile d'avoir confiance en quelqu'un qui nie les preuves scientifiques montrant qu'il ne s'agit pas du tout d'un problème social. Difficile de le prendre au sérieux aussi. J'aimerai dire que c'est un cas isolé, cependant l'idéologie trans tend à prôner ça aussi, ce qui n'aide pas les docteurs qui sont supposés être des spécialistes.

    Moi aussi j'ai déjà dû affaire à ce genre de "spécialiste" qui me disaient qu'on ne "diagnostiquait pas les trans", parce que c'était comme être gay. Je rappelle que l'un demande de lourds traitements hormonaux et chirurgicaux alors que l'autre aimerait juste pouvoir aimer et avoir des relations sexuelles avec le même sexe. Je n'ai pas argumenté avec cette personne, parce que c'était lui qui détenait la possibilité pour moi de récupérer ma lettre attestant que j'étais trans et que je n'avais pas de pathologie annexe.
    Ce psychiatre donnait des questions dirigées pour me faire avouer que j'm'étais toujours senti garçon, même petit (puisque je jouais des jeux de garçons !). Quand il m'a dit que la lettre servait "simplement à mettre en évidence que je n'avais pas de problème psychologique particuliers autre", il m'a dit que cela servait simplement à ne pas laisser des personnes psychotiques accéder aux hormones.
    Ce psychiatre ne m'a pas demandé si j'ai été violé, ou le genre de relations que j'avais avec mes parents, ou simplement ma relation avec mon corps et la société, ou ma sexualité. J'ai été violé, ma relation avec mes parents sont désastreuses et j'ai eu un problème avec la façon dont la société me percevait (et ai toujours mais pas pour les même raisons, je n'ai pas envie d'être perçu/traité trans aujourd'hui). Evidemment, j'avais fais un travail avant sur tout ça, assez intense, afin d'acquérir une stabilité émotionnelle et d'être sûr de mon choix (après tout, j'ai fais un an et demi de psychanalyse + 3 ans de réflexion + 3 mois en clinique psychiatrique). Cela n'était pas requis de la part du système public, cela veut dire qu'il y a des gens avec des afflictions mentales non résolues qui peuvent accéder aux hormones pour s'échapper de leur souffrance.
    Je ne trouve pas cela très déontologique ou éthique. Ce n'est pas responsable ou même professionnel.

    Je vais rappeler aussi que transitionner sans avoir de dysphorie peut donner de la dysphorie.
    https://66.media.tumblr.com/fff86d5afede12b2c7bc639498dc36e1/tumblr_p3dn38ZKYS1wdmpz2o1_500.jpg
    "mmmm je sens beaucoup d'inconfort avec le fait d'être perçu comme un homme récemment et je ne sais pas quoi faire" en tags : "j'aime la testo et j'aimerai pas être sans, mais comment je dis clairement aux gens que je ne suis ni cis ni un homme, bref la dysmorphie de corps est forte ce soir"
    https://66.media.tumblr.com/f72440e905f22918a11306f3297e2740/tumblr_inline_p3dpu6Zq911s1jn5s_640.png
    "Je commence à penser que peut-être je ne veux plus être sous testostérone... J'aime vraiment avoir une voix plus grave et un visage plus masculin (même si je ressemble encore beaucoup à une femme) mais je hais les autres changements que ça a donné à mon corps.. Je hais être si poilue et j'aime vraiment pas comment je n'ai plus mes courbes, mon corps est juste vraiment moche comparé à ce qu'il ressemblait avant et peu importe le nombre de kilos que je perds je ressemble toujours à la même chose et maintenant j'ai de l'acné à nouveau, chose que je n'ai jamais eu avant jusqu'à maintenant et c'est vraiment dégueulasse... Je pensais que j'adorerai être plus poilu et ne pas avoir de hanches mais ça me rend vraiment dysphorique parce que maintenant les hommes que je vois ne m'apprécient plus autant... Je sais que je devrais pas baser mon ressenti sur comment les hommes voient mon corps mais j'aimerai vraiment changer à ce que j'étais avant sauf garder ma voix aussi grave mais je pense pas que ça soit possible... C'est ennuyant parce qu'avant de prendre de la T j'étais très dysphorique et quand j'ai commencé la T j'étais contente pour quelques mois mais maintenant je suis dysphorique à nouveau." (cette personne utilise les pronoms féminins).

    Ce qui m'amènera à notre dernière partie, la détransition et je vous laisse ce petit post qui résume très bien le problème.
    https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/170628769894/bizarrolord-dasha-loses-it-tucunt
    Aussi, notez que je ne ferais pas de post sur les cinquante millions de genres qui existent, mais il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes, littéralement.