Veille Transmédicalisme

Je sais que je vais bien me faire détester pour ça. Mon but est cependant d'abord l'éducation et la transmission du savoir que j'ai pu acquérir après tout ce temps.
Malheureusement en France (et je ne peux que parler de la France), les personnes dans le médical sont très mal informées sur ce domaine, ce qui amène à des choses totalement loufoques que j'ai pu expérimenter.
Chacun dans cette veille peut venir poser des questions et s'informer, et j'essaierai de poster des nouvelles informations si j'en ai.
Les personnes cisgenres sont bien évidemment admises pour parler et apprendre.
Il faut savoir que je préfère maintenant utiliser le terme de transsexuel/transsexualisme.
Aussi n'oubliez pas que sexualité et genre n'ont rien à voir.

Qu'est-ce que le transidentité/transsexualisme ?

(Images traduites par moi, avec permission du propriétaire).

Il y a aussi une bonne vidéo (en anglais mais il y a les sous-titres) :
Sources dans la description.

Le Genre n'est pas une construction sociale (mais les rôles genrés oui)
Le genre, comme expliqué dans les images plus haut, est le sexe du cerveau. Il y a une histoire assez triste avec un homme nommé David Reimer pour prouver ceci.
https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Reimer
En gros c'était un homme à la naissance, mais à cause d'une circoncision ratée (la circoncision est une mutilation génitale, d'ailleurs), un médecin qui voulait prouver que le genre était une construction sociale, a décidé de lui couper le cuicui pour en faire une fille (chirurgie terrible pratiquée sans son consentement que les personnes intersexes vivent beaucoup). Il lui ont donné des hormones etc pour faire en sorte que ce soit une fille, et il fut élevé en fille.
Pourtant, à l'adolescence, et même avant, David continua de se considérer comme un garçon et de se savoir garçon, quand bien-même son appareil génital et ses hormones n'étaient pas masculin.
Il se suicida à terme après avoir découvert ce que le médecin lui avait fait.


Le DSM-V et homophobie

En Amérique (tout découle de l'Amérique, et en France nous sommes très très en retard dû en partie à notre cher Freud), c'est le DSM-V qui est principalement cité pour diagnostiquer les personnes trans (je crois qu'il y en à d'autres, mais c'est beaucoup moins commun). Le problème de ces documents résident dans le fait qu'ils mettent "non conformité du genre" (raccourci GNC pour Gender Non-Conforming plus tard) au même niveau que la transidentité/transsexualisme. La pathologisation de la non-conformité du genre possèdent de grandes racines dans l'homophobie.

DSM-V :
In adolescents and adults gender dysphoria diagnosis involves a difference between one’s experienced/expressed gender and assigned gender, and significant distress or problems functioning. It lasts at least six months and is shown by at least two of the following:

  1. A marked incongruence between one’s experienced/expressed gender and primary and/or secondary sex characteristics
  2. A strong desire to be rid of one’s primary and/or secondary sex characteristics
  3. A strong desire for the primary and/or secondary sex characteristics of the other gender
  4. A strong desire to be of the other gender
  5. A strong desire to be treated as the other gender
  6. A strong conviction that one has the typical feelings and reactions of the other gender
Le problème du DSM-V c'est que quelqu'un qui souffre des rôles genrés de notre société peuvent avoir facilement le diagnostique de dysphorie de genre (quand bien-même le problème est d'ordre social et non biologique). En effet, il suffit d'avoir le premier (incongruence marquée entre le genre exprimé) et le cinquième (un intense désire d'être traité du genre opposé) critère pendant plus de six mois pour pouvoir avoir le diagnostique de dysphorie de genre.
Je ne dirais pas que tout est à jeté dans le DSM-V, mais c'est à prendre avec des pincettes. Pincettes que la WPATH (Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres) n'a pas prise puisqu'elle estime que les personnes non-conformes aux gens devraient pouvoir transitionner sans être pour autant transgenre.

WPATH : "Only some gender nonconforming people experience gender dysphoria at some point in their lives. Treatment is available to assist people with such distress to explore their gender identity and find a gender role that is comfortable for them (Bockting & Goldberg, 2006)."
Traduction : "Seulement quelques personnes non-conforme au genre expérimente de la dysphorie de genre à un moment dans leur vie. Le traitement est disponible pour assister les gens avec une telle détresse et explorer leur identité de genre, et trouver un rôle genré qui est confortable pour eux."
De ce fait il y a eu des rapports de femmes masculines homosexuelles (butches) qui ont été vivement poussées à transitionner pour correspondre leur sexe à leur rôle genré.

La communauté LGB surtout américaine, dénonce depuis quelques temps ces problèmes d'homophobie, ce qui a radicalisé certains groupes (notamment les féministes radicales, qui excluent les personnes trans (TERFs)).

Dysphorie de Genre
La dysphorie de genre est donc une déconnexion entre le sexe de naissance et le genre (sexe du cerveau).
C'est difficile à expliquer, mais j'ai lu quelques trucs avec lesquels j'étais d'accord par rapport à mon expérience, donc je vais essayer de faire de mon mieux pour le transmettre. Nous verrons aussi après avec quoi la dysphorie de genre peut-être confondue avec, c'est pour cette raison d'ailleurs que je pense que voir un thérapeute est important. J'ai traduis ce que j'ai trouvé d'un Tumblr, mais par rapport à ma compréhension de la dysphorie de genre et de mon expérience, cela semble coller. Prenez ça comme une description générale de ce que ça fait d'avoir de la dysphorie, pas comme la bible.
Il y a trois grandes sensations liées à la dysphorie de genre, le malaise, la dissociation et la dépression.

Malaise :
- Se sentir embarrassé par son propre corps, surtout au niveau des caractéristiques sexuelles
- Ne pas être capable de rentrer correctement dans les vêtements voulu à cause de la forme du corps.
- Sentir comme si tu ne vis pas la vie que tu aurais dû vivre.
- Se sentir inconfortable dans les endroits séparés par sexe comme les toilettes ou des groupes de support féminin/masculin.

Dissociation :
- Surprise ou inconfort quand des parties sexuées du corps sont touchées (exemple : oublier que tu as des seins, puis ensuite tenir quelque chose contre la poitrine et les sentir).
- Impossibilité de d'identifier mentalement son corps dans des moments sexuels.
- Une sensation de déconnexion ou d'incompréhension avec les réponses émotionnelles.
- Impossibilité de s'identifier aux discussion à propos de ce qui est attendu des gens de ton genre (ex : "un jour tu seras une maman/un papa").
- Ne pas se sentir proche des personnes de son sexe biologique (pas "je ne suis pas comme les autres filles", plus un vrai manque de connexion et de compréhension de la majorité des hommes/femmes).
- (Spécifique aux FTM) Oublier ses règles, oublier que tu peux avoir tes règles.

Dépression :
- Anxiété et dépression par rapport à ses charactéristiques sexuelles OU sans causes reconnaissables.
- Désir d'AM (auto-mutilation) ou AM pour enlever/détruire l'appareil génital.
- Pas ou peu de libido à cause de l'inconfort de l'appareil génital, ou sensation de honte, embarassement ou dépression pendant ou après le sexe. (Ajout de moi : Il est possible aussi d'avoir une trop grande libido dû au fait que la façon de jouir n'est pas celle qui est censée être, considérée comme "non satisfaisante", donc en retour en avoir continuellement envie pour essayer de faire en sorte que ce soit satisfaisant, sans que ça puisse arriver).
- Extrême inconfort ou dégoût avec les fonctions typiques du sexe biologique (pousse de la barbe pour les MTF et règles pour les FTM, par exemple).
- Un sentiment de fatalisme ou de résignation par rapport au futur, du fait de vivre comme le sexe assigné - sentir comme s'il n'y avait pas d'espoir pour le futur et qu'il n'y a rien à faire.
Pour la dissociation, il y a un lien cliquable pour en parler de façon plus profonde. C'est très mal connu, surtout en France, pourtant c'est un symptôme majeur de la dysphorie de genre.
La dysphorie de genre n'est traitable que par hormonothérapie et chirurgies.

Cependant la dysphorie de genre n'est pas la seule chose qui peut causer tous ces problèmes-là, c'est pour cette raison qu'il est important d'avoir un suivi psychologique. Les plus grandes catégories sont les traumas, surtout d'ordre sexuels (ils peuvent causer malaise, dépression et dissociation), la dysmorphie (pareil), sexisme internalisé ("c'est mieux d'être un homme !") et l'homophobie internalisée ("pour aimer le même sexe je dois être du sexe opposé"). Si vous allez voir un psychologue, essayez de ne pas prendre un Freudien, car ils ne croient pas au transsexualisme. /!\

Je reviendrai plus tard sur les problèmes que la désinformation cause, mais cela fait déjà un bon premier poste. :)
 
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@Cépamoi Déjà, ce serait bien d'arrêter de tout prendre sur soi. Il n'y a aucune insinuation des personnes non-dysphoriques dans mon post, si ce n'est de confuser dysphorie de genre et non conformité de genre. La critique du DSM et du mouvement général médical de la WPATH n'a rien à voir avec un individu. C'est un système que je critique sur la base de l'homophobie, de sexisme et d'ignorance.
Ensuite, j'excuse personne. Beaucoup de femmes détransitionnées deviennent TERFs et militent activement contre le transsexualisme en général parce qu'elles pensent car comme leur expérience à été infructueuse, cela veut dire que "cela n'existe pas". Leur raisonnement est mauvais, provenant d'une mauvaise expérience, qui n'aurait jamais dû arriver. Le meilleur moyen d'éviter ça c'est de faire de l'éducation, ce que mon post essaie de faire, et ce que je vais continuer de m'efforcer de faire, parce que c'est mon devoir de personne trans et de féministe.
Mon post a, encore une fois, pour sujet d'aider contre la désinformation de la dysphorie de genre, afin de pouvoir aider les gens dans le médical, ou d'autres qui se questionnent.
Je ferais un post sur les problèmes qu'amènent les personnes qui se disent trans sans en être plus tard, mais pour le moment, je comprends pas très bien pourquoi le fait de vouloir prôner l'éducation et l'information, te dérange.
Si tu lis bien mon poste, j'ai précisé que les personnes qui suivent Freud ne croient pas au transsexualisme. Pour beaucoup il s'agit simplement d'une la manifestation d'un problème avec un des deux parents. Tout comme l'homosexualité. Cela dit, prendre un psy Freudien n'est pas non plus un trop grand problème, puisque c'est possible d'avancer même avec, c'est juste, plus compliqué, à cause de la confiance (ou non confiance surtout).
 
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@Cépamoi Je ne t'agresse pas ? Je suis désolé si ça a été perçu comme tel, ce n'était pas mon intention. "Mais qu'est-ce que ça peut faire si des personnes qui selon toi ne sont pas vraiment trans soient prises en charge comme telles?", tu me dis ça alors que ce n'est pas le sujet en fait, ça m'indique que tu le prends comme une critique personnelle (en tout cas je l'ai compris comme ça), alors que je n'ai pas parlé de ça de tout mon post. Ce n'était pas ton intention, on s'est mal compris alors.

Sinon, je posais la question pour les féministes radicales transphobes puisqu'on a eu maille à partir sur le forum il y a deux ou trois jours et elles étaient cis.
Donc oui, ca les excuse. D'ailleurs, le fait que des terfs soient "d'anciennes personnes trans" n'excusent pas selon moi l'inanité de leur position et actions :hesite:
Je n'ai jamais dit que toutes les TERFs étaient "d'anciennes personnes trans" et je n'ai jamais excusé leur opinions ou actions en fait. Expliquer quelque chose, ça veut pas dire excuser. J'explique que certaine anciennes personnes voient l'homophobie du DSM-V et de la WPATH et sont donc devenues radicales parce qu'elles estimaient du coup que ce n'était pas un truc qui existait, quand bien-même de nombreuses preuves scientifiques appuient sur le fait que ça existe. C'est tout. J'ai l'impression que tu cherches des trucs où il n'y en a pas. Ces personnes là sont transphobes, souvent sexistes, homophobes (ironiquement) et biphobes, ça n'est pas acceptable. Par contre, ce serait bien de combattre ça de façon optimale, c'est-à-dire, en éduquant, en tout cas, c'est ce que je pense. De ce fait, cela combat la radicalisation et ça permet une meilleure entente et moins de transphobie. L'éducation pour moi est la clef pour pouvoir combattre les formes d'abus divers et variés, et la discussion est quelque chose de très important pour pouvoir changer les esprits. Remarque que j'ai mis les TERFs comme exemple, mais il y a d'autres groupes, sans nom concret, notamment avec les hommes homosexuels.

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@Cépamoi
Alors ma première question, c'est parce que j'ai eu l'impression, peut-être fausse, que tu estimais qu'il y avait les vrais trans et les autres, que les vrais pouvaient être éligibles à un parcours de soin mais que les autres y avaient le droit aussi alors qu'ils ne devraient pas et que tu étais en désaccord avec cette prise en charge des faux trans comme des vrais trans. J'ai peut-être mal compris mais je me suis demandé ce que ça changeait pour toi en fait.
Ce que j'ai mis dans mon premier post, notamment les 4 premières images (+ la vidéo), ce sont pas des opinions, mais des faits. Tu peux ne pas être d'accord avec, mais ça veut pas dire que ça n'existe plus soudainement. Ce n'est pas débattable en soit, puisque ça fait partie de la connaissance scientifique actuelle sur ce qu'on sait du transsexualisme.
Comme je l'ai dis, le problème des personnes qui poursuivent un parcours d'hormonothérapie quand bien-même elles n'en n'ont pas besoin, j'y reviendrai, avec des sources, notamment sur les fermetures de certaines cliniques aux USA à cause de poursuites judiciaires, ainsi que des temps d'attente, et la démédicalisation de la condition médicale qui amène à ne plus rembourser les traitements qui sont vitaux pour les gens comme moi. Ces choses-là arrivent aussi en France, mais il y a beaucoup moins d'exemples (malheureusement j'en ai vu tout de même). J'y reviendrai plus en détail du coup, un peu de patience. :) Je veux essayer de récolter des choses tangibles, et pas juste dire des trucs sans preuves.

Si tu le souhaites, je peux éditer mes posts vu que ça n'avait pas directement à voir avec ta veille.
Ça ira, ne t'inquiète pas.
 
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Un peu plus sur la science

Je vais détailler et traduire quelques trucs sur les recherches sur le transsexualisme. Il faut savoir que beaucoup de recherches ont été faites, parfois bonnes, parfois moins bonnes. Une des premières études date de 1964, avec des résultats assez vieillottes mais ils définissent l'identité de gender comme étant bien à part de la non conformité de genre.
Un truc assez pratique aux USA qui n'est pas utilisé en France c'est de référer les hommes et les femmes par mâle/femelle. Si on doit prendre mon exemple à moi, je suis un homme femelle, parce que mon sexe biologique est femelle mais mon identité est homme. Cependant, si j'étais une femme "femelle" masculine, je serai toujours une femme (le mot qu'on utilise généralement c'est Butch).

Le sexe du cerveau

Mais nous allons surtout nous concentrer sur les différences au niveau du cerveau. Il est commun que les gens pensent que les cerveaux sont les mêmes que ce soit le cerveau femelle et mâle n'aient aucune différence biologique. Il y a différents types de différences dans le cerveau et celles dont nous allons parler concernent plutôt le "câblage" biologique (fonctionnalités), et non pas de la substance (morphologie).
Il faut savoir que la publication qui disait qu'il n'y avait aucune différence dans le cerveau entre les hommes et les femmes vient d'une étude nommée "Sex beyond the genitalia: The human brain mosaic" et cette étude a été critiquée 4 fois par différents scientifiques.
Citations de "Multivariate Revisit to "Sex Beyound the genitalia" :
"Joel et son équipe discutent de la différenciation sexuelles des cerveaux humain. En utilisant des données variées d'imagerie et des traits de personnalités, ils ne trouvent aucune variation qui peut séparer les humains mâles et femelles. Ceci est en contraste avec les données relatives aux organes génitaux, qui séparent facilement les genres.
Nous souhaitons adresser un phénomène connu dans les statistiques à plusieurs variables, dans lesquels les groupes sont parfaitement séparables, même si aucune donnée seule (dans l'espace original) ne le fais."

Voilà celui-ci a un graphique donc c'est intéressant à montrer pour bien comprendre.

Les cerveaux des personnes trans

Je vois très souvent l'argument, "les cis ne devraient pas faire des recherches sur les trans", et en vrai, je trouve cette affirmation idiote. Les scientifiques ont un codes, la recherche scientifique est quelque chose de très pointue, que l'homme a réussi à créer afin de pouvoir comprendre mieux le monde autour de nous et aussi nous-même.

Voilà comment fonctionne la méthode scientifique. Les critiques sont d'une très grande importance pour les scientifiques afin d'avancer les théories, qui sont toujours soutenues par des expériences et des observations. Quand bien-même les observations peuvent être biaisées (visible notamment par le cas de Blanchard, mais je n'ai pas vraiment envie d'en parler, je préférerais vous rediriger vers une chaîne anglophone nommée ContraPoints qui traite de l'autogynéphilie).

La critique des données est la clef afin d'avoir des théories fiables. "Il est cis" n'est pas une critique d'une expérience menée, mais une critique ad hominem (de la personne). La biologie est une science, les observations faites sont donc visibles grâce à la réalité dans laquelle nous vivons. Quand bien-même on peut ne pas être d'accord avec les observations faites, les faits de l'expérience sont toujours là. Je serais toujours critique des observations faites, parce que c'est important, surtout dans quelque chose qui me touche, mais je ne peux pas critiquer l'expérience menée si tout à été fait correctement. La science n'est donc pas un culte, pas une religion, c'est l'étude du réel. Toutes les études que je donne sont revues par des paires, d'autres scientifiques qui cherchent à critiquer l'expérience, pas à la valider. Parce que l'étude du réel se fait par la critique des observations, et non pas de la validation aveugle.

Maintenant, beaucoup de ces études dont je vais parler sont difficilement accessibles, mais je vais faire de mon mieux. Il n'y a pas encore de méta-analyse par rapport à tous ces sujets-là, donc patience est de mise, mais il commence à y avoir des review de la littérature générale disponible en anglais, ce qui est déjà - à mon sens - pas mal. La méta-analyse c'est des analyses d'échantillons d'études, comme si c'était un énorme échantillon, ce qui permet d'avoir plus de chiffres et de mettre en évidence des faits de façon plus global.

Déjà, nous savons que l'identité de genre et la sexualité possèdent très peu de chance d'être manipulées par l'environnement.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091302211000252
► Gender identity and sexual orientation are permanently programmed in the fetal brain. ► Testosterone in the fetal stage determines sexual differentiation of the human brain. ► The degree of genital masculinization does not necessarily reflect that of the brain. ► No evidence indicates social environment affect gender identity or sexual orientation. ► Sex differences in the brain determine sex-specific prevalence of brain disorders.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25667367
OBJECTIVE:
To review current literature that supports a biologic basis of gender identity.
METHODS:
A traditional literature review.
RESULTS:
Evidence that there is a biologic basis for gender identity primarily involves (1) data on gender identity in patients with disorders of sex development (DSDs, also known as differences of sex development) along with (2) neuroanatomical differences associated with gender identity.
CONCLUSIONS:
Although the mechanisms remain to be determined, there is strong support in the literature for a biologic basis of gender identity.
Ce qui contredisent l'utilisation de tout ce qui est fluidité de la sexualité ou de l'identité de genre.

Maintenant les réels différenciations des cerveaux entre les patients cis et trans. Toutes ces études ont été faites avant que les personnes trans accèdent à des hormones de remplacement. Je les traduis car elles sont plus compliquées à comprendre, dans mon opinion. Je ne vais pas toutes les mettre et traduire, mais il y en a beaucoup. Notez que tous considèrent les patients transsexuels quand ils ont de la dysphorie de genre, ce qui maintient le consensus scientifiques que la dysphorie de genre est le symptôme déterminant du transsexualisme. Demandez à un scientifique faisant des recherches sur ces endroits-là, ils qualifieront les personnes sans dysphorie de genre de "cissexuels".
http://www.jneurosci.org/content/34/46/15466.long
Results :
The results of this study show that the white matter microstructure in FtM and MtF transsexuals falls halfway between that of FCs and MCs. Our data harmonize with the hypothesis that fiber tract development is influenced by the hormonal environment during late prenatal and early postnatal brain development that is proposed to determine gender identity.
"Les résultats de cette étude montre que la microstructure matière blanche dans les transsexuels FtM et MtF tombent entre les contrôles femelles et mâles (FC/MC). Nos données s'harmonisent avec l'hypothèse que le développement des fibres est influencées par l'environnement hormonal pendant la fin du développement prénatal et le début du développement postnatal du développement du cerveau, hypothèse proposée pour la détermination de l'identité de genre."

https://academic.oup.com/cercor/article/25/10/3527/387406
Conclusion
Investigating structural networks in female-to-male and male-to-female transsexuals, we observed differences in hemispheric and lobar connectivity as well as local efficiencies when compared with healthy controls.
"En investiguant les réseaux structurels des transsexuels FtM et MtF, nous avons observé des différences dans les connections de l'hémisphère et du lobe, ainsi que des fonctionnements différents quand comparés avec contrôles sains."

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4222943/
In sum, our data support gender dysphoric individuals' lack of identification with their biological sex. Brain activation patterns of MtFs differed from those of men and, partly, also from those of women. Thus, differences between MtFs, men and women in voice gender processing reflect a qualitative difference in behavioral and neuronal processing that cannot be easily located on a linear continuum between men and women.
"En somme, nos données sont en accord avec les individus qui sont dysphoriques du genre, avec leur problèmes d'identifications avec leur sexe biologique. Les activations du cerveaux chez les MtF étaient différents de ceux des hommes, et partiellement, aussi de ceux des femmes. De ce fait, les différences entre les MtF, hommes et femmes dans le traitement du genre de la voix reflètent des différences qualitatives dans les traitements comportementaux et neurologiques, qui ne peuvent pas être facilement localisées sur un continuum linéaire entre les hommes et les femmes."

D'autres études :
https://link.springer.com/article/10.1007/s00429-012-0492-4
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24800986
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0085914
http://www.psyneuen-journal.com/article/S0306-4530(11)00374-X/fulltext
https://academic.oup.com/cercor/article/23/12/2855/464986
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0083947
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022395610001585
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022395610003250
(Il y en a d'autres, ce ne sont pas les seules dont j'ai connaissance, mais ça fait un bon petit paquet déjà).


Pistes intéressantes pour la dysphorie chez les enfants :
https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fendo.2014.00060/full
https://link.springer.com/article/10.1007/s10508-014-0278-2
(A prendre avec des pincettes je dirais).

Conclusion

Même si nous savons pas exactement à quel point la dysphorie impacte les connexions dans le cerveau, nous savons qu'elle le fait et de façon significative. Je connais quelques personnes qui pensent que les personnes trans ont des cerveaux "intersexes", puisque comme vu dans beaucoup d'études, ils ne tombent pas exactement dans l'une des deux cases sexuelles des personnes cisgenres. Cependant ils s'approchent plus du sexe voulu que du sexe biologique. Nous sommes encore au point où nous voyons des choses différentes, et que nous comprenons que c'est sans doute la cause du mal-être, sans être certain de son étendu et de ce que cela signifie réellement par rapport à ce que nous connaissons.
 
Les genres non-binaire

Comme je l'ai déjà expliqué, le genre vient du sexe, et donc la conclusion logique que cela amènerait normalement est qu'il existe donc deux genres. Cependant, une argumentation très répandue pour justifier les genres "non-binaires" est que, dans la culture du monde, il existait des genres en plus que celui d'homme ou de femme. Nous allons donc nous intéresser à ces fameux genres, à travers le monde, qui étaient apparemment tellement plus ouverts d'esprit que nous. :rire:
D'ailleurs, voici une carte qui en montre plein plein, et nous allons donc parler de chacun d'eux et regarder s'il s'agit véritablement d'un troisième sexe, ou non. Je le traduis d'un post qui a fait ses recherches, mais vous pouvez vérifier grâce à la carte très facilement que ces informations sont vraies, ou recouper avec d'autres sources.

Name: Mahu (Hawaii)
Description: Long before Cook’s arrival in Hawaii, a multiple gender tradition existed among the Kanaka Maoli indigenous society. The mahu could be biological males or females inhabiting a gender role somewhere between or encompassing both the masculine and feminine. Their social role is sacred as educators and promulgators of ancient traditions and rituals. The arrival of Europeans and the colonization of Hawaii nearly eliminated the native culture, and today mahu face discrimination in a culture dominated by white European ideology about gender.
"Les mahu pouvaient être biologiquement mâle ou femelle habitant un rôle genré entre les deux, ou exprimant à la fois le masculin et le féminin."
Bien que ce soit terrible que la colonisation à Hawaii ai pratiquement éradiqué la culture native, il ne s'agit pas là d'un troisième genre. C'est juste des rôles genrés. Ces personnes-là étaient toujours biologiquement un sexe, et les rôles genrés, comme nous le savons, est une construction sociale, non pas une vérité biologique.
D'ailleurs, je serai considéré Mahu si j'y étais né, après tout, j'incarne les rôles genrés masculins et féminins !

Name: Ninauposkitzipxpe (Blackfoot)
Description: The ninauposkitzipxpe were honored as a third gender in the North Peigan tribe of the Blackfoot Confederacy in northern Montana and Southern Alberta, Canada. Roughly translated, it means “manly-hearted woman,” and defined a biological female who did not necessarily dress in a masculine mode, but was unrestricted by the social constraints placed on other women in the Blackfoot society.
"Cela veut dire "une femme avec un coeur d'homme", il est définit par une femme biologique qui ne s'habille pas forcément à la mode masculine, mais qui n'était pas restreinte par les contraintes sociales placées sur les autres femmes dans la société Blackfoot."
Ce qu'on appellerait aujourd'hui une féministe quoi. C'est par rapport aux rôles genrés. Il y a un super livre d'ailleurs donné sur la carte, ici qui raconte l'histoire et la place de ces femmes dans la société.
Tiens d'ailleurs, si j'étais dans cette tribu, je serai très certainement ninauposkitzipxpe aussi.

Name: Alyha and Hwame (Mohave)
Description: The creation myth of the Mohave tribe speaks to a time when humans were not sexually or gender-differentiated. The recognize four genders: men, women, hwame (male-identified females) and alyha (female-identified males).
Conclusion:
The four genders described are man, woman, trans woman and trans man respectively. Not a “third (or fourth) gender.”
"Ils reconnaissent 4 genres : hommes, femmes, hwame (mâle qui s'identifient comme des femelles) et alyha (femelle qui s'identifient comme des mâles).
C'est ce qu'on appelle donc aujourd'hui communément : homme, femme, femme trans et homme trans. Toujours pas un trois/quatrième genre.
Ne nous décourageons pas cependant, peut-être qu'un autre va pouvoir faire l'affaire ! (En vrai, je ne vais pas tous les faire, parce que vous comprendrez très vite que ça peut devenir long, mais la carte et le lien donné précédemment parlent des autres.
Tiens mais... Je serais très certainement alyha si j'étais né là-bas.

Name: Nadleehi and Dilbaa (Navajo)
Description: The Navajo term nadleehi refers to that culture’s traditional third gender, in which a biologically male-born person embodies both the masculine and feminine spirit. Dilbaa refers to a female-born person with a more masculine spirit. Both are considered to encompass both genders in one person.
Fred Martinez, the subject of the documentary Two Spirits, was nadleehi. Navajo tradition places nadleehi and dilbaa in high esteem and they often assume roles as healers in their tribes.
"Un troisième genre, dans lequel un homme biologique incarne à la fois l'esprit masculin et l'esprit féminin. Dilbaa se réfère à une femme biologique avec un esprit plus masculin. Les deux sont considérés l'incarnation des deux genres dans une personne."
Encore une fois une référence aux rôles genrés, incarner le féminin et le masculin. Un homme féminin peut être féminin mais sera toujours un homme, une femme masculine pourra être masculine mais sera toujours une femme blablabla.
Et vous connaissez la musique, je serai très certainement dilbaa si j'étais né là-bas (ce qui serait cool parce qu'être un soigneur et tout, c'est la classe quand même).

Name: Muxe or Muxhe (Zapotec of Oaxaca)
Description: Among the Zapotec of the Oaxacan peninsula, the muxe are generally males who either dress as women or dress as males with make-up. They may adopt “feminine” social roles such as working in embroidery, but many also have white-collar careers in Mexico. In recent decades, the term has also come to apply to gay men.
"Le muxe est généralement un homme biologique qui soit s'habille comme une femme, soit s'habille comme un homme avec du maquillage. Ils adoptent des rôles sociaux féminins, comme travailler dans la couture, mais aussi beaucoup ont des carrières de col-blanc au Mexique. Dans les décennies récentes, le terme s'applique aussi aux hommes homosexuels."
C'est donc, comme vous vous en doutez, basé sur les rôles genrés, et de la bonne vieille homophobie des familles. :joy: Vous trouvez ça normal de justifier qu'un homme féminin gay soit recalé à un genre "non-homme" à cause de sa sexualité ? Moi pas trop.

Name: Guevedoche (Dominican Republic)
Description: In an exceptional case, genetics seems to have created a third sex in Dominican Republic. A heritable pseudo-hermaphroditic trait was discovered by ethnographers in the 1970s, who followed the children over generations. With undifferentiated genitalia, they generally were raised as girls, but began developing male traits at puberty. Instead of changing their gender identities to male, most chose to live as a third gender called guevedoche (roughly meaning “testicles at 12”) or machi-embra (man-woman). The society has accommodated the guevedoche and constructed a third gender with distinct roles for them.
"La génétique semble avoir créé un troisième sexe dans la république dominicaine. Un véritable trait d'hermaphrodisme a été découvert par les ethnographes dans les années 1970, qui ont suivi des enfants dans des générations. Avec des organes génitaux indifférenciés, ils sont généralement élevés comme des filles, mais se développent comme des hommes à la puberté. [...] La société s'est accommodé avec les guevedoche et ont construit un troisième genre avec des rôles genrés distincts pour eux."
:hesite: C'est ce qu'on appelle, chez nous, des personnes intersexes. Quelques uns pourraient penser qu'il s'agit d'un troisième sexe, de ne pas être tout à fait homme ou tout à fait femme biologiquement, mais j'argumenterai que ces personnes là souffrent déjà beaucoup de la façon dont les médecins les traitent comme des monstres. Toutes les personnes intersexes sont tout de même d'un côté ou de l'autre dans le spectre du sexe, et ce n'est certainement pas un troisième sexe/genre (c'est une condition médicale d'ailleurs, qui cause des soucis de santé, tout comme le transsexualisme (mais pour des raisons différentes)).

Name: Mashoga (Kenya, Tanzania)
Description: Mashoga is a Swahili term that connotes a range of identities on the gender continuum. While loosely used to indicate gay men, a large proportion of mashoga are biological men who adopt the female gender early in life. They characteristically wear both men and women’s clothing, but in a manner distinct to mashoga alone. They often assume female gender roles and serve a crucial role in wedding ceremonies.
Conclusion:
Homosexuality and gender roles. The mix of masculine and feminine dress in a “distinct” manner only exemplifies men who didn’t conform to stereotypes or roles. Not a “third gender.”
"Largement utilisé pour les hommes gay, une large proportion des mashoga sont des hommes biologiques qui adoptent le genre féminin au début de leur vie. Ils s'habillent avec des vêtements féminins et masculin, mais dans une façon propre à eux. Ils prennent très souvent le rôle genré féminin et servent un rôle crucial dans les événements de mariages."
C'est gay, et l'homosexualité n'est toujours pas un troisième genre, le reste, c'est du rôle genré.

Conclusion

Bon je vais m'arrêter là.
Ces cultures pensaient que le fait d'être gay rendait quelqu'un différent de l'homme/femme et ont donc imaginé un nouveau genre pour eux. Ces cultures pensaient que le fait d'être intersexe voulaient dire que quelqu'un était différent d'être biologiquement homme/femme et ont imaginé un nouveau genre pour eux. Ces cultures pensaient que le fait d'être trans, ou eunuque, constituait être un nouveau genre qui n'était ni homme ni femme. Ces cultures pensaient que le fait d'être une femme masculine, ou un homme féminin, faisaient d'eux des choses différentes que des femmes ou des hommes. Ces rôles genrés n'étaient pas choisis mais poussés sur ces personnes de façon culturelle.

Nous serions tous d'accord aujourd'hui pour dire que c'est homophobe, intersexiste, transphobe et anti-féministe. Et pourtant, aujourd'hui, on justifie les "non-binaires" avec ce genre d'exemples. Je ne suis évidemment pas contre ces cultures dans leur ensemble, mais il est important d'avoir un regard critique. Ce n'est pas parce qu'ils sont meilleurs sur certains points qu'ils étaient plus ouverts, et pour le coup, ils ne l'étaient pas sur ces points-là. La colonisation que nous avons fait était mauvaise et a détruit énormément de culture, et cette critique ne justifie absolument pas la colonisation, parce que la richesse des cultures est importante. Cependant, comme toutes les cultures, elles étaient faillibles sur certains point à cause de l'ignorance de la biologie et de la science en général.
Arrêtons cela s'il vous plaît.
 
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On pourrait se dire que, des personnes qui estiment qu'elles sont d'un autre genre que celui qu'homme et femme, contredisant à la fois les années d'oppression que les gens qui ont (et sont toujours) recalés dans un autre genre (basé sur le fait d'être trans, non conforme au genre, intersexe, ou simplement homo) et nos données scientifiques actuelles, ne font pas de mal à personne.
Malheureusement, ce n'est pas aussi simple. Prenez à cœur que c'est le post le moins scientifique que j'ai fais jusqu'à maintenant, j'ai évidemment des biais de confirmations, pas de réels chiffres à annoncer, simplement des témoignages, beaucoup, qui émergent, viennent et se compilent. A prendre avec des pincettes, donc, mais notre voix est tellement étouffée qu'il me fallait rétablir un peu cette partie-là.

Du côté social

La visibilité des personnes trans et non-binaire groupés ensemble comme étant une même identité, fait qu'il y a un énorme malentendu qui s'installe.

Par exemple, il y a quelques temps, l'Uruguay permettait aux personnes trans de changer leur marqueur de genre sans chirurgie. Jusque là, rien de mal, évidemment !
Mais quand on regarde un peu mieux la loi de l'article permettant cela, et la définition de trans (article 3 petit c) est celle-ci, passée sous google translate :
"Personne trans qui se perçoit et / ou exprime un genre autre que le sexe qui était légal et / ou classiquement attribué au moment de la naissance, ou un sexe non encadré dans le classification hommes / femmes. Aux fins de la présente loi et sans préjuger des autres significations sociales actuelle et future, l’identité trans protège de multiples formes d’expression de l’identité de le genre, en particulier, inclut les personnes identifiées comme des travestis, des transgenres et transsexuels, les variantes de genre queer ou les personnes de genre différencié, ainsi que ceux ils définissent leur genre comme "autre", ou sans genre, ou décrivent leur identité dans leurs propres mots."
Il englobe à la fois la non-conformité de genre et les travestis, les mettant, à nouveau, dans la même case que les personnes trans (transphobie), ce qui montre une énorme désinformation sur le contexte de cette loi. Être trans, je le rappelle n'est pas un choix. S'habiller d'une façon ou d'une autre, ses pronoms etc, l'est.
De plus, cela veut dire que n'importe qui peut se réclamer trans, n'importe qui peut changer son marqueur de genre (ce qui n'a aucun sens et ce doit être monstrueusement dur à gérer), ce qui veut dire que n'importe qui peut bénéficier d'aides qui étaient normalement destinées aux personnes trans. Cela veut dire pensions, aides sociales, bourses, jobs, peuvent être abusivement récupéré par des personnes cisgenres qui utiliseraient cette lois pour leurs bénéfices. Ce n'est pas juste, ce n'est pas normal et cela ne combat absolument pas la discrimination. Ça n'est pas inclusif, c'est juste transphobe.
http://www.mides.gub.uy/innovaportal/file/77785/1/proyecto-de-ley-integral-para-personas-trans.pdf
https://www.gaystarnews.com/article/uruguay-transgender-rights/#gs.B9mYtNk

Maintenant, tout ce qui va suivre sont des témoignages que j'ai pu voir sur tumblr, les liens des billets associés y seront mis. Le tumblr associé à chaque fois est un bon tumblr de ressources, moi je ne suis plus sur tumblr, parce que honnêtement c'est pas plus mal de plus y être. :') Bien sûr, un témoignage, ce n'est qu'une très mauvaise preuve, mais ces témoignages sont très récurrents et devraient être pris en compte, à mon sens.

One of my friends is really great and she’s an intersex transwomen but god she had to leave tumblr a long time ago because of the amount of people using her as some “ace up their sleeve” basically saying “oh well this person exists so sex is made up and I can be any gender I like because that’s made up to.”
"Une de mes amies est vraiment cool et c'est une femme trans intersexe mais bon dieu elle a dû partir de tumblr il y a longtemps parce qu'il y avait un nombre important de gens qui l'utilisait comme une "carte maîtresse", concrètement ils disaient "Oh eh bien cette personne existe donc le sexe est inventé et je peux être n'importe quel genre que je veux parce que c'est aussi inventé."
https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/174533071573/one-of-my-friends-is-really-great-and-shes-an
(Il existe un tumblr entier appelé not your intersex pawn qui parle de ce genre de problèmes. Je ne suis pas d'accord avec pas mal des personnes qui le gèrent, mais malheureusement, il existe bien car il y a un problème du genre).

I was the anon, and I’m gonna step out of anon to talk about my experiences with gender.
As a young girl, I was abused by my mother. This led me to have a rather serious fear of women for a long time, which I only managed to recover from in the last few years.
Part of what made recovery so hard was that several toxic people managed to convince me that my fear of women made me trans.
I went through several nb identities, trying to convince myself that was who I was. That it would fix what was wrong with me. I wanted to be accepted by my nb friends, I wanted to feel right, I wanted to not be scared anymore. I got extremely close to going on T, and the only reason I didn’t is cause a very good friend stepped in and yelled at me for being a moron and hurting myself like this.
[...]
"J'étais l'anon, et je vais sortir de l'anonymat pour parler de mon expérience avec le genre.
Quand j'étais petite, j'ai été abusée par ma mère. Cela m'a conduit à avoir une sérieuse peur des femmes pour un long moment, chose dont je n'ai pu guérir que depuis quelques années.
Une partie de ce qui a rendu ma guérison si compliqué est que beaucoup de personnes toxiques ont réussi à me convaincre que ma peur des femmes était ce qui faisait de moi une personne trans.
Je suis allé au travers de plusieurs identités non-binaires, essayant de me convaincre que c'était aussi ce que j'étais. Que cela pourrait guérir ce qui était mauvais avec moi. Je voulais être accepté par mes amis non-binaires. Je voulais me sentir bien, je voulais ne plus avoir peur. J'ai été très proche d'aller sous T et la seule raison pour laquelle je n'y suis pas allé et parce qu'un très bon ami est venu et m'a crié dessus pour être stupide et me faire du mal comme ça."

this post is extremely important. i once knew a girl who identified as non-binary, transgender, and like, dragon-kin? god, i don’t remember. anyway, she was very interested in testosterone. but she was very open about her lack of dysphoria. me and a friend of mine where the ones who talked her out of transitioning medically, but telling her its okay to be GNC and masculine. to this day she thanks me for keeping her from, and i quote, “fucking up her life and body for a trend”. [...]
"Ce post est extrêmement important. Je connaissais une fille qui s'identifié comme non-binaire, transgenre, et genre, dragon-kin ? God, je me souviens plus. Dans tous les cas, elle était très intéressé par la testostérone. Mais elle était très ouverte sur son manque de dysphorie. Moi et un ami à moi ont été ceux qui lui ont parlé pour qu'elle ne transitionne pas médicalement, pour lui dire que c'était okay d'être non-conforme au genre et masculine. A ce jour elle me remercie de l'avoir empêché de, et je cite, "ruiner sa vie et son corps pour une tendance"."
https://aggressiveuwu.tumblr.com/post/173999107969/what-are-your-thoughts-on-cis-truscum-i-agree

Je sais que beaucoup d'entre vous n'aime pas Blaire White et j'ai mes différents avec elle sauf qu'il y a une vidéo qui n'est dispo que sur sa chaîne ou celle de quelqu'un qui semble largement transphobe donc j'ai pris parti choisir celle-ci. Le clip de cette vidéo est une femme trans qui essaie de convaincre sa fille qu'elle est un homme trans, avec des questions dirigées.
Je traduis ce qu'on y entend :
Première voix (en s'adressant à l'enfant) : "Donc tu es un garçon trans, tu sais ce que ça veut dire ?"
La mère répond : "Donc tu es née fille, mais tu te sens comme un garçon c'est ça ? Ca veut dire à peu près que tu es trans, n'est-ce pas ? Okay, et c'est okay tu sais, mais c'est juste le mot pour ça."
Tout comme Blaire, on sent que c'est largement forcé sur l'enfant, en tout cas, en voyant ça, je l'ai senti : l'enfant ne répond pas à la question, c'est la mère qui dirige, qui lance les lignes à dire, l'enfant ne s'exprime pas sur le sujet là. Okay, ce pourrait être le stress d'être filmé, ou quelque chose comme ça, gardons l'esprit ouvert, c'est peut-être mis sous un mauvais jour.
La mère continue : "Tu aimes faire des activités calmes et féminines ou est-ce que tu aimes sauter partout et être folle et attaquer tout le monde."
L'enfant réfléchi puis ensuite : "Hmm, les activités de garçons."
Rappel qu'aimer des choses de "garçon" n'a jamais fait de personne un garçon. ~ Blaire rattaque sur le fait qu'elle faisait des activités "de garçon" enfant, et pour ma part, j'ai fais des activités "de filles" comme joué avec des barbies pendant un temps. Cela ne veut strictement rien dire sur une échelle individuelle.
Je ne dis pas que l'enfant n'est pas trans, parce qu'il est simplement impossible de savoir raisonnablement si c'est le cas à cet âge-là, et pourtant, son avenir est déjà tout tracé par ses parents qui décident donc qu'ils vont la mettre sous hormones pendant la puberté et compagnie. Je trouve ça d'une violence profonde pour l'enfant qui est privé de ses choix de vie, ou même de sa liberté de pensée. Ça fait juste froid dans le dos. Il y a des milliers de cas de petites filles tomboys qui se développent comme des filles après et qui sont totalement bien dans leur genre, il y a des milliers de cas de petits garçons féminins qui se développent comme des garçons après et qui sont totalement bien dans leur genre.
Je rappelle aussi que pour le développement normal sexuel d'un enfant, il est nécessaire de savoir quel sexe ils ont. Élever un enfant "sans sexe", ce n'est pas lui rendre service, c'est de l'abus, c'est du gaslighting, ça va être très mauvais pour le développement de l'enfant et ça me fait horreur parce que c'est terrible.
Élever un enfant sans rôle genré, c'est ça qui combat le sexisme dans la société et c'est bien et pour le coup, ça permettra à un enfant de savoir mieux qui ils sont et ce qu'ils aiment et leur permettront de s'affirmer.

Ensuite, d'une façon plus globale, la réputation des personnes trans est moyennement bonne. On pourrait penser qu'il s'agit d'une simple discrimination (et cela existe toujours !), mais il n'y a pas que cela.
Le lien montre une série de screen, où une femme a demandé à un groupe facebook anti-SJW pourquoi ils détestaient les personnes trans. https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/172630902578/and-yet-i-followed-a-post-from-another-truscum

Par rapport aux parents.
when I came out last year, my parents pretended to go along with it, so I’d shut up about asking them to help me transition. They stopped believing me after a while. “You’re just uncomfortable with gender roles, right? You don’t have to be a tranny just because you don’t fit in!” Even when I told them the sight of my chest made me want to rip my skin off. “why can’t you be a lesbian instead” When I told them I needed to change my name and sex marker. [...]
"Quand j'ai fais mon coming out l'année dernière, mes parents ont prétendu m'accompagner avec, pour que j'arrête de la fermer à propos de leur demander de m'aider à transitionner. Ils ont arrêter de me croire après un moment. "Tu es juste incomfortable avec les rôles genrés, hein ? Tu n'as pas besoin d'être trans juste parce que tu ne rentres pas dans une case !" Même quand je leur ai dis que la vue de mon torse me donne envie d'arracher ma peau. "Pourquoi tu ne peux pas être une lesbienne plutôt" Quand je leur ai dis que j'avais besoin de changer mon nom et mon marqueur de sexe."
https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/172171755945/to-tucutes-that-think-they-harm-no-one

Je m'arrête là, il y a encore énormément de témoignages que je pourrais mettre, malheureusement, comme je l'ai dis, ils s'empilent.

Listes d'attente, médecine, transition

Il est difficile d'avoir des chiffres à ce jour réellement concrets car nous n'avons pas le recul nécessaire pour évaluer correctement les choses. Tout ce que je sais c'est qu'aujourd'hui, le service NHS de Londres (parcours public), qui est une clinique de genre pour diagnostiquer efficacement les personnes trans, est passé de 163 références en novembre 2016, à 295 en novembre 2017, soit 55,25% d'augmentation. Il serait intéressant de récupérer les chiffres pour 2018 qui sortiront certainement début janvier de l'année prochaine.
https://www.bbc.com/news/uk-england-42774750

Deux hypothèses du coup qui jouent très certainement :
- Les personnes qui étaient trans mais qui ne le réalisaient pas, ont pu le réaliser plus facilement.
- Il y a des personnes qui ne sont pas trans dans le lot (295 personnes, c'est énorme).
Ce qui allonge la liste d'attente des cliniques de façon énorme, au moins deux ans maintenant. Ce qui fait que les personnes qui ont vraiment besoin de ce service ne peuvent plus y accéder aussi rapidement qu'avant. De même en France, il faut au moins attendre un an et demi avant d'avoir son premier rendez-vous avec l'organisme public (la SOFECT).

Ce n'est pas la seule chose qui se passe non plus. En Amérique, il y a d'autres témoignages de personnes trans qui ont eu beaucoup de mal à avoir leurs hormones, à cause d'une méfiance généralisée chez des personnes du médical.
The first endocrinologist I saw when I was first starting T refused to give me the appropriate dose I should have been receiving and literally almost threw my T letter away because “it wasn’t from therapist he trusted” because he had multiple patients who came in without letters from therapists/doctors who would: a)insist that they really did want T or b) lie about having dysphoria in order to access T. They would end up discontinueing their hrt because they did not like the changes that occurred. According to him one of the patients parents even tried to get him in trouble. [...]
I ended up having to delay starting T because all of sudden I was scrambling to find another endocrinologist in my area who had experience with hrt for trans patients and also accepted my insurance. I almost dropped out of school during this time because I was just so fucking depressed I could barely feed myself or shower.
I finally ended up at “free” clinic in the closest major city….a three hours drive away from where I lived. They only accepted medicaid so had to pay out of pocket for my appointments, my testosterone, my syringes, and two types of needles. I had to go through a shitty compounding pharmacy (that I’m pretty sure doesn’t even exist anymore) because it was the pharmacy the clinic would work with. A year and half the later the pharmacy decided they wouldn’t work with testosterone anymore and no one told me. I ended up off of T for a few months while once again scrambling to find an endocrinologist near me.
"Le premier endocrinologiste que j'ai vu quand je commençais la T a refusé de me donner la dose appropriée que j'aurai dû recevoir et littéralement presque jeté ma lettre de T loin parce que "ce n'était pas d'un thérapeute en qui il avait confiance", parce qu'il avait eu de multiples patients qui sont venus sans lettres de thérapeutes/docteurs qui : a) insistaient qu'ils voulaient vraiment de la T b) mentaient à propos du fait d'avoir de la dysphorie afin d'accéder à la T. Il finissait par ne pas continuer leur hormonothérapie parce qu'ils n'aimaient pas les changements. De son point de vue, certains des parents des patients ont même essayé de le mettre dans la panade. [...]
J'ai dû délayer ma prise de traitement parce que soudainement je galérais à trouver un autre endocrinologiste dans ma zone qui avait de l'expérience avec l'hormonothérapie pour les patients trans et aussi acceptaient mon mutuelle. J'ai pratiquement lâché l'école durant ce temps parce que j'étais terriblement déprimé, je pouvais presque pas me nourrir ou me doucher.
J'ai finalement dû me rendre à une clinique "gratuite" à la grande ville la plus proche... A trois heures de route de là où je vivais. Ils n'acceptaient que medicaid donc j'ai dû payer mes rendez-vous, ma testostérone, mes seringues, et deux types d'aiguilles. J'ai dû aller dans une mauvaise pharmacie (que je suis sûr qui n'existe plus maitnenant) parce que c'était la pharmacie avec laquelle la clinique travaillait. Un an et demi plus tard, la pharmacie décidait qu'elle ne voulait plus travailler avec la testostérone et personne ne me l'a dit. J'ai été sans testostérone pendant quelques mois pendant que je galérait à trouver un endocrinologiste près de moi à nouveau."
http://tranfriedshrimp.tumblr.com/post/173876865431/the-first-endocrinologist-i-saw-when-i-was-first


My therapist reluctantly writing me a referral to the gender clinic:
“*sigh* So what gender do you say you are?”
Me: “Just… male?”
My therapist: “That makes it all so much easier, so many people ask me to use different pronouns for them every time they come and ask me to write down all these labels and it gets so tiring, I was thinking about refusing to write referrals at this point.”
"Ma thérapeute qui ne veut pas vraiment m'écrire de référence pour la clinique de genre :
*Soupir* Alors quel genre tu as dit que tu étais ?
Moi : Juste... Homme ?
Ma thérapeute : Ça rend ça tout beaucoup plus simple, il y a tellement de gens qui me demandent d'utiliser des pronoms différents pour eux à chaque fois qu'ils arrivent et me demandent d'écrire tous ces labels et cela devient fatiguant. Je commençais à penser à refuser d'écrire de références à présent."
https://opinionateddysphoric.tumblr.com/post/176495386246/people-who-dont-like-mogai-identies-already

En France, je n'ai encore jamais vu de cas comme ça, mais par contre j'ai vu de la désinformation venant de psychiatres. Notamment en parlant d'un psychiatre Docteur Hubert Hervé :
Il pense d'ailleurs que le genre est une illusion et que la dysphorie de genre n'existe pas en tant que maladie mais en tant que souffrance sociale.
https://bddtrans.fr/psy/242-hubert.html
Difficile d'avoir confiance en quelqu'un qui nie les preuves scientifiques montrant qu'il ne s'agit pas du tout d'un problème social. Difficile de le prendre au sérieux aussi. J'aimerai dire que c'est un cas isolé, cependant l'idéologie trans tend à prôner ça aussi, ce qui n'aide pas les docteurs qui sont supposés être des spécialistes.

Moi aussi j'ai déjà dû affaire à ce genre de "spécialiste" qui me disaient qu'on ne "diagnostiquait pas les trans", parce que c'était comme être gay. Je rappelle que l'un demande de lourds traitements hormonaux et chirurgicaux alors que l'autre aimerait juste pouvoir aimer et avoir des relations sexuelles avec le même sexe. Je n'ai pas argumenté avec cette personne, parce que c'était lui qui détenait la possibilité pour moi de récupérer ma lettre attestant que j'étais trans et que je n'avais pas de pathologie annexe.
Ce psychiatre donnait des questions dirigées pour me faire avouer que j'm'étais toujours senti garçon, même petit (puisque je jouais des jeux de garçons !). Quand il m'a dit que la lettre servait "simplement à mettre en évidence que je n'avais pas de problème psychologique particuliers autre", il m'a dit que cela servait simplement à ne pas laisser des personnes psychotiques accéder aux hormones.
Ce psychiatre ne m'a pas demandé si j'ai été violé, ou le genre de relations que j'avais avec mes parents, ou simplement ma relation avec mon corps et la société, ou ma sexualité. J'ai été violé, ma relation avec mes parents sont désastreuses et j'ai eu un problème avec la façon dont la société me percevait (et ai toujours mais pas pour les même raisons, je n'ai pas envie d'être perçu/traité trans aujourd'hui). Evidemment, j'avais fais un travail avant sur tout ça, assez intense, afin d'acquérir une stabilité émotionnelle et d'être sûr de mon choix (après tout, j'ai fais un an et demi de psychanalyse + 3 ans de réflexion + 3 mois en clinique psychiatrique). Cela n'était pas requis de la part du système public, cela veut dire qu'il y a des gens avec des afflictions mentales non résolues qui peuvent accéder aux hormones pour s'échapper de leur souffrance.
Je ne trouve pas cela très déontologique ou éthique. Ce n'est pas responsable ou même professionnel.

Je vais rappeler aussi que transitionner sans avoir de dysphorie peut donner de la dysphorie.
https://66.media.tumblr.com/fff86d5afede12b2c7bc639498dc36e1/tumblr_p3dn38ZKYS1wdmpz2o1_500.jpg
"mmmm je sens beaucoup d'inconfort avec le fait d'être perçu comme un homme récemment et je ne sais pas quoi faire" en tags : "j'aime la testo et j'aimerai pas être sans, mais comment je dis clairement aux gens que je ne suis ni cis ni un homme, bref la dysmorphie de corps est forte ce soir"
https://66.media.tumblr.com/f72440e905f22918a11306f3297e2740/tumblr_inline_p3dpu6Zq911s1jn5s_640.png
"Je commence à penser que peut-être je ne veux plus être sous testostérone... J'aime vraiment avoir une voix plus grave et un visage plus masculin (même si je ressemble encore beaucoup à une femme) mais je hais les autres changements que ça a donné à mon corps.. Je hais être si poilue et j'aime vraiment pas comment je n'ai plus mes courbes, mon corps est juste vraiment moche comparé à ce qu'il ressemblait avant et peu importe le nombre de kilos que je perds je ressemble toujours à la même chose et maintenant j'ai de l'acné à nouveau, chose que je n'ai jamais eu avant jusqu'à maintenant et c'est vraiment dégueulasse... Je pensais que j'adorerai être plus poilu et ne pas avoir de hanches mais ça me rend vraiment dysphorique parce que maintenant les hommes que je vois ne m'apprécient plus autant... Je sais que je devrais pas baser mon ressenti sur comment les hommes voient mon corps mais j'aimerai vraiment changer à ce que j'étais avant sauf garder ma voix aussi grave mais je pense pas que ça soit possible... C'est ennuyant parce qu'avant de prendre de la T j'étais très dysphorique et quand j'ai commencé la T j'étais contente pour quelques mois mais maintenant je suis dysphorique à nouveau." (cette personne utilise les pronoms féminins).

Ce qui m'amènera à notre dernière partie, la détransition et je vous laisse ce petit post qui résume très bien le problème.
https://gillygeewhiz.tumblr.com/post/170628769894/bizarrolord-dasha-loses-it-tucunt
Aussi, notez que je ne ferais pas de post sur les cinquante millions de genres qui existent, mais il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes, littéralement.
 
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