Vos expériences traumatisantes

Sujet dans 'Blabla Général' lancé par Capucette, le 3 août 2011.

  1. Capucette

    Capucette
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    MMORPG Junkie!

    Coucou les Madmoizelles :hello:

    Voilà, je lance un nouveau sujet (mon premier!) et j'espère qu'il n'en existe pas déjà un similaire quelque part sur le forum. Si c'est le cas je vous prie de m'excuser.

    Je me disais que ça pouvais être intéressant de se raconter nos expériences traumatisantes. Pas forcément des évènements graves comme un décès ou un accident mais des choses qui vous ont marquées et qui vous obsèdent encore à l'heure actuelle. Le but n'étant pas la curiosité malsaine mais surtout de s'entraider et de vider son sac (ça fait souvent du bien).

    Un évènement traumatisant peut parfois paraitre complètement anodin aux yeux des gens et représenter pour nous une vraie souffrance. Ici vous pourrez en parler sans risques d'être mal jugée ou ridiculisée.

    Voilà, à vous l'honneur pour commencer :happy:
     
  2. Wolowizzard

    Wolowizzard
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    Et mon cul, c'est du Flamby?

    Le premier truc auquel je pense a un rapport avec ma mère. On va commencer dès le début...*3615 MA VIE*

    Mes parents sont séparés depuis que j'ai 4 ans (j'en ai 25) et j'ai vécu avec mon père jusqu'à mes 18 ans environ. Mes contacts avec ma mère ont été rares et irréguliers. J'ai repris le contact avec elle vers mes 16/17 ans. Je suis descendue cette année-là dans la région où elle habitait, pour la revoir. Hmm, ça faisait bien plus de 5 ans que je l'avais pas vu. Je descends du train, elle est là et le premier truc qu'elle me sort:

    "Oh, t'as encore des boutons!"

    Oui, bonjour à toi aussi. A partir de ce jour-là, j'ai su que je n'étais pas la fille que voulait ma mère.
     
  3. Piou.Bleu

    Piou.Bleu
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    Je me considère comme relativement chanceuse, et j'en ai toujours eu conscience. Je me suis longtemps dit "rien de grave n'est arrivé à moi ou à un de mes proches, j'ai de la chance". Et en même temps j'ai toujours redouté le moment où quelque chose arriverait, car je ne savais pas comment j'y réagirais, comment je ferais face. Par exemple, ça m'est arrivé deux fois de passer dans la rue à proximité de quelqu'un (un inconnu) qui subissait un massage cardiaque, que j'ai à peine entrevu de loin avant de détourner la tête, et à chaque fois je suis très choquée et j'en pleure, et ça me marque.

    Bref tout ça pour dire qu'il m'en faut peu.

    Sinon j'ai vécu deux évènements que je considère comme vraiment traumatisants, dont un dont je suis pas encore remise.
    [ne pas citer svp]

    blablabla number one

    blablabla number two
     
  4. boreale-2

    boreale-2
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    Save the mermaids ! Guest

    Quand j'avais environ 8 ans, ma belle cousine m'a dit " Toute manière, les cambrioleurs ils tuent à chaque fois les gens".
    Et depuis, je suis une hyper flippé des cambriolages, genre beaucoup. :shifty:
     
  5. Nadja__

    Nadja__
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    Miou.

    Il y a eu les deux suicides de mes oncles, un le soir de Noël il y a dix ans, l'autre cette année à la Fête de la Musique. Ce qui m'a le plus traumatisée ce sont les larmes de ma grand-mère quand elle a perdu son deuxième fils (j'étais au primaire pour le premier, je n'étais pas à l'enterrement), surtout de l'entendre devant son corps au funerarium murmurer "Il est glacial" quand elle est allée l'embrasser.

    Sinon quand j'étais plus jeune mon père a fait une grosse dépression parce que son patron lui faisait du chantage, l'insultait et il lui a fait perdre toute sa confiance en lui. C'était une période très dure pour nous et je me souviens encore d'avoir vu ma mère fondre en larmes dans la voiture ou mon père nous emmener faire une balade mon frère et moi et se mettre à pleurer. Peut-être que c'est ce jour là que j'ai compris que mon père n'était pas un héros, que j'ai commencé à avoir envie de vomir en voyant qu'on pouvait détruire un homme très facilement. Un jour mon père a pété un plomb face à son patron, il a gueulé tellement fort que le patron est parti s'enfermer dans sa bagnole et mon père a pris la route (le médecin du travail l'a eu au téléphone et avait très peur qu'il fasse une connerie sur la route) mais c'était la fin du cauchemar. Mon père qui est si calme, si patient s'est enfin sorti de cet enfer. Je suis tellement fière qu'il ait monté sa propre entreprise maintenant, qu'il réussisse et que son ex-patron l'ait en travers de la gorge.

    Sinon c'est plus récent et ça semble plus futile, la copine de mon frère m'a avoué qu'en trois ans ils n'ont jamais pu faire l'amour (c'est chez lui qu'il y a un problème). Manifestement il ne l'a jamais vraiment fait. Pour moi c'était un couple parfait, ils sont très unis et se ressemblent beaucoup (même études, même "philosophie de vie", etc.). Du coup apprendre que mon frère ne pourra jamais faire l'amour ça m'a foutue un coup terrible. J'ai passé du temps à pleurer, parce que même si ça se répare peut-être, je ne me vois pas lui parler de ça et pourtant j'en meurs d'envie. Je sais qu'il m'écoute même si c'est mon grand frère, et je voudrais lui dire d'aller consulter, que pour un pote ça a marché, que ce n'est peut-être qu'un petit truc physique à régler, mais je n'ose pas ... Et honnêtement ça me dévore. Je sais que des gens peuvent vivre sans faire l'amour mais ça bouffe sa copine, pas seulement pour le côté sexuel, mais pour se sentir désirée, pour sentir l'amour de l'autre, etc.
     
  6. Aerith

    Aerith
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    Soudainement optimiste

    Je pense que j'ai eu un traumatisme avec l'eau mais je ne m'en souviens pas. J'ai parfois des flashs d'une nounou qui m'a maltraité qui me mettait sous la douche froide et je ne pouvais plus respirer, j'étais saisie mais ma mère ne peut pas confirmer cette histoire. J'ai une peur bleue de l'eau (je sais nager mais quelqu'un qui me coule dans le grand bain pourrait me tuer car je perds mes moyens me noie) mais aussi, je ne supporte pas qu'on me mette de l'eau sur le visage, j'ai l'impression d'étouffer, c'est insupportable.

    Sinon, au quotidien, j'ai des petits traumatismes qui me rappellent que nous ne sommes pas éternels. Je ne supporte pas de voir un accident de voitures par exemple, j'y pense pendant des jours et pourtant, j'en vois régulièrement car je conduis beaucoup.

    Et en règle général, ce qui m'a traumatisé et me touche aujourd'hui, c'est tout ce qui est en rapport avec la souffrance et la mort. Je me souviens d'avoir vu mon père pleurer comme un bébé quand j'étais toute petite, les décés, les enterrements, les corps méconnaissables, la souffrance, le vide qui se crée autour de soi quand on vous dit que c'est fini, le sentiment que le temps s'arrête... J'ai une boule au ventre en écrivant ça.
     
  7. Capucette

    Capucette
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    MMORPG Junkie!

    Des vraies expériences traumatisantes (dans le sens graves) j'en ai eu 3.

    - Quand j'ai perdu mon premier bébé à 3 mois de grossesse
    - Quand j'ai perdu le second à 4 mois et une semaine.
    - Quand j'ai appris que suite aux complications infectieuses de cette dernière fausse couche tardive j'étais devenue stérile.

    Mais bon, en ce moment j'essaie de ne pas y penser parce que je viens de sortir d'une dépression relative à ça. Donc je n'entrerais pas dans les détails et je vais vous raconter une autre expérience traumatisante plus "légère" dirons nous.

    J'ai toujours eu peur des guêpes, je crois que c'est de naissance. Elles me dégoutent et en plus elles me détestent, dés qu'il y en a une je suis sure que c'est moi qu'elle vas piquer.

    Un jour, j'avais 6 ans et j'étais en colonie de vacances à la montagne. Je m'étais fait une copine super sympa qui s'appelait Mélodine, un vrai coup de foudre amical. Lors d'un gouter dans un champ elle s'est mise à hurler "La guêpe est rentrée dans mon oreille! Elle est rentrée dans mon oreille!!!". Les moniteurs sont venus voir, lui ont inspectée l'oreille et en ont conclu qu'elle s'était trompée ou qu'elle avait menti pour se faire remarquer. Les heures passent, l'histoire est oubliée. Mais au cours de la soirée feu de camp alors qu'elle se levait pour aller chercher un paquet de chamallow elle a fait un malaise, impossible de la réveiller. Les pompiers sont venus et l'ont emmenée à l'hôpital. A partir de ce moment je n'ai plus eu de nouvelles d'elle pendant deux jours. C'est ma mère qui a croisé son père qui venait récupérer ses affaires à la fin de la semaine qui a finalement su ce qui lui était arrivée. Elle avait bel et bien une guêpe qui lui était rentrée dans l'oreille et qui s'était logée près de son cerveau. Elle a du être opérée d'urgence et s'en est sortie de justesse. Si le dard avait piqué dans le cerveau elle aurait pu en mourir.

    Depuis ce jour ma peur c'est transformée en phobie, même voir une guêpe en photo est difficile pour moi.
     
  8. Alaska Savage.

    Alaska Savage.
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    I love playing with the fire. And I don't think I'll ever learn.  

    Je reviendrai lorsque je serai prête à creuser dans mes cicatrices de nouveau.
     
  9. Béré

    Béré
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    A craqué son slip

    Je pense que l'expérience la plus traumatisante de ma vie, à ce jour en tout cas, ce sont les 4 ans que j'ai passé au collège. J'ai 21 ans (aprés demain ^^), mais je n'en suis toujours pas remise. Pas complètement. Peut être que je ne m'en remettrai jamais en fait.
    J'ai passé environ 3 ans à errer dans la cour du collège, en essayant d'éviter les regards, les remarques, les insultes. Je m'en suis prise plein la tête, je rentrais tous les soirs en pleurant. Je ne voulais pas parler à mes parents, ni aux
    rares amis que j'avais, qui subissaient par ailleurs la même chose que moi. Au lieu de demander de l'aide, je me disais que je méritais bien ce que j'avais.
    J'étais tellement stressée qu'à une certaine période je m'arrachais les cheveux dans le bus. Je ronge toujours mes ongles, par stress et manque de confiance en moi.
    Je ne me regardais jamais dans la glace, et lorsque j'y étais obligée, c'était juste pour constater à quel point j'étais un monstre. Je rendais des rédactions à mes professeurs sur le suicide et la mort. On peut dire qu'au moins je n'avais pas honte de dire que je voulais mourir.
    Cette période à malheureusement beaucoup influencé mon caractère d'aujourd'hui. Je dirais même qu'elle l'à crée.
    Je ne me suis sentie un peu mieux qu'en allant au lycée, malheureusement, mes démons étaient déjà là.
    Depuis, j'essaie tant bien que mal de me battre contre la Béré de 14 ans qui est encore là, à l'intérieur de moi, et qui réclame tout ce dont elle à manqué alors. J'essaie d'être positive, de croire en l'avenir, de me regarder dans la glace, et de me trouver belle, de voir les choses positives dans les nouvelles expériences que je vis. C'est dur, et je ne sais pas si ce combat se finira un jour, peut être qu'il durera tout le temps de ma vie.
     
  10. Parnasse

    Parnasse
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    Je me rends bien compte que par rapport à d'autres personnes, ce par quoi je suis traumatisée relève limite de la rigolade ou du ridicule...

    J'ai une sainte horreur des clowns. A cause d'un visionnage un peu trop prématuré de "Ca" à 6 ans qui a laissé des traces, et encore jusqu'à maintenant. Quand je vois un clown, je commence a flipper, faut pas que je le voie ou qu'il me touche, sinon je suis capable de crier de façon totalement déraisonnée. :shifty:
     
  11. Breathe.Me

    Breathe.Me
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    Blogueuz Mode.

    Sans m'en rendre compte de suite, j'ai remarqué au bout de quelques années que j'étais complètement flippé par l'eau (la mer, l'océan pas la douche :yawn:). J'ai manqué me noyer une fois, à l'océan. J'avais peur, c'était la première fois que j'y allais et mon cousin me disait de ne pas m’inquiéter, on est arrivé à un endroit où je n'avais plus du tout pieds, et à ce même moment, une vague immense est arrivée et je n'ai pas su la contrer, s'en est suivi deux vagues de plus où je n'ai pas réussi à m'en sortir, heureusement ma cousine a su me rattraper et m'a ramené sur la plage. Depuis ce jour, je ne vais plus me baigner, pas même à la piscine; et tout le monde me dit que c'était un mauvais coup de malchance, et qu'un jour où l'autre on doit affronter ses phobies, mais je peux pas. C'est plus fort que moi, dès que l'eau m'arrive aux cuisses, je tremble, je panique et je suffoque. Et quand on habite à 20 minute de la mer et de l'océan, forcément personne ne comprends ma phobie et m'engueule. (A savoir qu'avant je nageais comme un poisson dans l'eau, j'adorais ça)

    Aussi, après le décés de mon père, j'ai haï ma mère parce qu'elle n'était jamais à la maison, elle travaillait énormément car on ne roulait pas sur l'or, et elle avait trois enfants à charges (mes frères et moi), et elle noyait son chagrin en voyant d'autres mecs. Je l'ai détesté à mort. Aujourd'hui, je l'aime à en mourir, je lui donnerai tout, je m'inquiète toujours pour elle et j'ai toujours peur qu'elle meurt. Mais c'en est trop, parce que ça m'empêche de vivre correctement, cette fichue peur de la mort.

    Et puis, pendant mes vacances entre la CM2 et la 6éme, je suis allée dans une colo où il y avait un mec -plus âge que moi d'un an, il était en 5 éme lorsque je suis arrivée en 6 éme- qui était amoureux de moi depuis le CP. Il a voulu qu'on sorte ensemble, et j'ai refusé. Il a essayé de m'embrasser, et je l'ai fuis. Arrivé au collège, un mec -que je ne connaissais pas- m'a poussé par terre contre une barre en fer en m'insultant de Salope. Et plus les jours passaient, plus les élèves m'insultaient, se permettait de me toucher les seins, et les fesses. Je ne savais pas ce qui se passait, je n'ai su que bien plus tard que ce type là avait fait passer la rumeur que je l'avais sucé et c'est pourquoi j'ai été bizuté jusqu'à la 4 éme et puis, j'en ai eu marre et je suis partie dans un établissement très loin de ma ville... Aujourd'hui, si je revoyais ce mec je le laisserai crevé de faim dans une cave.

    Et puis, le lycée, où j'ai fais une dépression suivie d'une phobie scolaire pendant deux ans, et où j'ai donc été déscolarisé. Le lycée m'a jeté comme une merde parce qu'ils trouvaient que je n'étais pas assez intégré à la classe car je ne sortais pas en boîte avec mes profs et mes camarades de classe, que pendant les récrés je préférai être seule parfois, où parce qu'en cours je ne parlais pas toujours avec les autres élèves, que je préférai suivre le cours. J'avais 15 de moyenne (une prof m'avait montré mon bulletin), le jour du conseil de classe où l'on nous dit qui passe, et qui ne passe pas. Les profs m'ont dit " Tu ne passes pas, mais ça tu t'en doutais déjà " (alors que ma tutrice m'avait dit qu'avec ma moyenne je passais sans problème), ça m'a anéantie. Elles m'ont montré mon bulletin, il était faux. Sur leur bulletin je n'avais que 6 de moyenne. J'ai pris ce bulletin, et tous mes contrôles, je suis allé voir la directrice et on a fait le calcul ensemble, on tombait bien à 15 et quelques et non pas à 6. Et elle m'a dit " Ce qui est fait, est fait. ", j'ai été forcé d'accepter le redoublement (nous étions 5 à redoubler), mais j'ai quitté le lycée au bout de 2 mois, les profs parlaient de moi dans mon dos, m'insultaient ouvertement, on aurait dit qu'ils faisaient tout pour que je craque. Lorsque je répondais à une question ils disaient " Ah c'est biiiien t'as pas mal à la tête???? " où lorsqu'une fois une prof m'a demandé d'aller chercher un truc au secrétariat j'ai appris qu'elle avait dit, pendant mon absence " Pourquoi j'ai envoyé cette blonde désérvellé. Arrivée au secrétariat elle ne se souviendra même pas de ce pourquoi elle devait y aller. "

    Je reprends mes études en Septembre, je serai sûrement la seule fille de 18 ans en 2 nde Bac Pro. J'espère que ça ira... <3

    Pfiou, ça fait du bien de tout sortir. Et un peu mal aussi...
     
  12. Alaska Savage.

    Alaska Savage.
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    I love playing with the fire. And I don't think I'll ever learn.  

    En fait, je viens de me rendre compte à quel point je refoule sans cesse les évênements traumatisants qui me sont arrivés. Une fois que c'est arrivé, je mets le tout dans un coin de ma tête et j'oublie. Il me revient des images parfois et ça me surprend moi-même que je vives bien avec tout ça. Pourtant, ce n'est pas le cas, c'est juste que je n'ai jamais pris le temps de guérir de ces blessures. Il faudrait bien que je le fasse un jour, que je cesse de refouler et que je confronte mes cicatrices. Un jour, peut-être.
     
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