Votre évolution littéraire

Sujet dans 'Forum Littérature / BD / Manga / Comics' lancé par AnonymousUser, le 27 mars 2011.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je copie honteusement l'idée de ce topic pour l'adapter a l'univers littéraire !

    Comment définiriez vous votre évolution littéraire? Y a-t-il eu des révélations, des moments de rejets?

    (J'inclus tout ce qui concerne la BD, les mangas et autres dans ces questions mais vous en faites ce que vous voulez !

    :Pom:
     
  2. azertg

    azertg
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    J'aime la bière et les frites.

    J'ai toujours beaucoup lu, et j'ai souvent lu des choses qui n'étaient pas adaptées à mon âge. Je lisais Amélie Nothomb en même temps que la comtesse de Ségur, par exemple. Mon papa était très pointilleux sur le langage, le vocabulaire, et je pouvais me permettre de lire des livres pour adultes, et de les comprendre (du moins techniquement, parce qu'en profondeur, je ratais bien des choses). Mais ça restait des choses assez accessibles quand même (je ne lisais pas Houellebecq à 10 ans, par exemple).

    Puis vers mes 15 ans, j'ai eu ma période "littérature classique". Je voulais avaler du Balzac, du Hervé Bazin, du Tolstoï, du Zola. A un moment, j'en ai eu marre. Il y a des livres classiques qui ne racontent vraiment rien, qui sont endormants, or je refusais l'idée de ne pas terminer un livre. Je les lisais donc jusqu'au bout, quitte à m'ennuyer fermement. Et au bout d'un moment, ça n'a plus fonctionné, je n'avais plus aucune envie de lire un livre, et quand je le faisais, mon cerveau se refusait à imprimer les mots que mes yeux voyaient, je lisais des pages sans rien y comprendre, sans rien en retenir, ça m'exaspérait, j'avais l'impression que mon cerveau mourrait et que je devenais imbécile.

    J'ai ensuite lu ce que j'appelle de la merde littéraire, du roman de gare mal traduit, mal écrit, à l'eau de rose, ce qui m'ennuyait encore plus que la littérature classique et en plus me donnait l'impression d'être vraiment bête. Alors j'ai arrêté, pendant une bonne année je n'ai plus rien lu.

    Puis à mon seizième anniversaire, j'ai repris un livre, un peu timidement. Quelque chose que j'avais déjà lu. Puis j'ai augmenté d'un cran. Puis encore d'un cran. Et j'ai fini par retrouver la magie des mots.
    Cette histoire m'a appris à savoir abandonner un livre que je n'aimais pas. Ca m'a aussi appris à cibler ce que je voulais lire (j'étais une grande aventurière et je choisissais mes bouquins en fonction de la typographie du titre sur la tranche :stare:).

    Maintenant je lis de tout. Du classique, des bouquins sur la théorie de la perception de l'image, du moderne. Et ça me plaît. J'aime lire, j'aime les mots. Limite l'histoire je m'en fiche, tant que c'est bien écrit.
     
  3. Oblomov

    Oblomov
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    Grognard & Hussard.

    J'ai eu deux révélations littéraires dans mon adolescence : André Gide avec La symphonie pastorale que j'avais étudié en quatrième ou en troisième et puis toute la génération d'auteurs trash qui commençait à émerger et que j'ai découvert par Ann Scott (le roman Superstar que j'ai du lire 5-6 fois entre mes 14 et mes 17 ans!). André Gide m'a fait m'intéresser à la littérature classique, celle qu'on étudie, celle sur laquelle on a des choses à dire ou à penser. Mais j'ai énormément lu de littérature poubelle (Beigbeder, Despentes, Eudeline, Houellebecq, Dantec) entre mes 14 et 17 ans, et c'est elle qui ma dirigé vers les pères de ce genre là (Bukowski, Cioran, Nietzsche, Lovecraft, Céline, etc). J'étais une grande grande fan de Céline dans mon adolescence, j'a dévoré Mort à Crédit en deux jours et deux nuits l'année du bac, ça reste un souvenir littéraire très fort, une véritable émotion en trois petits points et un point d'exclamation.
    Ma mère ne voulait jamais m'acheter de livres, elle trouvait que c'était cher et que ça ne servait à rien dans la vraie vie, alors j'en volais (à la bibliothèque, dans les librairies) ou je lui faisais croire que c'était au programme du bac, ça a marché un temps et puis elle a compris que je lui mentais : interdiction formelle d'acheter des bouquins. Je me souviens que c'était une époque où je rejetais totalement le monde réel, j'allais très mal et j'avais vraiment besoin de me plonger dans les histoires des livres, le midi au lycée je n'allais plus manger à la cantine mais je partais à la bibliothèque municipale lire des bouquins. J'ai dévoré tout les philosophes pessimistes et les écrivains dépressifs l'année de mes 17 ans et je me suis dis que la littérature pourrait sauver ma vie!
    Honnêtement je crois que je ne lisais pas des trucs super intelligents ou que je ne les lisais pas de manière très intelligente mais ça m'a fait beaucoup de bien. Après j'ai changé de milieu de vie et un peu de milieu social et je me suis ouvert à d'autres auteurs, j'ai renoué avec la littérature classique, j'ai rencontré Balzac par exemple (je parle de rencontre parce que c'est vraiment de ça qu'il s'agit, une rencontre presque amoureuse avec Les illusions perdues). Je crois que chaque auteur, chaque période littéraire a été marquée par une rencontre, un événement dans ma vie, que ce soit par le biais de mon copain, d'une amie, d'un film, d'un événement, mes plus belles découvertes littéraires sont ancrées dans le réel et c'est ça qui les rend précieuses à mes yeux. Depuis un an je "vis" un truc très fort avec les oeuvres de Fernando Pessoa, c'est un auteur qui transforme mon regard sur le monde et qui m'apprend beaucoup et c'est ce rapport général que j'entretiens avec la littérature, très viscéral, je ne l'étudie pas, ça ne m'intéresse pas particulièrement de faire ça, mais ça tient une place énorme dans ma vie. Je ne lis pas pour me divertir ni pour passer le temps, je lis pour vivre une émotion, une vie qui n'est pas la mienne, je lis pour changer mon monde ou pour le sauver. C'est réellement un truc qui tient une place très forte, tant pis si ça fait culcul.

    Je lis un peu de tout, aussi bien des romans (même si c'est que je bouffe le plus) que des essais ou des bouquins historiques. Ces derniers mois j'ai eu un gros coup de coeur pour la génération des Hussards (Nimier, Blondin, Morand etc), je marche assez souvent par phases ou périodes littéraires (avant les Hussards il y a eu les méchants auteurs réacs de droite avec Nabe et Murray par exemple). J'ai assez de mal avec la littérature étrangère, tout bêtement à cause des traductions, mais je crois que j'avais déjà parlé de ça ailleurs sur le forum, j'ai toujours peur que le traducteur trahisse l'auteur et ça me bloque dans mes lectures. Donc je lis, assez essentiellement, des auteurs français ou francophones; par exemple j'aime beaucoup Kundera parce qu'il a lui-même traduit ses oeuvres.

    et on va s'arrêter là!
     
  4. Mona Lise.

    Mona Lise.
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    Etat larvaire

    Ah les livres et moi...
    Mon père travaille dans l'édition (L'école des Loisirs, pour ceux qui connaissent!), donc j'ai été élevée dedans!
    Enfant, je lisais énormément. J'ai été bercée par Max et les Maximonstres, le Vent dans les Saules (cey mon papa qui l'a traduit <3 ), et des milliards de milliards d'auteurs.

    Ensuite, il y a eu ma période Mouche/Neuf (de la collec' Ecole des Loisirs évidemment) vers mes 9-10 ans. Je lisais tout, et puis je conseillais les gens sur le stand de la foire du Livre hahaha.

    Et puis, le vide. De mes 11 à 17, j'ai TRES peu lu.

    C'est à 17 ans que j'ai découvert Mme Bovary, j'ai eu un prof exceptionnel de français qui m'a redonné goût à la lecture et surtout à l'écriture. J'ai découvert (seule, quand j'ai dû faire une anthologie) Eluard, Pessoa, Neruda, les sonnets de Shakespeare,... Je les lis encore maintenant, j'apprends à les comprendre.

    Et, à 18 un autre prof m'a parlé de Zola.

    Une révélation. Depuis un an, je mange tout le cycle des Rougon-Macquart. Je suis tombée amoureuse de cet homme, vraiment. Sa façon d'écrire m'a inspirée tellement de choses, il me bouleverse. Donc maintenant je lis son oeuvre dans l'ordre. J'ai dévoré le cours de mon ex sur l'Assommoir, ça m'a appris à décortiquer tous ses romans, c'est fantastique.
    Je crois que quand tu apprends à connaître un auteur via son oeuvre, tu arrives à comprendre énormément de choses sur la vie, sur les choses, sur les ressentis. C'est un énorme travail sur soi et sur la façon de voir les choses.
    Le jour où je finirai ce cycle, je me ferai tatouer un Z. Parce qu'il m'a marqué à jamais, il faut que je l'aie dans la peau!
     
  5. Humming

    Humming
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    Mélange instable

    J'ai été précoce en lecture car une de mes amies dès qu'elle est entrée à l'école m'a transmis son savoir... Je lisais donc très bien très tôt... Malgré ce fait, je suis issue d'un milieu où la littérature, les arts et tout ce qui va avec n'est pas forcément très valorisé... Du coup, j'ai passé mon enfance à lire ce que qui me tombait sous la main, des vieux livres de chez mes grands-parents...des revues amoureuses et quelques polars de mes parents... J'étais un peu en décalage... j'ai notamment fait à 10 ans un exposé sur un ouvrage de Balzac... Mes parents ne me pas de livres entre les mains... et je crois que n'osais rien demander.. sans savoir pourquoi...

    Durant mes années d'école j'ai donc dévoré les livres obligatoires... rien de plus... Au Lycée la littérature a toutefois été une révélation... J'ai du reste fait des études littéraires à l'université... mais là j'ai beaucoup souffert... car lire autre chose que les sacro-saints classiques était mal vu... (grosse masturbation d'intellos entre autre chez beaucoup de profs d'uni en Lettres en tout cas là où j'ai étudié, et des ETUDIANTS. Merde.). Et ça me gonfle profondément l'idée qu'il y a des sous-littératures, des sous-livres, qu'il faut avoir honte de lire certains auteurs... que les dites-élites ne lisent que du Proust ou du Céline. Bref.....

    Maintenant j'ai enfin terminé et je lis tout ce que je ne osais pas lire durant mes études sous prétexte que j'allais pervertir mon cerveau littéraire et tout ce que je ne pouvais pas lire par manque de temps et un peu de dégoût du fait d'avoir toujours un oeil critique sur ce que je lisais. Enfin, je peux m'abreuver d'écrits en tout genre.... au feeling des dessins de couverture notamment... au feeling du moment. Et ça j'aime passionnément. [​IMG]
    voiloù.

    Comme je te comprends. Une des premières choses que j'ai faite lorsque j'ai terminé la fac c'est d'être allée flâner dans une librairie et acheter une dizaine de livres que je pouvais enfin lire par plaisir... Il y a trop de choses à lire obligatoires à la fac pour que ce soit possible de prendre du plaisir à lire autre chose... En plus chaque fois que j'essayais de lire autre chose je me disais que j'avais 20 lectures obligatoires qui m'attendaient...Tu retrouveras ce plaisir quand tu auras terminé la fac. C'est évident.
     
  6. Odilon Ceen

    Odilon Ceen
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    Joyeuse de vivre

    J'ai toujours énormément lu, moi aussi.

    Je me rappelle que gamine, je lisais pour retarder le moment du coucher, pour fuir la vraie vie (c'est l'impression que j'en ai aujourd'hui). En parallèle, j'écrivais beaucoup aussi. J'ai tenu un journal intime pendant plus de dix ans, tous les jours. J'ai encore ces dizaines de cahiers, je ne sais pas quoi en faire.

    Je ne vais citer que les livres et les auteurs qui m'ont marquée :

    - La petite maison dans la prairie. Pour moi ce n'est pas une série télé mais bel et bien un livre de 8 tomes que ma grand-mère m'avait offert à Noël.

    - L'ile mystérieuse de Jules Vernes. Je l'ai lu, relu re-relu, et re-re-relu.

    - Le journal d'Anne Frank, incontournable.

    - Tous les Isabel Allende. Premières grosses émotions littéraires. C'est là que je me rends compte que je peux lire des journées entières sans m'arrêter.

    - Dans un tout autre style, tous les journaux intimes de Georgia Nicholson.

    - Tous les Douglas Kennedy.

    - Plus récemment, lors d'une période de chômage : Les piliers de la terre, de Ken Follet. Englouti en quelques jours.

    - L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery (Hérisson oblige, je suis en train de lire Anna Karenine.)
     
  7. Jixels

    Jixels
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    Lapinesquerie.

    J'ai toujours aimé lire, mes très rares souvenirs d'enfance ne concernent quasiment que les livres que j'ai eu entre les mains. Je me souviens encore des couvertures de mes livres d'enfance, et même ceux de petite enfance quand je ne savais pas encore lire.

    Quand j'étais gamine, j'ai lu tous les contes de princesse, toutes les histoires dont sont tirés les dessins animés Walt Disney. En primaire, j'ai lu les Contesse de Ségur et beaucoup d'histoires de sorcières (aux chiottes les princesses !).

    Au collège j'ai grave régressé ahah, je me suis mise à lire des tomtom et nana, ce genre d'histoires très courtes et rigolote. C'est à la même période que je me suis mise au BD, j'ai emprunté toutes celles de mon grand-frère plus vieux que moi, du coup j'ai lu des Mafalda, des Lucky Luck, Gaston Lagaffe... Et j'ai découvert la BD Cédric, mon gros coup de coeur de collégienne en pleine régression. Je suis d'ailleurs toujours très frustrée de ne pas avoir toute la collection !

    Par contre j'adorais aussi les pièces de théâtre, j'étais toujours fourrée à la biblio municipale pour lire des pièces, emprunter les livres énormes et rejouer les pièces avec une copine dans mon jardin... Je crois qu'on a rejoué tout Molière ahah.

    Ensuite au lycée, une prof nous avait donné une liste de livres à lire, enfin, il fallait en choisir un dans le tas et je les ai forcément quasiment tous achetés. A partir de là j'ai découvert plein d'auteurs : Jacquard, Werber, et surtout Nothomb, dont j'ai ensuite dévoré tous les livres. Avec ceux de Marc Lévy et Musso, ce qui à priori mériterait que je passe sur le bûcher, ce que je ne comprendrais jamais. Depuis le lycée je crois que je n'ai jamais rien lu d'autres que des romans, à l'exception de quelques nouvelles. Par contre ensuite, je me suis longtemps limitée aux auteurs que je connaissais. J'ai commencé à aller voir ailleurs quand Nothomb m'a déçue (très rapidement puisque je l'ai découvert tardivement), parce qu'il fallait bien que je la remplace.

    Mon évolution a donc été dans le sens normal des choses je crois... Quoique. Je me souviens que dès que j'ai su lire, je devais lire un petit conte tous les soirs, ou alors une histoire Walt Disney sur 2 ou 3 soirs de suite. Contesse de Ségur, j'ai commencé en CE1 et j'en lisais un par semaine (que je lisais et relisais jusqu'à plus soif). Au collège bon, vu la longueur des trucs que je lisais (à part pour les pièces) en général c'était un livre par jour. Au lycée je me suis mise aux romans, mais là j'ai pas de moyenne de temps, ça dépendait de l'auteur. Je bouffer littéralement les Nothomb et je dégustais les autres. Par exemple Le dernier jour d'un condamné, ou encore Si c'est un homme, qui m'ont complètement chamboulée et que j'ai eu du mal à finir mais que j'aimais malgré tout.

    Et aujourd'hui... je ne lis plus. Le dernier truc que j'ai lu remonte à Novembre ou Décembre. Quoique j'ai lu quelques BD depuis mais pour moi, ça ne compte pas vraiment (mis bout à bout, dans une BD il y a quoi... 2 pages de lecture ?). Je ne trouve plus le temps de me poser pour lire un livre. Je sais que je pourrais avoir ce temps en réduisant par exemple ma présence sur le forum, ou celle que je passe à jouer avec mon neveau, etc etc. Mais même si je récupérais ce temps, je sais que je l'utiliserais pour bosser et pas pour lire un un roman. C'est grave. J'ai hâte d'avoir de véritable vacances, de me poser, de lire un livre sans stresser.

    J'ai donc une cinquantaine de livres qui m'attendent bien sagement. Parce que oui, je ne lis plus, mais j'achète toujours des livres.

    Par contre, ce qui est clair, c'est que j'ai pas évolué sur un plan et que j'en suis bien heureuse : du jour où j'ai su lire jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais lu un livre pour m'instruire. Ca reste un plaisir, il faut que j'ai envie de connaître la suite, sans qu'il ait forcément du suspens. Il y a eu un temps où j'ai voulu en savoir plus sur l'histoire de France parce que je suis une quiche monumentale en histoire. Et même si je regrette aujourd'hui de ne pas en savoir davantage, je pense que je ne prendrais aucun plaisir à lire des livres retraçant l'histoire et surtout que je ne retiendrais absolument rien.
    (enfin, je dis "jamais de livre pour m'instruire", mais en réalité si, bien sûr, mais uniquement des livres qui peuvent m'apprendre des choses dans le cadre de mes études).

    (la vache, j'ai pondu un roman pour pas grand chose, là)
     
  8. joyce-3

    joyce-3
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    Mélange instable Guest

    Je suis incapable de dire comment s'est déroulée mon évolution littéraire. Je n'ai aucun souvenir des livres que j'ai lu étant enfant. Et pourtant je lisais ! mais ça ne m'a pas marqué plus que ça. Bien sûr il y a eu la période J'aime lire, ou Les Petites Sorcières avec la "grande histoire". Au collège, je me souviens avoir lu "Le Passeur" et cette histoire m'avait beaucoup plu (7 ans plus tard, mon petit frère, dans le même collège où j'ai été, l'a lu aussi - et ce n'est pas uniquement parce que les profs manquent de fantaisie mais aussi parce que les CDI n'ont pas suffisamment d'argent pour acheter 30 ou 60 mêmes livres pour qu'une (ou deux) classe(s) l'étudie(nt)). J'ai eu une période Boris Vian et Colette. Ensuite, à la fin du collège, à 15 ans donc, je suis tombée sur "Si c'est un homme" de Primo Levi et là j'ai commencé à lire des livres sur la déportation, la fuite des camps etc. Jusqu'à ce que j'aille à Auschwitz et Birkenau (à 17 ans) en voyage scolaire. Là ma "passion" pour cette période de l'Histoire s'est considérablement atténuée parce que j'ai vraiment été chamboulée par ce que j'ai vu, et tout ce que je pouvais reconstituer dans mon esprit. ça a été tellement marquant qu'il m'a fallu lire des livres à la con et à la puissance émotionnelle moindre, des "oeuvres" un peu plus légère du style Beigbeder, Nothomb (que j'ai vite détestée), Lolita Pille, Gavalda. Avec mes études littéraires j'ai eu le droit à Jacques le fataliste, Voltaire, Rousseau, Roméo & Juliette, les oeuvres au programme en somme, mais d'autres classiques plus sympas en parallèle, notamment quand je prenais le train matin et soir. Puis en fac d'anglais, j'ai eu la chance de tomber sur des oeuvres anglo-saxonnes plutôt courtes, mais qui ne m'ont pas transcendée pour autant.
     
  9. toxicpoodle

    toxicpoodle
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    Musique Addict

    La lecture est quelque chose de fondamental pour moi. J'ai connu une évolution littéraire "classique" pour une petite fille, à lire des revues dans la bibliothèque de l'école, puis des romans, toujours beaucoup de romans. J'ai fait des études littéraires, ce qui fait que j'ai une sorte de filtre, surtout en ce qui concerne la littérature anglophone. Adolescente, j'ai lu beaucoup de livres classés "contre-culture" ( Bukowski, Burroughs, Hubert Selby Jr), des choses anecdotiques, pour ensuite passer au roman victorien et gothique anglais et pas mal d'essais pour essayer de comprendre les grands courants de pensée qui ont façonné nos civilisations.
    Aujourd'hui, je lis tout ce qui vient, de la littérature fantastique, des poèmes de l'Antiquité, toujours de la philo, des romans plus ou moins attachés à des sous-genres.
    Mes auteurs préférés n'ont pas beaucoup changé: Nabokov, Eugenides, Burroughs,John Kennedy Toole. Pas beacuoup de français en somme =)
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    J'ai appris à lire un peu avant le CP, mais je ne lisais pas, ça ne m'intéressait pas. Ma mère essayait de me convaincre, il y avait beaucoup de livres de la Bibliothèque Rose à la maison, mais ils ne me plaisaient pas. Un jour, je m'ennuyais chez mon grand-père pendant que la famille prenait le café, et j'ai pris un exemplaire des Malheurs de Sophie qui trainait là et je l'ai lu d'une traite. Rentrée à la maison, j'ai commencé à lire les Comtesse de Ségur et je les ai tous lus, plusieurs fois. Les Malheurs de Sophie a toujours été mon préféré. Ensuite, j'ai attaqué les Fantômette, les Club des Cinq, Clan des Sept, etc. Je trichais pour lire tard le soir - je devais me coucher à 9h, mes parents pouvaient voir, de leur chambre, avant d'aller se coucher, s'il y avait de la lumière sous ma porte. Du coup je déposais des peluches devant celle-ci, pour cacher la lumière et lire plus tard. Je lisais en gros un livre par jour (je n'avais pas la télévision); puis je suis passée assez rapidement, en primaire, aux livres de la Bibliothèque Verte. J'aimais beaucoup les histoires d'Alice, la détective; et aussi les Chairs de Poule de R.L. Stine, que j'ai lu plusieurs fois avec passion.
    Je suis passée rapidement aux livres d'adultes de mes parents, surtout des biographies historiques que ma mère avait, et les Henri Troyat, ça devait être début sixième. Je lui demandais souvent quoi lire, parce que les livres étaient si nombreux que je ne savais pas quoi choisir, et j'ai lu à peu près tout ce qui me tombait sous la main. J'ai lu les classiques qu'il y avait à la maison - des classiques français -, les Maupassant, les Zola, les Pierre Loti, j'en ai lu beaucoup, sans doute tous les Zola. Fin collège, je me suis mise aussi aux romans anglais - que je lisais encore en français - grâce à Daphné du Maurier. Bien sûr il y avait aussi Harry Potter, je ne renie pas cette lecture parce que c'est une excellente série de romans; et j'ai aussi aimé, brièvement, lire les Artemis Fowl, et d'autres séries de romans fantasy, mais ça m'a rapidement lassé.

    En étudiant l'anglais au lycée, j'ai commencé - toujours en français cependant - à lire les romans de Jane Austen, des soeurs Brontë, et des romans britanniques, un peu n'importe lesquels. Je lisais aussi pas mal de Stephen King, un peu en secret, un peu honteuse. J'ai aussi lu énormément de romans classiques comme la Princesse de Clèves, les Liaisons dangereuses, Sade.

    Fin lycée, prépa, je me suis mise aux auteurs américains, surtout Jack Kerouac dont je suis tombée amoureuse, j'ai lu tout ce qui avait été publié de lui en français en un été, entre l'hypokhâgne et la khâgne. J'ai aussi lu énormément de Philip Roth à ce moment-là, j'adorais son univers, et puis Paul Auster. Ça a duré un moment, en L3 je lisais beaucoup de romans américains contre-culture, quelques romans anglais, j'ai toujours lu surtout des classiques. J'ai aussi lu beaucoup de philo à ce moment-là, surtout Schopenhauer, Descartes (au début pour les cours, après pour moi, et j'aime toujours le relire parfois, il m'apaise), Sartre, Beauvoir, sans toujours savoir vraiment ce que je lisais. Je lisais aussi beaucoup d'essais littéraires, Barthes surtout, et toujours quelques classiques français, Marguerite Duras surtout.

    Après je suis partie au Royaume-Uni, j'ai lu encore plus de classiques britanniques, voire américains. Je cherchais quoi étudier plus tard, je me suis mise à la poésie, surtout la poésie contemporaine irlandaise puisque c'est ce que j'étudie et ce qui m'intéresse. J'avais toujours trouvé la poésie ennuyeuse, et je la trouvais à présent vraiment drôle, ancrée dans son époque, valable, vraie. J'en lis toujours énormément, j'essaie de varier cependant, cette année j'ai essayé de lire davantage d'anglais, d'américains, quelques français. Du coup en ce moment, mes lectures sont essentiellement des poèmes, mais quand je rentre en France, jamais longtemps, deux semaines en général, je m'efforce de relire en français parce que ça me manque. Je lis peu de romans contemporains français; j'en lis davantage en anglais, ceux que je trouve à la bibliothèque, parce que je les trouve tellement réels, tellement intéressants et que je m'y retrouve souvent; les romans contemporains français, je ne sais jamais par quoi commencer, puis au Royaume-Uni je n'en trouve pas beaucoup - alors je n'en lis pas. Je lis les classiques que j'ai à la maison quand je rentre. J'ai beaucoup d'affection aussi pour (en vrac) les journaux intimes (Kafka, Sylvia Plath), les recueils de lettres (celles de Beauvoir, ou celles de Mozart, lues l'été il y a deux ans, magnifiques), les textes autobiographiques (Barthes sur sa mère), les gros classiques - les romans russes, américains, et les romans gothiques. Je lis peu de livres historiques ou de biographies, sauf exception ou obligation, ou sauf si le sujet me passionne particulièrement. Au final j'ai l'impression d'avoir une éducation très classique mais de ne rien connaître du roman contemporain, en particulier le roman français, mais pour le moment cette lacune n'est pas celle que je cherche à combler.
     
  11. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    J'ai toujours beaucoup lu. J'ai toujours eu des livres entre les mains. Ma mère adore les livres pour enfants, donc j'en ai eu une quantité. Dans les albums, je me souviens du magicien des couleurs, j'ai lu ensuite les ratus, Max et Lili, tom tom et nana et plein d'autres. Au début de mon adolescence, j'adorais le club des baby sisters. Je me souviens de nuits presque blanches (lorsque j'étais au collège) avec la trilogie à la croisée des mondes de Pulman ou avec Harry Potter (je suis une grande fan) et d'autres sagas. J'ai vite lu des livres pour adulte, je me souviens qu'on m'avait offert les oiseaux se cachent pour mourir très jeune, ma mère me l'avait "confisqué" puis me l'avait redonné quelques années après, j'avais adoré ces livres (mon premier livre pour adultes, j'étais fiere). Vers 14 15 ans, je ne lisais que des livres pour adultes, surtout les policiers, Mary Higgins Clark n'a plus de secrets pour moi. J'ai arrêté de lire au lycée (vers la première), dégoutée par le fait d'être "obligée de lire des livres l'école" et puis je passais plus de temps sur le net. J'ai repris gout à la lecture, et j'ai découvert avec plaisir la littérature classique (et plus par obligation), j'ai dévoré au bonheur des dames et j'adore surtout la littérature britanique, les soeurs Brontë, Austen, le portrait de Dorian Gray par exemple furent des gros coup de coeur. Aujourd'hui, j'alterne entre des classiques britaniques, la littérature contemporaine française et étrangère, les policiers/thrillers, une fois de temps en temps, la littérature française classique. J'aime alterner entre les livres de plage, la "Chick'litt" et puis le lendemain lire un livre de Austen.
    J'ai du mal avec le fantastique (exception Harry Potter) et la science fiction (exception La nuit des temps de Barjavel).
     
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