Mais ce qu'on se questionne aussi, c'est à quel moment on doit se dire que cette consommation est problématique ? Pour qui ? Pour quoi?
Si on estime déjà que sa consommation est excessive c'est que c'est déjà problématique, non?

Pour élargir le sujet, de mon expérience personnelle, en plus d'être nocif pour soi, ça l'est aussi clairement pour l'entourage (et pour la personne en voiture qui a rien demandé et se fait tamponné, par exemple) (cas qui est arrivé pour un de mes proches, qui a provoqué un accident heureusement non mortel, sous influence de l'alcool, et qui boit (et conduit) toujours...)
Les conséquences négatives se sentent forcément moins pour l'entourage amical, mais à mon avis la question de sa propre consommation (réaliste) d'alcool (qu'elle soit festive ou simplement en cumulant déjeuner/apéro/dîner) devrait se poser en cas de mise en couple / envie de fonder une famille :ninja:

Pour les risques psycho-sociaux, on parle souvent des risques pour la personne qui boit, mais sachant que l'alcool est présent dans près de 2/3 des cas de violences conjugales par exemple, je trouve qu'il y a du travail à faire pour faire mieux prendre conscience et faire prendre en compte les répercussions (qui peuvent être très graves) sur l'entourage (on entend un peu trop souvent à mon goût le refrain "c'est mon choix, je ne fais de mal qu'à moi-même en buvant", ce qui est complètement faux).
 

7Tangerine6

Life doesn't make narrative sense
Je me permets juste d'intervenir en espérant ne pas avoir mal compris :ninja: : attention avec ce genre de statistiques, ce qu'on sait ici c'est que l'alcool est présent en cas de violences conjugales, pas qu'il les cause. Il y a corrélation, c'est tout. Les gens avec une personnalité qui peut découler sur de la maltraitance ont, il me semble, souvent des personnalités addictives aussi (l'alcool, la cigarette, les jeux, dépenses etc.) Mais l'alcool, si ça peut désinhiber et éventuellement accroître la maltraitance et la violence n'est pas la cause première. Des personnes aimant boire de l'alcool peuvent être "de bons parents" tandis qu'un parent maltraitant peut ne pas boire une seul goutte pendant les actes de violence. C'est un peu flou parce que c'est un sujet compliqué pour moi donc je n'ai pas envie de m'étendre, et je suis d'accord avec l'idée de responsabiliser sa consommation quelque soit sa raison, mais effectivement plus quand il y a des risques pour d'autres, mais s'il suffisait de ne pas avoir d'alcool pour qu'il n'y a pas de maltraitance, ce serait plus simple ^^
Voilà c'était juste pour préciser ça :fleur:
 
Mais l'alcool, si ça peut désinhiber et éventuellement accroître la maltraitance et la violence n'est pas la cause première.
Je n'ai pas dit le contraire :dunno: C'est forcément lié aussi à d'autres raisons mais ça joue un rôle: comme tu le dis ça désinhibe et ça accroît la violence.

Des personnes aimant boire de l'alcool peuvent être "de bons parents"
Je parle d'avoir un parent alcoolique, pas un parent "aimant boire de l'alcool".
Il faudrait définir ce qu'est "un bon parent" (vaste programme) mais croire que son alcoolisme peut ne pas avoir de conséquences négatives sur son enfant ça me hérisse un peu (je parle pas ici de maltraitance : je parle de "juste" de vivre au quotidien avec quelqu'un d'alcoolique).
Alors je suis sûre qu'on peut trouver des enfants ayant vécu dans un foyer avec un parent alcoolique sans que ça ait eu le moindre petit impact négatif sur eux, mais je ne suis pas persuadée que ça ait une grande valeur statistique vu les risques psycho-sociaux en général sur l'entourage, notamment familial :neutral:

Ca n'enlève rien au fait qu'on peut avoir une enfance difficile sans qu'il y ait la moindre goutte d'alcool dans l'histoire mais ce n'est pas le sujet il me semble.
 

7Tangerine6

Life doesn't make narrative sense
mais croire que son alcoolisme peut ne pas avoir de conséquences négatives sur son enfant ça me hérisse un peu
Alors là aussi attention, je n'ai jamais dit ça. L'alcoolisme oui évidemment c'est un problème grave. Mais tu parlais dans ton message précédent de consommation d'alcool et non pas d'alcoolisme je cite :

la question de sa propre consommation (réaliste) d'alcool
Je souhaitais simplement souligner que l'alcool n'est pas le responsable des violences conjugales ou des maltraitances. Il n'aide pas, parfois ça peut être un facteur important mais la violence vient de la personne, pas de l'alcool. Quant aux conséquences de l'alcoolisme donc, pas de l'alcool tout court sur la famille, il y en a mais il ne s'agit pas toujours de violences conjugales ou de maltraitances telles qu'on l'entend de prime abord. C'est un vaste sujet, l'alcoolisme et l'entourage donc je voulais surtout réagir à tes messages précédents. Et puis quelle que soit l'addiction, il y a des problèmes, l'addiction à l'alcool en a, mais l'addiction aux jeux d'argent par exemple ou à des drogues etc... engendre des problèmes aussi, ça vient surtout de la dépendance et pas forcément du moyen employé. La seule différence avec l'alcool et les drogues c'est que ça agit directement sur l'inhibition, mais bref c'est un sujet tellement complexe que c'est très difficile de l'aborder ici comme ça. En tout cas, je n'ai jamais dit que l'alcoolisme n'avait pas d'effet sur la famille, mais encore une fois que l'alcool n'est pas forcément le facteur le plus important lors de violences conjugales. Sinon encore une fois, il suffirait que la personne arrive à rester sobre pour ne plus être violente, or ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
 
@7Tangerine6 "la question de sa propre consommation (réaliste) d'alcool " = suis-je alcoolique?
C'est le sujet de l'article l'alcoolisme, le sujet c'est pas la consommation peu fréquente et modérée de l'alcool.

Et puis quelle que soit l'addiction, il y a des problèmes, l'addiction à l'alcool en a, mais l'addiction aux jeux d'argent par exemple ou à des drogues etc... engendre des problèmes aussi, ça vient surtout de la dépendance et pas forcément du moyen employé.
Je n'ai pas dit le contraire mais je ne vois pas le rapport en fait: pourquoi répondre à un post qui dit que les conséquences sur l'entourage ne sont pas assez mises mises en avant on se retrouve avec du "oui mais les autres addictions...", "oui mais sans alcool aussi..." ? :erf:
Ça renforce pour moi l'idée comme quoi c'est un sujet vite évacué, ce type de conséquences...
La dépendance à l'alcool est très répandue (10% de la population française "en difficulté avec l'alcool", ça fait du monde...) mais pourtant minimisée, ses conséquences aussi, car elle est peu reconnue comme telle ("tout le monde boit" on entend souvent, l'alcool est socialement très accepté, ce qui aide pas), beaucoup de gens ne savent absolument pas reconnaître l'alcoolisme, la différence entre "modéré" et plus que modéré. Ca vaut la peine qu'on en parle plus et qu'on arrête de limiter les conséquences à la personne qui boit trop.

Ma phrase était maladroite dans le sens où quand je parle conséquences pour l'entourage je suis loin de parler uniquement du cas de la violence (le reste est moins visible car plus insidieux), mais ça reste un exemple parlant.
 
Dernière édition :
@Endless : Oui, je ne m'attends pas à trouver la formule parfaite immédiatement. Une progression en escalier me va déjà très bien!
Ah, j'ai commencé à noter sur mon calendrier d'ailleurs : un - et un +, très simplement, et s'il y a plus d'un verre, je mettrai +2, +3, +11 (non, on va éviter).

Plus jeune, j'avais honte d'avoir un père alcoolique, des parents séparés (ce n'était pas aussi courant qu'aujourd'hui j'ai l'impression), d'avoir plus d'argent que les autres, puis moins, d'avoir un certain penchant pour le sexe, de ne pas passer mon permis à 18 ans comme la majorité de mon entourage... Puis j'ai trouvé ça totalement étouffant et j'ai assumé de ne pas entrer totalement dans les cases. J'arrive à adapter mon côté fantasque à toutes les situations et devant tout le monde (amis/famille/collègues...) et la honte a fini par disparaître presque entièrement de ma vie. Je souhaite à tout le monde d'arriver à cultiver et à assumer ce qui fait notre originalité, notre personnalité profonde, et à le faire sereinement :banana:

Je ne peux pas éviter la petite blague d'alcoolique de la soirée : La pression, faut pas se la mettre, faut la boire!
Encore un grand merci pour les messages de soutien, ça fait chaud au foie! :d
Et bon courage à celles qui sont sur ce type de parcours, quel que soit le point où vous en êtes :top:
 

7Tangerine6

Life doesn't make narrative sense
:erf:
Ça renforce pour moi l'idée comme quoi c'est un sujet vite évacué, ce type de conséquences...
Je comprends ce que tu veux dire et ce n'était peut être pas le sujet pour débattre de ça mais si tu veux, j'y vois le problème inverse : on met souvent les maltraitances sur le dos de l'alcool, ou alors on présente l'alcool comme une cause importante alors qu'en fait, le sujet n'est pas là. C'est ça qui m'a fait tiquer en fait.

Mais je consciente que ce n'est pas le sujet donc je vais m'arrêter là. :fleur:
 
En vous lisant il m'est revenue une discussion que j'ai eu avec une amie chercheuse: elle m'expliquait que les soit disant conséquences de l'alcool sur le comportement (désinhibition) étaient plus un fait social qu'une réalité scientifique. Il y a un mécanisme de prophétie autoréalisatrice: c'est parce qu'on dit que l'alcool rend plus entreprenant/plus joyeux/plus sociable... qu'on le devient. (j'en ai fait l'expérience: on m'a proposé une bière, je l'ai bu et je me suis montrée reloue avec une meuf après, alors que j'aurais très bien pu ne pas l'être. Ce n'est pas l'alcool qui m'a désinhibée, c'est moi qui me suis autorisée à me comporter différemment de d'habitude parce que je me sentais "socialement excusée"). Je me dis qu'il y a sans doute de ça rapport aux hommes qui sont violents avec leurs enfants/conjointes. Si on associait au café les mêmes propriétés que l'on associe à l'alcool, peut être que les gens se permettraient plus de choses après en avoir bu un ?)

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Sinon on ne parle que rarement du fait que l'alcool est à une certaine dose une substance dissociante, et je trouve que ça mériterait d'être plus mentionné, parce que il y a beaucoup de personnes qui deviennent alcooliques parce que l'alcool reste le moyen le plus accessible de dealer avec un trauma.
 
Dernière édition :

Mijou

Pouet Pouet
@Azurhibis On parle de quelle consommation aussi ? Parce que oui, un ou deux verres ça peut rendre plus enjoué.e, plus expansif.ve, "physiquement" ou à cause d'une auto-suggestion, mais quand on est vraiment bourré.e, pas juste pompette, y'a plein de choses qu'on ne contrôle plus, du tout, même si on le veut. Rien que d'essayer de paraitre normal.e devant le videur d'une boite de nuit par exemple... Au-delà d'un certain seuil d'alcool c'est impossible... Ou alors sa vessie... Et pour faire sauter le blocage de la propreté, il en faut de la désinhibition. Etc etc.... Des exemples y'en a des centaines. Et d'ailleurs ce dont tu parles dans ton spoiler rentre dans ce cadre.
C'est prouvé scientifiquement que l'alcool, comme les autres drogues, a des effets neurologiques...
Du coup je ne comprend pas trop le point de vue de ton amie chercheuse ?
 
@Mijou: je dis pas que l'alcool (comme le shit qui ralentit à force de consommation) ne provoque pas d'effets neurologiques/physiques. Je dis que les choses que l'on se permet de faire avec plusieurs bières/verres (désinhibition, aller vers les gens, se montrer plus locace, plus sociable, aborder son crush... => tout ça sont des actes que l'on prête à une réaction physiologique de l'alcool, à un "effet détente" alors qu'il s'agit plus/aussi d'un effet psychologique (de même que l'on met sur le dos de l'alcool la violence des mecs, alors qu'elle vient d'eux mêmes).
Bien sûr si tu te prends une cuite et que tu fais un black out tu te souviens plus de rien après, ok, c'est une conséquence neurologique d'avoir trop bu, mais l'effet "placebo" ou d'auto suggestion comme tu dis est important et il faut le prendre en compte (par exemple on se dit qu'on sera plus bavard après plusieurs bières, alors on le devient). On est socialisé pour excuser/accepter les comportements déviants sous alcool, et ça c'est construit socialement.
 
  • Big up !
Reactions : Mijou
@Azurhibis

Effectivement tu peux avoir un effet placebo comme pour toute substance en fait.
Mais je pense que ça concerne quand même vraiment des doses assez faibles.
C’est vers les 0,5g/L qu’on considère qu’il y a une véritable phase de désinhibition du système nerveux.
Du coup le rapprochement aux violences conjugales, je sais pas trop quoi en penser parce que les alcooliques sont généralement à de fortes doses...

Mais ca reste intéressant comme étude.
Du coup elle fait comment ? Elle donne des vins ou bière sans alcool en faisant penser qu’il y en a à ces sujets d’étude ?
 
@PetitePaille: je ne sais pas si elle a fait une étude sur le sujet. J'aimerais bien chercher des études qui en parlent, oui. Après en expliquant ça j'avais surtout en tête les mecs lourds qui justifient leur comportement en disant qu'ils ont bu. (comportement que j'ai eu une fois et que j'associe au fait de se sentir socialement excusée (rien à voir avec l'effet physique de l'alcool donc). Tu peux toujours rester toi même quand tu as bu et choisir de bien te comporter, ce n'est pas l'alcool qui rend agressif. J' éditerai mon post si je trouve une étude qui en parle.
et qu'est ce que ça veut dire, la désinhibition du système nerveux ? il faudrait étudier les études faites dessus pour comprendre comment elles sont orientées: comment vérifier que la modification de comportement (si modification il y a) est plus sociale que physiologique ou plus physiologique que répondant à l'attente que tu/le groupe as sur toi même en buvant ? Je trouve la limite entre les deux assez fine à établir: bien sûr que l'alcool peut rendre plus joyeux et faire danser (j'ai déjà été bourrée ;)) mais je peux aussi ne pas boire et bien m'amuser. Les effets secondaires de l'alcool sur le comportement découlent aussi de l'environnement dans lequel on est.
 
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