Tu es très courageuse de témoigner , bravo :)
Je souffre de TCAs et sur le forum où je suis , quelques-unes se mutilent , dans le même état d'esprit que toi , ou non. Pour certaines , c'est pour extérioriser une douleur trop intense pour être dite/écrite. C'est un problème tout aussi sérieux et dangereux , car addictif , oui.

Je n'ai rien de plus à ajouter , à part que j'espère que tu trouveras un moyen de t'en sortir et qu'être sans ta lame t'aidera à relativiser ce besoin d'AM .
 
Je me reconnais assez dans ce témoignage...

Moi aussi j'ai commencé au collège à me mutiler. Au lycée c'était devenu pire, chaque jour il fallait que je me coupe pour faire passer la douleur... Aujourd'hui j'arrive à lutter, c'est-à-dire que je ne le fais pratiquement plus, les seules exceptions étant les fois où rien ne va plus dans ma vie et que j'ai besoin de ressentir cette douleur, parce que gérer une douleur physique est beaucoup plus facile que de gérer une douleur émotionnelle/psychologique. J'ai aussi réussi à m'en parler alors dès que je sens les envies arriver, je téléphone à ma meilleure amie ou à qui que ce soit d'autres en qui j'ai confiance, et je vide mon sac ! C'est pas toujours évident mais en tout cas je suis de tout coeur avec toi, et même si cette envie sera toujours là, on peut la gérer et décider de ne pas se faire de mal. Courage !!
 
  • Big up !
Reactions : Wink Dowo
HS mais je trouve le titre de l'article "j'ai testé pour vous.. l'automutilation" un peu étrange et mal formulé.

En tout cas, je souhaite beaucoup de courage à la demoiselle et j'espère qu'elle s'en sortira.
 
Cette Madmoizelle a bien su retranscrire ce que les personnes qui s'automutile pense (parlons en general hein)

Je me suis moi meme, et pendant une longue période, automutilé, et personne n'était au courant, les petits tops deviennent des tee shirt à manche longue, ou on ne se sépare plus de nos pulls, meme pendant le sport, on se change rapidement pour ne pas que les autres voient les traces sur le corps.

Pourtant, comme la madmoizelle d'un commentaire j'ai réussi à m'en sortir, bien qu'il y ai des rechutes en effet, lorsque tout va mal ca permet d'exterioriser, d'essayer de parer la douleur en s'en faisant une autre.
Peu de personnes sont au courant et toutes disaient mais pourtant tu avais l'air bien.

Je comprend ton sentiment, courage à toi, courage aux autres. Ce n'est jamais simple cette maladie est toujours présente et on peut toujours retomber dedans mais, et heureusement, il y a des moments ou ce ne sera qu'une cicatrice.
Courage et bonne vacances
 
Je me vois, un petit peu dans ce témoignage. Dans la société, la mutilation est associé au suicide.. Ce qui n'est pas dutout en rapport --". J'ai commencer en 3e, suite à des problèmes d'orientation et par mon père qui n'accepter pas ce que je voulais faire. Je ne suis pas une grande accro.. Mais quand je suis mal, angoisser ou stresser, je le fais. Je ne suis pas dépendante, je ne trouve pas :3 Mais voilà, c'est comme sa. C'est un mal qui fait du bien :) Le plus rassurant, c'est de savoir qu'on est pas seule à le faire. J'ai une amie, qui a un an de moins que moi.. Elle le fait de même. On ne cherche pas à se sauver l'une de l'autre.. Car on sait très bien que si ça fini mal, on l'aura méritée. Voilà..
 
Je suis inscrite sur Mademoizelle mais c'est la 1ère fois que je laisse un commentaire . Mais cet article m'a vraiment interpelée. J'avais aussi cette mauvaise habitude il y a quelques années et puis de rencontres en prises de consciences successives, je me suis rendue compte que je n'avais plus besoin de ça. Ma confiance en moi a fait son come back peu à peu, changement d'air après le lycée, environnement au sein duquel l'intégration est parfois difficile.

Bref, je ne peux que souhaiter à tout le monde de faire cette rencontre qui enclenchera ce fameux petit déclic.
 
Comme tous ceux qui ont réagit à ce témoignage, je commencerais par te féliciter pour ton courage. Parler d'auto-mutilation n'est pas facile, et souvent mal compris. Je trouve que tu as bien exprimé le côté libérateur de cette pratique.
Pour ma part, j'ai commencé à me couper en 4ème, sans vraiment savoir pourquoi. ça a duré de nombreuses années (jusqu'à ma troisième année de licence).
Pour moi aussi me couper permettait d'extérioriser un mal-être profond, inexprimable autrement car j'étais "coincée" dans une image de fille modèle et calme. Or à l'intérieur je bouillonnais et ma seule façon de m'exprimer et de concrétiser ma colère et ma frustration était de me blesser physiquement.
La seule différence est le côté caché. Déjà je ne me suis pas "lacéré" les bras ou les jambes, j'ai donc quelques cicatrices, mais c'était facilement camouflable (montre, bracelet...). Et surtout, je pense que ces coupures étaient des appels à l'aide. Comme je n'arrivais pas à exprimer verbalement que je n'allais pas bien, en me coupant et en laissant voir à certaines personnes mes blessures, je leur montrait physiquement que quelque chose n'allait pas. Comme toi, mes coupures étaient mûrement réfléchies et préméditées, je pensais à ma lame cachée dans ma chambre et au moment des "retrouvailles" pour libérer ma colère. Mais je réfléchissais aussi à l'endroit où j'allais me couper en fonction de la personne que je voulais atteindre. Par exemple, si c'était destiné plutôt à mon copain, je le faisais sur une partie que lui seul pouvais voir (ventre, poitrine), si c'était plutôt mes amies et ma mère, c'était plutot les poignets. Et forcément, lorsque l'autre voyait mes blessures, il demandait "qu'est ce que c'est??". Et là, je pouvais expliquer (plus ou moins). En tout cas, l'autre voyait mon malaise.
Donc chez moi il y avait 2 dimensions : me libérer et communiquer aux autres.
et puis j'ai commencé à le faire moins souvent, et au fur et à mesure, c'est parti. Maintenant, quand je vais mal, j'y pense, mais je n'ai plus le "courage" de le faire.
Je ne sais pas si on peut parler d'addiction (je ne me suis jamais pensé addict à l'auto-mutilation), mais comme j'ai progressivement transféré mes problèmes sur la boulimie, on pourrait effectivement faire le lien. La question reste ouverte, je n'ai pas vraiment de réponse.
Voilà ma petite contribution
bon courage pour cet été, ça sera peut-être le moment du "déclic" qui t'amènera doucement mais sûrement vers le "sevrage" ;)
 
Beau témoignage... Merci de rappeler que l'automutilation ne veut pas dire, nécessairement "envies suicidaires" !

J'ai commencé au collège également, je me souviens que je demandais parfois à aller aux toilettes en plein milieu des cours pour le faire, à la moindre réflexion, etc. Je pense que c'est souvent lié au manque de confiance, pour beaucoup de monde, non ? Encore aujourd'hui, le moindre reproche ou acte dont j'ai honte, et je pense tout de suite "lame, sang, punition".
Par contre j'ai appris à accepter mes cicatrices (assez visibles sur mon avant bras, même si aujourd'hui c'est hors de question de recommencer sur cette zone, beaucoup trop voyante), qui ne partiront effectivement jamais. Tant qu'on ne vient pas m'embêter et me mettre mal à l'aise à ce sujet... Chacun ses faiblesses et ses moyens de lutter dans les moments difficiles.

Quoi qu'il en soit, bon courage pour cet été, et crois moi que tu peux y arriver, comme pour toute addiction, le début est difficile, mais peu à peu l'envie de fait moins sentir, on trouve des palliatifs. (je dis ça car j'avais arrêté pendant pas loin d'un an)
 
Beau témoignage... je me suis mutilée aussi mais je n'ai jamais été vraiment addict.. j'ai faillit le devenir mais j'ai arrêté au bon moment, il y a quelques mois. C'est une façon d'extérioriser la souffrance, comme beaucoup de gens l'ont dit, et aussi un appel à l'aide. Je me sentais abandonnée de tout le monde : le mec sur lequel je craquais ne m'adressait plus la parole, mes amis m'oubliaient, et mes parents ne s'occupaient pas de moi. Je me souviens d'un soir où mon père m'avait engueulé à table, et j'étais partie m'enfuir dans ma chambre pour me couper mes cuisses. Grâce à ça j’arrivais à ne pas pleurer devant mes parents. Je le faisais souvent le soir, j'avais placé la lame sur ma table de chevet. Et puis un jour je me suis rendue compte que mes cicatrices ne disparaîtront jamais et j'ai grave flippé. Et je m'en veux à mort, comment je vais faire cet été ? J'en ai sur les cuisses, les hanches. J'ai peur. Et même si j'ai arrêté, dès que je souffre (psychologiquement) c'est dur de résister à l'appel de la lame.
 
Cet article m'étonne, les réactions des madmoizelles aussi: en fait ça arrive à beaucoup plus de personnes qu'on ne le pense. Je croyais que l'automutilation n'était "valable" que pour celles et ceux qui avaient des problèmes graves dans leur vie: divorce, décès, maladie, etc. La question de la validité se pose pour nos proches, mais pas pour nous qui nous entaillons. En tout cas c'est bien de passer outre les tabous à ce sujet et d'en parler.

Il m'est arrivé de m'auto mutiler, à cause d'une séparation après 4 ans de relation. Mais je l'ai fait seulement deux fois, et je ne recommencerai plus jamais. Mon entourage l'ignore, personne ne l'a remarqué. Pourtant je portais des tee shirts, les entailles (petites) étaient sur mon poignet. Je ne voulais pas que ça se remarque, mais je refusais de changer ma manière de m'habiller pour cacher ça.
La deuxième fois j'ai réalisé que je pouvais faire subir à mon corps n'importe quoi (comme me jeter par la fenêtre, me faire d'autres entailles, me laisser crever de faim), mon corps subirait toutes ces choses sans se défendre, sans que personne d'autre le remarque (dans le cas de l'auto mutilation seulement).
J'ai alors compris que mon corps devenait fragile lorsque je perdais mon instinct de conservation. J'ai compris qu'à mon âge, personne ne serait forcément là pour m'aider à me relever, qu'il ne tenait qu'à moi de réagir. J'ai alors eu un déclic et j'ai arrêté ces bêtises. Je considère mon acte comme celui d'une gamine en manque de consolation. Pas que: aussi comme celui d'une très très mauvaise passe dans ma vie. Par contre, je n'irai pas généraliser ce constat aux autres personnes qui se mutilent. D'après cet article je comprend que c'est un acte qui ne se justifie pas en fonction de ce qu'on subit, mais en fonction de la manière dont on l'encaisse ; d'ailleurs ça doit être ça qui dérange les proches lorsqu'on leur montre les entailles. On ressent alors la nécessité de se justifier. Justifier un appel à l'aide, justifier le fait qu'on se sente mal, faut-il une raison valable pour apporter son aide à qqun?

Mais c'est pas une solution durable. Je souhaite aux madmoizelles en mauvaise passe de pouvoir trouver la force pour s'en sortir. Ou même trouver l'aide de quelqu'un.
 

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