Le genre non-binaire, au-delà de l'« homme » et de la « femme »

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Lady Dylan, le 31 mars 2014.

  1. Lady Dylan

    Lady Dylan
    Expand Collapse
    Hazel Tellington

  2. Pinceau_

    Pinceau_
    Expand Collapse
    Cherche le divin en toi plutôt que le diable chez les autres.

    :ko:

    J'avoue que j'ai énormément de mal à comprendre toutes ces nuances, bien que la comparaison avec "noir/blanc" me permet d'appréhender beaucoup + facilement les différents genres.

    Je n'ai jamais eu de problème avec mon genre/sexe qui pour moi se confondent puisque je suis née "fille" et que je me suis toujours considérée comme une femme. Et en même temps en disant ça, je me demande vraiment, effectivement, qu'est-ce qu'une femme/un homme ? Est-ce répondre à des stéréotypes ? Est-ce simplement la façon dont on se perçoit soi-même ?

    Je trouve ce thème super intéressant et en même temps très difficile à concevoir/appréhender. Pourquoi est-ce que je me sens femme ? :confused: J'aurais bien du mal à le définir...

    L'article est super intéressant et j'ai hâte de lire les commentaires pour mieux comprendre tout ça.
     
    Etp, JoOs, TiaDalma et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. Léona B.

    Léona B.
    Expand Collapse
    Prout prout ... me voilà ! :)

    Merci pour cet article, c'est vraiment un travail formidable (je lis les articles de Madmoizelle tous les jours, et ça fait longtemps qu'un travail de recherche/de témoignages ne m'avait pas bluffé à ce point) :winky:

    Mais je me suis posée une question en lisant ton article @LadyDylan ... tes illustrations viennent toutes d'anime japonais, tu crois qu'ils sont plus ouverts à ces "problématiques" au Japon ou bien c'est juste une question de représentation ? Parce que c'est l'Allemagne le premier pays à reconnaître un troisième genre et le Japon ne me semble pas être spécialement ouvert à ce niveau-là.

    (J'espère que c'est pas une question piège ou une question  con, hein ! mais je me disais que tu en saurais sans doute un peu plus que moi :shifty:)
     
    Khimeira a BigUpé ce message
  4. Alnilam

    Alnilam
    Expand Collapse
    La tête en l'air et le cul par terre

    De toute façon je ne me rappelle pas avoir connu une fille à 100% fille et un garçon à 100% garçon. Comme cela est dit l'idée de genre est avant tout une construction sociale qui fluctue selon les époques, les sociétés, les événements etc... alors c'est plutôt de chercher à faire correspondre tout le monde dans les bonnes cases qui est prise de tête.

    J'ai plutôt envie d'imaginer un sorte d'axe avec à une extrémité "garçon" et une extrémité "fille" et plutôt que de chercher à s'agglutiner à chacune de ces extrémités s'éparpiller joyeusement sur tout l'axe selon le degré que l'on sent être le nôtre. :)
     
    gingerfish, Etp, Attilla et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  5. Breizh

    Breizh
    Expand Collapse
    j'ai pas le temps de penser, j'ai rien à faire...

    Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une ouverture particulière du Japon sur le sujet du genre (plutôt traditionaliste); mais plutôt du fait qu'au Japon existe le phénomène des générations herbivores, ces hommes  qui rejettent la notion de  "sexualité masculine" tels qu'elle est conçus en Occident.
    Avec le rejet de la virilité, de la dominance et de la sexualité  sensés être la caractéristique du mâle, ils floutent la frontière entre homme et femme. Du coup j'imagine que dans les  divertissements japonais, ça ne pose pas de problème de représenter une catégorie de personne "neutre" qui consiste tout de même en plus de la moitié des jeunes de 20 à 35 ans.

    (Mais c'est mon avis perso et je pense qu'il peut y avoir d'autres explications!):fleur:
     
  6. SquarePizza

    SquarePizza
    Expand Collapse
    Musique Addict

    Je suis impressionnée par vos articles, honnêtement. Vous posez des questions que l'on ne voit pas partout, et ça fait franchement du bien. Donc, merci Madmoizelle d'adresser tout ces problèmes et de sortir des articles réfléchis.
    J'ai beau ne pas avoir aimé celui sur la friendzone, je reconnais que le site essaye toujours de faire au mieux et j'apprécie cet effort grandement.

    Personnellement, je suis née fille, je me sens fille, mais pas totalement. Le fait de ne pas correspondre aux stéréotypes de genre m'a fait souffrir plus jeune, si je me présentais comme plus féminine j'avais peur qu'on se moque de moi et qu'on me remette "à ma place" (du genre "ah mais qu'est-ce que tu fais, t'as pas le droit de te maquiller/mettre une robe/etc, t'es pas une vraie fille !"). C'était juste plus simple de s'habiller d'une manière plus neutre, plus garçon manqué, et de n'attirer aucun regards. Je me refusais alors tout contact avec des choses dites "pour fille", j'allais jusqu'à les détester, alors qu'il me fallait juste comprendre que mes goûts n'avaient pas à se justifier.

    Ce qui est important je pense, c'est songer au genre en tant que spectre (ou axe comme le dis Alnilam) et non pas en deux catégories très fermées.
    Ca me fait toujours penser à ça :
    [​IMG]
    [​IMG]
    (de cette vidéo)
    Et finalement pour moi c'est ça : il n'y a pas de catégories, de boîtes fermées où encastrer les différents individus mais autant de possibilité qu'il y a d'êtres humains.
     
    Kand'x et Christouille ont BigUpé.
  7. Lunevirtuelle

    Lunevirtuelle
    Expand Collapse
    Angoissée

    Ayant vécu mon enfance en étant "traitée" de garçon manqué, je me reconnais bien dans ce genre non-binaire, bien que biologiquement/génétiquement, je n'ai rien à ma connaissance qui soit attribué au masculin. J'aime l'idée qu'on puisse piocher ce qui nous convient, et je trouve que les témoignages de gens dont le déroulement de la vie a fait qu'ils ont été obligés de se poser la question aide à se la poser soi-même. Qu'est-ce qui, chez moi, est de l'ordre de la construction sociale de mon genre et non de ma personnalité ? Qu'est-ce que j'aurais fait différemment si j'avais été un garçon ? Est-ce que j'aimerai parfois être vue comme un homme en société ?

    L'article m'a fait aussi me poser une question générale, qui rejoint un peu celle de Lilly Lou, puisqu'elle concerne le côté culturel de l'acceptation d'un spectre de genre et non d'une binarité : l'article parle d'un genre neutre utilisé dans certains mangas, est-ce que ce genre neutre existe dans beaucoup de langues, et est-ce que la présence de ce genre neutre favorise l'acceptation du genre non-binaire ?
     
    Papka et Neyane ont BigUpé.
  8. Lady Dylan

    Lady Dylan
    Expand Collapse
    Hazel Tellington

    Alors pour vous répondre, @Lilly Lou j'ai pris des animes présentés sur cette page, comme tu le vois la partie films est un peu mince. Je ne connais pas assez bien la culture japonaise pour savoir à quoi est due cette meilleure représentation dans les animes, si quelqu'un peut nous éclairer là-dessus c'est chouette ! (@Breizh a déjà un peu commencé.)

    @Lunevirtuelle Dans un sens l'anglais a un neutre, même s'il n'est normalement pas utilisé pour les personnes. L'allemand en a un aussi ainsi que le grec moderne, le russe ou le slovène. Ça c'est de tête et/ou grâce à Wikipédia, je n'ai pas de grosse étude sous la main.


    Voici par contre quelques statistiques sur l'existence ou non de pronoms genrés. En résumé, une majorité de langues n'ont pas de pronoms genrés du tout. Par contre je crois que ça ne dit pas si, en plus des pronoms genrés dans les langues qui en ont, il existe un pronom neutre.
     
    Khimeira et Ghost wind ont BigUpé.
  9. GoldLion

    GoldLion
    Expand Collapse

    Mince. Je suis désolée mais je ne comprends pas cet article. J'ai l'impression que leurs identités se composent sur une sorte de baromètre allant de "garçon" à "fille" ? Mais c'est quoi l'intéret de se positionner sur une échelle basée sur des stéréotypes genrés qu'on prétend combattre ? Enfin ça sera peut-être mal tourné, je m'excuse d'avance.

    En gros, pour moi on nait (sauf exception) avec une formation génétique et sexuelle différenciée que l'on soit homme ou femme. Jusque la, je suis. Ensuite, on crée son identité, qu'elle soit homme ou femme. Il arrive que ça ne corresponde pas à notre "genre biologique", pour les personnes transexuelles. Je ne saurai pas forcément expliquer les raisons pour lesquelles ces personnes se sentent de l'autre genre, et je ne sais pas pourquoi nous nous sentons en adéquation avec le notre, je pense que ce ressenti est quelque chose de personel, de profond et d'immuable.
    A contrario, la on lit des témoignages de personnes qui définissent leurs genres par rapport à leurs style vestimentaires et leurs attitudes ? Je comprends pas vraiment du coup. Je trouve ça assez futile et très étrange, au pire si notre genre n'est construit que de ça, oui, on s'en fout en effet. En fait je crois que je ne comprend pas bien l'intéret de se prendre la tête sur le genre, oui nous sommes humains et nous n'avons pas a agit en fonction de stéréotypes genrés futiles. Mais certains sont ancrés très profondément, ont même entrainés des différences biologiques anormales, des civilisationnelles aussi, et je pense que j'ai du mal a voir comment passer à coté de celles-ci.
    Enfin je ne sais pas, je suis peut etre trop scotchée à cette fameuse binarité. Se sentir homme ou femme, qu'on soit biologiquement l'un ou l'autre ou un peu des deux, je conçois, et ça dépasse pour moi les fringues ou l'attitude dans les échanges sociaux. Mais la colle serait de me demander ce qu'est pour moi se sentir femme ou homme, c'est un peu comme la sexualité, on sait mais on ne sait pas forcément pourquoi.
    Faites moi mal. :)
     
    gingerfish, Pixiez et Crazy ont BigUpé ce message.
  10. Galaxie.

    Galaxie.
    Expand Collapse
    Guest

    Quelque part je suis un peu d'accord avec toi goldlion. Mon questionnement c'était plutôt pourquoi est-ce que les personnes ayant un genre autre qu'homme ou femme souhaitent créé une autre catégorie? Dans le sens ou ça ne fait que re-créer une autre case ou d'autres ne se reconnaîtront pas, non? Est-ce que est mieux de faire plein de cases hyper précises pour bien définir ou est-ce qu'on ne pourrait pas créer des "cases plus larges" - a défaut de ne pouvoir tout virer.
     
  11. Gunnm

    Gunnm
    Expand Collapse

    Je venais dire la même chose. En arrivant à la fin de l'article je me suis dit c'est vrai que moi je me suis toujours sentie femme.... Wait, qu'est-ce que ça veut dire en fait ?! :hesite: Je n'arrive pas à déterminer pourquoi je me sens femme. J'ai plus l'impression de me sentir moi-même. Je sais pas ça me plonge dans la perplexité.
     
  12. mlle_lee

    mlle_lee
    Expand Collapse
    Cinéfille en puissance

    Oula, je pense qu'il faut que je relise cet article à tête reposée parce que je suis loin d'avoir tout compris... Mais c'est un sujet hyper intéressant et je suis contente de le lire ici !

    Par contre, une phrase m'a fait tiquer, et je rejoins du coup certains avis du dessus :

    Qualifiée moi-même de garçon manqué étant jeune, parce que je traînais avec des mecs, que j'étais pas foutue de mettre un jupe, entre autres clichés, ça ne m'empêche pas aujourd'hui de me sentir femme et de devenir de plus en plus féminine avec le temps (pas parce qu'on me l'impose, mais parce que c'est ce que j'ai envie d'être !)

    Pour autant, la situation qui me faisait être un garçon manqué dans la cour d'école n'a pas changé aujourd'hui dans mon open space, et dans ma vie en général ! Je m'entends mieux avec les mecs, je viens au taff en pantalon... Et surtout (c'est là que la quote intervient)  je suis quelqu'un de super franche, directe, avec un humour extrêmement cynique. J'ai compris en quelques mois que ce genre de choses passait assez mal avec les "fifilles" très genrées, et que mon humour passait parfois pour du mépris, pas pour quelque chose de typiquement masculin. Mais pour 97% des gens, je reste une fille qui est cash, point.

    Et vu mon entourage, les garçons n'attendent plus aujourd'hui de la part des femmes qu'elles prennent des pincettes. Les seules fois où on me traite de bonhomme, c'est quand je suis la seule fois à boire un digestif parmi la horde des mâles ou que je me prends une bière en revenant du sport. Mais je sais que c'est pour rire, et je m'en fous un peu. Être une fille, après tout, c'est quoi ?

    Après, je comprends que c'est un ressenti de la part de la personne citée, bien sûr. Mais là, je me dis que l'argument est un peu étrange.
     
Chargement...