Ce sujet est dédié aux réactions concernant cette actu : « Homos, la haine », un documentaire déchirant sur l'homophobie ordinaire

"Si j’aurais su choisir un camp, choisir le bon."
"Si j'avais" plutôt non ?
Je vais regarder ce reportage, ça a l'air vraiment (dur) mais nécessaire !
"J'aurais" est correct. C'est du conditionnel (je crois) : si elle avait vécu à cette époque (2nde guerre mondiale), qu'aurait-elle fait ?
edit : c'est du conditionnel "si" suivi d'un plus-que-parfait "aurais"
(si j'ai bien compris ce que j'ai lu sur des sites spécialisés)
"Aurais" est bien un conditionnel ici. Ni un plus-que-parfait (être ou avoir à l'imparfait : étais ou avais + participe passé) ni un futur. Outre la condition, si tu veux savoir si c'est un futur ou un conditionnel, tu peux remplacer par le même verbe avec "il/elle" ; ici ça donne "aurait-elle su choisir ?" et non "aura-t-elle su choisir" =) On reste bien sur un conditionnel, un conditionnel passé même pour être exacte.non non la conjugaison est correcte ^^ il s'agit du futur et non du conditonnel (oui même si elle parle du passé).
elle aurait pu dire : aurais-je su choisir un camp par exemple.
sinon j'ai vu le reportage, c'est poignant. et on se rend compte à quel point c'est ancré dans les mentalités. alors merci madmoizelle pour cet article, merci de prôner la tolérance. il faut en parler, pour que les choses changent.
On vous attend à 22h45 !

)
) et que du coup mon compagnon aussi, je lui ai raconté que j'avais regardé, et qu'il raconte une agression récente qui fait écho à quelque chose qui s'est passé dans la série : un beau jour Thomas débarque le bras en attelle et Gabriel raconte qu'il s'est pété la gueule en essayant de faire du roller (oui ok l'acteur s'est fait mal et les scénaristes on brodé un truc pour expliquer l'attelle). Ben maintenant je sais, je bras en attelle, c'était la conséquence d'une agression homophobe. (c'était pas le moment le plus dur du reportage, mais je savais que ça parlerai à mon copain, qu'il se rappellerai aussi du moment avec l'attelle...). Bref, au final peu de temps après on vois la bande annonce du reportage, et je lui dit que c'est ça que j'ai vu, et mon compagnon qui s'attriste que ça passe aussi tard. En fait il voulait le voir ! J'étais contente, c'est pas le genre de gars à regarder des docus de société en général. Ben finalement on l'a regardé hier. J'ai toujours pas de mots pour décrire ce que m'inspire ces témoignages. On a eu du mal à en parler à la fin aussi. La violence du premier témoignage... Les chiffres que mon compagnon n'imaginait pas (parce qu'il est moins au fait de ces causes là alors que je lis pleins de choses sur l'égalité, le féminisme...) comme la première cause de suicide chez les jeunes... La résignation des témoins sur plein de choses, comme la jeune fille de famille tradi qui raconte les horreurs qu'elle vivait au quotidien pendant les manifs pour tous avec un grand sourire parce qu'on sent qu'il y a que comme ça qu'elle peut le dépasser, Laurent Kerusore qui dit : "les crachats, les insultes, j'en ai vingts fois par jour, c'est pas grave, mais les coups, ça fait mal." O_o Comment on peut en arriver à trouver "normal" des crachats et des insultes quotidiennes... J'en était bouleversée. Le fait que les MPT qui se défendent d'homophobie soient finalement bien à l'origine d'un regain de haine depuis deux ans... le témoignage de ces personnes est clair sur le sujet.
