Ce sujet est dédié aux réactions concernant cet article : Il était temps : Instagram rend les comptes des mineurs privés par défaut
Sur France Inter, c'est clair : "L'utilisateur pourra ensuite modifié ce statut" (chapô)Il y a quelque chose que je n'ai pas compris : les comptes des mineur·e·s seront par défaut privés, mais pourront-ils/elles décider de le rendre public ? Ou n'auront-ils/elles pas le choix d'avoir un compte privé jusqu'à un certain âge ?
Tu as mis le doigt sur l'essentiel : le rôle des parents. Mais c'est tellement difficile de contrôler, et plus facile pour acheter la paix social dans le foyer, que bien souvent ils laissent couler.En même temps il incombe aux parents de ne pas mettre un smartphone sans aucun contrôle dans la main d'une personne de 8~12 ans. C'est cette tranche d'âge qui pose le plus de problèmes sur les réseaux sociaux. Techniquement ils n'ont pas "officiellement" l'âge de s'y trouver, ils sont encore bien trop naïfs face aux dangers potentiels mais assez intelligents pour se servir de la technologie, faire des lives, échanger des photos j'en passe. L'excuse des parents qui "n'y connaissent rien" c'était acceptable en 2000, plus vraiment en 2021.
Au delà de 13~14 ans le blocage des plateformes ne servirait à rien, tout le monde contournera... Et je vois pas ce que pourrait faire Facebook par exemple. Fermer tous les comptes des personnes ayant moins de 18 ans ? Autant fermer internet aux mineur.e.s alors, car si les 13-17 ans ne peuvent pas aller sur TikTok ou Insta ils iront ailleurs. Je comprends pas vraiment ce que les plateformes peuvent faire en dehors de l'amélioration des algos pour détecter les très jeunes, la nudité infantile et un renforcement de la modération humaine (qui reste largement à améliorer aussi oui).
La dernière chose souhaitable serait de généraliser la vérification d'identité. Vous avez envie de donner une copie de votre passeport à chaque plateforme de discussion ou réseau social afin de prouver votre majorité ? Pas moi.
Enfin la réponse ne peut pas juste venir des plateformes, elle doit aussi venir des forces de l'ordre (et par extension des politiques) qui ne font absolument rien pour faire cesser la criminalité contre les mineur.e.s sur internet. Les effectifs assignés à cette tâche sont dérisoires quand on connaît le nombre de faits signalés. La durée de traitement de chaque dossier, y compris quand des preuves sont disponibles est désastreuse, on parle en mois voir années, pour une personne dont on sait commet des actes qui méritent les assises et je parle dans des pays développés comme la France / l'UE d'une manière générale ou les USA. Chaque jour de plus pour un agresseur en liberté c'est des dizaines de nouvelles victimes potentielles.