Comment j'ai appris à vivre au jour le jour

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Esther, le 13 décembre 2016.

  1. Esther

    Esther
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    Albert a BigUpé ce message
  2. Patrickbateman

    Patrickbateman
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    "Le bonheur c'est de continuer à désirer ce que l'on possède" - St Augustin

    On dirait que cet article a été écrit pour moi tellement je me retrouve EXACTEMENT dans cette situation.

    Je suis actuellement aux Etats-Unis dans le cadre d'un break existentiel. Bagage éducatif fumeux (master en journalisme qui ne me sert à rien dans ce monde parisien fait de SMIC, de piges sous-payées et de stages) et comble du comble, je suis retournée vivre chez mes parents.

    Bref, rien que l'idée de rentrer dans quelques jours en France me tord l'estomac. Parce que j'ai bientôt 27 ans, aucun plan professionnel, et parce que... je suis tombé folle amoureuse d'un Américain ! (bonjour l'angoisse du départ). Alors oui, à l'heure actuelle vivre au jour le jour me parait le meilleur moyen d'avaler cette montagne de stress sans fondre en larmes. Mais fichtre, ça demande beaucoup, beaucoup de sang froid et c'est pas facile :erf:
     
    Pash, Taina., Astrobulle et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. Ptitepousse

    Ptitepousse
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    J'aimerai débrancher mon cerveau de temps en temps et le laisser se reposer tandis que j'irai manger des gauffres au sucre

    Juste merci <3
     
    Esther a BigUpé ce message
  4. Trémazane

    Trémazane
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    J'ai horreur de faire des choix (j'entends "des choix importants" parce que choisir les pommes au super-marché, ça, ça va). Il y a deux ans j'ai du faire un choix entre les deux parcours que je suivais en parallèle (vivre une double vie, ça ne va qu'un temps). J'en ai traversé des crises de nerfs, des crises de larmes... Et c'est finalement, un entretient avec mon prof de théâtre (je faisais du théâtre et de l'Histoire) qui a tout changé. Il m'a dit : "Tu es jeune, tu as le temps. Arrête le théâtre pour l'instant, finis tes études et après le master reviens...ou pas, en fonction de qui tu seras devenue. Si ça te branche toujours le théâtre, ta place sera toujours parmi nous. Sinon, c'est pas grave, vis ta vie en Histoire." Mais il avait totalement raison : c'est pas grave. Même si j'adore la scène et que jouer me rend extrêmement heureuse, je sais aujourd'hui que je ne serai pas nécessairement malheureuse si je ne fais pas carrière sur les planches... Aujourd'hui je sais que j'ai fait le bon choix (enfin...je crois) mais si un jour je m'aperçois que ce n'est pas le cas, je n'aurais qu'à retourner du côté des rideaux rouges ;)
    Merci pour cet article (j'aurais tellement aimé lire qqch comme ça il y a deux ans):fleur:
     
    Esther et Patrickbateman ont BigUpé.
  5. Goatsy

    Goatsy
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    Le problème de vivre au jour le jour, c'est qu'à un moment donné ça ne suffit plus.
    Je me suis laissée bloquer comme dans l'article, j'ai décidé de laisser faire les choses comme dans l'article. Mais aujourd'hui ça ne va pas, à force de ne pas regarder demain, je ne vois plus rien arriver, et je suis encore plus bloquée qu'avant. Je ne sais même plus à quoi je rêve, ni après quoi je cours. Je me contente de laisser passer les jours, les week-ends, de me laisser enfermer dans une routine qui ne m'offre que peu d'échappatoires, je ne sais plus ce que je veux, ni où je vais, ni même si j'y vais. Alors je continue gentiment ma politique de l'autruche, en espérant qu'un jour la situation se débloque.
    C'est difficile de ne plus avoir de projets, ou d'avoir des projets dont on est même plus sûre de vouloir...
     
  6. Petit-nuage

    Petit-nuage
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    Je rejoins @Goatsy sur l'idée que "vivre au jour le jour" c'est pas suffisant, et qu'on a besoin d'avoir des plans, des projets, des rêves, des envies , de regarder plus loin que juste devant ses pieds. J'ai tendance à être très anxieuse alors quand j'arrive à vivre dans le moment présent d'un côté j'ai l'impression de faire des progrès, mais d'un autre je peut pas m'empêcher de me dire que non ce n'est que la politique de l'autruche, et que les problèmes demeurent même si on les ignore.

    Je pense quand on peut faire quelque chose pour sortir d'une situation qui nous déplaît autant le faire, je ne vois pas l'intérêt de laisser les choses trainer et attendre qu'elles se résolvent d'elles-même. Mais des fois il vaut mieux prendre le temps de prendre du recul, d'envisager plusieurs alternatives, pour pouvoir avancer plus confiant ensuite et ne pas se précipiter dans une décision. Et des fois, il ne dépend pas de nous de sortir du flou. Alors autant vivre ces périodes le mieux possibles.

    Je sais que c'est ma nature d'avoir besoin de faire des plans et besoin d'avoir l'impression (ou l'illusion) de contrôler ma vie, et que je me sens mieux quand c'est le cas. Mais je sais aussi (enfin, je commence difficilement à accepter l'idée) que ce n'est pas toujours possible. Et pour moi l'idée que je trouve dans l'article, ce n'est pas de vivre au jour le jour sans jamais faire de plan, c'est juste d'accepter le fait qu'il y a des moments dans notre vie ou l'avenir est flou, et arriver à en avoir moins peur. Se dire que quoi qu'il arrive on s'en sortira, tirer sa confiance dans la vie de soi-même et pas de nos plans (qui au final ne sont pas entièrement de notre ressort).

    Je sais pas vraiment. Pour moi en tout cas ce n'est pas suffisant. Alors oui, ça me fait du bien de tomber sur des articles comme ça, ou sur des citations du type "l'oiseau n'a pas peur que la branche sur laquelle il se trouve casse parce que sa confiance n'est pas dans la branche mais dans ces propres ailes" et autres trucs du genre, mais bon au final ça ne suffit pas pour que je me sente bien dans ma vie en cette période d'incertitude. Mais c'est au moins suffisant pour ne pas se jeter dans la première option qui ne me plairait qu'à moitié parce que je préférerais ça que ne pas avoir de plan. J'essaye de faire la paix avec l'idée que l'on ne peut pas tout prévoir dans la vie, mais bon je préférerais quand même avoir un plan (quitte à le changer après ou constater qu'il ne marche pas) que pas de plan ou d'envies du tout (ou des envies si abstraites qu'elles me donnent l'impression de ne pas en avoir)
     
    Esther a BigUpé ce message
  7. Erinnern

    Erinnern
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    Pas de désolisme.

    Je me suis beaucoup retrouvée dans l'article, ça fait du bien !
    relation longue distance, choix d'études... parfois on est à la croisée des chemins, ou peut-être pas en fait, on sait pas. L'incertitude est maximale et source d'angoisse.

    Du coup j'ai cette devise Shadok au dessus de mon bureau depuis quelques mois :cretin:
    [​IMG]
    (il faudrait un emoji Shadok )
     
    Patrickbateman a BigUpé ce message
  8. Esther

    Esther
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    Membre de l'équipe

    @Goatsy @Petit-nuage Je comprends ce que vous voulez dire ! C'est un peu la même chose pour moi, parfois je me demande si je ne joue pas à l'autruche justement. Mais au final je ne pense pas, j'attends juste le moment propice pour prendre une décision. Quant à la question du pla, j'ai pris conscience de la dangerosité de faire des plans de vie en fait. Parce que le jour où les circonstances font que vous ne pouvez pas vous en tenir au plan, vous êtes complètement démunie. Mais ce que je veux dire finalement, ce n'est pas tant de ne pas avoir de plan, mais plutôt d'en avoir plusieurs. D'avoir des alternatives ! Et si fonctionner sans plan vous donne l'impression d'avoir réduit vos rêves à nant et de ne pas avoir de projet c'est peut-être en effet que ça ne convient pas. Personnellement, je n'ai pas mis mes rêves de côté : j'ai fait en sorte d'en avoir plus ! Et je me dirige, doucement mais sûrement, vers l'un d'entre eux, ou même plusieurs. Je ne sais pas exactement où mon chemin me mène, mais je sais qu'il a vaguement pris une direction qui me donne plusieurs alternatives et qui me permettra d'en réaliser au moins un si ce n'est pas plus. Et vivre au jour le jour, ça peut aussi être décider sur un coup de tête de prendre un billet pour Londres (ou pour n'importe où ailleurs) pour aller découvrir, ou passer une soirée dans un bar avec des amis jusqu'à pas d'heure de manière complètement déraisonnable alors qu'on s'était promis de réviser/de se coucher tôt/autre maisde profiter quand même des bonnes ondes, ou se couper les cheveux de manière radicale juste pour voir et "tant pis si ça me plaît pas ça repoussera", etc. Ca aussi ça permet de relâcher la pression, outre le vivre au jour le jour sur les graaaaandes questions de la vie. Courage en tous cas ! <3

    @Erinnern aaaah j'aime trop :jv:
     
    Petit-nuage a BigUpé ce message
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