Comment perçoit-on l’argent ? Peut-il faire notre bonheur ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 7 novembre 2011.

  1. Justine_

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  2. Malaussène

    Malaussène
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    [Attention : il y a fort à craindre que ce post ne dévie fortement du sujet intitial. D'avance, pardon.]

    Le premier mot que j'ai associé à la notion de "richesse" est... Inégalités. L'influence sans doute d'une lecture récente, Le temps des riches, de Thierry Pech.

    Dans un des premiers chapitres, il parle notamment de la difficulté à définir qui sont "les riches". C'est en effet une évaluation très relative, qui dépend notamment de notre niveau de revenu. Grosso modo, les riches, c'est jamais nous, mais ceux qui sont plus riches que nous. Et ce, à tous les niveaux. A ce sujet, j'ai trouvé un passage du bouquin plutôt édifiant :

    Oui, je sais. Mais c'est plus fort que moi, quand on parle de richesse, je ne peux pas m'empêcher de ramener le débat sur le plan politique. Les inégalités, c'est un peu mon obsession en ce moment.


    En ce qui concerne la relation richesse-bonheur... Je n'ai pas vraiment d'avis. En revanche, on ne m'ôtera pas de l'idée que, si l'argent ne rend peut-être pas plus heureux, le manque criant d'argent conduit souvent au malheur. Et que si le bonheur ne s'achète pas, de nombreux plaisirs, eux, ont un prix.
     
  3. John-Lennon-my-father?

    John-Lennon-my-father?
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    Lena Kaligaris..

    Dans un sens on peut dire que l'argent contribue au bonheur mais pas la richesse, car un revenue convenable amène une meilleure qualité de vie, contrairement à si l'on recevait un piètre salaire tous les mois et, par conséquent que l'on soit pauvre.
    Mais je pense qu'il faut arriver a faire la différence entre richesse et revenue convenable. car la richesse en elle même n'amène pas le bonheur, pas plus que la pauvreté. Car en possédant en quantité démesuré, il perd de sa valeur, devient habituel, et le moindre achat même très couteux ne provoque plus aucun plaisir et une certaine routine s'installe.
    Mais, vivre avec une quantité d'argent nécessaire et être en mesure de nourrir et faire plaisir à ses proches, sa famille de manière raisonnable, être logé dans de bonne condition, pouvoir voyager de temps en temps, peut amener une personne a être heureux.
    (je pense)
    Désolée par avance si je répète un peu ce qui est dit dans l'article mais j'ai écris cela juste après avoir lu le titre
     
  4. Justine_

    Justine_
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    Je te multi-big-upperais toute la nuit si je le pouvais... Je suis d'accord avec toi, sur tout : l'argent est dans ma tête indissociable des questions d'inégalités, des problématiques politiques, et pour tout avouer... J'ai eu du mal à lire les articles et à écrire ce papier-là sans entendre la grosse voix dans ma tête qui me disait la même chose. Il est parfois compliqué de se défaire de ses idées politiques :)
     
  5. Darky-Angel

    Darky-Angel
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    ch ch ch ch CHERRY BOMB !

    tout à fait d'accord avec ces 2 posts!

    Perso j'aimerais avoir assez pour vivre tranquille c à d :
    payer mes factures et remplir mon frigo en toute sérénité (pas culpabiliser car j'ai pas pris les céréales 1er prix, un pôt de crème de marron ou un truc pas non plus indispensable), ne pas être dans la merde dés qu'il y a un imprévu (hors c'est l'histoire de ma vie) et pouvoir payer un resto, un ptit kdo à mes proches même hors occasion. Pouvoir également m'offrir des petites choses sans tjs culpabiliser ou augmenter mon découvert et faire un peu de loisirs...
    Bon je vis pas cloîtrée sans rien faire à bouffer des pâtes tous les jours, m'enfin stresser dés le 5 du mois pour trouver une soluce afin de renflouer ton découvert imminent ben bof quoi.
    Avoir trop de fric (gagner des millions tous les mois) par contre je trouve que ça pourri + qu'autre chose et l'argent appelle l'argent et pleiiiins de défauts... (avidité, domination, pouvoir, égoïsme...)
    bref je plussoie l'adage " l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue"
    étant donné que l'argent (en principe) est un moyen d'échange. Enfin c'est ce qu'il devrait être...
     
  6. Dies Irae

    Dies Irae
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    Je me pose une question à propos du lien vers le graphique qui permet de se situer par rapport aux revenus des français : il n'y a vraiment que les salariés qui sont pris en compte ? Ou bien les professions libérales, auto-entrepreneurs, patrons, etc, font partie du calcul ?

    Réaliser que dès l'année prochaine je vais toucher plus que 85% des salariés et que malgré ça, je vais galérer pour me loger où je le souhaite, ça me fait doucement rigoler sur l'état de la situation sociale en France.
     
  7. L'antoine_

    L'antoine_
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    Si j'en crois mes cours d'économie, notre société actuelle, (qui est une société de consommation) fait que le "bonheur" est de consommer, donc par définition celui qui a le plus d'argent et qui peu donc le plus consommer serait le plus heureux. Cette situation fait que nous sommes toujours dans un sentiment de frustration et donc que le bonheur n'est donc jamais complet.
    Après tout ça n'est pas dans la même vision que l'article j'ai l'impression donc ça fait un peu hors sujet.
    (désolé mon post ne veut rien dire !)
     
  8. Justine_

    Justine_
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    Alors : le graphique ne prend en compte que les salarié du privé et du para-public, en équivalent temps plein... D'où les limites de cette observation : elle passe à côté des revenus au sens large, ignore les chômeurs, bénéficiaires de RSA, professions libérales, fonctionnaires... Et ne prend pas en compte les revenus annexes, par ex ceux du patrimoine. Mais ça a le mérite de placer la question du salaire dans le débat public, en pointant justement que tout est délirant (dramatiquement délirant) !

    Finalement, ça se rejoint : ici, on dit que penser à l'argent et aux possibilités qu'il nous offre (mais que nous n'avons pas réellement) nous empêche d'être heureux, ça n'est pas si éloigné du sentiment de frustration dont tu parles, du coup :)

    Merci <3 (c'est un coeur pour de vrai, ce que tu me dis me touche vraiment - comme le reste des réflexions de ton commentaire d'ailleurs)...
    Je me suis posée des questions un peu similaires pendant à peu près toute l'université (psycho, donc - spé en psycho sociale, travail & urbanisme) : je bossais dans un mc do à temps partiel, je faisais des stages dans des services sociaux (le plus marquant auprès de personnes sans domicile, en pleine période de noël, le décalage est fou)... J'avais hâte de travailler et d'être salariée pour ne plus trop me poser de questions sur les dépenses, mais la trouille aussi de changer ce mode de vie... Aujourd'hui, je suis passée de jobs très "sociaux" à un C.D.D dans un job où je suis entourée de commerciaux. C'est différent, mais je crois que ce qu'on est fondamentalement peut rester - à condition que notre entourage soit solide et que le contexte n'y soit pas complètement défavorable :)
     
  9. Lolli

    Lolli
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    L'argent est juste le pire fléau du monde actuel, parce qu'à l'origine de 99% de tous les problèmes / morts / inégalités / guerres etc etc.


    A part ça, étant donné que nous sommes dans ce monde la, je pense que dire "l'argent ne fait pas le bonheur" montre qu'on n'est pas vraiment dans le besoin.
    L'argent enlève une grande partie des problèmes au cours d'une vie. Et quand on sait l'impact qu'ont le stress et la pauvreté sur la santé d'apres les études scientifiques menées sur des pays entiers...

    Ceci dit je comprends tres bien l'avis de Lilou, mais je pense que quand on a ces idées la, on ne change pas du jour au lendemain ;)
     
  10. Dies Irae

    Dies Irae
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    _lilou_ : j'ai pas mal pensé à ton message, et j'en viens à me dire que finalement ton bonheur est quand même très lié à l'argent, puisque tu tires ta satisfaction du fait de ne pas le dépenser (ou en tout cas le moins / le mieux possible).

    Dans ma situation, une des choses qui me rendrait heureuse serait justement de ne pas avoir à m'en préoccuper. J'aimerais que la question de l'argent ne rentre pas en ligne de compte dans les décisions que je prends et les envies que j'ai. Comme j'ai été élevée dans une famille où tout gaspillage était proscrit, et où on m'a toujours appris à faire attention à la valeur des choses, j'ai un cadre qui me fait ne pas faire de folies de toute façon (pas d'envies luxueuses, mirobolantes, du moins pas pour le moment, haha).
    La quête de la bonne affaire n'est pas quelque chose qui me fait rêver. C'est toujours agréable, oui, mais j'y vois aussi un côté un peu pernicieux : à qui ça n'est jamais arrivé d'acheter une robe soldée à -70% pour la seule raison qu'elle était soldée à -70% ?
    En fait, je voudrais ne pas être plus heureuse de payer mes vacances 200 euros au lieu de 600 parce que je voudrais que l'argent n'importe pas. Je n'ai pas envie que faire des économies soient le truc qui me fassent me sentir bien. Je souhaiterais être heureuse de partir en vacances, pas être heureuse de dépenser peu pour le faire.
     
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