Comment s’émanciper de ses parents en 8 leçons

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Fab, le 20 octobre 2016.

  1. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

    ben quoi ? et Louise Pétrouchka ont BigUpé.
  2. Seenae

    Seenae
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    Mini truc à rayures.

    Cet article est super intéressant, merci @Fab
    Je me rends finalement compte que de mon côté l'émancipation parentale est à peu près faite sur pas mal de plans (le fait d'habiter à plusieurs centaines de kilomètres a pas mal joué là dedans d'ailleurs), mais que par contre c'est l'un de mes frères (15 ans de plus que moi) qui a loupé cette information là.

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    Etp, Lunderskins, just_in_case et 13 autres ont BigUpé ce message.
  3. Locomotor Barda

    Locomotor Barda
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    Elle est où la poulette?

    @Seenae L'émancipation passe aussi beaucoup sur des choses relativement tangible comme l'indépendance physique. Prendre son appart/ne plus attendre un chèque familiale etc... Avoir XXans et venir manger tous les week-end chez ses parents en profitant pour leur apporter son linge sale, la voiture dont il faut faire la vidange etc restreint quelque peu l'émancipation (ce qui ne veut pas dire que c'est impossible :taquin: )
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    Maia Chawwah, Allitché, Penny Winkeul et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  4. Lazy Gull

    Lazy Gull
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    Très joli article :jv:
    Et là je me rends compte qu'à 30 balais je me suis jamais vraiment émancipée. Bien sûr j'ai construit my own family mais je suis toujours la fifille à sa maman. La partie "acceptation de la mort de ses parents" est quelque chose que mon cerveau nie en bloc. J'ai perdu mon géniteur à 3 ans et honnêtement je m'en fous un peu, mais ma mère est immortelle, ou alors elle mourra quand j'aurai moi-même 102 ans. J'ai besoin d'elle, de l'appeler plusieurs fois par semaine, de la voir régulièrement même si elle vit à 300 bornes.. C'est le genre de maman qui nous a toujours poussé, mes (demi) frangins et moi, à sortir, voyager, faire ce qu'on veut de notre vie...résultat je suis restée chez elle jusqu'à mes 23 ans et mes frangins font pareil, personne ne veut s'en aller du nid :rire:
     
    GrandeMarine, loute1, Sylves et 7 autres ont BigUpé ce message.
  5. Kerne

    Kerne
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    Just wanna have fun

    Je mets l'article en fav, je le lirai quand j'aurai le temps, il a l'air intéressant! :)
     
  6. Locke

    Locke
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    If one wolf's alive, the sheeps are never safe.

    Coucou je suis en larmes (mais @Fab, la psy que je suis te remercie d'avoir commencé par parler socialisation ♥)
    L'émancipation, c'est un peu ce que je vis en ce moment. J'ai 25 ans, j'ai terminé mes études et ai été diplômée fin septembre, je cherche un taf, et je sais que pour ce que j veux faire (j'ai de l'ambition, et j'en suis plutôt fière), je ne peux pas rester à Tours, là où je vis avec ma maman. L'histoire familiale fait que mes demi-soeurs, plus jeunes, sont parties vivre chez mon ex-beau-père, et que je suis restée seule avec ma maman, qui du coup s'est beaucoup accrochée à moi, et a été incapable, pendant une période d'envisager faire quoi que ce soit sans moi. Mais depuis quelques mois, je la prépare au fait que oui, je vais devoir partir, que non, a ne veut pas dire que je ne l'aime plus, ou que je veux fuir, ou que j'en ai marre d'elle. Evidemment, il y'a des limites qui maintenant me paraissent trop étroites pour moi : c'est chez moi parce que j'y vis, mais ça ne l'est pas parce que ce n'est pas l'endroit que j'ai choisi, dont je paie le loyer, les charges, les meubles, etc., et je ne peux donc pas y faire ce que je voudrais comme je le voudrais (combien de fois on se chamaille parce que je trouve que tel rangement est pas approprié, telle plante pas belle à tel endroit, des trucs très cons qui viennent quand me^me à un moment donné me dire que là, j'ai besoin d'avoir mon propre chez moi, de quitter le nid pour en avoir un qui m'appartient)et, qui font que j'ai envie d'avoir mon chez moi. c'est un travail difficile, pour elle bien sûr, pour moi aussi parce que je sais qu'elle sera très seule, mais c'est aussi quelque chose d'indispensable pour ne pas qu'il y'ait une aigreur qui s'installe à un moment donné... et parce que rester pour ne pas la rendre triste, au final, ça ferait plus de mal que de bien. C'est long, ça picotte la gorge, et moi qui ait été séparée de mon papa à 3 ans quand mes parents ont divorcé (même si mes relations sont exceptionnelles avec lui) j'arrive pas trop à savoir comment je me situe.. Est-ce que ça rend les choses pires, ou au contraire ça les facilite ?

    Quoi qu'il en soit, je suis tellement d'accord avec cet article... Même si ouais, la partie sur accepter que les parents meurent, c'est vraiment douloureux. C'est genre mon cauchemar absolu depuis toujours, surtout concernant mon papa. Je me souviens d'une chose qui m'avait choquée quand ma mamie est décédée, et que mon médecin m'a dit, parce que j'étais dans un état pitoyable "mais tu sais, Locke, c'est dans l'ordre des choses... Ca fait mal, mais c'est plus logique ça qu'un parent ou un grand parent qui doit enterrer son fils ou son petit fils". Ouais, ça va arriver, un jour, et en fait, c'est ce qui motive tous les efforts qu eje fais au quotidien pour avoir une relation qui me plait avec mes parents: dire quand je ne suis pas d'accord et affirmer mes opinions, travailler l'émancipation, communiquer avec eux, etc. parce que je ne veux pas, le jour où ils partiront, avoir le regret de ne pas leur avoir donné ce qu'ils méritaient... Non pas parce qu eje leur dois quelque chose, mais parce que je les aime et que je veux le mieux pour eux, du moins dans notre relation. ♥
     
    just_in_case, Maia Chawwah, Xotiiik et 8 autres ont BigUpé ce message.
  7. Louise Pétrouchka

    Louise Pétrouchka
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    Permettez que je fasse ici ce que l'on fit le jour où l'on vous fit.
    Membre de l'équipe

    Voilà, j'ai pleuré. BRAVO @Fab !
    J'avais dit que j'étais hypersensible ? Non. Bon, je suis hypersensible.
     
    ben quoi ?, Lisoren, Ptitepousse et 3 autres ont BigUpé ce message.
  8. Sherling

    Sherling
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    Cette article tombe pile au moment où je m'interroge de l'influence de mes parents sur ma vie (à 28 ans il est temps). Peut-être parce que je suis en ce moment à un carrefour dans ma vie (je suis en réflexion sur mon avenir professionnel, donc je remets un peu en question mes choix d'études, mes échecs aux concours de l'éducation nationale etc...).
    Au final, en discutant avec ma conseillère Pôle Emploi, en réfléchissant énormément et en suivant en ce moment des ateliers pour m'aider à définir un projet professionnel, j'en suis arrivée au (douloureux) constat que j'avais beaucoup fait selon leur souhait et que j'avais un peu perdu de vue ce que je voulais MOI vraiment. (en gros, travailler dans l'éducation, c'était plus leur souhait à eux que vraiment le mien).
    Ce déclic arrive peut-être parce que j'ai déménagé l'année dernière et que je me suis éloignée d'eux (auparavant, même si je n'habitais plus chez eux, je revenais presque chaque week-end pour la lessive et petits boulots), parce que ça fait 1 an que je suis au chômage mais je dirais au moins 3-4 ans que je galère dans une voie qui n'est pas vraiment la mienne au final (et ça me fait souffrir). Et pourtant, j'ai été très vite indépendante (appart à 17 ans, pas le choix pour mes études), je n'ai jamais été "ouinnn papa maman je supporte mal d'être loin de vouuuuuussss !!!", je n'ai jamais eu de relations fusionnels avec mes parents...
    J'en suis encore au stade où je dois me dire : "si tu ne suis pas le "plan" qu'ils avaient pour toi, ce n'est pas grave, ça ne veut pas dire que tu ne les aimes pas" et aussi que je ne leur dois rien ( bonjour le culpabilité d'avoir "saigné" mes parents pour mes études pour... bah en arriver au chômage et à mon désir de changer de voie).
    Tout ça pour dire qu'effectivement, les parents ont beaucoup d'influence (parfois de manière si insoupçonnée) mais que malgré tout, je les aime et qu'ils m'ont aidé à me construire :)
     
    ben quoi ?, Chouette-Culotte, Lord Griffith et 8 autres ont BigUpé ce message.
  9. Pectine75

    Pectine75
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    J'ai trouvé la réponse des parents tellement jolie...merci pour cet article ! Plein d'humilité et de bonnes vibes, j'ai vraiment accroché.

    Je rajouterais juste que l'émancipation arrive aussi le jour où on réalise que ses parents sont juste des gens en fait : ils font des erreurs, ils ont des défauts, ils nous font du mal et du bien, ils n'ont pas toujours les réponses, ils sont parfois maladroits.... mais ça fait rien, c'est quand même les parents. A partir du moment où on arrive à les voir avec leurs failles mais qu'on les juge pas pour ça, tout roule.
    Et je trouve aussi que l'émancipation arrive le jour où on les aimes plus aveuglément par automatisme mais le jour où on "choisit" de les aimer. C'est à dire le jour où on arrive à les accepter tels qu'ils sont (le bien et le moins bien) tout en oubliant pas sa propre personnalité.
     
    Lunderskins, just_in_case, Maia Chawwah et 20 autres ont BigUpé ce message.
  10. Jaaku

    Jaaku
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    Bien sûr que je suis un robot. J'ai été programmée pour survivre.

    Merci pour cet article bien sympa !

    Pour ma part, because famille toxique, tous les points ne me parlent pas, notamment celui sur la mort
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    Je retiens ces grandes étapes :
    -le jour où j'ai arrêté d'avoir peur de devenir comme eux
    -le jour où j'ai compris que je n'avais pas à accepter d'eux des comportements que je ne supporterai pas de potes ou amis (dénigrements, fausses promesses, etc)
    -le jour où j'ai pu dire calmement "non je n'accepte pas ton comportement et désolée si tu es vexé-e c'est pareil"

    S'émanciper, c'est aussi ne plus faire des choses en fonction d'eux, que ce soit la même chose (quand on les admire) ou exactement le contraire (quand on les déteste) : on finit par ne même plus penser à leur opinion sur nos décisions, on oublie parfois de leur demander leur avis ou les tenir au courant... Et c'est pas grave.
     
    Lunderskins, GeorgiaGeorginette, Pattatouille et 20 autres ont BigUpé ce message.
  11. Mitchie

    Mitchie
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    une lumière dans la brume

    Je trouve cet article intéressant, c 'est un sujet délicat de se défaire du rôle d'enfant auprès de ses parents et d'être vu comme des adultes.
    Je suis un peu encore dans ça, car j'ai toujours eu une relation conflictuelle avec ma famille, et j'essaye de prendre mes distances depuis quelques années pour apaiser tout ça.

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    Pattatouille, PousseMoussue, Allitché et 2 autres ont BigUpé ce message.
  12. Tzig0ne

    Tzig0ne
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    Merci pour ce très bel article qui évoque beaucoup de choses importantes. J'approche de la trentaine, et je suis de plus en plus en paix avec mes parents, on s'accepte de plus en plus comme on est.

    C'est bien la première fois que je lis/entends quelqu'un dire "tu ne dois rien à tes parents".

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    Voilà, ton article m'a donné envie d'écrire tout ça. Peut être bien qu'un jour, je leur enverrai ce message.
    :cupidon:
     
    Pattatouille, zazouyeah, Cléo. et 8 autres ont BigUpé ce message.
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