Education : "la constance macabre"

Sujet dans 'L'actu en France' lancé par Denis, le 13 septembre 2011.

  1. Denis

    Denis
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    En pleine digestion.
    Membre de l'équipe

    Chaque année, 130 000 à 140 000 jeunes sortent du système éducatif français sans diplôme. C'est ce que Bernard Hugonnier, directeur adjoint de l'éducation, appelle "la constance macabre".

    Macabre, car le diplôme est plus que jamais nécessaire pour entrer dans la vie active, comme en témoigne le rapport publié aujourd'hui par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : en 2009, le taux de chômage des diplômés de l?enseignement supérieur est resté constant à 4,4 % en moyenne dans les 34 pays membres, alors que chez les personnes qui n?ont pas terminé leurs études secondaires, le taux de chômage a atteint 11,5 %, contre 8,7 % en 2008.

    Ce même rapport nous apprend que la France est l'un des rares pays développés à voir son taux de scolarisation des 15-19 ans diminuer. Entre 1995 et 2009 il est passé de 89% à 84%.

    Problème de moyens ? De toute évidence ! La France consacre aujourd'hui 6% de son PIB à l'enseignement, montant en net repli par rapport à 2000 (6,4%) et à 1995 (6,6%).
    65 000 postes d'enseignants ont été supprimés depuis 2007 !

    La "constance macabre" a de beaux jours devant elle...
     
  2. Malaussène

    Malaussène
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    42

    Et avec 6% du PIB consacré à l'éducation, on passe sous la moyenne des pays de l'OCDE ( 6,1% en 2008 ). Sans compter que, dans cette somme, la part de l'enseignement privé augmente sensiblement (renforcer un système d'éducation à deux vitesses, voilà la solution proposée ?)
     
  3. Dies Irae

    Dies Irae
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    Bernard Hugonnier aurait pu choisir un autre terme parce que la constante macabre est un phénomène décrit par André Antibi (ça a fait l'objet d'un bouquin il y a quelques années) qui montre que le système scolaire tel qu'il est construit pousse les enseignants à attribuer un certain pourcentage de mauvaises notes à leurs élèves, pour avoir une moyenne aux alentours de 10, ce qui n'est du coup pas représentatif du véritable niveau des élèves.
    On juge par comparaison au groupe et non selon les connaissances et compétences de l'élève.



    Du coup ça porte à confusion tout ça.

    Et j'ai lu dans Science et Vie (junior ? me rappelle plus) qu'une étude a été menée sur la corrélation entre les résultats scolaires et le nombre d'élèves par classe. La conclusion est bien évidemment sans appel ; à partir de 21 élèves par classe en primaire, les résultats chutent aux évaluations nationales. Bravo le veau, merci Luc Châtel d'essayer de nous rassurer en clamant le contraire, c'est juste idiot.
     
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