Être une femme dans l'univers de Wes Anderson

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par ladydandy, le 24 juillet 2013.

  1. ladydandy

    ladydandy
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    Licorne Guest

  2. Lu

    Lu
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    Ca te regarde pas

    Grande fan de Wes Anderson, je me suis pourtant un peu ennuyée à la lecture de l'article. :sad: Etait-ce parce que j'avais déjà lu quelques trucs là dessus, ou bien parce qu'il y a des longueurs ?...
    Dommage.

    D'autant plus que je ne trouve pas cette problématique très intéressante, pour le coup. On se rend tout de suite compte que Wes Anderson filme et conçoit chacun de ses personnages d'une telle façon qu'il est difficile d'y discerner une "condition féminine" VS une suprématie masculine.
    Plutôt que de faire un truc (bateau) sur "comment sont traitées les femmes dans les films de Wes Anderson ?" à coup de "de son point de vue masculin, W. Anderson ne s'en sort pas trop mal", je pense qu'il serait plus juste de montrer pourquoi une analyse "féministe" de ses films est maladroite. Enfin, c'est mon impression. Je dirais que c'est justement parce que Wes Anderson ne fait pas de différence qualitative entre personnages féminins et masculins, il est au delà de ce paradigme.  Bref, je ne suis pas convaincue. (et j'en suis désolée...vraiment!)  (enfin, je suis peut-être un peu dure avec ma critique, mais c'est parce que je suis un peu tatillonne sur Wes Anderson)


    Par contre, ce qui serait très très (très) intéressant, c'est de traiter de cette problématique chez Terrence Malick. LÀ, je pense qu'il y a des choses à dire qui dérangent.   ---> Autant les films de W. Anderson ne réveillent pas ma fibre féministe, autant ceux de T. Malick sont parfois très...'conservateurs'. (et pourtant, malgré cela, qu'est-ce que je l'aime aussi, ce réalisateur!)
     
    #2 Lu, 24 juillet 2013
    Dernière édition: 24 juillet 2013
    Thedreaming, Gabitbol, Rhiannonh et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  3. Gloomy

    Gloomy
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    Rhaaa je ne connais que moonrise kingdom mais au mon dieu qu'il était bien. Puis c'est vrai que Susy (je ne sais pas comment écrire son prénom) est tellement différente des personnages stéréotypés d'autre film...
     
  4. L0wra

    L0wra
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    Merci pour ce très bon article bien documenté. Ca me donne envie de voir ceux que je ne connais pas encore :)
     
  5. ladydandy

    ladydandy
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    Licorne Guest

    Ohlà, j'ai pas Internet deux jours et on en profite lâchement pour publier mes articles ^^ 
    Bref pour te répondre : donne moi tes "trucs" sur Wes Anderson je suis preneuse, perso, j'ai pas trouvé grand chose et effectivement pas grand chose dans l'optique du masculin/féminin. 
    Mon idée dans la série "être une femme" c'est de me forcer justement à analyser la position des femmes chez les auteurs chez qui on est pas habitués à pointer ça (donc Wes/Burton...). 
    Et donc, de pas taper que sur les gens sur qui on tape d'habitude mais de prendre un peu de recul pour tapoter sur ceux à qui on reproche rien mais qui ont quand même quelques défauts dans leur approche de la chose. 

    J'ai conscience que le choix peut paraître incongru mais néanmoins SI, je suis désolée, Wes Anderson traite les femmes différemment et n'évite pas certains clichés ce qui m'ennuie un iota... (et les femmes restent en infériorité numérique et c'est elles qui sont érotisées et elles sont soit intérêt amoureux soit maternelles, etc...)

    Je trouve aussi important de dire ce qui est bien (voire très bien chez Wes Anderson qui traite quand même beaucoup de problèmes liés aux rôles genrés d'où l'intérêt quand même de le choisir lui pour un article) et donc pour le moment j'ai été assez gentille ahah...

    Je suis désolée pour les longueurs, j'essaie d'être un maximum exhaustive... Mon côté maniaque me perdra.

    @Stiletto pour ce qui est du soin aux intérieurs : je n'invente rien, l'intérieur est traditionnellement féminin (Mona Chollet l'analyse très bien dans Beauté Fatale ^^) il est de fait assez agréable de voir un homme s'y attacher et ne pas dénigrer la noblesse des petites choses... après j'avais justement lu une critique (je vous retrouverai le lien dès que j'ai reu Internet pour de vrai) où ce soin aux détails était dénigré et présenté comme une "limite" dans son style.
     
  6. Lu

    Lu
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    Ca te regarde pas

    @LadyDandy >  Oui, je pense que là où je vois des longueurs, c'est surtout parce que je tique un peu avec le sujet même de l'article (sinon je féliciterais le souci du détail). ;)

    Le truc, c'est que les films de Wes Anderson mettent effectivement en scène des motifs récurrents de la condition féminine, mais c'est parce que pour le coup il essaye d'être réaliste pour représenter les relations entre les personnages (contrairement à la mise en scène des décors). Par exemple, je trouve beaucoup plus mémorable dans son oeuvre l'échec récurrent des figures paternelles, plutôt que les personnages féminins.
    J'ai du mal à généraliser 'une' vision de la femme par Wes Anderson, contrairement à ce stéréotype masculin péjoratif qui se repère facilement.

    Une thèse a été publiée là-dessus en anglais il y a quelques années:

    Abstract:
    This dissertation will analyze Wes Anderson's construction of female characters in his five films to date. While Anderson includes at least one prominent female character in each of his films, women are never given the same level of attention as men. Throughout Anderson's body of work, male characters do not know how to regard their female counterparts and, consequently, treat them as either muses or scapegoats. Once she is consigned to the role of muse or scapegoat, the female character neither develops as an individual nor forms significant connections with others.

    When she is designated to be a muse, the female character is perceived as the inspiration behind male success, but does not achieve anything on her own. Conversely, female scapegoats are blamed for male failure without having any real influence or control over the situation in which the male has failed. The female character's involvement in this trend is referred to as the muse/scapegoat paradox throughout the dissertation. As unwilling participants in the muse/scapegoat paradox, these women are often included in scenes that emphasize a male character's ability to act, but they—as individuals—achieve neither personal success nor significant character development.

    Ensuite, on trouve plusieurs articles en faisant la recherche en anglais !
     
    Gabitbol a BigUpé ce message
  7. Apoll*ne

    Apoll*ne
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    Couverture : Oeuvre de Martin Creed

    Je suis d'accord avec Lu  et Stiletto.

    Quand aux clichés.... Il y a des attitudes clichées dans le réel.
    Il y a des gens qui cherchent des coups d'un soirs à une période de leurs vie, il y a des triangles amoureux... Pourquoi ne pas en mettre dans un film ?
    En tant qu'artiste il peut choisir de parler de ça, et il peut choisir de ne pas plus juger ces attitudes comme il ne juge pas celle de la femme qui abandonne sa famille ou de celle de la femme qui trompe son mari.

    Et même si certains comportements ou personnages-types reviennent de films en films, n'est ce pas plutôt parce que ce sont ceux qui intéressent / interpellent le réalisateur et qu'ils correspondent à quelque chose pour lui ?

    Ça pose une vraie question sur comment faire du cinéma et même comment faire de l'art : faut il montrer ses convictions, ce qu'on pense que le monde devrait être ou ce qu'on a constaté du monde ?

    Les comportements des personnages d'Anderson disent avant tout des choses sur les personnages en question, et je trouve que c'est grace à ça qu'ils ont l'air authentiques et profonds au sein de son univers poétique et improbable.
     
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